{"id":23260,"date":"2020-04-14T09:37:00","date_gmt":"2020-04-14T07:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23260"},"modified":"2020-10-23T16:33:27","modified_gmt":"2020-10-23T14:33:27","slug":"pure-reason-revolution-eupnea","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/14\/pure-reason-revolution-eupnea\/","title":{"rendered":"Pure Reason Revolution &#8211; Eupnea"},"content":{"rendered":"\n<p>Il aura fallu dix ans. A ce niveau de hiatus, on ne peut plus vraiment parler de break. On pensait d\u2019ailleurs que les valeureux Britanniques \u00e9taient pass\u00e9s \u00e0 autre chose. Trois petits chefs d\u2019\u0153uvre et puis s\u2019en vont. On ne pouvait m\u00eame pas les accuser de tourner en rond tant leur mue musicale \u00e9tait incessante. Il aura fallu retrouver l\u2019inspiration (en manquaient-ils&nbsp;?), se ressourcer ou tout simplement savourer le plaisir d\u2019\u00eatre ensemble. Car si Pure Reason Revolution fut plus qu\u2019un duo (ceux qui se souviennent de leur prestation parisienne en premi\u00e8re partie de Blackfield en sont encore \u00e9mus), il faut bien admettre que les deux voix de t\u00eate, comme un \u00e9quilibre parfait des sexes, m\u00e8nent d\u00e9sormais la danse et la composition.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les adeptes de la premi\u00e8re heure, cette livraison inopin\u00e9e en p\u00e9riode confin\u00e9e a des allures de cadeau. Une r\u00e9surrection qui allait donc cultiver son lot d\u2019attente. Accents progressifs des d\u00e9buts&nbsp;? Salve \u00e9lectronique f\u00e9roce d\u2019avant le repos&nbsp;? Autre chose, compl\u00e8tement&nbsp;? A bien y penser, c\u2019est un peu un m\u00e9lange de tout cela. La surprise vient d\u00e9j\u00e0 du regroupement d\u2019<em>Eupnea<\/em> &nbsp;en six petits titres, bien peu me direz-vous, mais deux d\u2019entre eux d\u00e9passent les dix minutes au compteur. Cela fait donc un point pour la veine progressive. Et des progressions, il faudra en compter, \u00e0 l\u2019image de \u00abSilent Genesis\u00bb qui a abreuv\u00e9 les comptes YouTube des fid\u00e8les avant d\u2019arriver en chair et en son sous forme d\u2019album. Impossible de fatiguer dans le sillage de ce morceau fleuve qui offre ce qu\u2019il faut de blues-rock apr\u00e8s six minutes pour exploser en d\u00e9ambulation m\u00e9tal hypnotique \u00e0 huit minutes. Pareillement, le morceau titre vient clore le retour et faire glisser des synth\u00e9s Vangelis vers des soubresauts \u00e9piques et m\u00e9talliques.<\/p>\n\n\n\n<p>La force de la cr\u00e9ation est facilit\u00e9e par un sens m\u00e9lodique aiguis\u00e9 qui ne vient rien g\u00e2cher m\u00eame ses accents les plus pop (\u00abNew obsession\u00bb, ent\u00eatant \u00e0 bon escient). C\u2019est ce mariage vocal tr\u00e8s juste qui permet m\u00eame \u00e0 l\u2019auditeur de se lover si facilement dans la musique. L\u00e9g\u00e8rement retro mais diablement attachant. Jon Courtney fait penser \u00e0 Chris Chorner de Sneaker Pimps ou un plus sage Billy Corgan, c\u2019est \u00e0 dire toute une g\u00e9n\u00e9ration. Chlo\u00e9 Alper sait cultiver l\u2019aspect lisse d\u2019Elizabeth Fraser. Alors certes, on peut reprocher les vell\u00e9it\u00e9s du dancing (coupez la saturation et vous retrouverez un peu de Mika ou de Katy Perry sur \u00abMaelstrom\u00bb, oups). De m\u00eame, \u00abBeyond our bodies\u00bb est beaucoup plus anecdotique. D\u2019autres regretteront aussi la force militaire et fulgurante de \u00abFight Fire\u00bb, en ouverture de <em>Hammer and Anvil<\/em>, leur dernier legs. L\u2019\u00e2ge a rendu la globalit\u00e9 plus atmosph\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019heure est aussi aux contrastes&nbsp;: l\u2019enveloppe sombre, parfois illumin\u00e9e par un envol, \u00e9loigne de la noirceur avant de replonger plus compl\u00e8tement \u00e0 coup de riffs dont la violence \u00e9pileptique fait penser \u00e0 Porupine Tree. C\u2019est ainsi que \u00abGhosts and Typhoons\u00bb (un des titres les plus r\u00e9ussis) est construit&nbsp;: il nous enchante par un d\u00e9but slide floydien avant de nous laisser en fin de course, esseul\u00e9s et heureux. En gros, si Muse a achev\u00e9 de vous fatiguer, si la fin du mill\u00e9naire pr\u00e9c\u00e9dent vous manque un peu, si alternatif et progressif ne sont pas antagonistes \u00e0 vos oreilles, plongez en apn\u00e9e dans <em>Eupnea<\/em> !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il aura fallu dix ans. 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