{"id":2285,"date":"2009-12-29T00:00:00","date_gmt":"2009-12-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2285"},"modified":"2009-12-29T00:00:00","modified_gmt":"2009-12-28T22:00:00","slug":"2285","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/12\/29\/2285\/","title":{"rendered":"King of Agogik &#8211; The Rhythmic Drawing Room"},"content":{"rendered":"<p>Voici le retour de Hans-J\u00f6rg Schmitz, le roi de l\u2019agogique, multi-instrumentiste prolifique et principalement batteur de son projet ambitieux. De retour sur son propre label avec un double album, un an seulement apr\u00e8s <i>Aleatorik System<\/i>, King of Agogik revient sous le signe de l\u2019exub\u00e9rance et l\u2019irrationnelle cascade d\u2019id\u00e9es \u00e0 foison.<\/p>\n<p>   Il lui \u00e9tait reproch\u00e9 auparavant de mettre un peu trop en avant son \u00e9vidente et \u00e9poustouflante technicit\u00e9 au service d\u2019une \u00e9criture progressive trop extravagante, malgr\u00e9 quelques id\u00e9es int\u00e9ressantes et pourtant si peu d\u00e9velopp\u00e9es. <i>The Rhythmic Drawing Room<\/i> s\u2019av\u00e8re encore plus touffu, limite indigeste. Dans l\u2019esprit aussi bien musical que conceptuel, la comparaison appara\u00eet \u00e9vidente avec d\u2019autres rois, eux de Su\u00e8de et non d\u2019Allemagne, The Flower Kings \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 la somme de chansons sorties en un an aurait pu correspondre \u00e0 l\u2019int\u00e9grale de certains autres groupes sur une d\u00e9cennie.<\/p>\n<p>  King of Agogik pratique un rock progressif teint\u00e9 de modernisme mais avec aussi la nostalgie de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les premiers Yes ou Genesis faisaient rage. On notera par exemple un clin d\u2019\u0153il \u00e0 ce dernier quasiment imperceptible sur l\u2019introduction de \u00ab Moonlit Window \u00bb. Le premier disque contient son lot de surprises comme \u00ab Stick, Trick and Track \u00bb et sa longue suite \u00ab The Disgusting Life of Lupus W. \u00bb mais aussi son pendant d\u2019inutilit\u00e9 comme les petits interm\u00e8des et autres excentricit\u00e9s qui auraient pu \u00eatre per\u00e7ues diff\u00e9remment si elles avaient \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es dans des morceaux plus cons\u00e9quents. Bref, il y a \u00e0 boire et \u00e0 manger \u2026<\/p>\n<p>  Les nombreux invit\u00e9s contribuent \u00e0 cr\u00e9er une atmosph\u00e8re conviviale, fra\u00eeche et renouvel\u00e9e au fil des morceaux. Le second disque b\u00e9n\u00e9ficie lui de cet apport en main d\u2019\u0153uvre et apporte une certaine consistance \u00e0 l\u2019ensemble de ce double album. Il aurait \u00e9t\u00e9 dommageable en effet de s\u2019arr\u00eater sur l\u2019impression mitig\u00e9e de la premi\u00e8re heure. Alors m\u00eame si King of Agogik se rattrape avec un somptueux \u00ab Leave \u00bb plein de rebondissements, il y a d\u00e9j\u00e0 indigestion. <\/p>\n<p>  Edifice pharaonique dans son entit\u00e9, Hans-J\u00f6rg Schmitz donne l\u2019impression de vouloir remplir les galettes comme on fourre une dinde, \u00e0 ras bord. N\u2019est-il pas conscient qu\u2019il faut privil\u00e9gier la qualit\u00e9 \u00e0 la quantit\u00e9 ? Car ses id\u00e9es, loin d\u2019\u00eatre pauvres, ne sont pas, semble-t-il, assez exploit\u00e9es ou m\u00eame parfois assez m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chies. Comme si cela ne suffisait pas, les morceaux d\u00e9j\u00e0 bien nombreux, sont par-dessus tout trop longs pour la plupart. Se plonger dans ce labyrinthe sonore pourtant bien ficel\u00e9 rel\u00e8ve de la prouesse et pourrait \u00eatre pour certains extr\u00eamement fatigante. C\u2019est bient\u00f4t les soldes, proposons lui une r\u00e9duction sur les albums \u00e0 venir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici le retour de Hans-J\u00f6rg Schmitz, le roi de l\u2019agogique, multi-instrumentiste prolifique et principalement batteur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2286,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2285"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2285"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2285\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2286"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2285"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2285"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2285"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}