{"id":22347,"date":"2020-01-28T00:00:00","date_gmt":"2020-01-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12b7c5b9b7ed57046d25bc17593ef9fc_XL.jpg"},"modified":"2020-01-28T00:00:00","modified_gmt":"2020-01-27T22:00:00","slug":"22347","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/01\/28\/22347\/","title":{"rendered":"&#8211; 2019 : le bilan de la r\u00e9daction !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong> Comme chaque d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, c\u2019est le moment pour les r\u00e9dacteurs de Chromatique de partager les coups de coeurs, les encouragements, et peut-\u00eatre m\u00eame les coups de gueules de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. La chromateam vous souhaite une ann\u00e9e 2020 riche en \u00e9motions musicales et continuera \u00e0 couvrir l\u2019actualit\u00e9 de vos genres pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s avec autant d\u2019enthousiasme !<\/strong><br \/><br \/> <strong>Maxime Delorme<br \/><br \/> Les albums de l&rsquo;ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Klone &#8211; <em>Le Grand Voyage<\/em><br \/> 2 : No-Man &#8211; <em>Love you to Bits<\/em><br \/> 3 : Tool &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17220-fear-inoculum\" target=\"_blank\">Fear Inoculum<\/a><\/em><br \/> 4 : Richard Henshall &#8211; <em>The Cocoon<\/em><br \/> 5 : Opeth &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17201-in-cauda-venenum\" target=\"_blank\">In Cauda Venenum<\/a><\/em><br \/><br \/> Sans surprise en ce qui me concerne la premi\u00e8re place revient \u00e0 Klone et son Grand Voyage : Un trip fantastique, beau et planant qui m\u00e9rite amplement une premi\u00e8re place. En seconde position une arriv\u00e9e inattendue, le nouveau No-Man qui a r\u00e9ussi la prouesse de me faire aimer No-Man ! Un excellent mix \u00e9lectro presque indus avec quelques incursions progguesque notamment, un fantastique solo d&rsquo;Adam Holtzmann. En troisi\u00e8me position, on n&rsquo;y coupera pas : <em>Fear Inoculum<\/em> de Tool, \u00e9videmment. Le retour tant attendu. On se pr\u00e9parait \u00e0 la d\u00e9ception, le r\u00e9sultat est en fait excellent. Quatri\u00e8me position pour le cocon de Richard Henshall, guitariste \u00e9m\u00e9rite connu pour sa participation assidue \u00e0 Haken. Dans cet ouvrage solo, Henshall se pla\u00eet \u00e0 inviter des guests (et de qualit\u00e9 : notamment une partie du cast de Bent Knee !) et le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur: Complexe, beau, technique, vari\u00e9. Enfin, une derni\u00e8re place inattendue pour le In Cauda Venenum (en version su\u00e9doise s&rsquo;il vout plait), qui arrive \u00e0 raviver la flamme en proposant un album se d\u00e9barrassant d&rsquo;une partie des tics qui avaient rendu Opeth insupportable ces derni\u00e8res ann\u00e9es. L&rsquo;album est riche et je me plais \u00e0 esp\u00e9rer qu&rsquo;il soit le premier d&rsquo;une nouvelle vague d&rsquo;albums d&rsquo;Opeth que j&rsquo;appr\u00e9cierai.<br \/><br \/> Mention honorable: Voyager et son <em>Colours in the Sun<\/em>.<br \/><br \/> <strong>L&rsquo;espoir de l&rsquo;ann\u00e9e : Voyager<\/strong><br \/><br \/> Avec son <em>Colours in the Sun<\/em> Voyager arrive \u00e0 proposer un metal prog \u00e0 la sauce <em>djent<\/em> qui d\u00e9pareille puisqu&rsquo;il est tr\u00e8s r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 <em>new wave<\/em>. \u00c7a donne un m\u00e9lange bizarre \u00e0 mi-chemin entre du Tesseract et du Tears for Fears. Et \u00e7a rend tr\u00e8s tr\u00e8s bien malgr\u00e9 un album un peu in\u00e9gal ! On en attend plus sur un prochain album o\u00f9 le groupe affirmera peut-\u00eatre cette identit\u00e9.<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l&rsquo;ann\u00e9e : Devin Townsend &#8211; Empath<\/strong><br \/><br \/> <em>Empatchwork<\/em>. L&rsquo;album est fouillis, confus, resuce des id\u00e9es et des codes que Townsend a d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9 mille fois. Malheureusement pas particuli\u00e8rement int\u00e9ressant. <br \/><br \/><br \/> <strong>Jean-Philippe Haas<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Tonbruket &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17253-masters-of-fog\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Masters of Fog<\/em><\/a><br \/> 2 : Emile Parisien Quartet &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17015-double-screening\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Double Screening<\/em><\/a><br \/> 3 : Free Human Zoo &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17173-no-wind-tonight\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>No Wind Tonight<\/em><\/a><br \/> 4 : Isildurs Bane &amp; Peter Hammill &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17235-in-amazonia\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In Amazonia<\/em><\/a><br \/> 5 : Bent Knee &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17221-you-know-what-they-mean\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>You Know What They Mean<\/em><\/a><br \/><br \/> 2019, ann\u00e9e de vaches maigres. Le m\u00e9tal prog tourne a) en rond (Opeth, Vanden Plas, Tool), b) casaque (Leprous), c) au vinaigre (Dream Theater). Le rock progressif lui, malgr\u00e9 quelques sorties aussi attendues que poussives (The Flower Kings, Alan Parsons), s&rsquo;en sort tout juste avec, par exemple, un nouveau Bent Knee de haut vol &#8211; bien que l\u00e9g\u00e8rement en-de\u00e7\u00e0 de <a href=\"chroniques\/item\/16327-land-animal\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Land Animal<\/em><\/a> au niveau de l&rsquo;inspiration &#8211; et une nouvelle collaboration fructueuse d&rsquo;Isildurs Bane. Le collectif su\u00e9dois a d\u00e9cid\u00e9ment le don de redonner de l&rsquo;\u00e9clat \u00e0 ses a\u00een\u00e9s. Ainsi, apr\u00e8s un disque tr\u00e8s r\u00e9ussi avec Steve Hogarth en 2017 (<a href=\"chroniques\/item\/16324-colours-not-found-in-nature\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Colours Not Found In Nature<\/em><\/a>), le groupe sort un <em>In Amazonia<\/em> tout aussi r\u00e9ussi avec monsieur Van Der Graaf Generator. Bref, il y aura eu en 2019 au moins un Hammill qui ne se sera pas commis dans un navet consternant.  <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Galaad \u2013 Paris, le Gibus, 28 septembre<br \/> 2 : Toto \u2013 Pratteln, Z-7, 16 juillet <br \/> 3 : Catherine Ringer \u2013 Strasbourg, La Laiterie, 12 novembre<br \/> 4 : Stephan Eicher, Strasbourg, f\u00eate de la musique, 21 juin<br \/> 5 : Steven Wilson \u2013 Strasbourg, La Laiterie, 19 janvier<br \/><br \/> Quel plaisir de revoir, contre toute attente, un groupe comme Galaad fouler les planches parisiennes et offrir en <em>live<\/em> \u00e0 la fois un nouvel album plein d&rsquo;\u00e9nergie (<em>Frat3r<\/em>) et les merveilles de <a href=\"chroniques\/item\/984-Vae%20Victis\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Vae Victis<\/em><\/a>. 23 ans apr\u00e8s leur dernier passage dans la capitale, les Suisses ont tout donn\u00e9 et le public le leur a bien rendu ! <br \/> Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les vieux (voire tr\u00e8s vieux) de tous bords sont toujours l\u00e0 et ont encore des choses \u00e0 apprendre \u00e0 la jeune g\u00e9n\u00e9ration en mati\u00e8re de <em>show<\/em> ! <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Dream Theater &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17052-distance-over-time\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Distance Over Time<\/em><\/a> <\/strong><br \/><br \/> Depuis le laborieux et ridicule <a href=\"chroniques\/item\/15639-the-astonishing\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Astonishing<\/em><\/a>, les New-Yorkais ont bien du mal \u00e0 composer quelque chose de captivant. <em>Distance Over Time<\/em> ne restera pas dans les m\u00e9moires mais fort heureusement, la tourn\u00e9e de ce nouvel album se conjugue avec les 20 ans de <em>Metropolis Part 2: Scenes from a Memory<\/em> : une bonne raison d&rsquo;aller voir la bande \u00e0 Petrucci sur sc\u00e8ne, tout de m\u00eame. <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : la reformation de Pure Reason Revolution ! <\/strong><br \/><br \/> Les quelques chanceux qui tra\u00eenaient aux Pays-Bas l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier au festival Midsummer Prog ont pu entendre <a href=\"chroniques\/item\/1015-The%20Dark%20Third\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Dark Third<\/em><\/a> dans son int\u00e9gralit\u00e9 pendant un concert qui marquait le retour de Pure Reason Revolution sur les planches apr\u00e8s huit ans d&rsquo;absence. Outre quelques autres dates pr\u00e9vues en 2020, notamment le 17 juillet au festival Night of The Prog, le groupe anglais men\u00e9 par Jon Courtney et Chlo\u00eb Alper sortira cette ann\u00e9e un nouvel album chez Inside Out. Dire qu&rsquo;on a h\u00e2te d&rsquo;entendre \u00e7a est un euph\u00e9misme. <br \/><br \/><br \/> <strong>Dan Tordjman<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Franck Carducci &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17254-the-answer\" target=\"\u201d_blank\u201d\">The Answer<\/a><\/em><br \/> 2 : Synapse &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17241-impulse\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Impulse<\/a><\/em><br \/> 3 : L\u2019Alcove &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17168-dead-end\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Dead End<\/a><\/em><br \/> 4 : HFMC &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17234-parallel-life\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Parallel LIfe<\/a><\/em><br \/> 5 : Pattern-Seeking Animals &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17200-pattern-seeking-animals\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Pattern-Seeking Animals<\/a><\/em><br \/><br \/> On ne peut pas dire qu\u2019en 2019, on ait r\u00e9ellement saut\u00e9 au plafond. D\u2019espoir en espoir, on est all\u00e9 de d\u00e9ception en d\u00e9ception. On attendait monts et merveilles d\u2019Opeth, qui nous a bien fait mariner avec son album chant\u00e9 en Su\u00e9dois et en Anglais. Pendant ce temps, Dream Theater continue de d\u00e9cha\u00eener les passions et diviser avec <em>Distance Over Time<\/em>, certes de bonne facture, mais tout sauf r\u00e9volutionnaire. Faut-il alors parler de Tool ? L\u2019arl\u00e9sienne du Prog Metal a, elle aussi, son lot de d\u00e9tracteurs. Citons aussi, Flying Colors qui, s\u2019il continue d\u2019int\u00e9resser musicalement, s\u2019embourbe vocalement avec un Casey McPherson \u00e0 l\u2019extr\u00eame limite de l\u2019ennui. <br \/><br \/> Alors, bon, votre serviteur a tout de m\u00eame gard\u00e9 le meilleur pour la fin avec quelques productions dont la plupart &#8211; Cocorico ! &#8211; sont estampill\u00e9es label France. A commencer par les jeunots de Synapse dont le premier effort  <a href=\"chroniques\/item\/17241-impulse\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Impulse<\/em><\/a> a su trouver oreille. Des oreilles et des yeux qui resteront riv\u00e9s, \u00e0 coup sur, sur ce prometteur groupe francilien auquel on ne souhaite que du bien. De Paris \u00e0 Lyon, il y a quatre cents kilom\u00e8tres qui s\u00e9parent la capitale du repaire de Franck Carducci, dont le dernier m\u00e9fait, le bien nomm\u00e9 <a href=\"chroniques\/item\/17254-the-answer\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Answer<\/em><\/a> est une bonne r\u00e9ponse et s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 de <em>Torn Apart<\/em>. Si Derek Sherinian s\u2019y est pos\u00e9 pour un morceau, c\u2019est qu\u2019il y\u2019a de la qualit\u00e9, chez le Rhodanien qui, depuis peu, a pour voisin Ry-Nyx, \u00e9minence grise de L\u2019Alc\u00f4ve dont l\u2019album <em><a href=\"chroniques\/item\/17168-dead-end\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Dead End<\/a><\/em><br \/> est un vrai tour de force sonique qui plaira \u00e0 coup s\u00fbr aux fans de Tool, NIN ou Massive Attack ! <br \/><br \/> On reste en Europe avec Hasse Froberg &amp; Musical Companion. La voix des Flower Kings s\u2019autorise une nouvelle escapade solo avec <a href=\"chroniques\/item\/17234-parallel-life\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Parallel Life<\/em><\/a> m\u00e9lodique \u00e0 souhait, \u00e0 mi-chemin entre la pop et le progressif symphonique et qui ravira les fans de Yes, Queen ou Jellyfish. D\u2019Europe, on file sur la C\u00f4te Ouest avec le super groupe Pattern-Seeking Animals, compos\u00e9 \u00e0 moiti\u00e9 des membres de Spock\u2019s Beard <a href=\"http:\/\/o\/chroniques\/item\/17200-pattern-seeking-animals\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><\/a> et dont l\u2019album \u00e9ponyme appara\u00eet comme une parenth\u00e8se rafra\u00eechissante pour Ted Leonard et Dave Meros. On ne parlera pas de d\u00e9monstration instrumentale ici, mais de le\u00e7on d\u2019\u00e9quilibre musical, le tout, toujours tr\u00e8s bien produit par l\u2019inoxydable Rich Mouser <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Ghost \u2013 Paris, Stade de France, 12 mai<br \/> 2 : Synapse \u2013 Boulogne-Billancourt, Seguin Sound, 27 septembre <br \/> 3 : Jolly \u2013 Paris, BlackStar, 28 juin<br \/><br \/> L\u2019arriv\u00e9e d\u2019une petite choupette chamboule forc\u00e9ment tous les plans concerts. Ainsi, votre serviteur n\u2019en a fait que tr\u00e8s peu, mais tri\u00e9s sur le volet ! A commencer par Jolly \u00e0 Paris dont la venue \u00e9tait tout sauf incongrue, vu que les Am\u00e9ricains ont sorti un remarquable <em>Family<\/em>. Peu de monde dans la salle, mais beaucoup de chaleur. De la chaleur, il y en eut beaucoup, au Stade de France, quand Ghost a mis le public de Metallica \u00e0 genoux ET dans sa poche, avec des sc\u00e9nographie et setlist aux petits oignons. Et sinon, Synapse, toujours Synape, dont les musiciens tr\u00e8s appliqu\u00e9s sur sc\u00e8ne constituent \u00e0 eux seuls un spectacle visuel non n\u00e9gligeable, men\u00e9 par un chanteur qui a vraiment la bougeotte.  <br \/><br \/> <strong>La trag\u00e9die de l\u2019ann\u00e9e : Andr\u00e9 Matos <br \/><br \/><\/strong> On a connu mieux pour d\u00e9buter l\u2019\u00e9t\u00e9. Mais la disparition soudaine d\u2019Andr\u00e9 Matos est un v\u00e9ritable choc pour la communaut\u00e9 metal et progressive. Une \u00e9norme perte qui, en plus d\u2019\u00eatre tr\u00e8s douloureuse laisse un go\u00fbt tr\u00e8s amer de frustration car pour la premi\u00e8re fois depuis le schisme d\u2019Angra, les feux \u00e9taient au vert pour un retour du chanteur au sein d\u2019Angra.      <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Into The Electric Castle sur sc\u00e8ne ! <\/strong><br \/><br \/> Ne vous m\u00e9prenez pas. On n\u2019a pas pu y aller, mais si vous connaissez l\u2019\u0153uvre d\u2019Arjen Lucassen, vous, comme nous, attendez avec impatience les concerts qui ont immortalis\u00e9 cette pi\u00e8ce angulaire des op\u00e9ras prog rock. <br \/><br \/><br \/> <strong>Chrysostome<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Le\u00efla Martial \u2013 <em>Baa Box<\/em><br \/> 2 : Magma &#8211; <em>Z\u00ebss<\/em><br \/> 3 : Apparat \u2013 <em>LP5<\/em><br \/> 4 : La Chica &#8211;  <em>Cambio<\/em><br \/> 5 : Grand Ensemble Koa \u2013 <em>Beat<\/em><br \/> 6 : Anne Paceo \u2013 <em><a href=\"chroniques\/item\/17058-bright-shadows\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> Bright Shadows <\/a><\/em><br \/> 7 : The Tronosonic Experience &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17250-ii-the-big-blow\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> II: The Big Blow <\/a><\/em><br \/> 8 : Pumarosa \u2013 <em>Devastation<\/em><br \/> 9 : Floating Points &#8211; <em>Crush<\/em><br \/> 10 : No-Man &#8211; <em>Love you to Bits<\/em><br \/><br \/> Premi\u00e8re ann\u00e9e compl\u00e8te pour votre serviteur au sein de la r\u00e9daction de Chromatique. Et si la liste des artistes ayant enregistr\u00e9 un bon album pourrait \u00eatre longue, ceux qui ont produit des \u0153uvres particuli\u00e8rement enthousiasmantes et  marquantes se font en revanche beaucoup plus rares. En toute logique, cette s\u00e9lection ne comporte que des albums sortis en 2019, mais parmi les tr\u00e8s belles d\u00e9couvertes de 2019, deux groupes de jazz-rock fran\u00e7ais dont les albums sont parus fin 2018 m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9s, car ils auraient assur\u00e9ment figur\u00e9 dans le haut de cette liste. En effet, <em> I told the little bird<\/em> de PJ5 (o\u00f9 les interventions vocales d\u2019Isabel S\u00f6rling apportent une ind\u00e9niable plus-value) et <em>Parallel Worlds<\/em> du Anthony Jambon Group (qui fait penser aux meilleurs heures de Avishai Cohen) sont deux petites merveilles qu\u2019on recommande chaudement aux amateurs de jazz \u00e0 la fronti\u00e8re d\u2019autres genres.   <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Steven Wilson \u2013 Le Carg\u00f6, Caen 27 janvier 2019<br \/> 2 : <em><a href=\"articles\/live-reports\/item\/16964-la-machine-%C3%A0-remonter-le-temps\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> <\/a><a href=\"articles\/live-reports\/item\/17281-vincent-peirani-anne-paceo\">Jazz au fil de l\u2019Oise 2019 (Anne Paceo, Vincent Peirani)<\/a><\/em> \u2013 Th\u00e9\u00e2tre de Jouy le 15 novembre, Visages du Monde le 6 d\u00e9cembre, Points Communs le 7 d\u00e9cembre 2019<br \/> 3 : La Chica \u2013 Bistrot de la Plage, Cergy novembre 2019<br \/> 4 : Himiko \u2013 Th\u00e9\u00e2tre de Jouy, Jouy-le-Moutier 13 d\u00e9cembre 2019<br \/> 5 : Avishai Cohen \u2013 Th\u00e9\u00e2tre Simone Signoret, Conflans-Sainte-Honorine 15 mars 2019<br \/><br \/> Steven Wilson nous l\u2019avait annonc\u00e9 en <a href=\"articles\/interviews\/item\/16894-invasion-%C3%A0-domicile\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> interview <\/a>, il allait revenir dans des salles o\u00f9 on peut assister au concert debout. Ce fut donc un grand plaisir que d\u2019aller voir le dieu du prog en pouvant se faufiler tout devant et bouger librement sur la musique, avec en plus pour l\u2019occasion une playlist pleine de belles surprises (notamment plusieurs morceaux de l\u2019excellentissime <a href=\"chroniques\/item\/13036-grace-for-drowning\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> Grace for drowning <\/a>) permettant de ne pas se lasser une seule seconde d\u2019un show pourtant d\u00e9j\u00e0 vu deux fois sur cette tourn\u00e9e. 2019 aura \u00e9t\u00e9 riche en exclusivit\u00e9s. En avril \u00e0 Conflans, Avishai Cohen jouait en avant-premi\u00e8re son album <em>Arvoles<\/em>. En d\u00e9cembre, Himiko faisait d\u00e9couvrir au public du Th\u00e9\u00e2tre de Jouy ses nouvelles compositions qui figureront sur un futur album dont la r\u00e9alisation est en cours.  Enfin, le festival Jazz au fil de l\u2019Oise nous aura permis de d\u00e9couvrir deux superbes cr\u00e9ations de Vincent Peirani. Quant \u00e0 Anne Paceo et La Chica dont les albums figurent parmi les meilleurs de l\u2019ann\u00e9e, elles se sont montr\u00e9es encore plus captivantes en live qu\u2019en studio !<br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : la Norv\u00e8ge ! <\/strong><br \/><br \/> On ne sait pas comment il s\u2019y prend, mais chapeau bas \u00e0 ce pays nordique qui n\u2019en finit plus de faire \u00e9merger de nouveaux talents. Cette ann\u00e9e ce sont les groupes <a href=\"chromatique.net\/chroniques\/item\/17243-tranquilize\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> Fervent Mind <\/a> et <a href=\"chroniques\/item\/17250-ii-the-big-blow\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> The Tronosonic Experience <\/a> qui ont retenu mon attention, et il me tarde de d\u00e9couvrir comment ces jeunes talents vont progresser ! <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Comet is Coming<\/strong><br \/><br \/> Le trio londonien adul\u00e9 comme la nouvelle sensation immanquable du jazz <em> hype <\/em> a sorti un <a href=\"chroniques\/item\/17180-trust-in-the-lifeforce-of-the-deep-mystery\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> deuxi\u00e8me album <\/a> r\u00e9p\u00e9titif et ennuyeux, ce qui a de quoi d\u00e9soler car on les sent capables de tellement mieux\u2026   <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Opeth choisissant de chanter en su\u00e9dois<\/strong><br \/> M\u00eame si j\u2019ai au final pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9couter <a href=\"chroniques\/item\/17201-in-cauda-venenum\" target=\"\u201d_blank\u201d\"> In Cauda Venenum <\/a> en anglais, un grand bravo \u00e0 Mikael Akerfeldt d\u2019avoir fait le choix de chanter dans sa langue maternelle, quand bien m\u00eame le su\u00e9dois n\u2019est pas super vendeur en dehors de la Su\u00e8de !   <br \/><br \/><br \/> <strong>Florent Canepa<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Iamthemorning &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17171-the-bell\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Bell<\/em><\/a> <br \/> 2 : Dream Theater &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17052-distance-over-time\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Distance Over Time<\/em><\/a> <br \/> 3 : Alan Parsons \u2013 <a href=\"chroniques\/item\/17077-the-secret\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Secret<\/em><\/a> <br \/> 4 : Flying Colors &#8211; Third Degre <br \/> 5 : The Young Gods \u2013 Data Mirage Tangram <br \/> <br \/> De belles confirmations ou des retours inattendus : voil\u00e0 ce qui compose mon top pour 2019. En haut de l\u2019affiche, la s\u00e9quence m\u00e9lodique propos\u00e9e par Iamthemorning qui affirme une fois de plus son talent au sein de l\u2019\u00e9curie Kscope. Piano, voix et arrangements se fondent dans une production o\u00f9 l\u2019harmonie ne c\u00e8de jamais \u00e0 la facilit\u00e9. Il fallait aussi compter avec les mastodontes am\u00e9ricains de Dream Theater qui m\u00e9ritent leur place dans le podium gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019album qui permet de renouer avec notre amour d\u2019antan. Des lettres de noblesse fi\u00e8rement reconquises notamment gr\u00e2ce \u00e0 certains morceaux devenus incontournables. A tout seigneur progressif tout honneur : la magie (th\u00e9matique de l\u2019album) op\u00e8re toujours pour le pygmalion Alan Parsons pour les plus nostalgiques qui sauront trouver dans <em>The Secret<\/em> une madeleine certes sucr\u00e9e mais tellement gourmande. Le troisi\u00e8me opus du super groupe Flying Colors d\u00e9montre que <em>classic rock<\/em> ne rime pas avec ennui ou monotonie. Accents pop, ma\u00eetrise virtuose et \u00e9motions sont les ma\u00eetres mots d\u2019un album arriv\u00e9 in extremis en fin d\u2019ann\u00e9e pour nous r\u00e9chauffer les oreilles. Petite incursion \u00e9lectronique avec les Young Gods qui font du big data le centre n\u00e9vralgique de leur douzi\u00e8me effort. Trance, initiatique ou po\u00e9tique, les Suisses embarquent dans un voyage fi\u00e9vreux o\u00f9 la musique n\u2019a pas d\u2019\u00e2ge.  <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Tool \u2013 <a href=\"articles\/live-reports\/item\/17172-a-brasier-ouvert\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Hellfest<\/a>, 23 juin 2019 <br \/> 2 : Leprous &#8211; Cabaret Sauvage, 12 novembre 2019<br \/> 3 : Soen, Backstage by the Mill, 2 avril 2019 <br \/> 4 : Monkey3 &#8211; Le Petit Bain, 1er avril 2019<br \/> 5 : Galaad \u2013 Paris, le Gibus, 28 septembre 2019<br \/><br \/> M\u00eame si le dernier et tant attendu album de Tool nous laisse un peu de marbre et n\u2019atteint pas le top albums selon moi, il est impossible de rester insensible \u00e0 leurs prestations live. Hypnotique, gav\u00e9 d\u2019effets sc\u00e9niques, amplifi\u00e9 par les films diffus\u00e9s sur \u00e9cran, le show de Tool au Hellfest, en fermeture du festival, restera un moment \u00e9pique, grav\u00e9 dans les m\u00e9moires et les oreilles des fans pr\u00e9sents. Tr\u00e8s puissant aussi en live, Leprous ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle sous le chapiteau du Cabaret Sauvage qui lui offre un \u00e9crin surr\u00e9aliste pour ses d\u00e9cibels messianiques et les envol\u00e9es d\u2019Einar Solberg. Soen, parfois estampill\u00e9 clone de Tool, trouve de plus en plus sa patte et sa personnalit\u00e9 et transcende une salle pourtant souvent frustrante pour d\u00e9livrer un show efficace et brut. Autre valeur s\u00fbre en concert  Monkey3 peint son univers unique au Petit Bain pour une soir\u00e9e intimiste qui donne \u00e0 voir tout l\u2019\u00e9ventail de leur virtuosit\u00e9 musicale. Enfin, Galaad qui se fait rare en nos terres, vient illuminer le Gibus de sa flamme po\u00e9tique. On se r\u00e9jouit du fait que les Suisses aient d\u00e9cid\u00e9 de se reformer et de continuer \u00e0 sillonner les routes apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Iroh <\/strong> &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17074-cuppa\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Cuppa ?<\/a><br \/> Inconnu au bataillon, mais fort d\u2019une production sans faille, Iroh est bien le h\u00e9ros de l\u2019ann\u00e9e et d\u00e9livre pr\u00e8s de quatre vingt minutes d\u2019un m\u00e9tal progressif instrumental l\u00e9g\u00e8rement foutraque et totalement inspir\u00e9. Pour les buveurs de th\u00e9 qui l\u2019aiment cors\u00e9 !  <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Opeth<\/strong> &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/17201-in-cauda-venenum\" target=\"\u201d_blank\u201d\">In Cauda Venenum<\/a><br \/> M\u00eame si l\u2019intention de faire un double album su\u00e9dois et anglais est louable. M\u00eame si les Su\u00e9dois s\u2019extirpent de leurs tics retro parfois suffisants. M\u00eame si Mickael Akerfeldt a toujours un capital sympathie. Voil\u00e0, il y a beaucoup de \u201cm\u00eame si\u201d, mais \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e l\u2019insipide l\u2019emporte sur l\u2019excitation. Dommage, ce n\u2019est pas pass\u00e9 loin.  <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Pure Reason Revolution<\/strong><br \/> Je ne pouvais que plussoir \u00e0 l\u2019emballement de mon cher confr\u00e8re Jean-Philippe concernant la reformation des g\u00e9niaux Pure Reason Revolution. On les a aper\u00e7us au Midsummer Prog mais naturellement nous en voulons d\u00e9sormais plus : la totalit\u00e9 de leur discographie sur les  sites d\u2019\u00e9coute, des nouveaux concerts et qui sait de nouvelles compositions pour revigorer notre syst\u00e8me nerveux et titiller notre cortex. A suivre&#8230;<br \/><br \/><br \/> <strong>Thierry de Haro<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 \u2013 Big Big Train &#8211; <em>Grand Tour<\/em><br \/> 2 \u2013 Snarky Puppy &#8211; <em>Immigrance<\/em><br \/> 3 &#8211; Anne Paceo &#8211; <em>Bright Shadows<\/em><br \/> 4 &#8211; Moonrise &#8211; <em>Travel Within<\/em><br \/> 5 &#8211; Djabe &amp; Steve Hackett &#8211; <em>Back To Sardinia<\/em><br \/> 6 &#8211; Manu Katch\u00e9 &#8211; <em>The Scope<\/em><br \/> 7 &#8211; Franck Carducci &#8211; <em>The Answer<\/em><br \/> 8 &#8211; Joe Jackson &#8211; <em>Fool<\/em><br \/> 9 &#8211; Jan Akkerman &#8211; <em>Close Beauty<\/em><br \/> 10 &#8211; Opeth &#8211; <em>In Cauda Venenum<\/em><br \/> 11 &#8211; Nine Skies &#8211; <em>Sweetheart Grips<\/em><br \/> 12 &#8211; Izz &#8211; <em> Don&rsquo;t Panic<\/em><br \/> 13 &#8211; The Flower Kings &#8211; <em>Waiting For Miracles<\/em><br \/> 14 &#8211; Resolution 88 &#8211; <em>Taking Off<\/em><br \/> 15 &#8211; Claypool Lennon Delirium &#8211; <em>South Of Reality<\/em><br \/><br \/> J\u2019avais commenc\u00e9 par \u00e9crire \u201cRien n\u2019est plus beau qu\u2019un gros gros train en marche pour un grand tour musical\u201d sans me rendre compte de la gravit\u00e9 de tels propos dans un contexte national o\u00f9 l\u2019on aurait pu me pr\u00eater des intentions fourbes et malhonn\u00eates \u2026 Je dirais donc qu\u2019\u00e0 travers cette premi\u00e8re place, Big Big Train est r\u00e9compens\u00e9 (dans mon salon) de la plus haute distinction personnelle, et ce, pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre \u2013 dont <em>Grand Tour<\/em> est l\u2019une de ses plus brillantes inspirations. Ouf ! <br \/> Un top assez h\u00e9t\u00e9roclite \u2013 et pas que prog, comme d\u2019hab \u2013 o\u00f9 le jazz vient se mouvoir avec la pop-rock-rap-funk d\u2019un Manu Katch\u00e9 surprenant et jouissif ! Mais aussi, avec le retour &#8211; \u00f4 combien grandiose \u2013 d\u2019un Joe Jackson vers ses premi\u00e8res racines rock. Sans oublier le jazz-funk endiabl\u00e9 de Snarky Puppy ou Resolution 88 ou \u2018Cocorico !\u2019 les excellents albums de nos \u2018frenchies\u2019 Franck Carducci et Nine Skies. Et puis un coup de c\u0153ur particulier \u00e0 Anne Paceo et son <em>Bright Shadows<\/em>, tout en subtilit\u00e9s, influences <em>world<\/em> et harmonies enchanteresses \u2013 un vrai bol de fra\u00eecheur en cet \u00e9t\u00e9 caniculaire !<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 &#8211; Snarky Puppy &#8211; Salle Pleyel, Paris (Novembre) <br \/> 2 &#8211; Joe Jackson &#8211; La Cigale, Paris (Juin) <br \/> 3 &#8211; The B-52&rsquo;s &#8211; Olympia, Paris (Juillet) <br \/> 4 &#8211; Steven Wilson &#8211; Le Cargo, Caen (F\u00e9vrier) <br \/> 5 &#8211; Cortex &#8211; New Morning, Paris (Juin) <br \/> 6 &#8211; Manu Katch\u00e9 &#8211; Caf\u00e9 de la Danse, Paris (F\u00e9vrier) <br \/> 7 &#8211; Tears For Fears &#8211; Chateau de Tilloloy (Juillet) <br \/> 8 &#8211; Roger Hodgson &#8211; L&rsquo;Olympia, Paris <br \/> 9 &#8211; Magma &#8211; Le Triton, Paris (Septembre) <br \/> 10 &#8211; Resolution 88 &#8211; New Morning, Paris (F\u00e9vrier) <br \/> 11 &#8211; Youn Sun Nah &#8211; Paris Jazz Festival, Vincennes (Juillet) <br \/> 12 \u2013 Anne Paceo &#8211; Paris Jazz Festival, Vincennes (Juillet)  <br \/> 13 &#8211; Blank Manuskript &#8211; Festival Crescendo, Saint-Palais-sur-Mer (Ao\u00fbt) <br \/> 14 \u2013 Pixie Ninja &#8211; Festival Crescendo, Saint-Palais-sur-Mer (Ao\u00fbt) <br \/> 15 \u2013 Shakin\u2019 Street \u2013 Le Petit Bain, Paris (Janvier) <br \/><br \/> Le concert repr\u00e9sente l\u2019\u00e9motion de l\u2019instant, la mont\u00e9e d\u2019adr\u00e9naline qui vous propulse l\u2019espace d\u2019un temps limit\u00e9 vers des hauteurs que vous ne soup\u00e7onniez pas vraiment avant que les lumi\u00e8res de la salle ne s\u2019\u00e9teignent. Il est alors difficile de revenir en fin d\u2019ann\u00e9e classer ces instants aussi intenses qu\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8res \u2026 mais il est clair que rentrer dans la salle Pleyel un soir de novembre o\u00f9 Michel Willis a entam\u00e9 son r\u00e9pertoire folk-rock en pr\u00e9sence de certains membres de Snarky Puppy constituera pour moi les pr\u00e9mices d\u2019une soir\u00e9e o\u00f9 Snarky Puppy nous fera atteindre l\u2019extase absolue ! P\u2026 de soir\u00e9e ! <br \/> Au Panth\u00e9on des \u00e9motions, Joe Jackson n\u2019est pas loin. Un billet pris 10 jours avant \u2026 concert aux limites du \u2018Sold-Out\u2019 mais une place 2\u00e8me rang balcon \u2013 une seule ! A vrai dire, j\u2019y allais plus pour voir Joe Jackson une fois dans ma vie, que par conviction d\u2019une musique que je n\u2019\u00e9coutais plus trop depuis la fin des ann\u00e9es 80. Et l\u00e0, grosse claque \u2013 un concert formidable qui parcourait les \u00e9poques, une salle chaude comme de la braise \u2013 un vrai bon concert qui passe le stade de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re ! Et pour Bibi, re-\u00e9coutes, d\u00e9couvertes et voyages dans les univers aussi riches que vari\u00e9s parcourus par notre bon Joe durant ces 40 derni\u00e8res ann\u00e9es. Rien que \u00e7a ! <br \/> S\u00e9quence nostalgie \u2026 Que dire d\u2019un groupe qui a berc\u00e9 votre adolescence, et pour lequel vous aviez fait une croix sur vos espoirs de les voir un jour en France ? Les B-52\u2019s !!! Oui, c\u2019est irraisonn\u00e9 de ma part, moi qui aime me perdre dans les m\u00e9andres de la musique progressive, dans les profondeurs du jazz. Et l\u00e0, on saute, on secoue la t\u00eate \u2026 \u00e0 une \u00e9poque, m\u00eame on avait les cheveux devant les yeux (je veux dire \u2018ses propres cheveux !\u2019). C\u2019est dingue, on pense \u00e0 rien, on remue son bide \u2026 mais \u00e7a fait du bien ! <br \/> Steven Wilson, toujours impeccable \u2026 mais derni\u00e8re date d\u2019une tourn\u00e9e que j\u2019aurai vu 4 fois \u2013 donc l\u2019effet de surprise en moins \u2026 et puis les soir\u00e9es New Morning jazz-funk avec Resolution 88 et Cortex,le groupe d\u2019Alain Mion, 73 ans au compteur et qui a enflamm\u00e9 un public dont les \u00be n\u2019avaient m\u00eame pas la moiti\u00e9 de mon \u00e2ge ! On pourrait aussi parler de Youn Sun Nah et son incroyable voix \u2013 sans doute la plus grande des voix jazz que j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019entendre dans ma vie de m\u00e9lomane. En synth\u00e8se, une nouvelle ann\u00e9e riche d\u2019instants \u00e9ph\u00e9m\u00e8res \u2026 mais pas de surprise pour moi, le concert restera toujours le moment unique et privil\u00e9gi\u00e9 de mes \u00e9motions musicales : vive le spectacle vivant !  <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Anne Paceo<\/strong><br \/><br \/> Peut-on parler d\u2019espoir ?  Je parlerai de d\u00e9couverte \u2026 et donc d\u2019espoir de pouvoir \u00e9couter de nouvelles cr\u00e9ations sur les ann\u00e9es \u00e0 venir. Vendredi 19 Juillet \u00e0 21h, je ne connaissais d\u2019Anne Paceo que quelques passages derri\u00e8re les f\u00fbts du caveau des Oubliettes, version <em>jam session<\/em>. Mais en leader solo de son groupe, que nenni ! Samedi 20 Juillet \u00e0 21h : je suis dans mon salon, \u00e0 \u00e9couter, un par un, les 6 albums que j\u2019ai achet\u00e9s dans la journ\u00e9e (oui, c\u2019est une chance d\u2019\u00eatre \u00e0 Paris !). Pas besoin d\u2019en dire plus \u2026<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Alan Parsons<\/strong><br \/><br \/> Le dernier album studio d\u2019Alan Parsons, <em>The Secret<\/em>, 15 ans apr\u00e8s <em>The Valid Path<\/em>, a sans doute \u00e9t\u00e9 pour moi une d\u00e9ception \u00e0 hauteur de l\u2019attente qu\u2019il suscitait. Bien s\u00fbr, quelques passages musicaux subsistent par fragments trop \u00e9parses, mais le manque d\u2019imagination est tellement criard qu\u2019on ne retient que ces instants un peu choquants o\u00f9 la vari\u00e9t\u00e9 prend le dessus. On esp\u00e8re que sa tourn\u00e9e 2020 se focalisera sur les 40 ans de <em>Turn Of A Friendly Card<\/em> et \u00e9vitera co\u00fbte que co\u00fbte de passer par la route sinueuse de ce dernier album.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><br \/><br \/> L\u2019ann\u00e9e 2019 regorge d\u2019initiatives, pertinentes ou parfois d\u00e9sastreuses : il suffit d\u2019ouvrir sa fen\u00eatre le Samedi et de regarder dans la rue \u2026 mais restons sur des initiatives musicales et \u00e0 ce titre, le film <em>\u2019Western Stars\u2019<\/em> de Bruce Springsteen est un joyau intimiste, o\u00f9 l\u2019artiste se confie sur sa famille, sur Dieu (\u00e7a peut en \u00e9nerver certains), sur l\u2019existence dans une ambiance <em>\u2018roots\u2019<\/em> impeccablement bien film\u00e9e (le concert dans ce bar construit dans une grange est d\u2019une indicible beaut\u00e9). Belle initiative du Boss, qui vient d\u2019avoir 70 ans et qui prend le temps de se retourner sur une vie qu\u2019il aura travers\u00e9 avec beaucoup de sensibilit\u00e9 et de compr\u00e9hension vis-\u00e0-vis du monde \u2013 parfois triste \u2013 qui l\u2019entoure.   <br \/><br \/><br \/> <strong>Ancestor<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Opeth &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17201-in-cauda-venenum\" target=\"\u201d_blank\u201d\">In Cauda Venenum<\/a><\/em><br \/> 2 : Soen &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/7035-lotus\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Lotus<\/a><\/em><br \/> 3 : Tool &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17220-fear-inoculum\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Fear Inoculum<\/a><\/em><br \/> 4 : Banco &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17105-transiberiana\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Transiberiana<\/a><\/em><br \/> 5 : Bruce Soord &#8211; <em><a href=\"chroniques\/item\/17252-all-this-will-be-yours\" target=\"\u201d_blank\u201d\">All This Will Be Yours<\/a><\/em><br \/><br \/> Tr\u00e8s belle ann\u00e9e en ce qui me concerne ! A tel point que choisir rel\u00e8ve forc\u00e9ment d\u2019une fichue injustice\u2026 Ind\u00e9pendamment de ce postulat, <strong>Opeth<\/strong> confectionne en 2019 un excellent disque, inspir\u00e9 et s\u00e9ducteur, une synth\u00e8se de ce qu\u2019ils proposent depuis le changement de cap ent\u00e9rin\u00e9 avec <a href=\"chroniques\/item\/13020-heritage\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Heritage<\/a>. <strong>Soen<\/strong> atteste, gr\u00e2ce \u00e0 ce quatri\u00e8me enregistrement, de leur \u00e9norme talent \u00e0 concocter des morceaux qui allient riffs athl\u00e9tiques de prog-metal et magnifiques m\u00e9lodies m\u00e9lancoliques. Le retour plus qu\u2019attendu de <strong>Tool<\/strong> a s\u00fbrement engendr\u00e9 autant de bonheur que d\u2019amertume ou d\u2019indiff\u00e9rence, et pourtant, c\u2019est toujours du pur jus, de l\u2019excellent Tool, complexe, \u00e9nigmatique et fascinant. Un autre retour qui m\u00e9rite que l\u2019on s\u2019y frotte, celui de <strong>Banco<\/strong>, ic\u00f4ne du rock prog italien des 70\u2019s. Le groupe r\u00e9ussit en effet l\u2019exploit, au bout de 37 ann\u00e9es de production discographique, de rester cr\u00e9atif dans l\u2019univers qui lui est propre et, par-dessus le march\u00e9, de moderniser son propos. Et enfin, le superbe album de <strong>Bruce Soord<\/strong>, qui concilie \u00e9motion et simplicit\u00e9 dans un rock d\u00e9licat empli de nostalgie.<br \/><br \/> <strong>Le disque inattendu de fin d\u2019ann\u00e9e : Aghora<\/strong><br \/><br \/> 2019 : l\u2019ann\u00e9e des retours ! Et <strong>Aghora<\/strong> effectue lui aussi un retour apr\u00e8s 13 ans d\u2019absence et signe avec <em>Entheogenic Frequencies<\/em> un petit bijou instrumental de <em>death<\/em> technique et m\u00e9lodique teint\u00e9 d\u2019exotisme, aussi brillant que captivant.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme chaque d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, c\u2019est le moment pour les r\u00e9dacteurs de Chromatique de partager les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":31,"featured_media":22348,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22347"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/31"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22347"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22347\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23805,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22347\/revisions\/23805"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22348"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22347"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22347"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22347"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}