{"id":23669,"date":"2021-01-19T10:14:42","date_gmt":"2021-01-19T09:14:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23669"},"modified":"2021-02-02T20:23:03","modified_gmt":"2021-02-02T19:23:03","slug":"solstice-sia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/19\/solstice-sia\/","title":{"rendered":"Solstice &#8211; Sia"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est des histoires musicales sinueuses mais cultivant en m\u00eame temps une forme de lin\u00e9arit\u00e9. Apr\u00e8s un unique album dans les ann\u00e9es 80, une poign\u00e9e dans les ann\u00e9es 90 (principalement due \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat suscit\u00e9 par la r\u00e9\u00e9dition de leur premier fait d&rsquo;arme justement&#8230;), Solstice, presque anachronique, est revenu frapper de sa verve prog dans les ann\u00e9es 2000, avec sans doute en point d&rsquo;orgue le sympathique dernier n\u00e9 <em>Prophecy<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 sous la houlette de Steven Wilson, grand aficionado de cet ovni sous-m\u00e9diatis\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Un peu \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un Fleetwood Mac en plus prog, Solstice met en sc\u00e8ne une voix f\u00e9minine r\u00e9cemment chang\u00e9e. Exit Emma Brown donc et bienvenue \u00e0 Jess Holland qui promet selon les dires du groupe (et de sa promo) une \u00e9nergie renouvel\u00e9e. <em>Sia<\/em> d\u00e9marre les hostilit\u00e9s avec ce qui sera le titre fleuve de l&rsquo;album (pr\u00e8s de treize minutes), \u00ab\u00a0Shout\u00a0\u00bb, qui malgr\u00e9 ses variations sur une m\u00eame suite d&rsquo;accords ouvre le bal de fa\u00e7on sympathique. Et si l&rsquo;explosion finale n&rsquo;est peut \u00eatre pas  la hauteur de ce que l&rsquo;on pouvait attendre, on se laisse embarquer. Il faut dire que la t\u00eate pensante et guitariste, Andy Glass, a l&rsquo;amour du travail bien fait. Ne boudant pas son plaisir quant \u00e0 l&rsquo;ambiance ga\u00e9lique de l&rsquo;ensemble (<em>Sia<\/em> signifie six comme sixi\u00e8me album du groupe donc), il arrive finalement mieux \u00e0 faire passer son message quand il s&rsquo;exprime en mode folk (l&rsquo;acoustique et r\u00eaveur \u00ab\u00a0Love is coming\u00a0\u00bb) que lorsqu&rsquo;il d\u00e9borde sur le spectre n\u00e9buleux du progressif, \u00e0 la limite de la sc\u00e8ne Canterbury (le sautillant-aga\u00e7ant \u00ab\u00a0Stand Up\u00a0\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est sans doute l\u00e0 aussi que la jeune recrue trouve son terrain d&rsquo;expression le plus \u00e9vident, combl\u00e9e par des arp\u00e8ges r\u00e9confortants (\u00ab\u00a0Long Gone\u00a0\u00bb), la pla\u00e7ant plus dans le r\u00e9pertoire des Corrs ou Loreena McKennitt. Car c\u00f4t\u00e9 mordant, il faudra repasser (\u00ab\u00a0Seven Dreams\u00a0\u00bb sans le talent percussif de Christine McVie, cela tombe un peu \u00e0 plat quand m\u00eame). Le  probl\u00e8me fondamental est que ce n&rsquo;est peut-\u00eatre pas l\u00e0 que r\u00e9side aussi l&rsquo;inventivit\u00e9 du groupe et de ses s\u00e9millants interpr\u00e8tes et du coup, on alterne vite entre espoirs et soupirs. <\/p>\n\n\n\n<p>En outre, il faut avoir un vrai app\u00e9tit pour le violon qui envahit parfois trop l&rsquo;espace sonore et pas toujours de la mani\u00e8re dont on souhaiterait. Le dernier morceau (une visite actualis\u00e9e d&rsquo;un de leurs titres de 1984) en dit peut-\u00eatre trop long sur une inspiration qui s&rsquo;\u00e9tiole&#8230; Peu de choses \u00e0 critiquer fondamentalement, mais peu d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments sur lesquels s&#8217;emballer \u00e0 part quelques soli sympathiques (sur \u00ab\u00a0Seven Dreams\u00a0\u00bb en mode retro, sur \u00ab\u00a0A New Day\u00a0\u00bb, comme une apoth\u00e9ose). C&rsquo;est la fameuse chronique molle qui ne va certainement pas vous inciter \u00e0 vous pr\u00e9cipiter sur le disque ni nous, h\u00e9las, \u00e0 le r\u00e9\u00e9couter&#8230;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Solstice - Love Is Coming\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/bGdpPnNC2DQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est des histoires musicales sinueuses mais cultivant en m\u00eame temps une forme de lin\u00e9arit\u00e9&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":23670,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[34,163],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23669"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23669"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23669\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23930,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23669\/revisions\/23930"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23670"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23669"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23669"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23669"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}