{"id":2375,"date":"2010-12-17T00:00:00","date_gmt":"2010-12-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2375"},"modified":"2010-12-17T00:00:00","modified_gmt":"2010-12-16T22:00:00","slug":"2375","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/12\/17\/2375\/","title":{"rendered":"Karnivool &#8211; Sound Awake"},"content":{"rendered":"\n<p>Il faut du courage et de l\u2019abn\u00e9gation pour s\u2019adonner au dur m\u00e9tier de musicien. Jouer, cr\u00e9er, \u00e9crire, r\u00e9p\u00e9ter, \u00e9voluer, faire \u00e9couter\u00a0: autant de verbes constituant le champ lexical d\u2019un groupe lambda en qu\u00eate de l\u2019\u0153uvre absolue, r\u00e9sultat d&rsquo;un labeur constructif pour l\u2019individu, le musicien, puis en termes de reconnaissance ; car si l\u2019entreprise est d\u2019abord personnelle, celle-ci doit \u00eatre partag\u00e9e pour \u00eatre ador\u00e9e, appr\u00e9ci\u00e9e, d\u00e9test\u00e9e, conspu\u00e9e ou tout simplement ignor\u00e9e.<br \/><br \/>Sur cette grande \u00eele o\u00f9 l\u2019eau tourne dans le sens inverse des aiguilles d\u2019une montre, cette immense \u00e9tendue de terre entour\u00e9e de mer nomm\u00e9e Australie, quelques formations se d\u00e9marquent, avec un potentiel ind\u00e9niable apte \u00e0 rivaliser avec certaines grosses productions am\u00e9ricaines. Avec un nom pr\u00eatant plus \u00e0 rire qu\u2019autre chose, Karnivool sort la t\u00eate du fin fond de l\u2019oc\u00e9an apr\u00e8s douze longues ann\u00e9es d\u2019existence, de nombreux EP et finalement un second album, apr\u00e8s quatre ann\u00e9es d\u2019absence. Et quel album\u00a0!<br \/><br \/>Il leur en aura fallu, de la patience, pour accoucher de <span style=\"font-style: italic;\">Sound Awake<\/span> en 2009. Apr\u00e8s <span style=\"font-style: italic;\">Themata<\/span>, le quintette laisse de c\u00f4t\u00e9 son neo metal \u00ab\u00a0groovy\u00a0\u00bb aux relents de Tool, et vient pr\u00eacher la bonne parole. Karnivool aurait-il trouv\u00e9 la formule magique\u00a0? De lourdes rythmiques (gr\u00e2ce \u00e0 une basse prenante, parfois satur\u00e9e) alli\u00e9es \u00e0 des m\u00e9lodies de guitares tant\u00f4t incisives tant\u00f4t a\u00e9riennes, sans noyer l\u2019auditeur dans un flot de notes inconsid\u00e9r\u00e9 : une solution efficace, que les Allemands de Sieges Even avaient utilis\u00e9e sur <span style=\"font-style: italic;\">Art of Navigating by the Stars<\/span> (2005). Les similitudes vont d&rsquo;ailleurs jusqu\u2019au chant, car les envol\u00e9es d\u2019Arno Menses s&rsquo;insinuent dans la voix de Ian Kenny.<br \/><br \/>La difficult\u00e9 est\u00a0 masqu\u00e9e, Karnivool ne montre que l\u2019essentiel, sans divulguer la complexit\u00e9 des structures et des mises en place. La longueur de l\u2019album rappelle celle d\u2019un certain<span style=\"font-style: italic;\"> Awake<\/span> (1995) de Dream Theater, tout comme le champ lexical des textes. Les influences se situent entre la pop muscl\u00e9e de leurs compatriotes de Silverchair et la folie de The Mars Volta, avec un son metal imposant et une production gonfl\u00e9e \u00e0 bloc.<br \/><br \/>Taill\u00e9s dans le rock, les morceaux de <span style=\"font-style: italic;\">Sound Awake<\/span> d\u00e9frisent, pour faire de l\u2019\u00e9motion un mot d\u2019ordre. Il est ais\u00e9 de comprendre pourquoi les Australiens ont pris leur temps, pour fignoler chaque seconde de musique afin d\u2019offrir un album quasi parfait de bout en bout. Ni clich\u00e9s ni notes de mauvais go\u00fbts ne viennent d\u00e9voyer ce metal progressif moderne, tendre, fin et noble.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut du courage et de l\u2019abn\u00e9gation pour s\u2019adonner au dur m\u00e9tier de musicien. 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