{"id":23851,"date":"2021-02-15T10:35:06","date_gmt":"2021-02-15T09:35:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23851"},"modified":"2021-02-15T10:35:09","modified_gmt":"2021-02-15T09:35:09","slug":"scarred-scarred","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/02\/15\/scarred-scarred\/","title":{"rendered":"Scarred &#8211; Scarred"},"content":{"rendered":"\n<p>Certes, le Luxembourg est plus connu pour ses domiciliations fiscales de fonds financiers que pour ses groupes de <em>death metal<\/em>. Et pourtant, Scarred, fier de son troisi\u00e8me album \u00e9ponyme, tient haut les couleurs du Grand Duch\u00e9, d\u00e9sormais sous la banni\u00e8re tr\u00e8s recommandable de la Klonosph\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Production solide, growls percutants et riffs saccad\u00e9s : tous les ingr\u00e9dients d&rsquo;une recette puissante sont r\u00e9unis pour faire de <em>Scarred<\/em> un tison qui ne se contente pas de br\u00fbler sur les terres typiquement <em>death<\/em>. D\u00e8s le premier morceau, le tr\u00e8s hypnotique \u00ab\u00a0Mirage\u00a0\u00bb, pointent quelques r\u00e9f\u00e9rences gothiques \u00e9tay\u00e9es par une guitare au <em>delay<\/em> m\u00e9lancolique. Scarred fusionne presque en un titre la violence de Gojira \u00e0 la candeur d&rsquo;Alcest. La voix obs\u00e9dante de Yann Dalscheid, quoique collant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tiquette des musiques extr\u00eames actuelles, fait mouche \u00e0 tous les coups. Et quand le groupe se veut dansant, c&rsquo;est pour exprimer un <em>death<\/em> hallucin\u00e9 que l&rsquo;on retrouve souvent chez les voisins nordiques de Shining ou Satyricon dans une moindre mesure (\u00ab\u00a0A.D. Something\u00a0\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui fait la s\u00e8ve et le sel du quintette c&rsquo;est sa plus grande accessibilit\u00e9 au regard du genre<em> death metal<\/em> technique. Non pas que leur album (le plus personnel \u00e0 ce jour et qui refl\u00e8te les affres de leurs changements de <em>line-up<\/em>) soit \u00e0 mettre entre tous les canaux auditifs, mais il est clairement moins matheux que certains autres monstres du genre &#8211; Meshuggah en t\u00eate &#8211; qui, s&rsquo;ils obs\u00e8dent certains, rebutent les autres par leurs trop complexes niveaux de lecture. <\/p>\n\n\n\n<p>A cet \u00e9gard, \u00ab\u00a0Chupacabra\u00a0\u00bb, presque Sepulturesque, lorgne sur l&rsquo;\u00e9nergie punk et se permet de groover sur les premi\u00e8res mesures. Et quand \u00ab\u00a0Merry-go-round\u00a0\u00bb explose en disco <em>death<\/em>, on se dit presque que le groupe invente un style, aux fronti\u00e8res du brutal et du glam. Impossible donc de s&rsquo;ennuyer en parcourant ce monolithe violent. <\/p>\n\n\n\n<p>On regrettera peut-\u00eatre seulement quelques interludes plus anodins (\u00ab\u00a0Lua\u00a0\u00bb), un certain \u00e9parpillement aussi, mais qui a le bon go\u00fbt de casser toute lassitude potentielle d&rsquo;un auditeur qui en d\u00e9j\u00e0 vu d&rsquo;autres chez Carcass ou Strapping Young Lad. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs Devin Townsend, dans son acception ultra-violente, qui vient parfois \u00e0 l&rsquo;esprit quand le groupe explore des zones plus branques (l&rsquo;hymne \u00ab\u00a0Nothing Instead\u00a0\u00bb et ses tappings furieux, \u00ab\u00a0Dance of the giants\u00a0\u00bb, dont les choeurs feraient plaisir \u00e0 Ghost). Ou m\u00eame SOAD, en fin d&rsquo;album, avec le tr\u00e8s m\u00e9lodique et r\u00e9ussi \u00ab\u00a0Petrichor\u00a0\u00bb. Vous l&rsquo;aurez compris, un groupe qui donne furieusement envie de remuer la t\u00eate en concert, d\u00e8s que possible !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certes, le Luxembourg est plus connu pour ses domiciliations fiscales de fonds financiers que pour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":23852,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[192,81,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23851"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23851"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23851\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24035,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23851\/revisions\/24035"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}