{"id":23376,"date":"2020-11-08T23:13:53","date_gmt":"2020-11-08T22:13:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23376"},"modified":"2020-11-09T13:49:52","modified_gmt":"2020-11-09T12:49:52","slug":"wobbler-dwellers-of-the-deep","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/11\/08\/wobbler-dwellers-of-the-deep\/","title":{"rendered":"Wobbler &#8211; Dwellers Of The Deep"},"content":{"rendered":"\n<p>Retour triomphant des Norv\u00e9giens de Wobbler, valeur s\u00fbre d\u2019un prog scandinave \u00e0 l\u2019ancienne, qui, malgr\u00e9 une premi\u00e8re transfiguration avec deux nouveaux albums assez consensuels, rompant assez clairement avec les tensions bouillonnantes des d\u00e9buts, le premier lorgnant assez exag\u00e9r\u00e9ment vers un Yes tr\u00e8s sage (<a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/07\/19\/5657\/\">Rites At Dawn<\/a>, 2011) et le tr\u00e8s populaire et non moins facile d&rsquo;acc\u00e8s bien que plus ambitieux <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/11\/05\/7823\/\">From Silence To Somewhere<\/a> (2017), avait mis quasi tout le monde d\u2019accord, r\u00e9coltant un pl\u00e9biscite sans cesse accru. Les m\u00e2nes du succ\u00e8s pouss\u00e8rent davantage le groupe vers la sc\u00e8ne, o\u00f9 il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 absolument brillant, les nouveaux guitariste et chanteur, Marius Halleland (aussi aux choeurs) et Andreas Prestmo maintenant profond\u00e9ment int\u00e9gr\u00e9s au noyau originel, ont d\u00e9montr\u00e9 largement leurs talents respectifs, insufflant une \u00e9nergie et une \u00e2me v\u00e9ritables \u00e0 leurs nouvelles compositions, remportant pour la France un \u00e9norme succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9 au Crescendo 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Dwellers Of The Deep (habitants des profondeurs), cinqui\u00e8me opus du quintette, a mis moins de temps \u00e0 succ\u00e9der \u00e0 son devancier, sans pourtant d\u00e9m\u00e9riter, loin s\u2019en faut, faisant m\u00eame passer son pr\u00e9c\u00e9dent pour une aimable carte postale! Voici enfin l\u2019album qui r\u00e9ussit pleinement \u00e0 combiner accessibilit\u00e9 et sophistication, esprit folk, n\u00e9o prog et ambition musicale, \u00e0 savoir des digressions nombreuses, parsem\u00e9es de joutes instrumentales de toute beaut\u00e9, sans pourtant perdre l\u2019essence du format chanson ni une lisibilit\u00e9 de chaque instant, bref, un miracle d\u2019\u00e9quilibre. Les claviers ont retrouv\u00e9 toute la place qui leur \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e dans le Wobbler d\u2019origine (<a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/03\/05\/399\/\">Hinterland<\/a>, 2005, et <a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/07\/27\/3627\/\">Afterglow<\/a>, 2009), ouvrant d\u2019ailleurs les d\u00e9bats avec un orgue Hammond virevoltant, rappelant les ma\u00eetres de l\u2019\u00e2ge d\u2019or que nous ne vous ferons pas l\u2019injure de citer\u2026 Magnifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre pi\u00e8ces composent le disque, comme pour l\u2019opus pr\u00e9c\u00e9dent, proposant un morceau avoisinant les vingt minutes en conclusion, dont on \u00e9voquera le brio plus loin. En guise de mise en app\u00e9tit, les Norv\u00e9giens avaient publi\u00e9 en vid\u00e9o l\u2019excellentissime et rythm\u00e9 \u00ab Five Rooms \u00bb, annon\u00e7ant la couleur d\u2019un groupe rompu \u00e0 la sc\u00e8ne, pour un prog \u00e9pique, \u00e9chevel\u00e9, aux enluminures instrumentales innombrables, sans jamais perdre le fil m\u00e9lodique, ni tomber dans la facilit\u00e9. Brillant. Et le reste est \u00e0 l\u2019avenant. Le morceau d\u2019ouverture ouvre large les portes de cette musique scandinave, conjuguant entrelacs fr\u00e9n\u00e9tiques et grandes envol\u00e9es sur des paysages baign\u00e9s de nature, sauvage, \u00e9motionnelle, parfois trouble. Un festival de sons offerts par Lars Fredrik Froislie aux claviers avec Hammond, Moog et Mellotron bien s\u00fbr, des geysers de guitare psych\u00e9, des coups de boutoir \u00e0 la basse Rickenbacker si ch\u00e8re \u00e0 Chris Squire (pour ceux qui ne le savaient pas encore), enfin une batterie tr\u00e8s pr\u00e9cise, en osmose totale avec la musique et ses ruptures. Un absolu r\u00e9gal, tant les compositions brillent d\u2019invention, et de clins d\u2019oeil; Yes, pour ce chant haut perch\u00e9, \u00e9voquant d\u2019ailleurs davantage Peter Nichols, ses choeurs litaniques, Gentle Giant pour ses jeux d\u2019eau instrumentaux tout en retenue, King Crimson pour ses ambiances classiques, comme pour le troisi\u00e8me et superbe morceau, \u00e0 la guitare acoustique, et le graal ultime de cet album et ses atmosph\u00e8res mystiques et inqui\u00e9tantes, le si bien nomm\u00e9 \u00ab Merry Macabre \u00bb , probablement le meilleur morceau du groupe depuis ses d\u00e9buts. A lui tout seul, il rend cet album indispensable. On y retrouve la froideur tendue et les ambiances de film d\u2019horreur des ann\u00e9es 70, Goblin, Anglagard, King Crimson\u2026 De bout en bout c\u2019est passionnant, et l\u2019on en vient \u00e0 se dire que Wobbler a atteint ici sa pleine maturit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans la moindre h\u00e9sitation Dwellers Of The Deep figurera au sommet des recommandations de cette ann\u00e9e 2020 tant il \u00e9clate de mille feux, s\u2019\u00e9tant enfin d\u00e9barrass\u00e9 de ses facilit\u00e9s, ne se suffisant plus \u00e0 \u00eatre de la copie, et cherchant v\u00e9ritablement \u00e0 se surprendre \u00e0 travers le vocabulaire de l\u2019\u00e2ge d\u2019or du progressif 70s, faisant de cet album tout simplement l\u2019un des tous meilleurs. Son chef d\u2019\u0153uvre, indiscutablement.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"&quot;Dwellers of the Deep&quot; by WOBBLER\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/bpOQp9gCfQA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour triomphant des Norv\u00e9giens de Wobbler, valeur s\u00fbre d\u2019un prog scandinave \u00e0 l\u2019ancienne, qui, malgr\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":23379,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2,35],"tags":[163,179,186],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23376"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23376"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23376\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23382,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23376\/revisions\/23382"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23379"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23376"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23376"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23376"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}