{"id":23768,"date":"2021-01-10T20:51:00","date_gmt":"2021-01-10T19:51:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23768"},"modified":"2021-01-27T16:05:42","modified_gmt":"2021-01-27T15:05:42","slug":"le-bilan-2020-de-la-redaction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/10\/le-bilan-2020-de-la-redaction\/","title":{"rendered":"Le bilan 2020 de la r\u00e9daction"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Tourn\u00e9es report\u00e9es, festivals annul\u00e9s, sorties d\u2019albums repouss\u00e9es\u2026 2020 a \u00e9t\u00e9 rude pour les musiciens, et pour toute la culture en g\u00e9n\u00e9ral. Peu soutenue par nos dirigeants, elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des grands perdants de la crise sanitaire. Cette ann\u00e9e noire a tout de m\u00eame \u00e9t\u00e9 \u00e9clair\u00e9e par quelques beaux albums et quelques belles prestations sc\u00e9niques, en \u00ab&nbsp;distanciel&nbsp;\u00bb ou en \u00ab&nbsp;pr\u00e9sentiel&nbsp;\u00bb, pour employer ce pi\u00e8tre jargon qui, du jour au lendemain, a \u00e9t\u00e9 sur toutes les l\u00e8vres&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Chromatique vous propose donc un bilan de la r\u00e9daction pas tout \u00e0 fait complet, avec quelques trous, \u00e0 l\u2019image de ce qu\u2019a \u00e9t\u00e9 2020 pour la musique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong><span class=\"has-inline-color has-black-color\">Chrysostome Ricaud<\/span><\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Andy Emler \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/08\/30\/andy-emler-no-solo\/\"><em><u>No Solo<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Wobbler \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/08\/wobbler-dwellers-of-the-deep\/\"><em><u>Dwellers of the deep<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Skald \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/10\/23\/skald-viking-memories\/\"><em><u>Viking memories<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>4 : Laura Perrudin \u2013 <em>Perspective &amp; Avatars<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>5 : Bon Voyage Organisation \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/08\/13\/bon-voyage-organisation-la-course\/\"><em><u>La Course<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>6 : Jehnny Beth \u2013 <em>To Love is to live<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>7 : Le Grand Sbam &#8211; <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/24\/le-grand-sbam-furvent\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/24\/le-grand-sbam-furvent\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Furvent<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>8 : Motorpsycho &#8211; <em>The all is one<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 2020, contrairement aux deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, il m\u2019a \u00e9t\u00e9 difficile de trouver 10 albums qui m\u2019ont vraiment marqu\u00e9. Le monde du jazz a propos\u00e9 de tr\u00e8s beaux projets (Paul Lay qui revisite l\u2019histoire du jazz avec Isabel S\u00f6rling sur <em>Deep Rivers<\/em>, Sophie Alour qui part \u00e0 la rencontre de la musique arabe sur <em>Joy<\/em>, David Neerman qui fait cohabiter une chanteuse soul, un ensemble vocal de musique contemporaine et des idophones de monde entier sur <em>Noir Lac<\/em>) mais aussi int\u00e9ressants soient-ils, aucun d\u2019entre eux ne m\u2019a autant touch\u00e9 que la beaut\u00e9 du <em>No Solo<\/em> d\u2019Andy Emler. Pour son troisi\u00e8me album, Laura Perrudin a, semble-t-il, totalement d\u00e9laiss\u00e9 le jazz dont elle est issue, mais qu\u2019importe puisque l\u2019<em>art pop <\/em>qu\u2019elle pratique sur <em>Perspective &amp; Avatars <\/em>est \u00e0 la hauteur de ses repr\u00e9sentants les plus inspir\u00e9s. S\u2019il n\u2019a rien \u00e0 voir stylistiquement, c\u2019est aussi du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019<em>art pop<\/em> qu\u2019il faudrait ranger le premier album solo de Jehnny Beth, la chanteuse fran\u00e7aise d\u2019un groupe anglais (Savages) qui ne m\u2019avait pas laiss\u00e9 entrevoir l\u2019\u00e9tendue de son talent. Belle surprise \u00e9galement avec le deuxi\u00e8me album de Bon Voyage Organisation qui exc\u00e8de tous les espoirs que pouvaient laisser entrevoir le premier. D\u2019autres ont confirm\u00e9 tout le bien qu\u2019on pensait d\u00e9j\u00e0 d\u2019eux, comme Skald qui continue, avec son deuxi\u00e8me album, un sans-faute dans son univers de vikings fantasm\u00e9. Ou encore les Norv\u00e9giens Wobbler qui, sp\u00e9cialis\u00e9s dans l\u2019impr\u00e9gnation du rock prog de l\u2019\u00e2ge d\u2019or, ont enregistr\u00e9 avec <em>Dwellers of the deep<\/em> le meilleur album de leur carri\u00e8re. Leurs compatriotes, les v\u00e9t\u00e9rans de Motorpsycho ont sorti une \u00e9tranget\u00e9, avec un double album pas toujours inspir\u00e9 au milieu duquel se trouve pourtant une suite jazz-rock-prog magistrale de 43 minutes, qui justifie \u00e0 elle toute seule qu\u2019on en parle ! Pour finir, saluons l&rsquo;\u0153uvre ambitieuse du collectif Le Grand Sbam qui r\u00e9ussit le tour de force d\u2019\u00eatre exp\u00e9rimentale et d\u00e9brid\u00e9e sans en devenir imbitable. Une vraie p\u00e9pite \u00e0 conseiller aux amateurs d\u2019<em>avant-prog<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> <\/p>\n\n\n\n<p>1 : Electro Deluxe \u2013 <em>L\u2019Observatoire, Cergy, 28 f\u00e9vrier 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Guillaume Perret \u2013 <em>Points Communs, Pontoise, 5 d\u00e9cembre 2020 (stream)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Minimum Vital \u2013 <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/youtu.be\/U2FCBWyVmbA\" target=\"_blank\">Concert in Vital Musique<\/a><\/em> (stream)<\/p>\n\n\n\n<p>2020 m\u2019aura tout juste laiss\u00e9 le temps d\u2019aller voir un concert. Par chance, c\u2019\u00e9tait un excellent concert de funk jazzy, et si je le mentionne ici ce n\u2019est pas faute de mieux mais bien pour sa qualit\u00e9. En cette ann\u00e9e bien particuli\u00e8re, beaucoup d\u2019artistes nous ont offert des concerts en streaming. J\u2019avoue ne pas en avoir vu beaucoup, mais je me suis r\u00e9gal\u00e9 avec celui de Guillaume Perret, que j\u2019avais initialement pr\u00e9vu d\u2019aller voir en salle avant que les \u00e9v\u00e9nements n\u2019en d\u00e9cident autrement.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> : Shaman Elephant \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/06\/16\/shaman-elephant-wide-awake-but-still-asleep\/\"><em><u>Wide Awake But Still Asleep<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Cela semble devenir une habitude (cf. <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/01\/28\/22347\/\"><u>mon bilan de l\u2019an dernier<\/u><\/a>) : mon espoir de l\u2019ann\u00e9e est un groupe norv\u00e9gien. Avec d\u00e9j\u00e0 deux tr\u00e8s bons albums \u00e0 leur actif, les musiciens de Shaman Elephant laissent entrevoir tellement de talent qu\u2019on les sent capables de produire un chef d\u2019\u0153uvre ! On va donc t\u00e2cher de ne pas les perdre de vue\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La palme revient bien \u00e9videmment \u00e0 ce satan\u00e9 virus qui a d\u00e9programm\u00e9 tant d\u2019artistes, et plus particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9dition 2020 du festival Jazz au fil de l\u2019Oise pour laquelle je me faisais une joie d\u2019aller voir Noir Lac, Paul Lay, Guillaume Perret, Na\u00efssam Jallal, et Andy Emler avec Ballak\u00e9 Sissoko.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Karisma Records, en r\u00e9\u00e9ditant l\u2019int\u00e9grale de <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?s=ruphus\"><u>Ruphus<\/u><\/a>, m\u2019a fait d\u00e9couvrir un groupe de jazz fusion des ann\u00e9es 70 dont les deux meilleures productions ont toute leur place dans la discoth\u00e8que des amateurs du genre. Si on ajoute \u00e0 cela que ce label norv\u00e9gien est \u00e0 l\u2019origine de mon espoir de l\u2019ann\u00e9e et d\u2019un de mes albums de l\u2019ann\u00e9e, il m\u00e9rite \u00e0 plus d\u2019un titre d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9 pour ses excellentes initiatives !<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Florent Canepa<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Pain of Salvation &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/08\/24\/pain-of-salvation-panther\/\"><em>Panther<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Pure Reason Revolution &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/14\/pure-reason-revolution-eupnea\/\"><em>Eupnea<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Airbag &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/05\/29\/airbag-a-day-at-the-beach\/\"><em>A day at the beach<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>4 : Green Carnation &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/06\/30\/green-carnation-leaves-of-yesteryear\/\"><em>Leaves of yesteryear<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>5 : Gravity Machine &#8211; <em>Red<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Panther<\/em> continue de rugir en nous comme un cri primal, \u00e0 la fois organique et m\u00e9canique. Le coup de griffe de Pain of Salvation ? L\u2019album r\u00e9sonne plus fort encore au fil des \u00e9coutes et se place au c\u0153ur de la r\u00e9invention globale du groupe qui en est l\u2019instigateur. En deuxi\u00e8me position, le retour tant attendu (en tous cas par certains membres de la r\u00e9daction !) de Pure Reason Revolution, en hiatus mais r\u00e9animant son vivifiant m\u00e9lange d&rsquo;\u00e9lectronique et de progressif, brassant plusieurs d\u00e9cennies d\u2019influences et rythmant \u00e0 la fois les <em>dancefloors<\/em> et les neurones. Apr\u00e8s ce duo de t\u00eate, rien de tel qu\u2019une pause en bord de plage avec les atmosph\u00e9riques Airbag qui conjuguent le calme de la forme et la puissance du propos dans une bande son contemplative mais jamais passive. Autre hiatus, autre retour en force avec les Norv\u00e9giens de Green Carnation, m\u00e9lodique et martial, o\u00f9 les accents <em>doom<\/em> c\u00f4toient l\u2019\u00e9l\u00e9gance m\u00e9tal. Pour clore ce top d\u2019une ann\u00e9e \u00e9trange et frustrante mais finalement riche, le duo fascinant Gravity Machine qui fait flirter en toute connivence le folk, l\u2019alternatif, le groove et la pop avec une voix et une voie uniques. Ces injonctions contradictoires inciteront l\u2019auditeur \u00e0 patienter plusieurs \u00e9coutes avant de tirer toute la s\u00e8ve de <em>Red<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Les concerts \/ live streams de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Ultra Vomit &#8211; <em>Live in Corona Virus, 13 mars 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : The Legendary Pink Dots &#8211; <em>Petit Bain, Paris, 20 f\u00e9vrier 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Guillaume Perret &#8211; <em>A certain Trip, Jazz au fil de l\u2019oise, 5 d\u00e9cembre 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, comment juger une ann\u00e9e sur seulement un trimestre \u201cautoris\u00e9\u201d pour applaudir nos groupes f\u00e9tiches ? Entre annulation des festivals d\u2019\u00e9t\u00e9 et reports des tourn\u00e9es, il faudra encore patienter pour ressentir l\u2019\u00e9motion musicale au sein d\u2019une foule\u2026 Merci, cela dit, aux potaches Ultra Vomit, qui ont \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers groupes \u00e0 d\u00e9gainer un concert virtuel sur les r\u00e9seaux sociaux. V\u00e9ritablement \u201clive\u201d et plein d\u2019humour, le Live in Corona Virus r\u00e9sonne comme le dispositif d\u2019une \u00e9poque mais avec tout ce qu\u2019il faut de recul imm\u00e9diat pour en rire ou en tous cas en sourire, tout en remuant la t\u00eate. Juste avant, dans le monde d\u2019avant, il y avait eu les psych\u00e9d\u00e9liques et indispensables Legendary Pink Dots qui avaient fait exploser le Petit Bain de leurs d\u00e9cibels lunaires et de leurs comptines hallucinog\u00e8nes. Une apesanteur prolong\u00e9e en fin d\u2019ann\u00e9e par Guillaume Perret qui a eu la lumineuse id\u00e9e, en collaboration avec le festival Jazz au fil de l\u2019Oise, de diffuser en direct son concert, sans public mais plein d&rsquo;\u00e9motions. <em>A certain trip<\/em>, en effet.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> : V\u00f6lur<\/p>\n\n\n\n<p>Un peu comme Heilung en son temps, les sinistres tout autant qu\u2019inspir\u00e9s V\u00f6lur, transforment la musique en incantation au c\u0153ur de quatre titres obs\u00e9dants. S\u2019il devait rester une trace discographique du confinement, ce serait peut \u00eatre celle-ci qui alterne \u00e9vasion insens\u00e9e et enfermement ind\u00e9cent et saisit l\u2019auditeur du haut de ses cris ou de ses murmures. L\u2019ann\u00e9e nous a \u00e9t\u00e9 vol\u00e9e mais nous a donn\u00e9 V\u00f6lur.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><\/em>Le hiatus d\u2019Anathema<\/p>\n\n\n\n<p>Assumer ce choix comme d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e tout en descendant all\u00e8grement leurs derniers essais discographiques, n\u2019est ce pas un dr\u00f4le de paradoxe me direz-vous ? En r\u00e9alit\u00e9 non, car la fin (ou en tous cas le hiatus) d\u2019Anathema ass\u00e8ne cruellement la difficult\u00e9 de certains groupes ou artistes (m\u00eame reconnus et vendeurs !) \u00e0 survivre lorsqu\u2019un coup aussi dur leur est port\u00e9. Sans sc\u00e8ne, pas de vie, pas d\u2019envie et pas de revenus. C\u2019est triste d\u2019autant plus que l\u2019histoire se ponctue avec un go\u00fbt amer, artistiquement parlant.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em> Le retour de Liquid Tension Experiment<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que Liquid Tension Experiment, c\u2019est aussi un symbole. Celui de la d\u00e9sinvolture, de la musique qui se prend la t\u00eate sans se prendre la t\u00eate, celui d\u2019une \u00e9poque plus d\u00e9contract\u00e9e et qui nous invite donc peut-\u00eatre \u00e0 un retour \u00e0 la normale\u2026 Les quatre cavaliers de l\u2019instrumentation d\u00e9lirante mais ma\u00eetris\u00e9e nous ont annonc\u00e9 leur retour en fin d\u2019ann\u00e9e et on y voit presque une note d\u2019optimisme, port\u00e9e par l\u2019\u00e9nergie d\u00e9bordante de Portnoy, le flegme de Levin, la rigueur de Petrucci et la fantaisie de Rudess. Des ingr\u00e9dients qui devraient nous aider \u00e0 transcender la crise, peut-\u00eatre&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Art\u00fas \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/06\/04\/artus-cerc\/\"><em>CERC<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Vincent Peirani et \u00c9mile Parisien<em> \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/09\/28\/vincent-peirani-et-emile-parisien-abrazo\/\">Abrazo<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Valentin et Th\u00e9o Ceccaldi<em> \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/30\/valentin-et-theo-ceccaldi-constantine\/\">Constantine<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>4 : Plus 33 \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/10\/24\/plus-33-open-window\/\"><em>Open Window<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>5 : Ghost Rhythms &#8211; <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/24\/ghost-rhythms-imaginary-mountains\/\">Imaginary Mountains<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 une ann\u00e9e catastrophique pour la culture et le spectacle vivant en particulier, quelques belles choses ont r\u00e9ussi \u00e0 voir le jour, \u00e0 se frayer en chemin entre les gouttes d\u2019une pluie de mesures sanitaires relevant parfois de l\u2019amateurisme le plus complet. Des valeurs s\u00fbres comme les rockeurs exp\u00e9rimentaux Art\u00fas, le duo jazz Parisien\/Peirani ou le collectif jazz\/prog injustement m\u00e9connu Ghost Rhytms ont sorti des disques parmi leurs meilleurs. Les fr\u00e8res Ceccaldi ont rendu hommage \u00e0 leur p\u00e8re avec un superbe <em>Constantine<\/em> qui a fait l\u2019unanimit\u00e9. Quelques petits nouveaux prometteurs sont apparus, comme Plus 33 avec un premier album de rock progressif majestueux.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Les concerts \/ live streams de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Emile Parisien et Vincent Peirani &#8211; <em>Les Bouffes du Nord<\/em><em>, <\/em><em>Paris<\/em><em>, <\/em><em>France, <\/em><em>17 novembre 2020 (concert enregistr\u00e9 pour le EFG London Jazz Festival 2020)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Vincent Peirani &amp; Emile Parisien | EFG London Jazz Festival 2020\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/9LV_YCk4M8s?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>2 : Dream Theater \u2013 <em>MHP Arena, Ludwigsburg<\/em><em>, <\/em><em>Allemagne, <\/em><em>5 f\u00e9vrier 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3&nbsp;: Fish &#8211; <em>The Lemon Tree, Aberdeen, 13 mars 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Fish - A Fish in The Lemon Tree (Full Live Album)\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/qwvTieIRM08?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><em>4&nbsp;: <\/em><a href=\"https:\/\/fb.watch\/2RmyMXHWcu\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fb.watch\/2RmyMXHWcu\/\">Ozma &#8211; <em>La Briquetterie, Schiltigheim, France, 19 d\u00e9cembre 2020<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La crise sanitaire et les confinements ont contraint les artistes \u00e0 se r\u00e9inventer. Certains musiciens soudainement d\u00e9s\u0153uvr\u00e9s en ont profit\u00e9 pour composer. D\u2019autres ont donn\u00e9 des concerts en ligne parfois sans public. \u00c9mile Parisien et Vincent Peirani ont honor\u00e9 leur pr\u00e9sence au EFG London Jazz Festival devenu virtuel en enregistrant un concert aux Bouffes du Nord \u00e0 Paris. Fish a offert sur Youtube son seul concert donn\u00e9 en 2020, en appelant \u00e0 faire un don, pour aider ceux qui n\u2019ont pas pu travailler sur sa tourn\u00e9e annul\u00e9e. Ozma a jou\u00e9 en <em>livestream<\/em> son excellent Hyperlapse, faute de pouvoir le faire sur les routes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les rares concerts avec public qui ont pu se tenir cette ann\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 d\u2019autant plus appr\u00e9ci\u00e9s. Ainsi, voir et entendre DreamTheater interpr\u00e9ter sur sc\u00e8ne l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de <em>Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory<\/em> vingt ans apr\u00e8s sa sortie a quasiment relev\u00e9 du miracle.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> : Red Fiction<\/p>\n\n\n\n<p>Certains artistes sont difficiles \u00e0 suivre et le multi-instrumentiste Jason Schimmel fait partie de ceux-l\u00e0. Apr\u00e8s Estradasphere, il devient difficile de suivre sa trace, chacun de ses projets changeant de nom apr\u00e8s un album. On passe ainsi d\u2019Orange Tulip Conspiracy \u00e0 Atomic Ape pour arriver aujourd\u2019hui \u00e0 Red Fiction. Dans la m\u00eame lign\u00e9e que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, <em>Visions of The Void<\/em>, sorti en fin d\u2019ann\u00e9e chez Tzadik,m\u00eale all\u00e8grement rock, musique de film et folklore proche-oriental, pour un cocktail d\u00e9tonnant et plein de rebondissements.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><\/em>la culture musel\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Le gouvernement Macron n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 une approximation \/ d\u00e9sinformation ni \u00e0 un mensonge \/ cafouillage pr\u00e8s. L\u2019une de ses incompr\u00e9hensibles d\u00e9cisions, c\u2019est d\u2019avoir musel\u00e9 la culture, d\u2019avoir interdit \u00e0 des artistes de proposer leurs spectacles dans des conditions sanitaires strictes tout en autorisant les gens \u00e0 aller s\u2019entasser dans les supermarch\u00e9s et les transports en commun pour \u00ab&nbsp;sauver l\u2019\u00e9conomie&nbsp;\u00bb. L\u2019\u00e9quilibre mental de la population est pass\u00e9 \u00e0 la trappe. <em>Business first<\/em>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em> le nouveau site de Chromatique.net<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que bon, on a bien le droit d\u2019\u00eatre content de nous-m\u00eames parfois&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Fermi Paradox<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Giorgi Mikadze &#8211; <em>Giorgian Microjams<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Caleb Dolister &#8211; <em>Daily Thumbprint Collection 3, The Wandering<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3 : World Sanguine Report &#8211; <em>Skeleton Blush<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>4 : Dai Kaht &#8211; <em>Dai Kaht II<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>5 : Markus Reuter &#8211; <em>Truce<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>6 : Corpo &#8211; <em>III<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>7 : Deluge Grander &#8211; <em>Lunarians<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>8 : Chromb! &#8211; <em>Le livre des merveilles<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>9 : Wobbler &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/08\/wobbler-dwellers-of-the-deep\/\">Dwellers of the Dee<\/a><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/08\/wobbler-dwellers-of-the-deep\/\">p<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>10 : Cheer Accident &#8211; <em>Chicago XX<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une ann\u00e9e 2020 pleine de d\u00e9couvertes musicales. Elle commence en beaut\u00e9 avec le premier album de Giorgi Mikadze en tant que leader et quelle r\u00e9ussite pour ce mariage alliant jazz avant-gardiste, compositions microtonales, folk et ch\u0153urs polyphoniques g\u00e9orgiens. Caleb Dolister vient ensuite chatouiller nos synapses avec la sortie d\u2019un projet initi\u00e9 en 2008 et r\u00e9unissant deux douzaines de musiciens \u00e0 travers les USA. Plus de dix ans auront \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour venir \u00e0 bout de cet album exp\u00e9rimental m\u00e9langeant jazz, rock, metal et plus encore. Inclassable aussi, le second album de World Sanguine Report, exp\u00e9rimental, avant-prog ou jazz, en fait c\u2019est un peu tout \u00e0 la fois avec un chant d\u00e9tonnant. Les Finlandais de Dai Kaht reviennent avec un second opus avant-prog, zeuhl sous st\u00e9ro\u00efdes, tout aussi jouissif que leur premier. Le guitariste Markus Reuter propose avec <em>Truce<\/em>, un album \u00e9lectrique et inventif entre rock progressif, ambient et jazz fusion. Pr\u00e9parez-vous aussi \u00e0 une \u00e9coute visionnaire avec le troisi\u00e8me album de Corpo, un groupe italien des ann\u00e9es 70 : du rock progressif et des cuivres, le tout saupoudr\u00e9 d\u2019un peu de classique, d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00e9lectroniques et de chant soprano. En cette fin d\u2019ann\u00e9e Dan Britton nous offre avec <em>Lunarians<\/em>, le troisi\u00e8me opus de l\u2019heptalogie Deluge Grander, un album avec une orientation classique. Quel plaisir d\u2019y retrouver certains th\u00e8mes et arrangements de Heliotians et Oceanarium revisit\u00e9s ! Les Lyonnais de Chromb! ravissent \u00e9galement nos oreilles avec leur <em>Livre des merveilles<\/em>, \u201cLe fleuve Brison\u201d serait certainement un de mes morceaux de l\u2019ann\u00e9e si je devais faire un classement. Des merveilles, la Norv\u00e8ge en compte une de plus avec <em>Dwellers of the Deep<\/em>, le nouvel album de Wobbler. Le dernier incontournable de l\u2019ann\u00e9e: le vingti\u00e8me album de Cheer-Accident qui sort enfin chez Cuneiform Records au format CD, dans la continuit\u00e9 de l\u2019excellent <em>Fades<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> : Rapha\u00ebl Panier Quartet &#8211; <em>Faune<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le premier album de ce jeune batteur bas\u00e9 \u00e0 New-York City : une tr\u00e8s belle surprise avec la participation de Miguel Zen\u00f3n au saxophone alto et \u00e0 la direction musicale, mais aussi de Giorgi Mikadze au piano sur trois morceaux. En plus de sept compositions originales l&rsquo;album contient aussi des adaptations de pi\u00e8ces classiques de Ravel (Forlane) et Messiaen (Le Baiser de l\u2019Enfant J\u00e9sus), mais aussi de morceaux de Ornette Coleman (Lonely Woman), Wayne Shorter (E.S.P.), et Hamilton de Holanda (Capricho de Raphael). Brillant !<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tous les labels, les groupes et artistes qui ont rendu cette ann\u00e9e un peu moins p\u00e9nible en nous proposant leurs nouvelles productions. Merci aussi \u00e0 Bandcamp qui a multipli\u00e9 les Bandcamp Fridays en renon\u00e7ant \u00e0 sa part de revenus pour soutenir ces acteurs.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Ancestor<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<div class=\"wp-container-1 wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><br>1 : The Pineapple Thief &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/10\/20\/the-pineapple-thief-versions-of-the-truth\/\"><em><u>Versions Of The Truth<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Caligula\u2019s Horse &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/05\/06\/caligulas-horse-rise-radiant\/\"><em><u>Rise Radiant<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>3 : Villagers Of Ioannina City &#8211; Age Of Aquarius<\/p>\n\n\n\n<p>4 : Jonathan Hult\u00e9n &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/30\/jonathan-hulten-chants-from-another-place\/\"><em><u>Chants From Another Place<\/u><\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>5 : Zopp \u2013 Zopp<\/p>\n\n\n\n<p>6 : Pain Of Salvation \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/08\/24\/pain-of-salvation-panther\/\"><em><u>Panther<\/u><\/em><\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Encore une tr\u00e8s belle ann\u00e9e en ce qui me concerne ! A tel point que choisir rel\u00e8ve encore forc\u00e9ment d\u2019une fichue injustice\u2026 Ind\u00e9pendamment de ce postulat, The Pineapple Thief confirme en 2020 son ind\u00e9niable talent avec un excellent disque de <em>crossover prog<\/em>, qui, bien que fid\u00e8le \u00e0 l\u2019identit\u00e9 du groupe, propose quelques nouveaut\u00e9s all\u00e9chantes. Caligula\u2019s Horse, un des ic\u00f4nes du <em>prog-metal<\/em> moderne, franchit distinctement un palier en ce qui concerne l\u2019intensit\u00e9. C\u2019est l\u2019album de plus d\u2019\u00e9loquence, de plus de puret\u00e9, de plus d\u2019exc\u00e8s. Entre emphase et moments de gr\u00e2ce\u2026 Villagers Of Ioannina City, un groupe provenant de Gr\u00e8ce, nous offre avec <em>Age Of Aquarius<\/em>, dans un genre proche d\u2019une sorte de<em> stoner<\/em> psych\u00e9d\u00e9lique, un album totalement envo\u00fbtant et addictif. Jonathan Hult\u00e9n lui, \u00e0 l\u2019origine guitariste de <em>death metal<\/em>, a \u00e9labor\u00e9 un r\u00e9el bijou de folk, d\u2019une beaut\u00e9 \u00e9poustouflante, g\u00e9n\u00e9rateur de calme et d\u2019apaisement. Zopp r\u00e9nove le style canterbury, y apportant une fra\u00eecheur et une inspiration dignes des plus hauts \u00e9loges. Quant \u00e0 Pain Of Salvation, fid\u00e8le \u00e0 sa tradition, nous donne une \u00e9ni\u00e8me le\u00e7on de cr\u00e9ativit\u00e9, toujours \u00e0 l\u2019avant-garde, avec un <em>prog-metal<\/em> autant sauvage que moderne et sophistiqu\u00e9.<br><br><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Mathieu Carr\u00e9<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : No Tongues \u2013 <em>Les Voies de l\u2019Oyapock<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Valentin et Th\u00e9o Ceccaldi&nbsp; &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/30\/valentin-et-theo-ceccaldi-constantine\/\"><em>Constantine<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>3&nbsp;: Sylvaine Helary&nbsp;\u2013 <em>Glowing Life<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un fleuve, ce n\u2019est pas juste une source, un trajet, un d\u00e9bit et une embouchure, un fleuve, ce sont aussi et surtout des vies, des hommes et milles histoires qui vivent avec lui. Le quatuor fran\u00e7ais No Tongues, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 se rendre sur place, entre Br\u00e9sil et Guyane pour se remplir de l\u2019Oyapock et a tout pris de lui&nbsp;: ses habitants, ses trafiquants, les pirogues qui puent le diesel comme les chants autochtones avant de concasser le tout dans un grand mixeur pour en tirer un album exceptionnel. Le collectage sonore r\u00e9alis\u00e9 sur place comme les m\u00e9lodies traditionnelles viennent apporter la base d\u2019une relecture ahurissante, o\u00f9 au gr\u00e9 de son humeur et de son imagination, on peut naviguer du jazz improvis\u00e9 le plus profond \u00e0 une transe hypnotique primitive.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les fr\u00e8res Ceccaldi, c\u2019est toute l\u2019histoire alg\u00e9rienne de la famille qui refait surface, empreinte de nostalgie et de joie, mais surtout p\u00e9trie par une \u00e9nergie communicative qui emm\u00e8ne avec lui la fine fleur du jazz francophone d\u2019aujourd\u2019hui. A la fois exigeant, mais imm\u00e9diatement accessible, Constantine fait l\u2019unanimit\u00e9 et prouve s\u2019il le fallait encore le talent de Th\u00e9o et Valentin Ceccaldi qui s\u2019imposent comme les chefs de file d\u2019un renouveau du jazz hexagonal.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, La fl\u00fbtiste Sylvaine Helary, au sein d\u2019 une formation ramass\u00e9e, \u00e9lectrifi\u00e9e et presqu\u2019agressive par moments parvient aussi de son c\u00f4t\u00e9 \u00e0 faire p\u00e9ter toutes les coutures musicales. Avec <em>Glowing Life<\/em>, elle s\u2019affirme en tant que chanteuse et ressuscite l\u2019esprit des grandes pr\u00eatresses, Maggie Nicols ou Dagmar Krause. Et si elle veut aller encore plus loin dans ces rudesses qui tutoient le <em>Rock in Opposition<\/em>, on signe tout de suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Et \u00e0 travers ce palmar\u00e8s 100 % local, c\u2019est aussi un hommage \u00e0 toutes les petites structures de production qui font vivre une musique ambitieuse et atypique de qualit\u00e9 qu\u2019il convient de rendre. ORMO Records, le Tric Collectif \/ Full Rhizome, Ayler Records, en l\u2019occurrence mais aussi beaucoup d\u2019autres que la passion anime encore et toujours, et qui nous permettent de continuer \u00e0 nous \u00e9merveiller. Merci \u00e0 eux aussi, et \u00e0 l\u2019ann\u00e9e prochaine&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :&nbsp;<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une c\u00e9r\u00e9monies des Victoires du Jazz qui se respecte, avec de la vraie musique actuelle, c\u2019est toujours bon \u00e0 prendre (et on esp\u00e8re que \u00e7a deviendra une bonne habitude).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ul><li><strong>Thierry de Haro<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em><strong>Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : ABEL GANZ &#8211; <em>The Life Of The Honey Bee And Other Moments Of Clarity<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : CRIPPLED BLACK PHENIX \u2013 <em>Ellengaest<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>3 : WOBBLER &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/08\/wobbler-dwellers-of-the-deep\/\"><em>Dweelers Of The Deep<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>4 : ESTHESIS \u2013 <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/12\/26\/esthesis-the-awakening\/\"><em>The Awakening<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>5 : LAZULI &#8211; <em>Le Fantastique Envol de Dieter Bohm<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>6&nbsp;: JOHN Mc LAUGHLIN&nbsp;&#8211; <em>Is That So&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>7 : NEAL MORSE &#8211; <em>Sola Gratia<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>8 : SNARKY PUPPY &#8211; <em>Live At The Royal Albert Hall<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>9 : ALCANTARA &#8211; <em>Solitaire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>10 : PAT METHENY \u2013 <em>From This Place<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>11 : MOTORPSYCHO \u2013 <em>The All is One<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>12 : STEVE THORNE &#8211; <em>Levelled &#8211; Emotional Creatures : Part 3<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>13 : GLASS HAMMER \u2013 <em>Dreaming City<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>14 : THE FLOWER KINGS \u2013 <em>Islands<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>15 : RED SAND \u2013 <em>Crush The Seed<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>16 : DATURA4 \u2013 <em>West Coast Highway Cosmic<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>17 : BRUCE SPRINGSTEEN \u2013 <em>Letter To You<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>18 : FISH &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/13\/fish-weltschmerz\/\"><em>Weltschmerz<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>19 : OZRIC TENTACLES \u2013 <em>Space For The Earth<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>20 : HAKEN &#8211; <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/09\/06\/virus\/\"><em>Virus<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Confinement oblige, l\u2019ann\u00e9e 2020 a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s prolixe en \u00e9coutes, en d\u00e9couvertes musicales ou en confirmation du talent de certains groupes ou artistes \u00e0 tel point que j\u2019aurais pu en faire un Top 50&nbsp;! Je me suis limit\u00e9 \u00e0 20 et comme chaque ann\u00e9e, nos lecteurs int\u00e9ress\u00e9s par les Top 5 ne prendront que les 5 premiers, ou les 10 premiers s\u2019ils souhaitent un Top 10, etc, etc\u2026.<\/p>\n\n\n\n<p>Et comme souvent dans mes classements pr\u00e9c\u00e9dents, aucune tendance indiscutable ne se d\u00e9gage des 3 premiers, tant et si bien que Wobbler ou Crippled Black Phoenix auraient pu se retrouver \u00e0 la premi\u00e8re place. Mais j\u2019ai au final choisi Abel Ganz, la finesse de leur propos musical m\u2019ayant particuli\u00e8rement touch\u00e9. De plus, depuis <em>Shooting The Albatross<\/em>, Abel Ganz est rentr\u00e9 dans une nouvelle dimension et ses 3 derniers albums tutoient \u00e0 mon sens les plus grands albums de prog&nbsp;! Dans une m\u00eame logique sur ses derniers albums, Crippled Black Phoenix propose un patchwork de sensations dont le rock progressif fait partie, mais pas que \u2026 Leur diversit\u00e9 musicale, leur \u00e9nergie sur sc\u00e8ne sont pour moi les deux mamelles nourrici\u00e8res d\u2019une jouissance auditive d\u00e9bordante. Quant \u00e0  Wobbler, d\u00e9j\u00e0 sur son avant-dernier album, les Norv\u00e9giens nous avaient propos\u00e9 une atmosph\u00e8re particuli\u00e8rement <em>vintage<\/em>, nous renvoyant aux heures de gloire des orgues et autres mellotrons si pris\u00e9s dans les <em>seventies<\/em>. Cet album est donc une suite logique de leur excellence d\u00e9j\u00e0 mise en exergue sur <em>From Silence To Somewhere<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Viennent ensuite les deux Fran\u00e7ais de l\u2019ann\u00e9e via l\u2019excellent album d\u2019Esthesis \u2013 chant en anglais, et le non moins fabuleux dernier opus de Lazuli, qui vous \u00e9treint d\u00e8s le 1<sup>er<\/sup> titre pour ne plus vous l\u00e2cher jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9pilogue, majestueusement termin\u00e9 \u00ab&nbsp;dans les mains de Dieter&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00eale-m\u00eale, sur les choix suivants, on ne pourra que se r\u00e9jouir d\u2019un album \u2018renouveau\u2019 de Neal Morse \u2026 certes Neal Morse fait du Neal Morse, mais ce <em>Sola Gratia<\/em> est \u00ab&nbsp;p\u00eachu&nbsp;\u00bb et redonne vie \u00e0 un discours musical que je trouvais un peu trop lisse sur les derniers albums de Neal. Je conseille \u00e9galement les albums &#8211; estampill\u00e9s jazz &#8211; de deux ma\u00eetres incontest\u00e9s du genre, John Mc Laughlin et Pat Metheny. John engendre un album <em>roots<\/em> hallucinant, dans la lign\u00e9e des <em>Shakti<\/em>, saupoudr\u00e9e de la p\u00e9riode actuelle<em> 4th Dimension<\/em>&nbsp;: envo\u00fbtant&nbsp;!!! Et Pat, nous revient apr\u00e8s diverses exp\u00e9rimentations, avec <em>From This Place<\/em>, vers le style \u00e9th\u00e9r\u00e9 et gorg\u00e9 d\u2019extases musicales qui ont une place bien \u00e0 part dans ma discoth\u00e8que.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne m\u2019\u00e9tendrai pas sur l\u2019ensemble des choix effectu\u00e9s, mais \u00e0 titre personnel, cette base musicale f\u00fbt essentielle cette ann\u00e9e pour consid\u00e9rer que, si 2020 a apport\u00e9 son lot de frustrations et difficult\u00e9s, elle a \u00e9galement et par petites touches essay\u00e9 d\u2019impr\u00e9gner nos oreilles puis nos c\u0153urs de ces instants de bonheur \u2026 ce que l\u2019on appelle \u2018la magie de la musique\u2019.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1 : Ange \u2013 <em>Les 50 Ans au Trianon<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>2 : Ana\u00efd \u2013 <em>Le Triton<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>3&nbsp;: M\u00e9d\u00e9ric Collignon \u2013 La Gare<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>4&nbsp;: Echoes &amp; More \u2013 Le Sax, Ach\u00e8res<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>5&nbsp;: Pendragon \u2013 La Maroquinerie<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Concerts en 2020 signifie 9 semaines et demies d\u2019instant \u2018live\u2019&nbsp;: pas de quoi en faire un film, juste de se rendre compte que vivre la musique dans le m\u00eame lieu que les artistes qui nous la d\u00e9livrent, apporte un plus \u00e9motionnel difficile \u00e0 traduire de quelques mots. De ces instants magiques, j\u2019aurai eu la chance de faire partie de ces privil\u00e9gi\u00e9s qui, deux soirs durant, ont pu c\u00e9l\u00e9brer le cinquantenaire du plus grand groupe fran\u00e7ais de tous les temps, \u00e0 savoir Ange. Soir\u00e9e exceptionnelle (pour moi, c\u2019\u00e9tait le 1<sup>er<\/sup> soir) et inoubliable, o\u00f9 la joie d\u2019entendre un r\u00e9pertoire traversant les si\u00e8cles (au moins XX\u00e8me et XXI\u00e8me), avec la participation des musiciens qui \u2018ont fait\u2019 Ange, se m\u00ealait au plaisir immense de retrouver les copains, les amis et de clamer notre joie d\u2019\u00eatre pr\u00e9sents.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si le public \u00e9tait moins nombreux, voir un concert parisien d\u2019Ana\u00efd \u2013 qui avait \u00e9clabouss\u00e9 le Crescendo de son aura et de son talent \u2013 aura \u00e9t\u00e9 une exp\u00e9rience formidable et unique&nbsp;: une salle conquise, un lieu cher \u00e0 mon c\u0153ur (le Triton) et des musiciens particuli\u00e8rement inspir\u00e9s (avec une mention sp\u00e9ciale \u00e0 Emmanuelle Lionet qui transcende l\u2019expression vocale), tout \u00e9tait r\u00e9uni pour faire une soir\u00e9e exceptionnelle. Et elle le fut.<\/p>\n\n\n\n<p>A noter que j\u2019ai inscrit les 5 concerts \u2018en public\u2019 vus avant ce fatidique 16 Mars \u2013 et parmi eux, un concert <em>t<\/em><em>ribute <\/em><em>b<\/em><em>and<\/em> d\u2019Echoes &amp; More&nbsp;! Lors de pr\u00e9c\u00e9dents bilans annuels, j\u2019avais pu citer The Musical Box ou The Watch mais voir un <em>t<\/em><em>ribute<\/em> de Pink Floyd pour une dizaine d\u2019euros et pour une qualit\u00e9 musicale impeccable (Francis Guingamp \u00e0 la guitare est l\u2019exacte r\u00e9plique de David Gilmour, je le certifie&nbsp;!) m\u00e9rite d\u2019\u00eatre relev\u00e9. Un groupe indispensable pour tous les fans du Floyd \u2013 et l\u2019assurance de passer une super soir\u00e9e&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><\/em> : Esthesis \u2013 The Awakening<\/p>\n\n\n\n<p>Esthesis est un groupe toulousain, dont la t\u00eate pensante, Aur\u00e9lien Goude, semble \u00eatre tomb\u00e9e dans la marmite prog quand il \u00e9tait enfant. D\u00e9j\u00e0 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, Esthesis avait sorti un EP nomm\u00e9 <em>Raising Hands<\/em>, qui sonnait Porcupine Tree, \u00e0 tel point qu\u2019il aurait pu constituer un \u00e9l\u00e9ment de plus dans la discographie de Steven Wilson&nbsp;! Pourtant, n\u2019y voyez aucun plagiat \u2013 mais une influence magnifiquement ma\u00eetris\u00e9e du ma\u00eetre du rock progressif de ces 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce premier album d\u00e9montre qu\u2019Aur\u00e9lien poss\u00e8de en lui un sens tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 de l\u2019art progressif&nbsp;: ainsi, il va r\u00e9ussir \u00e0 extraire la quintessence de ce que l\u2019on a pu entendre chez Porcupine Tree \/ Steven Wilson, chez Pink Floyd \u2013 voire chez Anathema, p\u00e9riode prog bien s\u00fbr. Cet album est class\u00e9 4<sup>\u00e8me<\/sup> dans mon Top Album, mais nul doute que si je ne l\u2019avais pas re\u00e7u aussi tard, et que si j\u2019avais pu m\u2019en impr\u00e9gner comme ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs au classement, il aurait probablement termin\u00e9 \u2026 \u00e0 une bien meilleure place&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Aucune volont\u00e9 de ma part de m\u00e9langer politique et loisirs mais force est de constater une incompr\u00e9hension totale au sujet des d\u00e9cisions prises par nos gouvernants. Si en cette ann\u00e9e particuli\u00e8re o\u00f9 les distanciations devaient \u00eatre observ\u00e9es, tous les festivals ont \u00e9t\u00e9 logiquement annul\u00e9s (la foule \u00e9tant entass\u00e9e debout), il est absolument illogique d\u2019avoir ferm\u00e9 les salles de spectacles o\u00f9 ces distanciations peuvent \u00eatre respect\u00e9es quand parall\u00e8lement les gens s\u2019entassent dans des trains, des avions et des bus&nbsp;! Incompr\u00e9hensible&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e 2020 restera une chape de plomb sur les professions artistiques. Nos artistes ont d\u00fb se r\u00e9inventer et ainsi, certains d\u2019entre eux ont propos\u00e9 des concerts en visio, depuis des salles de spectacles vides ou dans leur salon. Certes, une video ne remplacera jamais un concert en public o\u00f9 l\u2019on est pr\u00e9sent, mais cette initiative a eu le m\u00e9rite de ne pas couper public et artiste durant cette longue p\u00e9riode (qui n\u2019est pas finie \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris) \u2013 voire m\u00eame de cr\u00e9er un lien plus intime, par exemple quand certains artistes demandaient \u00e0 leur public, quelques titres qu\u2019ils interpr\u00e9taient par la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, de cette ann\u00e9e 2020, je conserverai un immense respect pour ces artistes qui se sont r\u00e9adapt\u00e9s \u00e0 cette situation difficile&nbsp;: Franck Carducci bien s\u00fbr, avec de nombreuses initiatives aussi pertinentes que d\u00e9licieuses \u00e0 vivre \u2013 m\u00eame \u00e0 travers un \u00e9cran, mais aussi la fine fleur du jazz-fusion parisien (Hadrien Feraud, Jim &amp; Jon Grandcamp, Michael Lecocq). Et puis, parmi celles et ceux avec qui j\u2019ai aussi pass\u00e9 quelques soir\u00e9es, je citerai Camille Bertault, Bir\u00e9li Lagrene, Th\u00e9o Ceccaldi ou Blank Manuskript. Merci \u00e0 vous tous \u2026 en esp\u00e9rant vous revoir \u00e0 quelques m\u00e8tres de moi&nbsp;!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tourn\u00e9es report\u00e9es, festivals annul\u00e9s, sorties d\u2019albums repouss\u00e9es\u2026 2020 a \u00e9t\u00e9 rude pour les musiciens, et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":23791,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[20,6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23768"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23768"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23768\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23879,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23768\/revisions\/23879"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23791"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23768"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23768"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23768"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}