{"id":23190,"date":"2020-08-24T00:14:00","date_gmt":"2020-08-23T22:14:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chromatique.net\/?p=23190"},"modified":"2020-10-23T16:35:05","modified_gmt":"2020-10-23T14:35:05","slug":"pain-of-salvation-panther","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/08\/24\/pain-of-salvation-panther\/","title":{"rendered":"Pain of Salvation &#8211; Panther"},"content":{"rendered":"\n<p>C\u2019est peu dire que Pain of Salvation avait \u00e9t\u00e9 remis sur de rutilants rails avec <em><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/01\/14\/7603\/\">In the passing light of day<\/a><\/em>, intime introspection de son leader charismatique et \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9flexions cons\u00e9cutifs \u00e0 sa maladie. Musicalement, l\u2019album sonnait la v\u00e9ritable entr\u00e9e en fanfare de son batteur plus si nouveau mais profond\u00e9ment renouvel\u00e9, c\u00e9l\u00e9brait une association depuis consomm\u00e9e mais sur le coup brillante avec Ragnar Zolberg et offrait globalement des titres d\u2019une puissance m\u00e9tallique laissant pantois. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Panther<\/em> sort ses griffes et donne \u00e0 voir un fauve raviv\u00e9 entre autres par le retour de vieux sang (le sympathique Johan Hallgren, d\u00e9j\u00e0 de retour sur la tourn\u00e9e du pr\u00e9c\u00e9dent opus) et ayant soif de nouveaut\u00e9. En effet, pas question ici de faire du vieux avec de l\u2019ancien. Pas de raison non plus de poursuivre les vell\u00e9it\u00e9s purement m\u00e9tal. Par de nombreux aspects, l\u2019album surprendra ceux qui ont suivi la carri\u00e8re des Su\u00e9dois. L\u2019utilisation d\u2019effets de voix modernes ou robotis\u00e9s pars\u00e8me la production et ce, d\u00e8s le premier puissant extrait \u00ab Accelerator \u00bb et son vocoder assum\u00e9. Ou m\u00eame le second, \u00ab Restless boy \u00bb, d\u00e9g\u00e9n\u00e9rant en folie fr\u00e9n\u00e9tique (chapeau \u00e0 Leo Margarit !). M\u00e9lodiquement, Pain of Salvation brasse un peu plus large, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 emprunter des accents \u00e0 Queensr\u00ffche (l\u2019eschatologique et tr\u00e8s ent\u00eatant \u00ab Unfuture \u00bb), \u00e0 utiliser des nappes si n\u00e9cessaire (\u00ab Keen to a vault \u00bb). <\/p>\n\n\n\n<p>Les clins d\u2019\u0153il en forme de r\u00e9troviseur se ressentent d\u2019ailleurs de fa\u00e7on sporadique, au gr\u00e9 d\u2019un m\u00e9lancolique et tr\u00e8s beau \u00ab Wait \u00bb, qui n\u2019aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 sur <em><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/10\/18\/879\/\">Be<\/a><\/em>, tous pianos dehors. Ou encore lorsque son leader singe le nu-metal et ses accents hip-hop (le t\u00e9n\u00e9breux \u00ab Panther \u00bb, comme par le pass\u00e9 avec \u00ab Used \u00bb). L\u2019autre rituel de la bande est de donner dans l\u2019extra-court (br\u00e8ve interruption au banjo sur \u00ab Fur \u00bb) ou l\u2019extra-long en fin d\u2019album (\u00ab Icon \u00bb, complainte lancinante progressive sans doute ici moins m\u00e9morable que lors de leur dernier exercice de style en date, j\u2019ai nomm\u00e9 \u00ab In the passing light of day \u00bb). Les textes, profond\u00e9ment captivants, font appara\u00eetre une ligne narrative qui partage la soci\u00e9t\u00e9 entre chiens (le monsieur tout le monde qui s\u2019adapte aux soci\u00e9t\u00e9s modernes) et f\u00e9lins (plus autistes, passionn\u00e9s et souvent en d\u00e9calage). <\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra beaucoup d\u2019\u00e9coutes, beaucoup d\u2019affirmations, d\u2019infirmations et de contre-analyses avant de pouvoir se prononcer sur ce nouvel ensemble de compositions. Mais qui dit qu\u2019il faille seulement se prononcer ? <em>Panther<\/em> se consomme comme il a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 : comme quelque chose de profond\u00e9ment novateur, presque exp\u00e9rimental \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du groupe. Pas dans le tourment du rock seventies de <em>Road Salt <\/em>ou dans l\u2019ambition symphonique de <em>Be<\/em>. Non, ici r\u00e9side une esp\u00e8ce de force spontan\u00e9e qui rend l\u2019\u00e9coute addictive. M\u00eame s\u2019il est difficile d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 tout, on se plaira \u00e0 revisiter r\u00e9guli\u00e8rement la diversit\u00e9 que l\u2019album se paye le luxe d\u2019offrir \u00e0 son auditeur. Rien que pour cela, on en feule de plaisir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est peu dire que Pain of Salvation avait \u00e9t\u00e9 remis sur de rutilants rails avec&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":23191,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2,35],"tags":[171],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23190"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23190"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23190\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23201,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23190\/revisions\/23201"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23190"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23190"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23190"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}