{"id":2349,"date":"2010-10-20T00:00:00","date_gmt":"2010-10-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2349"},"modified":"2010-10-20T00:00:00","modified_gmt":"2010-10-19T22:00:00","slug":"2349","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/10\/20\/2349\/","title":{"rendered":"Iron Maiden &#8211; The Final Frontier"},"content":{"rendered":"<p>La Vierge de Fer propulse autour de la plan\u00e8te son quinzi\u00e8me album. S&rsquo;agira-t-il cette fois d&rsquo;un missile spatial, d&rsquo;une petite bombe ou encore d&rsquo;un p\u00e9tard mouill\u00e9 qui viendra s\u2019ajouter aux quatre-vingt-cinq millions d\u2019albums largement d\u00e9j\u00e0 vendus au cours de trente ann\u00e9es de carri\u00e8re, f\u00eat\u00e9es avec la sortie de ce&nbsp;<span style=\"font-style: italic;\">The Final Frontier<\/span>, produit par le s\u00e9millant Kevin &#171;&nbsp;The Caveman&nbsp;&#187; Shirley, l\u2019Ayatollah des faux espoirs.<\/p>\n<p>Steve Harris et toute sa clique livrent avec professionnalisme leur fourn\u00e9e syndicale&nbsp;: une dizaine de morceaux plus ou moins longs. Ouvrant de belle mani\u00e8re avec &#171;&nbsp;Satellite 15&nbsp;&#187;, les Anglais peinent \u00e0 offrir un refrain convenable. &#171;&nbsp;El Dorado&nbsp;&#187; trace sa route en guise de train fant\u00f4me en insufflant son lot de bruitages et autres effets sp\u00e9ciaux dignes de films d\u2019horreur, en accord avec une pochette lorgnant sur la b\u00eate monstrueuse du film <span style=\"font-style: italic;\">Alien<\/span>&nbsp;; le fil conducteur est respect\u00e9.<\/p>\n<p>S\u2019ensuivent deux sympathiques ballades, &#171;&nbsp;Mother of Mercy&nbsp;&#187;, qui auraient pu figurer sur <span style=\"font-style: italic;\">Brave New World<\/span> (2000) et &#171;&nbsp;Coming Home&nbsp;&#187; qui incite plut\u00f4t \u00e0 rentrer chez soi. Et c\u2019est d&rsquo;ailleurs bien ce que l\u2019on aimerait leur dire \u00e0 l\u2019\u00e9coute de &#171;&nbsp;When the Wild Wind Blows&nbsp;&#187;, p\u00e2le copie de &#171;&nbsp;Dance of Death&nbsp;&#187; sur l\u2019album du m\u00eame nom (2005), la puissance en moins. Force est de le constater : Iron Maiden ne veut plus ou ne sait plus concocter des tubes tels qu&rsquo;ils l\u2019ont fait \u00e0 maintes reprises.<\/p>\n<p>La p\u00e9riode fastueuse de <span style=\"font-style: italic;\">Somewhere in Time<\/span> (1986) n\u2019est d\u00e9cid\u00e9ment plus qu\u2019un lointain souvenir, des ann\u00e9es-lumi\u00e8re s\u00e9parant l\u2019auditeur actuel de cette galaxie metal qu\u2019ils ont eux-m\u00eames install\u00e9e, avec leurs introductions futuristes, leurs arp\u00e8ges scintillants et leurs soli somptueux, au beau milieu de la confr\u00e9rie NWOBHM.<\/p>\n<p>Heureusement, &#171;&nbsp;The Alchemist&nbsp;&#187; r\u00e9veille et donne de la vitesse gr\u00e2ce \u00e0 une basse galopante et une batterie omnipr\u00e9sente. Cependant, Iron Maiden plagie encore ses propres morceaux que sont &#171;&nbsp;Flash of the Blade&nbsp;&#187; et &#171;&nbsp;The Duellists&nbsp;&#187; (<span style=\"font-style: italic;\">Powerslave,&nbsp;<\/span>1984) ; le solo rappelle ceux de &#171;&nbsp;Be Quick or Be Dead&nbsp;&#187; voire &#171;&nbsp;Man on the Edge&nbsp;&#187;. Constat identique avec &#171;&nbsp;Starblind&nbsp;&#187;, titre satisfaisant mais dont le refrain est proche dans les intonations de celui d\u2019&#171;&nbsp;Infinite Dreams&nbsp;&#187; sur <span style=\"font-style: italic;\">Seventh Son of a Seventh Son<\/span> (1988).<\/p>\n<p>Le disque n&rsquo;est finalement sauv\u00e9 que par &#171;&nbsp;Isle of Avalon&nbsp;&#187; et sa douce introduction, ses \u00e9lans orientaux, ses ambiances tapiss\u00e9es de guitare folk, puis sa mont\u00e9e en puissance, et l\u2019excellent &#171;&nbsp;The Talisman&nbsp;&#187; rappelant Genesis autant que l\u2019introduction de &#171;&nbsp;Paschendale&nbsp;&#187; sur <span style=\"font-style: italic;\">A Matter of Life and Death<\/span> (2006), parfaitement taill\u00e9 pour la sc\u00e8ne. Steve Harris n\u2019a jamais cach\u00e9 son affection pour la formation reine du rock progressif, et c\u2019est probablement cette influence qui donne l\u2019impression d\u2019un \u00e9lan progressif d\u00e9j\u00e0 amorc\u00e9 avec <span style=\"font-style: italic;\">Seventh Son of a Seventh Son<\/span> et rarement r\u00e9it\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Cette minime \u00e9volution, si c\u2019en est une, souffre de l\u2019autoplagiat dont Iron Maiden use et abuse, encore et encore. Ce rel\u00e2chement ne s\u2019op\u00e8re pas seulement sur le plan de la composition, mais \u00e9galement sur celui de l\u2019interpr\u00e9tation. Pour preuve, Bruce Dickinson semble \u00e0 bout de souffle, avec de nouvelles intonations de mauvais go\u00fbt et des phras\u00e9s hach\u00e9s, sans parler d&rsquo;id\u00e9es manquant de richesse m\u00e9lodique.<\/p>\n<p>La production au son net et naturel \u0153uvre cependant pour la bonne \u00e9coute de <span style=\"font-style: italic;\">The Final Frontier<\/span> et c\u2019est \u00e0 mettre au cr\u00e9dit du si contest\u00e9 producteur. Quant \u00e0 Eddie, il n\u2019est plus que le vague reflet de lui-m\u00eame : une cr\u00e9ature fantasque, plus d\u00e9cr\u00e9pie que&nbsp;rafra\u00eechie, se fondant dans une pochette insipide, replongeant n\u00e9anmoins l\u2019<span style=\"font-style: italic;\">aficionado<\/span> dans les caract\u00e8res typographiques rouge\u00e2tres des d\u00e9buts. \u00c0 chaque sortie d\u2019album, Iron Maiden joue sur l\u2019effet d\u2019annonce et mise sur une promotion gigantesque. Mais lorsque la cr\u00e9ativit\u00e9 s\u2019essouffle, la montagne accouche d\u2019une souris\u2026  &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Vierge de Fer propulse autour de la plan\u00e8te son quinzi\u00e8me album. 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