{"id":23749,"date":"2021-01-06T10:21:56","date_gmt":"2021-01-06T09:21:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23749"},"modified":"2021-01-13T21:15:38","modified_gmt":"2021-01-13T20:15:38","slug":"steven-wilson-the-future-bites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/06\/steven-wilson-the-future-bites\/","title":{"rendered":"Steven Wilson &#8211; The Future Bites"},"content":{"rendered":"\n<p>Quand le nom de Steven Wilson est \u00e9voqu\u00e9, notre microsph\u00e8re se mue en chapelles d\u00e9cha\u00een\u00e9es avec en extr\u00eames celles et ceux qui ont \u00e9pous\u00e9 ses \u00e9volutions et circonvolutions et d&rsquo;autres, que l&rsquo;effet de massification laisse pantois, nostalgiques&#8230; voire profond\u00e9ment agac\u00e9s. Le prince de la pop progressive ne laisse personne vraiment indiff\u00e9rent. G\u00e9nial, d\u00e9miurge, t\u00eate \u00e0 claque, pompeux, autarcique, machine cr\u00e9ative et tout cela \u00e0 la fois. <em>The Future Bites<\/em> arrive dans ce contexte o\u00f9 l&rsquo;attente est \u00e0 son comble puisque l&rsquo;oeuvre qui devait initialement rencontrer les oreilles de son public en juin dernier faisait les frais d&rsquo;un futur qui mord d\u00e9j\u00e0 sous forme d&rsquo;un virus catastrophe qui repoussa sa sortie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, \u00e0 part la substitution d&rsquo;un titre (\u00ab\u00a0Count of unease\u00a0\u00bb, cl\u00f4ture-berceuse atmosph\u00e9rique r\u00e9ussie dont l&rsquo;homme est coutumier comme il nous l&rsquo;a pr\u00e9cis\u00e9 en <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/01\/futur-passe-et-present\/\">interview<\/a>), c&rsquo;est bien l&rsquo;album de 2020, cette ann\u00e9e \u00ab\u00a0maudite\u00a0\u00bb qui nous est pr\u00e9sent\u00e9. Enfl\u00e9 par le buzz de quelques titres dont un premier extrait avec Sir Elton John en cameo (qui r\u00e9cite plus qu&rsquo;il ne chante&#8230;), <em>The Future is &#8230; now <\/em>! Plus r\u00e9solument \u00e9lectronique que son pr\u00e9d\u00e9cesseur<em> To The Bone<\/em> (les guitares jouent ici un r\u00f4le d&rsquo;habillage), l&rsquo;album concentre sa verve sur neuf titres tr\u00e8s in\u00e9gaux. Entre le formellement jouissif (\u00ab\u00a0King Ghost\u00a0\u00bb) et la chute de studio de Blackfield (\u00ab\u00a012 things I forgot\u00a0\u00bb et ses choeurs sirupeux), il est difficile de s&#8217;embraser pour ce presque nouveau d\u00e9part avec le m\u00eame feu qui nous avait consum\u00e9 tout au long du chemin discographique, quels que soient d&rsquo;ailleurs ses glissements pop (apr\u00e8s tout, ce n&rsquo;est pas un gros mot). Apr\u00e8s plusieurs digestions auditives, force est de constater que la s\u00e8ve des facult\u00e9s du Britannique se concentre sur ce qui aurait pu finalement donner un <em>Extended Play<\/em> (morceaux 2, 3, 6 et 9 si vous voulez vraiment savoir&#8230;).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, rien n&rsquo;est d\u00e9shonorant (\u00e0 part peut-\u00eatre les \u00e0 c\u00f4t\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux comme cette reprise frivole de Taylor Swift), mais comment vraiment appr\u00e9cier une oeuvre pourtant ambitieuse (en tous cas, telle que voulue par son auteur \u00e0 renfort d&rsquo;\u00e9ditions collector) au regard du pass\u00e9 inspir\u00e9 ? On ne bl\u00e2me pas (trop) les exp\u00e9riences funk car on le sait fan de Prince (\u00ab\u00a0Eminent sleaze\u00a0\u00bb), ni m\u00eame ses d\u00e9lires \u00e9lectro-falsetto en point critique de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation (le premier et long \u00ab\u00a0Personal shopper\u00a0\u00bb) mais est-ce que la ficelle n&rsquo;est pas trop grosse, finalement ? Comme ce \u00ab\u00a0Follower\u00a0\u00bb, faussement <em>noisy<\/em>, qui ne donne pas envie de le suivre. Trop seul en studio, trop rong\u00e9 par ses r\u00e9f\u00e9rences, pas assez net dans son propos (et donc d\u00e9bordant sur ce qu&rsquo;il avait envie de faire plut\u00f4t que ce qu&rsquo;il avait envie de nous faire \u00e9couter), Steven part seul sur les sillons et nous laisse sur le bord de la route. Nous n&rsquo;avons aucun doute que le spectacle visuel sera \u00e0 la hauteur mais, sur album, le fervent fan pourtant partant pour le voyage n&rsquo;y trouvera pas son compte. Steven Wilson n&rsquo;en a cure, il en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son prochain <em>side project<\/em>, sa prochaine trame, son prochain post. Le futur, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 du pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Steven Wilson - KING GHOST (Official Video)\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zSvdLcS62ZM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Steven Wilson - PERSONAL SHOPPER (Official Video)\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sX22dFMSNcg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand le nom de Steven Wilson est \u00e9voqu\u00e9, notre microsph\u00e8re se mue en chapelles d\u00e9cha\u00een\u00e9es&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":23750,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[26,23,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23749"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23749"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23749\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23808,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23749\/revisions\/23808"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23750"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23749"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}