{"id":2291,"date":"2010-01-21T00:00:00","date_gmt":"2010-01-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2291"},"modified":"2010-01-21T00:00:00","modified_gmt":"2010-01-20T22:00:00","slug":"2291","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/01\/21\/2291\/","title":{"rendered":"Luke Stone &#8211; Somethin\u2019s Gotta Give"},"content":{"rendered":"<p>Luke Stone appara\u00eet comme le pendant am\u00e9ricain de l\u2019Allemand Hans-J\u00f6rg Schmitz et de son King of Agogik. Tous deux sont batteurs et produisent leurs disques via leur propre label. Sans doute se connaissent-ils ? Probablement pas en fait, pourtant leur musique navigue sur des vagues similaires, celles du rock progressif instrumental. Luke Stone vient du Kansas, ses influences vari\u00e9es font de lui un musicien hors-pair et incroyablement productif en si peu de temps. <i>Somethin\u2019s Gotta Give<\/i> est d\u00e9j\u00e0 son troisi\u00e8me album en quatre petites ann\u00e9es. Son m\u00e9lange de jazz-rock et de funk aux accents parfois soul d\u00e9coiffe et d\u00e9montre qu\u2019\u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre connu, il est sacr\u00e9ment talentueux.<\/p>\n<p>  Les points forts de cet album r\u00e9sident dans sa qualit\u00e9 musicale. Le rock progressif de Luke s\u2019adapte \u00e0 la temp\u00e9rature du moment et d\u00e9cline avec aisance les diff\u00e9rentes facettes d\u2019un style en mutation. Les compositions comportent leur lot de surprises instrumentales, d&rsquo;un passage complexe \u00e0 d&rsquo;autres relaxant ou encore dansant. On pense par petites touches successives \u00e0 Weather Report mais \u00e9galemant \u00e0 Primus pour le c\u00f4t\u00e9 <i>groove<\/i> d\u00e9cal\u00e9, en passant sur d\u2019autres pointures\u2026 La production honore le disque d\u2019un son franchement p\u00eachu et subtil m\u00eame si les reliefs ne sont pas tellement prononc\u00e9s.<\/p>\n<p>  Concernant les points faibles, il faut bien avouer que m\u00eame si les riffs \u00e9crits par un batteur rivalisent avec ceux de tr\u00e8s bons guitaristes, ils ont tendance \u00e0 tourner en rond au sein des morceaux, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un jam de haute voltige. Une improvisation valant la plupart du temps moins qu\u2019une \u00e9criture l\u00e9ch\u00e9e, l\u2019auditeur pourra trouver certains passages un peu longs. Il est regrettable d\u2019autre part, que Luke Stone n\u2019ait pas fait appel \u00e0 un chanteur qui aurait pu r\u00e9veiller quelques couleurs bien sympathiques dans cette fusion des genres.<\/p>\n<p>  Ne connaissant pas les albums pr\u00e9c\u00e9dents <i>Science Friction<\/i> (2006) et <i>Elaborate Mess<\/i> (2008), les points de comparaison sont impossibles. <i>Somethin\u2019s Gotta Give<\/i> fait preuve de maturit\u00e9 mais manque pourtant d\u2019accroches et de r\u00e9volution. Il saura n\u00e9anmoins s\u00e9duire les nostalgiques d\u2019un Mahavishnu Orchestra plus progressif ou d\u2019un Tribal Tech un peu moins technique. De plus, l\u2019auditeur pourra \u00eatre sensible \u00e0 l\u2019honn\u00eatet\u00e9 du travail de ce musicien qui ne rentre jamais dans le jeu de la d\u00e9monstration gratuite, ou \u00e0 son d\u00e9vouement \u00e0 une musique difficile \u00e0 ex\u00e9cuter. Laisser au mixage final un coup de baguettes malencontreux sur un cercle de tom \u00e0 la fin du superbe \u00ab&nbsp;Should Be Easy pt.1&nbsp;\u00bb laisse un go\u00fbt de spontan\u00e9it\u00e9 tellement d\u00e9licieux qu\u2019il fallait le souligner. Merci Monsieur Stone !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Luke Stone appara\u00eet comme le pendant am\u00e9ricain de l\u2019Allemand Hans-J\u00f6rg Schmitz et de son King&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2292,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2291"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2291"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2291\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2292"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2291"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2291"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2291"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}