{"id":22345,"date":"2020-01-15T00:00:00","date_gmt":"2020-01-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8fad340cfd1ee415fc175702725aef82_XL.jpg"},"modified":"2020-08-26T08:39:17","modified_gmt":"2020-08-26T06:39:17","slug":"22345","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/01\/15\/22345\/","title":{"rendered":"Adieu, Monsieur The Professor."},"content":{"rendered":"<p><strong>Les espoirs de revoir Rush sur sc\u00e8ne, du moins, ponctuellement, se sont d\u00e9finitivement \u00e9vanouis avec l\u2019annonce du d\u00e9c\u00e8s de Neil Peart\u2026 <\/strong><\/p>\n<p> Il est parti comme il a choisi de vivre sa vie. A l\u2019abri des projecteurs. Rares sont ceux qui \u00e9taient au courant de son \u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9clinant depuis trois ans. Neil Peart n\u2019\u00e9tait pas reconnu pour quelqu\u2019un de volubile \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Avec lui, la notion de vie priv\u00e9e prenait tout son sens, aux antipodes de la vie de musicien qu\u2019il menait, ne go\u00fbtant que tr\u00e8s peu aux d\u00e9sormais tristement in\u00e9vitables \u00ab&nbsp;<em>meet and greet<\/em> \u00bb, pr\u00e9f\u00e9rant la qui\u00e9tude d\u2019un bon livre ou d\u2019un bon verre de <em>The McCallan<\/em>, laissant \u00e0 Geddy Lee et Alex Lifeson, les basses besognes li\u00e9es aux conf\u00e9rences de presse ou s\u00e9ances de d\u00e9dicaces.  <\/p>\n<p> Si l\u2019on devait r\u00e9sumer \u00ab<em>The Professor<\/em> \u00bb en un mot, ce serait probablement le mot authentique, ou bien unique. Authentique, d\u2019abord, dans sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre. Car rares sont ceux qui ont pu int\u00e9grer son cercle priv\u00e9 et d\u00e9couvrir l\u2019esprit \u00e9clair\u00e9 constamment curieux et cultiv\u00e9 du Canadien. Unique, parce que rares sont les artistes qui se d\u00e9lectent des trajets entre deux dates effectu\u00e9s en deux roues. Car Neil Peart \u00e9tait un obs\u00e9d\u00e9 (ce sont ses mots !) des exp\u00e9ditions en moto. On savait, n\u00e9anmoins, qu\u2019il avait de l\u2019arthrose et que c\u2019\u00e9tait la raison qui l\u2019avait pouss\u00e9 \u00e0 prendre sa retraite. On \u00e9tait loin de se douter qu\u2019il \u00e9tait en proie \u00e0 un cancer du cerveau qui aura finalement eu le dernier mot. <\/p>\n<p> Les mots. On le sait, Neil Peart, avait un jeu de batterie flamboyant, toujours de bon go\u00fbt avec, de temps en temps, cette envie de jongler avec ses baguettes. Or il n\u2019y a pas qu\u2019avec les baguettes, qu\u2019il s\u2019amusait. Les mots aussi, il jonglait all\u00e8grement avec, \u00e0 l\u2019instar du personnage du livret de <em>Hold Your Fire<\/em>. Des vers, des th\u00e8mes aussi divers et vari\u00e9s que l\u2019homosexualit\u00e9, le suicide, le racisme \u00e0 travers lesquels de nombreux fans se sont, \u00e0 un instant, reconnus. Tout comme certains ont \u00e9galement trouv\u00e9 le salut dans les romans qu\u2019il a \u00e9crits, notamment <em>Ghost Rider \u2013 Travels On The Healing Road<\/em> dans lequel, il relate sa vie suite aux d\u00e9c\u00e8s de sa fille unique et, moins d\u2019un an plus tard, son \u00e9pouse. Un homme d\u00e9truit, qui s\u2019est reconstruit en avalant les kilom\u00e8tres, pour se trouver une raison de vivre, entrevoir une lumi\u00e8re au bout d\u2019un tr\u00e8s long tunnel au bout duquel, se tenait Carrie Nuttall qui allait devenir son \u00e9pouse et la m\u00e8re de sa fille Olivia Louise. L\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres auraient l\u00e9gitimement commis un acte d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, la rage de vivre a pris le dessus et a servi d\u2019exemple \u00e0 beaucoup d\u2019\u00e2mes perdues, les incitant \u00e0 relativiser sur leur vie et \u00e0 la voir sous un autre angle.  <\/p>\n<p> Moins d\u2019une semaine apr\u00e8s l\u2019annonce de son d\u00e9c\u00e8s, les hommages ne cessent de pleuvoir. Les fils d\u2019info Twitter, Facebook ou Instagram se sont retrouv\u00e9s inond\u00e9s d\u2019hommages. De la part de la communaut\u00e9 des batteurs, \u00e9videmment. Ainsi, Stewart Copeland, Carl Palmer et Bill Bruford, n\u2019ont pas manqu\u00e9 de rendre hommage. Mais la reconnaissance est aussi venue de toute la confr\u00e9rie des musiciens : Yes, Anthrax, Megadeth, Marillion, Pearl Jam, Green Day, Kiss, Enchant, Dark Tranquillity, Anthrax, Metallica, Foo Fighters, \u2026 Qu\u2019ils appartiennent aux sph\u00e8res progressives ou non, tous ont spontan\u00e9ment exprim\u00e9 leur tristesse face \u00e0 cette disparition. Signe que Neil Peart (et, par extension, Rush) ne laissait personne indiff\u00e9rent. Lors de son concert \u00e0 Amsterdam, Dream Theater a observ\u00e9 trente secondes de silence. John Wesley (compagnon de balades en moto) &amp; Mike Portnoy, amis intimes, sont profond\u00e9ment choqu\u00e9s, affect\u00e9s et en ont fait part via Facebook et Instagram, alors que certains musiciens nous ont \u00e9crit pour nous faire part de leur \u00e9motion, notamment Doug Ott, Sean Flanegan &amp; Ed Platt d\u2019Enchant, Jimmy Keegan (Pattern-Seeking Animals), \u2026 . <\/p>\n<p> Contact\u00e9, Hugh Syme, graphiste attitr\u00e9 de Rush, nous a adress\u00e9 ces quelques lignes ci-dessous.<\/p>\n\n\n<p><em>Les mots ne suffisent pas, en ces temps-ci (ce qui n\u2019est jamais arriv\u00e9 \u00e0 notre Neil). Je suis attrist\u00e9 par le d\u00e9part notre tr\u00e8s cher ami, trop t\u00f4t parti. Je sais qu\u2019il s\u2019est battu de toutes ses forces. <br><br> Je garderai en moi le souvenir de cette chance de l\u2019avoir connu comme mon ami, d\u2019avoir pu collaborer avec un esprit si immense sur tous ces disques, ses livres \u2026 les menus de <em>Bubba<\/em> et l\u2019enseigne de celle-ci, pr\u00eate au moment o\u00f9 Neil voulait ouvrir son relais routier quelque part sur la route 66. <br><br> Neil m\u2019avait demand\u00e9 de travailler avec lui, alors qu\u2019il cr\u00e9ait sa propre bande dessin\u00e9e <em>Where\u2019s Daddy<\/em>, qu\u2019il voulait faire pour sa fille, il y a quelques ann\u00e9es, afin qu\u2019Olivia puisse comprendre la tristesse et l\u2019incompr\u00e9hension de ne pas voir son p\u00e8re quand il est en tourn\u00e9e, ( malgr\u00e9 la r\u00e9duction des absences ces derni\u00e8res ann\u00e9es) Il l\u2019a quand m\u00eame fait et j\u2019esp\u00e8re que ce livre aidera Olivia dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. <br><br>\u00ab\u00a0Like a comet, we sparkle\u2026 and then we fade\u00a0\u00bb<\/em>. <em>Comme une com\u00e8te, nous brillons et nous nous \u00e9teignons.   Ce furent les mots prononc\u00e9s par Neil, lors de notre premi\u00e8re conversation t\u00e9l\u00e9phonique, apr\u00e8s pr\u00e8s de cinq ans de silence en 1997 \u00e0 la suite de cette trag\u00e9die v\u00e9cue, au cours de laquelle il m\u2019avait peint sa vision de ce qui deviendrait le livret de Vapor Trails; <br><br> D\u00e8s le d\u00e9but de notre amiti\u00e9 et connivence cr\u00e9ative en 1974, je me suis toujours senti privil\u00e9gi\u00e9 de conna\u00eetre un gars comme \u00e7a. J\u2019aimais son esprit cr\u00e9atif, j\u2019aimais la mani\u00e8re dont il m\u2019a encourag\u00e9 \u00e0 d\u00e9fendre mes propres positions et mon environnement cr\u00e9atif (et le groupe m\u2019a toujours incit\u00e9 en ce sens !) et, en m\u00eame temps, d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 son propre cr\u00e9do personnel : s\u2019efforcer de sortir des sentiers battus et du moule standard. Et \u00e7a, c\u2019est ce que nous avons tous fait pendant pr\u00e8s de 50 ans. <br><br> Un de mes amis m\u2019a dit, aujourd\u2019hui : \u00ab&nbsp;Ne sois pas triste de son d\u00e9part, sois heureux que tout ceci soit arriv\u00e9 \u00bb. Pour autant, Neil va me manquer. Son grand c\u0153ur va me manquer, tout comme sa musique, ses mots\u2026 et surtout son cerveau. La nuit derni\u00e8re, mes trois filles et moi-m\u00eame avons lev\u00e9 nos verres, tous remplis, pour l\u2019occasion, d\u2019un Macallan de vingt-cinq ans d\u2019\u00e2ge, appropri\u00e9 pour rendre hommage \u00e0 notre vieil ami. <br><br> Evidemment, en ces heures difficiles, mes pens\u00e9es et plus sinc\u00e8res condol\u00e9ances vont aux gars (Geddy &amp; Alex) et surtout \u00e0 la famille de Neil. <\/em><br><br> Hugh Syme.<br><br> Au final et \u00e0 la lecture de tous ces t\u00e9moignages, l\u2019empreinte laiss\u00e9e par Neil Ellwood Peart est partie pour \u00eatre similaire \u00e0 celles laiss\u00e9es par Freddie Mercury, Jimi Hendrix, Jeff Porcaro, David Bowie ou Frank Zappa : ind\u00e9l\u00e9bile. Sur la plan\u00e8te Rock, son influence sur la batterie est aussi grande que celle d\u2019Eddie Van Halen \u00e0 la guitare ou Steve Harris \u00e0 la basse. Et cela se v\u00e9rifiera dans les d\u00e9cennies \u00e0 venir, quand les groupes de rock insignifiants aujourd\u2019hui sur le devant de la sc\u00e8ne auront disparu des radars, la musique de Rush et surtout les textes de Neil Peart seront r\u00e9v\u00e9r\u00e9s et cit\u00e9s comme g\u00e9niaux. Et pour clore cette colonne, un vers de \u00ab&nbsp;Dreamline&nbsp;\u00bb : \u00ab&nbsp;<em>We&rsquo;re only immortal for a limited time<\/em> \u00bb. Nous ne sommes immortels que pour un temps limit\u00e9.<br><br> Adieu, monsieur \u00ab&nbsp;<em>The Professor <\/em>\u00bb, on ne vous oubliera jamais.<\/p>\n\n\n\n<p><p><strong>Les espoirs de revoir Rush sur sc\u00e8ne, du moins, ponctuellement, se sont d\u00e9finitivement \u00e9vanouis avec l\u2019annonce du d\u00e9c\u00e8s de Neil Peart\u2026 <\/strong><br><br> Il est parti comme il a choisi de vivre sa vie. A l\u2019abri des projecteurs. Rares sont ceux qui \u00e9taient au courant de son \u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9clinant depuis trois ans. Neil Peart n\u2019\u00e9tait pas reconnu pour quelqu\u2019un de volubile \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Avec lui, la notion de vie priv\u00e9e prenait tout son sens, aux antipodes de la vie de musicien qu\u2019il menait, ne go\u00fbtant que tr\u00e8s peu aux d\u00e9sormais tristement in\u00e9vitables \u00ab&nbsp;<em>meet and greet<\/em> \u00bb, pr\u00e9f\u00e9rant la qui\u00e9tude d\u2019un bon livre ou d\u2019un bon verre de <em>The McCallan<\/em>, laissant \u00e0 Geddy Lee et Alex Lifeson, les basses besognes li\u00e9es aux conf\u00e9rences de presse ou s\u00e9ances de d\u00e9dicaces.  <br><br> Si l\u2019on devait r\u00e9sumer \u00ab<em>The Professor<\/em> \u00bb en un mot, ce serait probablement le mot authentique, ou bien unique. Authentique, d\u2019abord, dans sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre. Car rares sont ceux qui ont pu int\u00e9grer son cercle priv\u00e9 et d\u00e9couvrir l\u2019esprit \u00e9clair\u00e9 constamment curieux et cultiv\u00e9 du Canadien. Unique, parce que rares sont les artistes qui se d\u00e9lectent des trajets entre deux dates effectu\u00e9s en deux roues. Car Neil Peart \u00e9tait un obs\u00e9d\u00e9 (ce sont ses mots !) des exp\u00e9ditions en moto. On savait, n\u00e9anmoins, qu\u2019il avait de l\u2019arthrose et que c\u2019\u00e9tait la raison qui l\u2019avait pouss\u00e9 \u00e0 prendre sa retraite. On \u00e9tait loin de se douter qu\u2019il \u00e9tait en proie \u00e0 un cancer du cerveau qui aura finalement eu le dernier mot. <br><br> Les mots. On le sait, Neil Peart, avait un jeu de batterie flamboyant, toujours de bon go\u00fbt avec, de temps en temps, cette envie de jongler avec ses baguettes. Or il n\u2019y a pas qu\u2019avec les baguettes, qu\u2019il s\u2019amusait. Les mots aussi, il jonglait all\u00e8grement avec, \u00e0 l\u2019instar du personnage du livret de <em>Hold Your Fire<\/em>. Des vers, des th\u00e8mes aussi divers et vari\u00e9s que l\u2019homosexualit\u00e9, le suicide, le racisme \u00e0 travers lesquels de nombreux fans se sont, \u00e0 un instant, reconnus. Tout comme certains ont \u00e9galement trouv\u00e9 le salut dans les romans qu\u2019il a \u00e9crits, notamment <em>Ghost Rider \u2013 Travels On The Healing Road<\/em> dans lequel, il relate sa vie suite aux d\u00e9c\u00e8s de sa fille unique et, moins d\u2019un an plus tard, son \u00e9pouse. Un homme d\u00e9truit, qui s\u2019est reconstruit en avalant les kilom\u00e8tres, pour se trouver une raison de vivre, entrevoir une lumi\u00e8re au bout d\u2019un tr\u00e8s long tunnel au bout duquel, se tenait Carrie Nuttall qui allait devenir son \u00e9pouse et la m\u00e8re de sa fille Olivia Louise. L\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres auraient l\u00e9gitimement commis un acte d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, la rage de vivre a pris le dessus et a servi d\u2019exemple \u00e0 beaucoup d\u2019\u00e2mes perdues, les incitant \u00e0 relativiser sur leur vie et \u00e0 la voir sous un autre angle.  <br><br> Moins d\u2019une semaine apr\u00e8s l\u2019annonce de son d\u00e9c\u00e8s, les hommages ne cessent de pleuvoir. Les fils d\u2019info Twitter, Facebook ou Instagram se sont retrouv\u00e9s inond\u00e9s d\u2019hommages. De la part de la communaut\u00e9 des batteurs, \u00e9videmment. Ainsi, Stewart Copeland, Carl Palmer et Bill Bruford, n\u2019ont pas manqu\u00e9 de rendre hommage. Mais la reconnaissance est aussi venue de toute la confr\u00e9rie des musiciens : Yes, Anthrax, Megadeth, Marillion, Pearl Jam, Green Day, Kiss, Enchant, Dark Tranquillity, Anthrax, Metallica, Foo Fighters, \u2026 Qu\u2019ils appartiennent aux sph\u00e8res progressives ou non, tous ont spontan\u00e9ment exprim\u00e9 leur tristesse face \u00e0 cette disparition. Signe que Neil Peart (et, par extension, Rush) ne laissait personne indiff\u00e9rent. Lors de son concert \u00e0 Amsterdam, Dream Theater a observ\u00e9 trente secondes de silence. John Wesley (compagnon de balades en moto) &amp; Mike Portnoy, amis intimes, sont profond\u00e9ment choqu\u00e9s, affect\u00e9s et en ont fait part via Facebook et Instagram, alors que certains musiciens nous ont \u00e9crit pour nous faire part de leur \u00e9motion, notamment Doug Ott, Sean Flanegan &amp; Ed Platt d\u2019Enchant, Jimmy Keegan (Pattern-Seeking Animals), \u2026 . <br><br> Contact\u00e9, Hugh Syme, graphiste attitr\u00e9 de Rush, nous a adress\u00e9 ces quelques lignes ci-dessous.<\/p>\n\n<p><em>Les mots ne suffisent pas, en ces temps-ci (ce qui n\u2019est jamais arriv\u00e9 \u00e0 notre Neil). Je suis attrist\u00e9 par le d\u00e9part notre tr\u00e8s cher ami, trop t\u00f4t parti. Je sais qu\u2019il s\u2019est battu de toutes ses forces. <br><br> Je garderai en moi le souvenir de cette chance de l\u2019avoir connu comme mon ami, d\u2019avoir pu collaborer avec un esprit si immense sur tous ces disques, ses livres \u2026 les menus de <em>Bubba<\/em> et l\u2019enseigne de celle-ci, pr\u00eate au moment o\u00f9 Neil voulait ouvrir son relais routier quelque part sur la route 66. <br><br> Neil m\u2019avait demand\u00e9 de travailler avec lui, alors qu\u2019il cr\u00e9ait sa propre bande dessin\u00e9e <em>Where\u2019s Daddy<\/em>, qu\u2019il voulait faire pour sa fille, il y a quelques ann\u00e9es, afin qu\u2019Olivia puisse comprendre la tristesse et l\u2019incompr\u00e9hension de ne pas voir son p\u00e8re quand il est en tourn\u00e9e, ( malgr\u00e9 la r\u00e9duction des absences ces derni\u00e8res ann\u00e9es) Il l\u2019a quand m\u00eame fait et j\u2019esp\u00e8re que ce livre aidera Olivia dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. <br><br>\u00ab\u00a0Like a comet, we sparkle\u2026 and then we fade\u00a0\u00bb<\/em>. <em>Comme une com\u00e8te, nous brillons et nous nous \u00e9teignons.   Ce furent les mots prononc\u00e9s par Neil, lors de notre premi\u00e8re conversation t\u00e9l\u00e9phonique, apr\u00e8s pr\u00e8s de cinq ans de silence en 1997 \u00e0 la suite de cette trag\u00e9die v\u00e9cue, au cours de laquelle il m\u2019avait peint sa vision de ce qui deviendrait le livret de Vapor Trails; <br><br> D\u00e8s le d\u00e9but de notre amiti\u00e9 et connivence cr\u00e9ative en 1974, je me suis toujours senti privil\u00e9gi\u00e9 de conna\u00eetre un gars comme \u00e7a. J\u2019aimais son esprit cr\u00e9atif, j\u2019aimais la mani\u00e8re dont il m\u2019a encourag\u00e9 \u00e0 d\u00e9fendre mes propres positions et mon environnement cr\u00e9atif (et le groupe m\u2019a toujours incit\u00e9 en ce sens !) et, en m\u00eame temps, d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 son propre cr\u00e9do personnel : s\u2019efforcer de sortir des sentiers battus et du moule standard. Et \u00e7a, c\u2019est ce que nous avons tous fait pendant pr\u00e8s de 50 ans. <br><br> Un de mes amis m\u2019a dit, aujourd\u2019hui : \u00ab&nbsp;Ne sois pas triste de son d\u00e9part, sois heureux que tout ceci soit arriv\u00e9 \u00bb. Pour autant, Neil va me manquer. Son grand c\u0153ur va me manquer, tout comme sa musique, ses mots\u2026 et surtout son cerveau. La nuit derni\u00e8re, mes trois filles et moi-m\u00eame avons lev\u00e9 nos verres, tous remplis, pour l\u2019occasion, d\u2019un Macallan de vingt-cinq ans d\u2019\u00e2ge, appropri\u00e9 pour rendre hommage \u00e0 notre vieil ami. <br><br> Evidemment, en ces heures difficiles, mes pens\u00e9es et plus sinc\u00e8res condol\u00e9ances vont aux gars (Geddy &amp; Alex) et surtout \u00e0 la famille de Neil. <\/em><br><br> Hugh Syme.<br><br> Au final et \u00e0 la lecture de tous ces t\u00e9moignages, l\u2019empreinte laiss\u00e9e par Neil Ellwood Peart est partie pour \u00eatre similaire \u00e0 celles laiss\u00e9es par Freddie Mercury, Jimi Hendrix, Jeff Porcaro, David Bowie ou Frank Zappa : ind\u00e9l\u00e9bile. Sur la plan\u00e8te Rock, son influence sur la batterie est aussi grande que celle d\u2019Eddie Van Halen \u00e0 la guitare ou Steve Harris \u00e0 la basse. 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