{"id":22340,"date":"2019-01-22T00:00:00","date_gmt":"2019-01-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/6eef6a2ca9885596df95dd4875db518c_XL.jpg"},"modified":"2021-01-27T23:02:48","modified_gmt":"2021-01-27T22:02:48","slug":"22340","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/01\/22\/22340\/","title":{"rendered":"&#8211; Bilan de l&rsquo;ann\u00e9e 2018 &#8211; Le top de la r\u00e9daction"},"content":{"rendered":"\n<p><b>M\u00eame si 2018 a \u00e9t\u00e9 moins riche que 2017, l\u2019\u00e9quipe de Chromatique a redoubl\u00e9 d\u2019efforts pour d\u00e9nicher les p\u00e9pites de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. La Chromateam vous pr\u00e9sente ses meilleurs voeux pour une ann\u00e9e 2019 pleine de d\u00e9couvertes musicales. De notre c\u00f4t\u00e9, nous allons continuer \u00e0 couvrir l\u2019actualit\u00e9 des musiques novatrices avec tout autant de passion en plus de vous pr\u00e9parer une petite surprise ! <br><br>\n\nChor\u00e9o<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \n1 : Trondheim Voices &amp; Asle Karstad- <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16768-rooms--rituals\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Rooms &amp; Rituals<\/a><\/i><br>\n2 : Pryapisme &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16738-epic-loon-ost\" =\u201d_blank\u201d=\"\">Epic Loon OST<\/a><\/i><br>\n3 : In Love With &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16874-co%C3%AFtus-interruptus\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Co\u00eftus Interruptus<\/a><\/i><br>\n4 : Jowee Omicil &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16895-love-matters\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Love Matters!<\/a><\/i><br>\n5 : Fidel Fourneyron &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16715-animal\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Animal<\/a><\/i><\/p>\n\n\n\n<p>\n\nEn tant que nouveau membre de Chromatique depuis le mois de mai, cette \u00ab ann\u00e9e \u00bb aura dur\u00e9 un peu moins de 8 mois. Malgr\u00e9 cela, de tr\u00e8s bons albums \u00e9merg\u00e8rent et l&rsquo;on a eu le droit \u00e0 de belles d\u00e9couvertes ! Dans un ensemble assez \u00e9clectique, il faut avouer que nos artistes locaux ont particuli\u00e8rement brill\u00e9. C&rsquo;est dans le domaine du Jazz que les artistes fran\u00e7ais ont pu briller notamment avec <i>Animal<\/i> de Fidel Fourneyron ou encore l&rsquo;excellent <i>Co\u00eftus Interruptus<\/i> d&rsquo;In Love With. Quel d\u00e9cha\u00eenement, quelle \u00e9nergie ! Nos amis les Gaulois sont mont\u00e9s sur ressort et \u00e7a envoie du lourd&#8230; Un autre groupe fran\u00e7ais est pr\u00e9sent dans le palmar\u00e8s, et pas n&rsquo;importe lequel&#8230; Nos amis Pryapisme sont revenus cette ann\u00e9e avec le d\u00e9jant\u00e9 <i>Epic Loon OST<\/i>. Quand on parle d&rsquo;\u00e9nergie, on ne peut imaginer ce que nous ont pondu ces fous du rock : LE projet d\u00e9ment qui affolera tous les auditeurs cette ann\u00e9e. Mais ce sont nos voisins les Norv\u00e9giens qui re\u00e7oivent le mouton d&rsquo;or de 2018 avec le stratosph\u00e9rique \u00ab Rooms &amp; Rituals \u00bb. Le concept est original, la prise de son exemplaire (alors que ce n&rsquo;est que du live !) et puis les morceaux foutent les poils. Il y a ce petit plus d&rsquo;\u00e2me qui nous transporte et qui fait frissonner (de peur ou de bonheur). Jowee Omicil s&rsquo;est montr\u00e9 plus sage et c&rsquo;est cette sobri\u00e9t\u00e9 et l&rsquo;exotisme qu&rsquo;il a su nous proposer qui a fait que <i>Love Matters!<\/i> a pu briller. Une ann\u00e9e qui nous a donc permis de d\u00e9couvrir aussi bien des jeunes artistes \u00e9mergents (Moskus, Trio Abozerkys, Ezra Collective, etc&#8230;) que d&rsquo;autres plus confirm\u00e9s. Pleins de tr\u00e8s beaux d\u00e9marrages qui ne cessent de nous donner envie de d\u00e9couvrir la suite des \u00e9v\u00e8nements ! H\u00e2te de voir ce qui va na\u00eetre en 2019&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Robert Szewczuga Trio<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nUn album vraiment prometteur qui nous a permis de d\u00e9couvrir de superbes titres comme <i>New-Old<\/i> ou encore <i>Apo<\/i>. Si d&rsquo;autres compositions n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment \u00e9t\u00e9 aussi concluantes, il y a un vrai sens du rythme et de l&rsquo;arrangement au sein de ce trio. De belles id\u00e9es et un jeu tr\u00e8s fin, ces Polonais sont \u00e0 suivre de tr\u00e8s tr\u00e8s pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p><b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Wolfgang Mitterer<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nRemixer les neuf symphonies de Ludwig van Beethoven afin que le tout tienne en une heure. Avec une id\u00e9e pareille, c&rsquo;\u00e9tait quitte ou double. Et malheureusement le r\u00e9sultat n&rsquo;est pas du tout au rendez-vous&#8230; V\u00e9ritable <i>cluster<\/i> cauchemardesque, accrochez vos ceintures ! \u00c7a manque de coh\u00e9rence et le concept a surement pris le dessus sur la production de cet album. Peut mieux faire, c&rsquo;est certain  <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : la r\u00e9-\u00e9dition de \u00abWindows\u00bb de Jack Wilkins <\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nUn tel album m\u00e9ritait de revenir sur l&rsquo;avant de la sc\u00e8ne. Classe et finesse, la r\u00e9-\u00e9dition de <i>Windows<\/i> n&rsquo;a pas perdu sa patte vintage et a eu le droit \u00e0 un tr\u00e8s bon mixage. On garde la douceur du jeu de Wilkins, les atmosph\u00e8res cr\u00e9\u00e9es sont respect\u00e9es, un nouvel \u00e9crin pour ce petit bijou. Pour ceux qui n&rsquo;avaient pas vu passer ce premier album \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, foncez le d\u00e9couvrir car on est sur du tr\u00e8s bon, du tr\u00e8s tr\u00e8s bon !<\/p>\n\n\n\n<p><b>Dan Tordjman<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \n1 : Riverside &#8211; Wasteland <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16834-waste7and\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Waste7nad<\/a><\/i><br>\n2 : Spock\u2019s Beard &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16708-noise-floor\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Noise Floor<\/a><\/i><br>\n3 : Kino &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16641-radio-voltaire\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Radio Voltaire<\/a><\/i><br>\n4 : Haken &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16891-vector\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Vector<\/a><\/i><br>\n5 : Ghost &#8211; Prequelle <br>\n \nBon, votre serviteur a mis involontairement le hola sur les albums mais s\u2019est tout de m\u00eame envoy\u00e9 quelques orgasmes auditifs de qualit\u00e9. En t\u00eate de liste, <b>Riverside<\/b>, revenu de l\u2019enfer suite \u00e0 la disparition de Piotr Grudzinski, suivi par <b>Spock\u2019s Beard<\/b> au top de sa forme avec <i>Noise Floor<\/i>. Quant \u00e0 John Mitchell, chacune de ses productions est un \u00e9v\u00e8nement. Le dernier <b>Kino<\/b> ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle. Pour finir, <b>Haken<\/b> est l\u00e0, relevant la barre un peu plus \u00e0 chaque album. Un peu <b>Ghost<\/b> et comme son \u00e9minence, le Cardinal Copia qui, avec <i>Prequelle<\/i> a mis une belle claque \u00e0 tout le monde  <\/p>\n\n\n\n<p><b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nQuelques concerts ? Oui, votre serviteur s\u2019en est mis quelques-uns entre les esgourdes. Il a pu appr\u00e9cier la p\u00eache de <b>Dark Tranquillity<\/b>, le raffin\u00e9 de <b>Riverside<\/b> et la joie de vivre sur sc\u00e8ne de <b>Spock\u2019s Beard &amp; The Flower Kings<\/b>, tous trois \u00e0 la Machine du Moulin Rouge. Il a \u00e9galement pu admirer les gammes orientales d\u2019<b>Orphaned Land<\/b> \u00e0 l\u2019Espace B, en pleine Coupe du Monde ! Si, si ! Dans un registre un peu plus <i>mainstream<\/i> il s\u2019est fait un sacr\u00e9 plaisir avant la naissance programm\u00e9e de sa fille fin f\u00e9vrier, en allant voir <b>Paul McCartney<\/b> \u00e0 La D\u00e9fense Arena. <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Did et Anasazi<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nUne fois n\u2019est pas coutume, l\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e est <i>Made In France<\/i> et sera bient\u00f4t dans ces colonnes. Mais <i>DID<\/i> et <i>Anasazi<\/i> ont sorti deux albums de tr\u00e8s haute facture. A lire bient\u00f4t ici. <\/p>\n\n\n\n<p><b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Sea Within<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nD\u00e9ception est un mot peut-\u00eatre trop fort. Mais le casting faisant r\u00eaver, on \u00e9tait en droit d\u2019attendre mieux de la part de <i>The Sea Within<\/i> d\u2019autant que peu apr\u00e8s la sortie de l\u2019album, Daniel Gildenl\u00f6w, pris par Pain Of Salvation, fut annonc\u00e9 partant, remplac\u00e9 par Casey McPherson (Flying Colors).  <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Le biopic <i>Bohemian Rhapsody<\/i> <\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nPas de commentaires \u00e0 faire. Allez le voir !<\/p>\n\n\n\n<p><b>CHFAB<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \n1 : All Traps 0n Earth &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16961-a-drop-of-light\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">A Drop Of Light<\/a><\/i><br>\n2 : Homunculus Res- <i><a href=\"adresse\" url=\"\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Della Stessa Sostanza Dei Sogni<\/a><\/i><br>\n3 : The Tangent &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16957-proxy\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Proxy<\/a><\/i><br>\n4 : VAK &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/component\/k2\/item\/16892?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Budo<\/a><\/i><br>\n5 : Regal Worm &#8211; <i><a href=\"adresse\" url=\"\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Pig Views<\/a><\/i><br>\n6 : Camembert &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/component\/k2\/item\/16609?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Negative Toe<\/a><\/i><br>\n7 : Jordsj\u00f8 &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16674-jordtarget=\u201d_blank\u201d\">Jord<\/a><\/i><br>\n8 : Scherzoo- <i><a href=\"target=\u201d_blank\u201d\">04<\/a><\/i><br>\n9 : Argos &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16922-unidentified-dying-objectstarget=\u201d_blank\u201d\">Unidentified Dying Objects<\/a><\/i><br>\n10 : Amgala Temple- <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/component\/k2\/item\/16916?ItemId=12target=\u201d_blank\u201d\">Invisible Airships<\/a><\/i><\/p>\n\n\n\n<p>\n\nBelle ann\u00e9e pour le jazz rock, le Canterbury et la Zeuhl, pour le reste du prog, pas renversante&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nJe n\u2019ai malheureusement pu soit \u00eatre pr\u00e9sent \u00e0 des concerts int\u00e9ressants l\u00e0 o\u00f9 je vis (Rennes) soit me d\u00e9placer \u00e0 Nantes ou \u00e0 Paris, alors je me suis rattrap\u00e9 sur les vid\u00e9os disponibles avec le net. Je retiens donc: King Gizzard And The Lizard Wizard (dingue, trois guitaristes, deux batteurs!), Forever Pavot (Emile Sornin parvient \u00e0 restituer parfaitement l\u2019esprit BO de films 70s, entre <i>groove<\/i> gainsbourien, Morricone et Goblin, superbe), The Lemon Twigs (ces deux frangins sont incroyablement dou\u00e9s, m\u00eame si le plus jeune a tendance \u00e0 s\u2019auto-saborder en solo, et donc g\u00e2cher un peu la f\u00eate), je citerai enfin les quelques extraits de la tourn\u00e9e de King Crimson, ahurissants de coh\u00e9sion (les trois batteurs!), de puissance et d\u2019inspiration (tous les albums quasiment sont visit\u00e9s). Pas de Crescendo cette ann\u00e9e, l\u2019affiche ne me tentait absolument pas, malgr\u00e9 quatre jours de programmation, \u00e0 part Yang, que je regrette am\u00e8rement d\u2019avoir loup\u00e9\u2026 Une d\u00e9ception, au concert d\u2019Arthur H, \u00e0 Rouen, d\u2019un ennui abyssal, set list uniforme, musiciens totalement d\u00e9sinvestis, textes souvent les m\u00eames, plut\u00f4t attendus, et lui, ben\u2026 assez mou\u2026 J\u2019attendais beaucoup mieux\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : ZWOYLD<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nCocorico! Un premier album d\u2019une d\u00e9j\u00e0 belle maturit\u00e9, des prouesses guitaristiques, du <i>groove<\/i>, de la force, de la folie, de l\u2019\u00e9motion et de l\u2019humour, sans tricherie ni complaisance, une facilit\u00e9 \u00e0 aborder des ambiances tr\u00e8s vari\u00e9es, des claviers un peu en retrait cependant, et parfois quelques flottements rythmiques, mais franchement ce groupe fran\u00e7ais s\u2019annonce comme une belle promesse. Ce premier album est une irr\u00e9sistible mont\u00e9e en puissance.<\/p>\n\n\n\n<p><b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : le nouveau Gosta Berlings Saga<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nUn album tr\u00e8s froid, ultra produit, tr\u00e8s r\u00e9p\u00e9titif, noy\u00e9 de r\u00e9verbe, tr\u00e8s ann\u00e9es 80, quasiment que de la bo\u00eete \u00e0 rythme, Il ne reste presque plus rien du groupe des d\u00e9buts, les membres ayant presque tous chang\u00e9s\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : la sortie du nouvel Alco Frisbass et les Gilets Jaunes!<\/b><\/p>\n\n\n\n<p><b>Florent Canepa<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \n1 : Dead Letter Circus <i><a>Dead Letter Circus<\/a><\/i><br>\n2 : Vola <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16896-applause-of-a-distant-crowd\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Applause of a distant crowd<\/a><\/i><br>\n3 : Overhead &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16958-haydenspark\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Seventeen<\/a><\/i><br>\n4 : A Perfect Circle &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16700-eat-the-elephant\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Eat the elephant<\/a><\/i><br>\n5 : Carpenter Brut &#8211; <i><a>Leather Teeth<\/a><\/i><br>\n\nAutant le dire tout de suite &#8211; 2018 ne fut pas, \u00e0 titre personnel, une ann\u00e9e \u00e9minente. <i>Exit<\/i> les pas-si-mal-mais-moins-bien-qu\u2019avant (Riverside, Ghost, Spock\u2019s Beard ou encore Haken), qui certes de bonne facture, ne donnent pas r\u00e9ellement envie de conc\u00e9der une c\u00e9l\u00e9bration ou crier au g\u00e9nie. Peu de d\u00e9couvertes frappantes, de celles dont on imagine que le foisonnement cr\u00e9atif pourra rayonner sur les d\u00e9cennies \u00e0 venir. Non, c\u2019est presque chez les outsiders de qualit\u00e9 que l\u2019on pourra ressentir un petit brin d\u2019excitation. L\u2019\u00e9ponyme des Australiens de <b>Dead Letter Circus<\/b>, injustement oubli\u00e9, \u00e0 la carrure pourtant solide et au discours profond. Captivant et dense, notamment gr\u00e2ce au travail de r\u00e9alisation de Forrester Savell, qui avait envelopp\u00e9 les g\u00e9niaux Karnivool. Suivi de peu par les Danois de <b>Vola<\/b> qui r\u00e9ussissent l\u2019habile m\u00e9lange m\u00e9tal et pop. Plus contrast\u00e9 et accessible que leur premier effort <i>Inmazes<\/i>, <i>Applause of a distant crowd<\/i> laisse \u00e0 penser que le meilleur reste \u00e0 venir. Plus classique mais tout aussi app\u00e9tissant, les Finlandais d\u2019Overhead confirment une nouvelle lecture du progressif symphonique et livrent neuf titres f\u00e9conds, puisant aussi bien dans le FM de Malmsteen que Black Sabbath. A la quatri\u00e8me place, voici un groupe dont les rares apparitions conf\u00e8rent presque imm\u00e9diatement le statut de culte. Il faut dire qu\u2019\u00e0 force d\u2019attendre Tool, on se met \u00e0 appr\u00e9cier les livraisons m\u00eame sporadiques de <b>A Perfect Circle<\/b>, qui sait m\u00ealer m\u00e9tal ronronnant et complaintes \u00e9th\u00e9r\u00e9es. En fin de course, un coup de coeur anachronique et sans doute plus \u00e9tonnant dans ces colonnes : la claque \u00e9lectro-gothico-pass\u00e9iste de <b>Carpenter Brut<\/b>, qui non content de signer une pochette si ringarde qu\u2019elle en est jouissive, mart\u00e8le ses BPM aguicheurs sur fond de film d\u2019horreur des ann\u00e9es 80. Alors certes, cela surfe sur un <i>revival<\/i> o\u00f9 le macabre croise les consoles Amstrad (<i>Hello, Stranger Things<\/i>), mais c\u2019est tellement dansant qu\u2019il est difficile de r\u00e9sister \u00e0 ce cabaret glam. <\/p>\n\n\n\n<p><b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nImpossible d\u2019oublier la fougue stellaire encore ardente de fin d\u2019ann\u00e9e offerte par le brillantissime Guillaume Perret. Autant son album\/bande-son documentaire <i>16 levers de soleil<\/i> manquait l\u00e9g\u00e8rement de puissance malgr\u00e9 de solides compositions, autant la prestation <i>live<\/i> \u00e9clipse d\u00e9finitivement ces quelques lacunes pour offrir un rare moment de po\u00e9sie qui donne envie de s\u2019accrocher aux \u00e9toiles. Juste derri\u00e8re et m\u00eame par certains c\u00f4t\u00e9s avant (l\u2019habitude de la perfection rend plus s\u00e9v\u00e8re sans doute), Steven Wilson embrasait et embrassait la Halle 622 \u00e0 Z\u00fcrich en f\u00e9vrier dernier pour d\u00e9buter la tourn\u00e9e europ\u00e9enne. Au del\u00e0 de l\u2019\u00e9loquence des titres, c\u2019est le savoir faire qui transpire dans la ma\u00eetrise d\u2019un show m\u00ealant intimit\u00e9 et puissance, effets d\u2019\u00e9crans \u00e9poustouflants et clips sp\u00e9cialement r\u00e9alis\u00e9s ou revisit\u00e9s pour l\u2019occasion. L\u2019Anglais s\u2019impose comme la r\u00e9f\u00e9rence progressive en mati\u00e8re sc\u00e9nique. Pour finir le podium, un petit coup de coeur \u00e9tonnant et hors des sentiers battus : Heilung, tribal, d\u00e9concertant, qui propose au Hellfest un spectacle viking en forme de voyage spirituel, mystique et ferait presque passer Dead Can Dance pour un combo <i>world<\/i> accessible de chez Realworld. Envo\u00fbtant !\n\n<b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Disconnected<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nFrais, fort, fran\u00e7ais : Disconnected montre, via le tr\u00e8s recommandable Apathia Records, la force de son <i>White Colossus<\/i>, qui allie violence et assise et se permet m\u00eame de tutoyer humblement Gojira ou Deftones. Rien que \u00e7a. <\/p>\n\n\n\n<p><b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Pineapple Thief<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nNous aurions pu copier-coller ici l\u2019excitation de fin d\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, \u00e0 savoir The Sea Within mais nous serons finalement encore moins cl\u00e9ments \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un groupe qui avait su pourtant briller si fort il y a peu. La derni\u00e8re livraison du gang de Bruce Soord n\u2019est pas fondamentalement mauvaise, juste insipide au regard de la puissance m\u00e9lodique que le groupe sait d\u00e9livrer. Alors oui, c\u2019est un peu dur de finir ici mais apr\u00e8s tout, les grands espoirs engendrent souvent les grandes d\u00e9ceptions quand le niveau anticip\u00e9 n\u2019est pas atteint. <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Neal Morse, souverain pontife <\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nIl fallait que cela arrive, \u00e0 force d\u2019\u00e9vangiles et autres psaumes. Neal Morse pr\u00e9pare un album fonci\u00e8rement religieux, fondamentalement conceptuel et d\u00e9finitivement annonc\u00e9 comme monumental. <i>Jesus Christ-The Exorcist<\/i> est un op\u00e9ra rock aux allures de pi\u00e8ce mont\u00e9e. Gospels extasi\u00e9s, eucharisties guitaristiques, prenez et mangez en tous, ceci est son corps livr\u00e9 pour vous !<\/p>\n\n\n\n<p><b>Chrysostome<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n \n1 : Fred Pallem &amp; Le Sacre du Tympan &#8211;  <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16972-lodyss%C3%A9e\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> L\u2019Odyss\u00e9e<\/a><\/i><br>\n2 : Quartet Diminished &#8211;  <i><a href=\"\u201d_blank\u201d\"> Station two<\/a><\/i><br>\n3 : Nik B\u00e4rtsch\u2019s Ronin &#8211; <i><a href=\"target=\u201d_blank\u201d\"> Awase<\/a><\/i><br>\n4 : Lunatic Soul &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16968-under-the-fragmented-sky\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Under the fragmented sky<\/a><\/i><br>\n5 : Guillaume Perret &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16927-16-levers-de-soleil\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> 16 Levers de soleil<\/a><\/i><br>\n6 : Beak&gt; &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16980-2019-01-14-18-26-51\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> &gt;&gt;&gt;<\/a><\/i><br>\n7 : Mathias Eick &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16789-ravensburg\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">  Ravensberg<\/a><\/i><br>\n8 : St\u00e9phane Galland &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16900-st%C3%A9phane-galland--the-mystery-of-kem\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> St\u00e9phane Galland &amp; The Mystery of Kem<\/a><\/i><br>\n9 : Dusan Jevtovic &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16770-live-at-home\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">  Live at Home<\/a><\/i><br>\n10 : Mermonte &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16938-mouvement\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Mouvement<\/a><\/i><\/p>\n\n\n\n<p>\n \nAyant rejoint la r\u00e9daction de Chromatique en ao\u00fbt, j\u2019ai d\u00fb passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nombreuses sorties de 2018. Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019ann\u00e9e aura \u00e9t\u00e9 riche en belles surprises, \u00e0 tel point qu\u2019il a fallu \u00eatre s\u00e9lectif pour aboutir \u00e0 cette liste des 10 meilleurs albums ! <br>\nDes valeurs s\u00fbres qui n\u2019ont pas d\u00e9\u00e7u : Nik B\u00e4rtsch\u2019s Ronin et Mermonte,  qui n\u2019avaient pas sorti d\u2019album depuis quelques ann\u00e9es,  ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur de l\u2019attente. Quant \u00e0 Fred Pallem, il nous a gratifi\u00e9 du  meilleur album du Sacre du Tympan. <br>\nDes <i>side-projects<\/i> de groupes c\u00e9l\u00e8bres, diff\u00e9rents, moins connus, mais aussi bons si ce n\u2019est meilleurs que les projets principaux : Lunatic Soul (Mariusz Duda de Riverside) et Beak&gt; (Geoff Barrow de Portishead). <br>\nPlein de d\u00e9couvertes de musiciens jazz aux fronti\u00e8res d\u2019autres genres que je ne connaissais pas avant cette ann\u00e9e : Quartet Diminished, Mathias Eick, St\u00e9phane Galland et Dusan Jevtovic. Et un retour en gr\u00e2ce de Guillaume Perret, dont le pr\u00e9c\u00e9dent album ne m\u2019avait pas passionn\u00e9. \n <\/p>\n\n\n\n<p><b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n1 : <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/articles\/live-reports\/item\/16964-la-machine-%C3%A0-remonter-le-temps\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> The Musical Box<\/a> \u2013 Salle Pleyel, Paris 4 d\u00e9cembre 2018<br>\n2 : Roger Waters \u2013 U Arena, Nanterre 9 juin 2018<br>\n3 : <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/articles\/live-reports\/item\/16893-charisme-et-efficacit%C3%A9-scandinave\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Leprous<\/a> \u2013 Le Forum, Vaur\u00e9al 24 septembre 2018<br>\n4 : M\u00f6rglbl \u2013 Le Forum, Vaur\u00e9al 4 mai 2018<br>\n5 : Steven Wilson, Paris \u2013 L\u2019Olympia, 12 mars et 7 juillet 2018\n<\/p>\n\n\n\n<p>\n2018 aura \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de voir quelques l\u00e9gendes du prog, m\u00eame si parfois de mani\u00e8re indirecte. Roger Waters (\u00e0 d\u00e9faut de Pink Floyd) pour un <i>show<\/i> toujours grandiose, qui mettait l\u2019accent sur l\u2019album <i>Animals<\/i>, donnant l\u2019envie de se replonger dans cet album. The Musical Box (\u00e0 d\u00e9faut de Genesis) pour un <i>best-of live<\/i> des ann\u00e9es prog du groupe (1970-77) qui mettait en lumi\u00e8re un magnifique <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16966-wind-and-wuthering\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Wind &amp; Wuthering<\/a><\/i>, ultime album avec Steve Hackett trop souvent oubli\u00e9. Le spectacle de Steven Wilson pour <i>To the Bone<\/i> est tellement excellent qu\u2019il m\u00e9ritait d\u2019\u00eatre vu deux fois en l\u2019espace de quatre mois. On m\u2019avait vant\u00e9 les m\u00e9rites de Leprous en <i>live<\/i> et ayant enfin pu les voir, je ne peux que confirmer. Enfin, M\u00f6rglbl qui ne d\u00e9\u00e7oit jamais en concert f\u00eatait cette ann\u00e9e ses 20 ans d\u2019existence avec une superbe soir\u00e9e anniversaire pleine d\u2019invit\u00e9s surprise, film\u00e9e dans l\u2019optique d\u2019une future sortie DVD.\n\n<b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : El Tubo Elastico<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\n La magie de faire partie de la r\u00e9daction d\u2019un webzine comme Chromatique, c\u2019est quand un groupe totalement inconnu et sans label vous envoie son disque dans le but d\u2019\u00eatre chroniqu\u00e9 et que vous faites une d\u00e9couverte enthousiasmante que vous avez envie de faire conna\u00eetre. C\u2019est le cas d\u2019<i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16902-impala\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Impala<\/a><\/i> des Catalans El Tubo Elastico qui pratiquent un post-rock d\u2019apparence assez conventionnelle \u00e0 premi\u00e8re vue, mais int\u00e8grent \u00e0 certaines de leurs compositions des influences (jazz, funk, \u00e9lectro) ou des instruments (chapman stick, darboukas)  inattendus qui laissent imaginer un r\u00e9sultat assez original et prometteur  s\u2019ils venaient \u00e0 poursuivre dans cette direction.\n \n<b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Donny McCaslin<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\nA partir de juin, Donny McCaslin a commenc\u00e9 \u00e0 <i>teaser<\/i> son album \u00e0 venir en sortant un single par mois. Ce qu\u2019on d\u00e9couvrait laisser imaginer un pari assez audacieux : le croisement parfait et inattendu entre l\u2019indie pop et le jazz ! Sauf que quand l\u2019album est enfin sorti en octobre on a d\u00e9couvert que la fusion n\u2019\u00e9tait pas totalement aboutie ni assum\u00e9e et que l\u2019avant-go\u00fbt \u00e9tait trompeur.<br>\nUne autre d\u00e9ception, mais toute relative, aura \u00e9t\u00e9 le deuxi\u00e8me <i>Living Being<\/i> de Vincent Peirani. <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16832-living-being\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> Le premier<\/a> \u00e9tait une v\u00e9ritable perle de jazz-rock et <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16880-living-being-ii-nightwalker\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Nightwalker<\/a>, sans \u00eatre mauvais n\u2019atteint pas les m\u00eames sommets.\n <\/p>\n\n\n\n<p><b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : les r\u00e9alisateurs de films qui font des choix audacieux et inattendus pour leurs B.O. <\/b><\/p>\n\n\n\n<p>\nLuca Guadagnino a fait appel \u00e0 Thom Yorke pour \u00e9crire la B.O. de son <i>remake<\/i> du film d\u2019horreur Suspiria. Le chanteur de Radiohead, contrairement \u00e0 Johnny Greenwood, n\u2019avait encore jamais \u00e9crit de <i>score<\/i> pour le cin\u00e9ma. Son entr\u00e9e en mati\u00e8re est r\u00e9ussie et m\u00eame sans avoir vu le film, je vous garantis que d&rsquo;\u00e9couter la B.O. de Suspiria seul le soir dans un grand b\u00e2timent vide fichera une sacr\u00e9e trouille m\u00eame aux moins impressionnables d\u2019entre vous (exp\u00e9rience v\u00e9cue) ! <br>\nPierre-Emmanuel Le Goff a eu l\u2019excellente id\u00e9e de demander au saxophoniste Guillaume Perret d\u2019\u00e9crir la B.O. de <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16927-16-levers-de-soleil\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\"> 16 Levers de soleil<\/a>, son documentaire sur le voyage de Thomas Pesquet. Le r\u00e9sultat : un <i>score<\/i> d\u2019une grande originalit\u00e9 qui ne ressemble \u00e0 rien de ce qu\u2019on a l\u2019habitude d\u2019entendre pour ce genre de film.<br>\nC\u00f4t\u00e9 initiative de l\u2019ann\u00e9e, signalons \u00e9galement le premier album de All Traps On Earth, groupe constitu\u00e9 essentiellement d\u2019anciens membres d\u2019\u00c4nglag\u00e5rd. Les Su\u00e9dois qui avaient r\u00e9ussi \u00e0 revigorer le prog dans son esprit originel dans les ann\u00e9es 90 ont la f\u00e2cheuse habitude de se faire rares (seulement 3 albums en 26 ans !). D\u00e8s lors, la sortie d\u2019un nouvel album dans l\u2019esprit d\u2019\u00c4nglag\u00e5rd (qu\u2019importe si le projet porte un autre nom) est une excellente chose !\n<br><br>\n\n<b>Thierry De Haro<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n\n01 : Damanek &#8211; <i>\u201dIn Flight\u00a0\u00bb<\/i><br>\n02 &#8211; Karcius &#8211; <i>\u201dThe Fold\u00a0\u00bb<\/i><br>\t\n03 &#8211; Paul Mc Cartney &#8211; <i>\u201d Egypt Station \u00ab\u00a0<\/i><br>\n04 &#8211; Southern Empire &#8211; <i>\u201d Civilization \u00ab\u00a0<\/i><br>\n05 &#8211; Light Damage &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16940-numbers\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Numbers<\/a><\/i><br>\n06 &#8211; Riversea &#8211; <i>\u201d The Tide\u00a0\u00bb<\/i><br>\n07 &#8211; Ry Cooder &#8211; <i>\u201d The Prodigal Son \u00ab\u00a0<\/i><br>\n08 &#8211; 4DB &#8211; <i>\u201d Animal \u00ab\u00a0<\/i><br>\n09 &#8211; Spock&rsquo;s Beard &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16708-noise-floor\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Noise Floor<\/a><\/i><br>\n10 &#8211; A Perfect Circle &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16700-eat-the-elephant\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Eat The Elephant<\/a><\/i><br><br>\n\n<b> Le meilleur album Live de l\u2019ann\u00e9e<\/b> : Big Big Train <i>\u00ab\u00a0Merchants Of Light\u00a0\u00bb<\/i><br>\n<b> Le meilleur DVD\/Blu Ray Live de l\u2019ann\u00e9e<\/b> : Steven Wilson <i>\u00ab\u00a0Home Invasion &#8211; In Concert  at the Royal Albert Hall\u00a0\u00bb<\/i><br><br>\n\nComme pour le vin, le rock progressif conna\u00eet des grandes ann\u00e9es \u2026 et des moins bonnes. 2018 aura \u00e9t\u00e9 pour moi un cru tr\u00e8s moyen, dont le niveau de qualit\u00e9 est sauv\u00e9 par quelques ovnis n\u00e9o-prog ! Mais vous l\u2019aurez remarqu\u00e9, ma s\u00e9lection comprend quelques albums (je me suis retenu quand m\u00eame) n\u2019ayant rien \u00e0 voir avec la ligne \u00e9ditoriale de votre site : Paul Mc Cartney, auteur d\u2019un album en tous points remarquables et sans doute l\u2019un des plus aboutis de sa carri\u00e8re solo, et l\u2019\u00e9ternel Ry Cooder, dont la reprise de \u00ab Nobody\u2019s Fault By Mine \u00bb vous arrache des larmes de bonheur.\nIl n\u2019en reste pas moins que Sean Timms pourrait \u00eatre l\u2019artiste de mon Top 2018, car aussi bien avec Damanek qu\u2019avec Southern Empire, il perp\u00e9tue la richesse musicale d\u2019Unitopia et nous propose sur cette derni\u00e8re ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e une palette riche de mille couleurs musicales. Dans cette cat\u00e9gorie, on peut \u00e9galement citer Light Damage qui, avec son nouvel album, repousse les limites musicales d\u2019un premier album d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s prometteur. On ne pourra oublier nos cousins qu\u00e9b\u00e9cois, auteurs de superbes concerts en France l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier et ayant \u00e0 cette occasion d\u00e9voil\u00e9 l\u2019excellent <i>The Fold<\/i>.\nC\u00f4t\u00e9 <i>Live<\/i>, les albums confirment les prestations vues cette ann\u00e9e \u2013 c&rsquo;est-\u00e0-dire un mill\u00e9sime exceptionnel avec Steven Wilson et Big Big Train !\n\n<br><br>\n \n<b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n01 : Steven Wilson &#8211; Royal Albert Hall, London &#8211; March 2018<br>\n02 : Big Big Train &#8211; Loreley Festival &#8211; July 2018<br>\n03 : Jeff Beck &#8211; Olympia, Paris &#8211; June 2018<br>\n04 : Rickie Lee Jones &#8211; La Cigale, Paris &#8211; March 2018<br>\n05 : Camel &#8211; Loreley Festival &#8211; July 2018<br>\n06 : Magenta &#8211; Prog En Beauce Festival &#8211; October 2018<br>\n07 : Magma \u2013 Le Triton, Paris \u2013 January 2018 <br>\n08 : Flower Kings &amp; Spock&rsquo;s Beard &#8211; Machine du Moulin Rouge &#8211; December 2018<br>\n09 : King Crimson &#8211; Olympia, Paris &#8211; November 2018<br>\n10 : Jean-Luc Ponty &#8211; Espace Carpeaux, Courbevoie &#8211; November 2018<br>\n11 : Franck Carducci Band &#8211; Crescendo Festival &#8211; August 2018<br>\n12 : Ange &#8211; Caf\u00e9 de la Danse, Paris, June 2018<br>\n13 : Roger Waters &#8211; U Arena, Paris &#8211; June 2018<br>\n14 : Youn Sun Nah &#8211; Espace Carpeaux, Courbevoie &#8211; November 2018<br>\n15 : Riverside &#8211; Loreley Festival &#8211; July 2018<br><br>\n\nDifficile de ne pas mentionner tous les concerts \u2013 Julie Erikssen, M\u00e9d\u00e9ric Collignon, Gaelle Buswel, 4DB, Ry Cooder, les artistes \u00ab vus en double \u00bb (Franck Carducci, Riverside, Arena) ou \u00ab en triple \u00bb (Steven Wilson, Ange) \u2026 bref, il a fallu faire un choix que je n\u2019ai pu r\u00e9duire \u00e0 moins de 15 malgr\u00e9 les voix int\u00e9rieures qui me disaient d\u2019\u00eatre raisonnable. Mais si la musique enregistr\u00e9e est facilement accessible aujourd\u2019hui via les plateformes de t\u00e9l\u00e9chargement, l\u2019instant <i>live<\/i> reste unique car chacun peut le vivre et se l\u2019approprier \u00e0 lui seul ! Alors 2018 a \u00e9t\u00e9 riche en concerts et si le choix des 3 premiers est indiscutable, les autres pourraient \u00eatre redistribu\u00e9s tant l\u2019\u00e9motion v\u00e9cue \u00e0 chacun d\u2019eux \u00e9tait forte.<br><br>\n\n\n<b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Smalltape<\/b><br>\nSmalltape fut pour moi la r\u00e9v\u00e9lation du festival Loreley, un groupe (allemand) dont je n\u2019avais jamais entendu parler auparavant. M\u00e9langeant rock progressif, jazz fusion, folk, californien, leur album <i>The Ocean<\/i> sorti fin 2017 est une pure merveille et r\u00e9v\u00e8le de nouveaux secrets \u00e0 chacune de ses \u00e9coutes. L\u2019espoir pour moi de voir se perp\u00e9tuer un groupe dont la musique correspond \u00e0 ce que j\u2019ai envie d\u2019entendre. \n<br><br>\n\n\n\n<b>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Sea Within<\/b><br>\nLa notion de super groupe n\u2019est pas toujours synonyme d\u2019inspiration et cet album en est la preuve. Hormis une pochette somptueuse, l\u2019\u00e9coute de chaque titre semble \u00eatre une longue suite de plans r\u00e9chauff\u00e9s et coll\u00e9s bout \u00e0 bout, mais il manque \u00e0 cet album ce qui fait la force du rock progressif : une \u00e2me ! La m\u00eame impression domine sur sc\u00e8ne o\u00f9 chaque musicien y va de son solo, mais au-del\u00e0, leur musique me laisse froid. Une d\u00e9ception \u00e0 hauteur du brillant casting de musiciens autour de Roine Stolt et Daniel Gildenl\u00f6w.\n<br><br>\n \n\n<b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : <\/b><br>\n Il ne s\u2019agit pas d\u2019une initiative isol\u00e9e mais d\u2019un grand coup de chapeau destin\u00e9 \u00e0 toutes celles et ceux qui \u00ab osent \u00bb organiser concerts et festivals. A l\u2019heure o\u00f9 certains festivals s\u2019\u00e9teignent (comme le \u00ab BeProg \u00bb \u00e0 Barcelone), dans un contexte \u00e9conomique difficile, certains passionn\u00e9s bravent ces difficult\u00e9s et proposent ces instants de bonheur \u00e0 tous les amoureux de musique. Un grand merci \u00e0 eux qui font vivre notre passion \u00e0 travers les risques financiers qu\u2019ils prennent, du Crescendo au Prog en Beauce en passant par Rock au Ch\u00e2teau \u2013 pour n\u2019en citer que 3 largement partag\u00e9s par notre communaut\u00e9. Mais il y a aussi tous les autres \u2026\n<br><br>\n\n<b>Julien Giet<br><br>\nAlbums l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n1 : Haken &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16891-vectortarget=\u201d_blank\u201d\">Vector<\/a><\/i> <br><br>\n\nJ&rsquo;assume ; mon objectivit\u00e9 concernant Haken n&rsquo;est qu&rsquo;une illusion \u00e0 laquelle personne ne croit de toutes fa\u00e7ons. Enfin, ce n&rsquo;est pas ma faute si tout leur r\u00e9ussit ! Rendez vous compte de l&rsquo;excellence de leur dernier opus, <i>Vector<\/i> ! Chef d\u2019\u0153uvre et je p\u00e8se minutieusement mes mots. Il m&rsquo;est frustrant de lire ou d&rsquo;entendre dire que cet album a d\u00e9\u00e7u des personnes l&rsquo;ayant de suite compar\u00e9 aux productions pr\u00e9c\u00e9dentes d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute sans lui laisser l&rsquo;ombre d&rsquo;une seconde chance. De prime abord, <i>Vector<\/i> ressemble \u00e0 une autoroute lin\u00e9aire sans reliefs, j&rsquo;en conviens. Mais au fil des \u00e9coutes on le d\u00e9code, on le comprend, on lui trouve des subtilit\u00e9s judicieuses. Haken regorge d&rsquo;audace et ma\u00eetrise parfaitement tout ce qu&rsquo;ils abordent. Pas de bol, ils sont, de plus, super sympas. Compliqu\u00e9 de leur trouver des d\u00e9fauts. M\u00eame <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16716-l-1ve\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">L-1VE<\/a><\/i> sorti quelque mois plus t\u00f4t est g\u00e9nial. M\u00eame l&rsquo;EP <i>L+1VE<\/i> distribu\u00e9 en un combo vinyle+EP constituant un rapport qualit\u00e9 prix exemplaire est savoureux. Tout leur r\u00e9ussit. Et ils ne sont pas pr\u00e8s de s&rsquo;arr\u00eater l\u00e0. En ce qui concerne mon attachement sentimental envers leur musique, n&rsquo;ayez crainte : une admiration quasi id\u00e9aliste engendre syst\u00e9matiquement une exigence \u00e0 la pointe.  <br><br>\n\n2 : Gleb Kolyadin &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16607-gleb-kolyadin\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Gleb Kolyadin<\/a><\/i> <br><br>\n\nA partir de l\u00e0, la num\u00e9rotation de classement n&rsquo;a plus aucune valeur de jugement. <br><br>\n\n<i>Iamthemorning<\/i> a \u00e9t\u00e9 une surprise d\u00e9licieuse. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 surpris en d\u00e9couvrant par hasard <i>To Human Misery<\/i> extrait de leur EP Miscellany. Comment ne pas tomber sous le charme de la symbiose d\u00e9velopp\u00e9e entre le piano romantique de Gleb Kolyadin et la voix ang\u00e9lique de Marjana Semkina ?  Je me suis donc renseign\u00e9 sur ce groupe et j&rsquo;ai appris que plus tard, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 2014, ils sortiraient leur album <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/15068-belighted\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Belighted<\/a><\/i> <br><br>. Alors j&rsquo;ai attendu. Je l&rsquo;ai command\u00e9 \u00e0 Gibert Joseph quai Gailleton \u00e0 Lyon m\u00eame, pour \u00eatre certain de ne pas le rater (\u00e0 quelques semaines sortait l&rsquo;excellent <i>The Third Day<\/i> de North Atlantic Oscilliation). Puis je l&rsquo;ai re\u00e7u et je l&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9. La magie a op\u00e9r\u00e9. Deux ans plus tard, m\u00eame sc\u00e9nario avec leur album <i>Lighthouse<\/i>. Mon c\u0153ur fut pris en otage par leurs douces m\u00e9lodies envo\u00fbtantes sans difficult\u00e9. Enfin, en 2018, Gleb Kolyadin annonce un album solo. Intrigu\u00e9, j&rsquo;ai patiemment attendu la sortie de cette curiosit\u00e9 comportant tout de m\u00eame des invit\u00e9s de choix (Steve Hogarth, Gavin Harrison, Nick Beggs, \u2026). Coup de c\u0153ur imm\u00e9diat. Gleb Kolyadin a r\u00e9alis\u00e9 un album solide constitu\u00e9 de titres forts et vari\u00e9s laissant appara\u00eetre progressivement bien des facettes de ses immenses talents pianistiques. En parcourant l&rsquo;album on emprunte de v\u00e9ritables passages aux ambiances d\u00e9paysantes vari\u00e9es. Une \u0153uvre po\u00e9tique puissante et passionnante, un v\u00e9ritable joyau que je vous recommande chaudement. <br><br>\n\n3 : Gringe &#8211; <i> Enfant Lune<\/i> <br><br>\n\nCertes, nous sommes un sur un site consacr\u00e9 aux musiques sortant des sentiers battus. Alors vous me demanderez \u00ab mais que fait cet album de rap fran\u00e7ais dans ces pages ? \u00bb. Je vais vous r\u00e9pondre. Au cas o\u00f9 vous ne seriez pas au courant, Gringe est un artiste fran\u00e7ais op\u00e9rant \u00e0 la fois dans la musique et dans le cin\u00e9ma en tant qu&rsquo;acteur. C&rsquo;est au sein du projet Casseurs Flowters qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aux yeux du grand public aux c\u00f4t\u00e9s de son comp\u00e8re Orelsan (qu&rsquo;il accompagnait d\u00e9j\u00e0 en tourn\u00e9e) dont la pr\u00e9sentation n&rsquo;est plus \u00e0 faire. Apr\u00e8s tant d&rsquo;ann\u00e9es dans l&rsquo;ombre, il a pris le temps de concocter un premier album solo bluffant. La richesse textuelle s&rsquo;exprime en r\u00e9f\u00e9rences et en m\u00e9taphores po\u00e9tiques spontan\u00e9es (<i>Si l&rsquo;amour est dans l&rsquo;air je bat des records d&rsquo;apn\u00e9e<\/i>), la qualit\u00e9 de production globale rend hommage au moindre mot et aux moindres ambiances d\u00e9gag\u00e9es : tout se cache dans les d\u00e9tails. <i>Enfant Lune<\/i> n&rsquo;est pas un album plac\u00e9 sous le signe du bonheur : il repr\u00e9sente la complexit\u00e9 de la personnalit\u00e9 de son auteur myst\u00e9rieux, Guillaume Tranchant, empli de doutes et sujet au mal du si\u00e8cle. <i>Enfant Lune<\/i> est surprenant sur bien des points, touchants sur bien des aspects et dot\u00e9 vertus th\u00e9rapeutiques d\u00e9clamant ce que Gringe a sur le c\u0153ur. Bonne surprise. <br><br>\n\n4 : Mike Shinoda &#8211; <i>Post Traumatic<\/i> <br><br>\n\nCertes, nous sommes sur un site consacr\u00e9 aux musiques sortant des sentiers battus. Alors vous me demanderez \u00ab mais que fait cet album de hip hop am\u00e9ricain dans ces pages ? \u00bb.  Je vais vous r\u00e9pondre. Je suis d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration durant laquelle Linkin Park \u00e9tait quasiment incontournable. Ce m\u00e9lange de rap US teint\u00e9 de riffs tapiss\u00e9s de couches \u00e9lectroniques surplomb\u00e9s par la voix du regrett\u00e9 Chester Bennington ne me laissait pas indiff\u00e9rent et me conf\u00e8re toujours ce petit go\u00fbt de nostalgie adolescente du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. C&rsquo;est \u00e0 la disparition de son ami Chester Bennington que Mike Shinoda a d\u00e9di\u00e9 son premier album solo (premier album solo sous son nom, il avait d\u00e9j\u00e0 lanc\u00e9 le projet <i>Fort Minor<\/i> il y a une bonne dizaine d&rsquo;ann\u00e9es). Ayant v\u00e9cu la r\u00e9alisation de cet album (bien nomm\u00e9 <i>Post Traumatic<\/i>) comme une th\u00e9rapie visant \u00e0 le sortir de la d\u00e9pression vers laquelle il se dirigeait, Mike Shinoda a r\u00e9uni ses forces pour produire un album solide et empli de subtilit\u00e9s sonores des plus surprenantes. Les m\u00e9lodies sont accrocheuses, le <i>flow<\/i> est impeccable, les invit\u00e9s sont bienvenus (notamment Chino Moreno). Un album aux vertus th\u00e9rapeutiques d\u00e9clarant ce que Mike Shinoda a sur le c\u0153ur, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me r\u00e9p\u00e9ter. <br><br>\n\n5 : Between the Buried and Me \u2013 <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16616-automata-part-1\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Automata<\/a><\/i> <br><br> . Alors cet album \u2026 En parler va m\u2019\u00e9nerver, je vous pr\u00e9viens. Vous le retrouverez dans mon onglet consacr\u00e9 aux d\u00e9ceptions. Alors vous me demanderez pourquoi il est ici dans le bilan positif de l&rsquo;ann\u00e9e (je trouve que vous me demandez beaucoup de choses). Eh bien parce qu&rsquo;il est g\u00e9nial, tout simplement ! Il constitue ce  que BTBAM sait faire de mieux major\u00e9 de passages innovants ajoutant encore des couleurs \u00e0 la palette extr\u00eamement riche que poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 le groupe. Cet album est une \u0153uvre d&rsquo;art mais \u2026.. mais \u2026&#8230; la suite plus bas.\n\n\n\n<b>Coup de c\u0153ur<\/b> <br><br>\n\nMaximum the Hormone &#8211; <i>Korekara No Menkata Cottelee No Hanashi Wo Shiyou<\/i>. V\u00e9ritable coup de c\u0153ur de l&rsquo;ann\u00e9e 2018, le retour de Maximum The Hormone se fait dans l&rsquo;efficacit\u00e9 la plus totale. Toujours aussi d\u00e9jant\u00e9, le combo japonais ma\u00eetrise toujours autant son m\u00e9lange coh\u00e9rent de <i>neo metal<\/i> \u00e0 la sauce rock alternatif m\u00e2tin\u00e9 de j-pop. Leur \u00e9nergie est d&rsquo;un positivisme contagieux aliment\u00e9 par une musique bien plus subtile qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet aux premi\u00e8res \u00e9coutes. Je ne peux que vous recommander d&rsquo;aller jeter un \u0153il \u00e0 leur clip \u00ab Maximum The Hormone II \u00bb issu de cet EP pour vous faire une id\u00e9e de leur univers compl\u00e8tement barr\u00e9. <br><br>\n\n<b>Mentions honorables<\/b> <br><br>\n\nMe limitant volontairement \u00e0 5 descriptions d\u00e9taill\u00e9es, je ne peux faire l&rsquo;impasse sur les mentions honorables. Pour commencer j&rsquo;aimerais mentionner le groupe de rock progressif fran\u00e7ais Ange qui f\u00eatera bient\u00f4t son 50\u00e8me anniversaire. Ils ont, en 2018, eu l&rsquo;audace de publier un album enregistr\u00e9 en public. Cet album, <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16637-heureux\" =\u201d_blank\u201d=\"\">Heureux !<\/a><\/i>, regorge de perles tapant directement dans la r\u00e9serve la plus \u00ab progressive \u00bb que le groupe puisse proposer. \u00ab&nbsp; Jour de Chance &nbsp;\u00bb,\u00ab&nbsp; Nancy Jupiter \u00e0 la nage &nbsp;\u00bb, deux titres qui raviront les amateurs de rock progressif \u00e0 l&rsquo;ancienne. J&rsquo;ai \u00e9galement envie de saluer l&rsquo;effort de Spock&rsquo;s Beard qui a d\u00fb faire face au d\u00e9part de leur batteur Jimmy Keagan. Pour cet album, <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16708-noise-floor\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Noise Floor<\/a><\/i> , nous avons droit au retour de Nick D&rsquo;Virgilio derri\u00e8re les f\u00fbts. Le r\u00e9sultat est des plus plaisants. Spock&rsquo;s Beard continue son petit bonhomme de chemin en pouvant comptant sur un noyau dur de fans. Pour rester dans la th\u00e9matique Nick D&rsquo;Virgilio, parlons de la sortie de l&rsquo;album live <i>Merchants of Light \u00bb de son groupe Big Big Train. Pour celles et ceux qui ne conna\u00eetraient pas, il s&rsquo;agit l\u00e0 pour moi du meilleur hommage que l&rsquo;on puisse rendre au Genesis des d\u00e9buts (sans pour autant abuser de similitudes du style de Pendragon). Cet album live restitue le g\u00e9nie du plateau d&rsquo;excellents musiciens qui composent ce groupe incroyable. La set list constitue en un excellent best of. H\u00e2te d&rsquo;en savoir plus sur le nouvel album pr\u00e9vu pour 2019 ! 2018 a aussi \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la collaboration de deux amis et coll\u00e8gues de longue date, Chick Corea et Steve Gadd. Les deux musiciens l\u00e9gendaires se sont unis pour nous concocter <i>Chinese Butterfly<\/i>, un concentr\u00e9 de la philosophie de chacun saupoudr\u00e9 d&rsquo;excellentes performances de musiciens chanceux et talentueux invit\u00e9s \u00e0 partager leur part de l\u00e9gende. Un tr\u00e9sor ! Au menu Jazz Fusion je demande \u00e9galement le dernier de Marcus Miller, <i>Laid Black<\/i>, toujours aussi bon. Marcus Miller se paie de luxe d&rsquo;offrir \u00e0 sa basse un duo avec l&rsquo;excellente Selah Sue \u00e0 travers un Que Sera magnifique. Puisque je dois penser \u00e0 terminer ce paragraphe d\u00e9j\u00e0 bien long (impossible d&rsquo;\u00eatre exhaustif), je vais rapidement lister \u00ab Thank You for Today \u00bb d&rsquo;un Death Cab for Cutie revigor\u00e9, Soyuz de Gazpacho inspirant, \u00ab Dissolution \u00bb d&rsquo;un Pineapple Thief qui semble trouver gentiment sa voie, Sunhead d&rsquo;un Plini sans faille, l&rsquo;excellent <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16819-est-live-in-london\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Live in London<\/a><\/i>  du Esbj\u00f6rn Svensson Trio, Another World du sous estim\u00e9 Colin Edwin, ou encore <i>In the Future Your Body Will Be the Furthest Thing from Your Mind<\/i> d&rsquo;un Faillure de retour pour de bon. <br><br>\n\nPetit ajout de derni\u00e8re seconde; j\u2019ai \u00e9cout\u00e9 avec du retard l\u2019album solo de Larnell Lewis, <i>In the Moment<\/i>. Larnell Lewis est un po\u00e8te ayant choisi la batterie comme moyen d\u2019expression (il brille sur le dvd <i>We Like it Here<\/i> de Snarky Puppy). Techniquement affut\u00e9, c\u2019est pourtant l\u2019\u00e9motion qui guide son jeu au travers d\u2019un album color\u00e9. Excellente pioche !\n\n\n\n<b>D\u00e9ceptions de l&rsquo;ann\u00e9e<\/b> <br><br>\n\nDe multiples d\u00e9ceptions sont venues joncher une ann\u00e9e 2018 pourtant pas avare en bonnes surprises sucr\u00e9es. Attaquons de suite par quelque chose qui f\u00e2che ; je ne citerai pas son nom mais j&rsquo;aimerais afficher ma d\u00e9ception envers le comportement inexcusable d&rsquo;un trompettiste talentueux envers une personne mineure. Je suis tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u de lui, du plus profond de mon \u00eatre autant que je le trouve immens\u00e9ment bon. Parlons de choses moins graves, 2018 aura vu le retour de la formation quasi originale des Smashing Pumpkins pour un album quelconque. Pas mauvais, mais sans vision, sans audace, sans prise de risque, \u2026 Insipide. Au menu des d\u00e9ceptions notables j&rsquo;aimerais attirer l&rsquo;attention sur le cas John Mitchell. Qu&rsquo;on soit d&rsquo;accord, je trouve ce musicien hyper talentueux voire surdou\u00e9. Je vois en lui un potentiel Neal Morse anglais. Seulement, n&rsquo;est pas Neal Morse qui veut \u2026 Et je pense qu&rsquo;on subit une petite p\u00e9riode d&rsquo;overdose de John Mitchell. En 2017 il sortait <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16237-the-big-dream\" =\u201d_blank\u201d=\"\">The Big Dream<\/a><\/i> , tr\u00e8s bon album sans grand g\u00e9nie, de son projet solo Lonely Robot. En 2018, il r\u00e9active subitement le nom de projet Kino (qui a sorti en 2004 un premier tr\u00e8s bel album du nom de <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/592-Picture=\u201d_blank\u201d\">Picture<\/a><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16641-radio-voltaire=\u201d_blank\u201d\">Radio Voltaire<\/a><\/i> . Pourquoi pas, Kino \u00e9tait originellement compos\u00e9 de John Beck aux claviers, Pete Trewavas de Marillion \u00e0 la basse et de Chris Maitland, anciennement batteur de Porcupine Tree. Chris Maitland n&rsquo;\u00e9tant pas de la partie pour cet opus de 2018, ce sera Craig Blundell qui assurera l&rsquo;int\u00e9rim (vous avez d\u00e9j\u00e0 vu Craig Blundell aux c\u00f4t\u00e9s de John Mitchell au sein de son groupe Frost, mais aussi avec Lonely Robot. Vous avez accessoirement d\u00e9j\u00e0 vu Craig Blundell avec Steven Wilson aussi). Les parties claviers ne sont plus non plus assur\u00e9es par John Beck qui appara\u00eet dans les cr\u00e9dits comme un \u00ab invit\u00e9 \u00bb. Tout pourrait laisser croire \u00e0 un album solo dissimul\u00e9 \u2026 Les chansons s&rsquo;encha\u00eenent non sans plaisir mais ternies d&rsquo;une absence concr\u00e8te d&rsquo;inspiration. Le nouvel album d&rsquo;Arena (encore un groupe de John Mitchell) ach\u00e8vera ce sentiment d&rsquo;essoufflement cr\u00e9atif. Il me fait mal d&rsquo;\u00e9crire ceci compte-tenu du respect et de l&rsquo;admiration que j&rsquo;ai pour John Mitchell, mais je pense qu&rsquo;il devrait se ressourcer et se recentrer sur l&rsquo;essentiel afin de nous faire profiter du g\u00e9nie qui l&rsquo;habite sans c\u00e9der \u00e0 une surproductivit\u00e9 usante. On ne parlera pas du nouvel album de Muse. Sans fa\u00e7on. Par contre nous aborderons le cas de <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16700-eat-the-elephant\" =\u201d_blank\u201d=\"\">Eat the Elephant<\/a><\/i> de A Perfect Circle. Cas complexe que repr\u00e9sente ce nouvel album. Mon ressenti est qu&rsquo;en ne gardant que les 4 meilleures chansons on obtient un EP fantastique. En l&rsquo;\u00e9tat, on obtient un album plaisant. Comprenez que je d\u00e9plore le fait qu&rsquo;une excellente id\u00e9e qui nous surprenne dans une chanson soit r\u00e9utilis\u00e9e dans celle d&rsquo;apr\u00e8s comme ressort. Au final, plusieurs petits d\u00e9tails sont venus titiller ma fibre revendicatrice mais l&rsquo;un d&rsquo;eux m&rsquo;a particuli\u00e8rement fait bondir \u2026 <br><br>\n\nD\u00e9ception de l&rsquo;ann\u00e9e <br><br>\n\nBetween the Buried and Me : <i>Automata<\/i>. <br><br>\n\nMais pourquoi ? Pourquoi avoir scind\u00e9 cette \u0153uvre en deux disques  ? Les membres du groupe assurent que de nos jours le public n&rsquo;a pas le temps ni l&rsquo;envie de se passionner pour un bloc d&rsquo;1h de musique et qu&rsquo;il vaut mieux le distribuer en 2 parties de 30 mn. Ils ont peut \u00eatre raison mais ce n&rsquo;est pas le cas du public de Between the Buried and Me ! Nous sommes avides de concepts qui font mal \u00e0 la t\u00eate, nous avons ador\u00e9 <i>Colors<\/i> et ses 1h05, nous nous sommes passionn\u00e9s pour l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e <i>Parralax<\/i>, une aventure comprenant un EP pr\u00e9monitoire de 30mn et un album dantesque d&rsquo;1h12 pour une dur\u00e9e totale de 1h42. Alors n&rsquo;allez pas nous faire croire que votre dernier album d&rsquo;une dur\u00e9e totale cumul\u00e9e de 1h10 (35mn + 33mn) nous fait peur! Surtout que le premier album du diptyque ne propose pas vraiment de conclusion ; on est face \u00e0 un ensemble coup\u00e9 artificiellement en sa moiti\u00e9 sans motivation artistique. Oui je sais, vous allez me dire que de nos jours on \u00e9coute de la musique d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e et que le concept d&rsquo;album physique comme support est d\u00e9pass\u00e9 et qu&rsquo;on peut facilement dresser une playlist virtuelle. Mais moi \u00e7a me gonfle de devoir me lever de mon fauteuil pour passer au second CD apr\u00e8s 30mn de musique passionnante pour pouvoir \u00e9couter la suite ! Rendez vous compte, BTBAM a divis\u00e9 en deux un album dont la dur\u00e9e totale est moindre que certains autres de leurs albums distribu\u00e9s sur une seule galette. Une honte vous dis-je, du sabotage ! Surtout qu&rsquo;\u00e0 la vente ils \u00e9taient vendus \u00e0 10\u20ac l&rsquo;unit\u00e9 ; soit, la compilation des deux, le prix d&rsquo;un seul album, ce qui est d&rsquo;autant plus incompr\u00e9hensible d&rsquo;un point de vue mercantile.  Carton rouge. Pour autant, cet album (enfin, ces albums du coup) sont des tueries intersid\u00e9rales qui m\u00e9ritent votre attention ! <br><br>\n\n\n<b> Concerts de l&rsquo;ann\u00e9e <\/b> <br><br>\n\n\nSons of Apollo \u2013 <i>Radiant Bellevue<\/i> <br><br>\n\nPrenez des tauliers du rock qui se connaissent et aiment jouer ensemble. Donnez leur un chanteur charismatique qui sait haranguer la foule avec aisance et assurance. Vous n&rsquo;obtiendrez pas le show le plus inattendu au monde, mais vous passerez un excellent moment. Sons of Apollo c&rsquo;est du solide, du brut, de la bonne humeur, et le pr\u00e9sage d&rsquo;un avenir des plus radieux pour un groupe de luxe. <br><br>\n\nOrelsan \u2013 Arena Gen\u00e8ve <br><br>\n\nPour le coup, l\u00e0 ce fut diff\u00e9rent. Orelsan m&rsquo;a surpris de part la ma\u00eetrise totale du show qu&rsquo;il nous a propos\u00e9. Sc\u00e9nographie innovante et intelligente, travail titanesque sur les effets de lumi\u00e8res, Orelsan habille habilement son concert pour nous en mettre plein la vue tout en restant simple. Une baffe. <br><br>\n\nMarcus Miller \u2013 Jazz \u00e0 Vienne <br><br>\n\nSacr\u00e9 Marcus ; en plus d&rsquo;\u00eatre probablement l&rsquo;\u00eatre humain le plus adorable que la plan\u00e8te Terre puisse porter, il reste aujourd&rsquo;hui une r\u00e9f\u00e9rence dans le monde de la musique. Et il nous l&rsquo;a montr\u00e9 au cours de cette soir\u00e9e de folie malgr\u00e9 l&rsquo;humilit\u00e9 naturelle derri\u00e8re laquelle il aime se cacher. Mention \u00e0 la version samba de \u201c&nbsp;Tutu&nbsp;\u201d (qu&rsquo;il a originellement compos\u00e9 pour Miles Davis) ! <br><br>\n\n\nPleymo \u2013 <i>Transbordeur<\/i> <br><br>\n\nAh, nous y voil\u00e0 ! Pleymo est revenu pour terminer ce qu&rsquo;ils ont commenc\u00e9 il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. Ils ont, avec humour, jou\u00e9 des titres de leur dernier album \u2026 sorti en 2006 tout de m\u00eame. Ils ont chang\u00e9, ils ont \u00e9volu\u00e9, mais ils sont toujours l\u00e0 reprenant avec maturit\u00e9 les hymnes que le public a scand\u00e9 durant toute la soir\u00e9e. Et ils ont bien progress\u00e9, proposant un concert hyper solide. Pleymo pourrait et devrait figurer sur la liste des groupes de rock de r\u00e9f\u00e9rence en France aux c\u00f4t\u00e9s de Shaka Ponk ou Skip The Use par exemple. Aucune id\u00e9e de leurs intentions futures mais cette tourn\u00e9e nostalgique aura su avec brio nous faire humer le temps d&rsquo;une soir\u00e9e ce fameux parfum nomm\u00e9 16 ans. <br><br>\n\n\nEspoir de l&rsquo;ann\u00e9e <br><br>\n\nL&rsquo;espoir de l&rsquo;ann\u00e9e tient en 3 mots ; Pure Reason Revolution. Pure Reason Revolution \u00e9tait un groupe de rock progressif anglais ayant rapidement opt\u00e9 pour la voie electro pop pour terminer son chemin sur un chemin indus en 2011. S\u00e9par\u00e9, le groupe a vu ses deux leaders Chlo\u00eb Alper et Jon Courtney exporter leurs talents au sein de leurs propres projets respectifs. Pourtant, une info n&rsquo;a pas manquer d&rsquo;agiter mon petit c\u0153ur sensible ; Pure Reason Revolution sera \u00e0 l&rsquo;affiche du Midsummer Prog Festival aux c\u00f4t\u00e9s de Jolly. Nous sommes d\u00e9but 2019 et je croise les doigts pour que cet \u00e9v\u00e9nement ne soit pas une reformation \u00e9claire et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. J&rsquo;ai envie de croire qu&rsquo;elle puisse d\u00e9boucher sur une tourn\u00e9e voir, soyons fou, sur de nouveaux chapitres discographiques du groupe. Affaire \u00e0 suivre. <br><br>\n\n\n<b> Initiative de l&rsquo;ann\u00e9e <\/b> <br><br>\n\nParmi les initiatives prises durant l&rsquo;ann\u00e9e 2018, j&rsquo;aimerais mettre en lumi\u00e8re le projet de l&rsquo;entreprise Vic Firth (fabriquant de baguettes et accessoires li\u00e9s \u00e0 la Batterie). En 2018, Vic Firth a inaugur\u00e9 un format Vic Firth Jams sur Youtube mettant en lumi\u00e8re ses artistes jouant aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;un groupe men\u00e9 par Roger \u00ab Sput \u00bb Searight (batteur de Snarky Puppy). Le format est clairement inspir\u00e9 du concert en studio <i>We Like it Here<\/i> des dits Snarky Puppy. Vic Firth avait d\u00e9j\u00e0 pour habitude de diffuser des vid\u00e9os pour promouvoir ses produits et ses artistes ; ce pas en avant leur assure une certaine exclusivit\u00e9 de contenu. En parall\u00e8le, Vic Firth propose d&rsquo;autres versions de ces dites vid\u00e9os avec un focus sur le batteur, des transcriptions en partitions, ainsi que des pistes permettant de rejouer le titre sans batterie. Vic Firth a toujours su se positionner sur le plan de la p\u00e9dagogie pour toutes et tous, tout comme la soci\u00e9t\u00e9 canadienne Drumeo ( https:\/\/www.drumeo.com\/ ) qui proposera d\u00e8s 2019 une grande s\u00e9rie de le\u00e7ons \u00e9tal\u00e9es sur 26 semaines au sujet de la batterie dans le style rock men\u00e9e par le batteur exceptionnel Todd Suchermann (batteur du groupe Styx et auteur d&rsquo;excellents DVD). Je trouve ces \u00e9lans de p\u00e9dagogie d&rsquo;une bienveillance grisante et rassurante \u00e0 la fois. Il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 si simple de se procurer des conseils aupr\u00e8s des plus grands ; Internet est un outil formidable. Dans cette cat\u00e9gorie, j&rsquo;aimerais attirer votre attention sur la r\u00e9cente s\u00e9rie de vid\u00e9os \u00ab Breakdown \u00bb propos\u00e9e par le groupe Avenged Sevenfold dans lesquels ils nous montrent les entrailles de certaines chansons en nous faisant \u00e9couter des parties isol\u00e9es pour mieux nous faire comprendre leurs intentions. Ils ne sont certainement pas les seuls \u00e0 produire ce type de contenu mais j&rsquo;aime cette d\u00e9marche visant \u00e0 en apprendre plus aux personnes curieuses. D&rsquo;ailleurs, en parlant de personnes curieuses, j&rsquo;aimerais aussi saluer l&rsquo;initiative du vid\u00e9aste Axolot (Patrick Baud de son v\u00e9ritable patronyme) et de sa s\u00e9rie \u00ab \u00c9tranges Escales \u00bb financ\u00e9e par les internautes. Si vous ne connaissez pas, Axolot refl\u00e8te la passion de Patrick Baud pour les curiosit\u00e9. Via \u00ab \u00c9tranges Escales \u00bb, il voyage dans le monde \u00e0 la recherche de curiosit\u00e9s cach\u00e9es dans des lieux desquels on a l&rsquo;impression de tout conna\u00eetre ou presque. C&rsquo;est passionnant et admirablement bien r\u00e9alis\u00e9 : Patrick Baud est un as de l&rsquo;\u00e9criture sublim\u00e9e par sa voix de radio apaisante. Pour rester dans le domaine culturel virtuel, j&rsquo;aimerais \u00e9galement applaudir Netflix pour son \u00e9pisode interactif de sa s\u00e9rie Black Mirror qui saura vous retourner le cerveau en vous donnant un vertige philosophique finalement habituel pour les aficionados de la s\u00e9rie. <br><br>\n\n\nVoil\u00e0 tout pour moi. J&rsquo;esp\u00e8re que cette ann\u00e9e 2018 fut aussi passionnante pour vous qu&rsquo;elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 pour moi, et j&rsquo;esp\u00e8re que 2019 confirmera sur cette lign\u00e9e.<br><br>\n\n<b>Jean-Philippe Haas<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n \n1 : Th\u00e9o Ceccaldi Freaks <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16578-amanda-dakota\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Amanda Dakota <\/a><\/i><br>\n2 : Vak &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16892-budo\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Budo<\/a><\/i><br>\n3 : Phideaux &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16873-infernal\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Infernal<\/a><\/i><br>\n4 : Yom &amp; The Wonder Rabbis &#8211; <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16962-you-will-never-die\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">You Will Never Die<\/a><\/i><br><br>\n5 : Initiative H <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16706-broken-land\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Broken Land<\/a><\/i><br><br>\n\n\nSi incontestablement l&rsquo;ann\u00e9e 2018 a \u00e9t\u00e9 moins riche que 2017, elle a donn\u00e9 naissance \u00e0 quelques perles dans des niches aussi vari\u00e9es que la zeuhl, la fusion klezmer-rock, le classic prog&rsquo; ou le punk-jazz, pour n&rsquo;en citer que quelques-uns. Le nouveau groupe de Th\u00e9o Ceccaldi avait d\u00e9j\u00e0 frapp\u00e9 tr\u00e8s fort en d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e avec un <i>Amanda Dakota<\/i> d\u00e9fiant toutes les Conventions de Gen\u00e8ve de la musique. Pendant que Vak r\u00e9veillait un genre qu&rsquo;on croyait repli\u00e9 sur lui-m\u00eame et que Phideaux op\u00e9rait un retour gagnant en des terres  connues, Initiative H confirmait qu&rsquo;il \u00e9tait en voie de devenir l&rsquo;un des grands ensembles fran\u00e7ais de jazz alors que Yom et ses Wonder Rabbis refermaient le livre de l&rsquo;ann\u00e9e en beaut\u00e9, d\u00e9crochant <i>in extremis<\/i> une place m\u00e9rit\u00e9e dans le classement. <br>\nMais on aurait tout aussi bien pu y faire figurer les tr\u00e8s bons albums studio de PinioL, Ange, Lady With, Vola, St\u00e9phane Galland, Camembert, Vincent Peirani ou encore les <i>live<\/i> d&rsquo;Emile Parisien et du Esbj\u00f6rn Svensson Trio. \n<br><br>\n\n<b>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n \n1 : Emile Parisien Quintet \u2013 La Petite Pierre, 5 ao\u00fbt 2018<br>\n2 : <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/articles\/live-reports\/item\/16871-on-n%E2%80%99a-pas-tous-les-jours-vingt-ans\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Festival Crescendo 2018<\/a> \u2013 Saint-Palais-sur-mer, du 18 au 21 ao\u00fbt 2018<br>\n3 : King Crimson \u2013 Olympia, 8 novembre 2018<br><br>\n \nS&rsquo;il y a beaucoup de jeunes pr\u00eats \u00e0 prendre la rel\u00e8ve dans les musiques progressives, les anc\u00eatres en ont encore sous le capot ! En t\u00e9moignent les P\u00e8res du genre, King Crimson, toujours au sommet de leur art et le v\u00e9t\u00e9ran des festivals, Crescendo, avec ses vingt ann\u00e9es au compteur. <br><br>\n \n<b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Midnight Oil ! <\/b><br><br>\n \nParler d&rsquo;espoir s&rsquo;agissant des v\u00e9t\u00e9rans australiens est quelque peu os\u00e9, nous en sommes bien conscients. Mais l&rsquo;improbable retour des Oils, leur tourn\u00e9e explosive 2017 quinze ans apr\u00e8s la pr\u00e9c\u00e9dente, la parution deux DVD\/Blu Ray <i>Armistice Day: Live At The Domain, Sydney<\/i> et <i>Midnight Oil : 1984<\/i> (un documentaire) en 2018, ainsi que la poursuite de la tourn\u00e9e en 2019 (dont deux dates fran\u00e7aises) laissent augurer de bien bonnes choses pour l&rsquo;un des rares groupes vraiment engag\u00e9s de la plan\u00e8te. Et pourquoi pas un nouvel album ? On l&rsquo;appelle de tous nos v\u0153ux !<br><br>\n \n<b>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : la renaissance du Rio Festival<\/b><br><br>\n\n\nEn novembre, on apprenait avec tristesse la cessation d&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;association Rocktime, ma\u00eetresse d\u2019\u0153uvre notamment d&rsquo;un Rio Festival fort de onze \u00e9ditions. La derni\u00e8re, en septembre, ouvrait ses portes \u00e0 de jeunes formations comme Chromb, Piniol ou encore Camembert, dont un grand nombre a \u00e9t\u00e9 chroniqu\u00e9 dans nos pages. Puis, pour notre grand bonheur, le festival renaissait quelques semaines plus tard sous une autre forme et en d&rsquo;autres lieux : le festival Rock In Opposition aura donc bien lieu, qu&rsquo;on se le dise, \u00e0 Lyon et Bourgoin-Jallieu, les 9, 10 et 11 mai 2019 ! <br><br>\n\n<b>Ancestor<br><br>\n \nLes albums de l\u2019ann\u00e9e<\/b><br><br>\n \n1 : The Pineapple Thief &#8211; <i>Dissolution<\/i><br>\n2 : Tesseract &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16673-sonder\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Sonder<\/a><\/i><br>\n3 : Alkaloid &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16747-liquid-anatomy\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Liquid Anatomy<\/a><\/i><br>\n4 : Riverside &#8211; Wasteland <i><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16834-waste7and\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">Waste7nad<\/a><\/i><br>\n5 : All Trap On Earth &#8211; <i><a href=\"http:\/\/www.chromatique.net\/chroniques\/item\/16961-a-drop-of-light\" target=\"\u201d_blank\u201d\" rel=\"noopener noreferrer\">A Drop Of Light<\/a><\/i><br>\n\nTr\u00e8s belle ann\u00e9e en ce qui me concerne ! <b>The Pineapple Thief<\/b> s\u2019octroie sans sourciller la place de leader en Crossover Prog avec un disque d\u2019une finesse irr\u00e9sistible. <b>Tesseract<\/b> plane sur le Djent avec un <i>Sonder<\/i> qui associe divinement lourdeurs \u00e9l\u00e9phantesques et atmosph\u00e8res astrales \u00e0 un <i>groove<\/i> ph\u00e9nom\u00e9nal. Un second album d\u2019<b>Alkaloid<\/b> qui confirme que le Metal Extreme peut \u00eatre furieusement musical s\u2019il est le fruit d\u2019une inspiration sans limite. Un excellent <b>Riverside<\/b>, qui depuis toujours affine sa personnalit\u00e9 au gr\u00e9 de ses sorties, \u00e0 la fois fid\u00e8le \u00e0 ses racines et se r\u00e9inventant sans cesse. Et enfin, <b>All Trap On Earth<\/b>, une sorte de rejeton d\u2019\u00c4nglag\u00e5rd, qui propose une musique o\u00f9 chaque seconde compte double, qu&rsquo;elle soit silence ou note, un Prog Rock su\u00e9dois d\u2019une diversit\u00e9 telle qu\u2019elle doit autant au Canterbury le plus \u00e9chevel\u00e9 qu\u2019\u00e0 l\u2019avant-gardisme de King Crimson.<br><br>\n \n<b>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Beak&gt;<\/b><br><br>\n \n<b>Beak&gt;<\/b>, avec leur album nomm\u00e9 <i>&gt;&gt;&gt;<i>\u2026, \u00e9rige une musique vintage et psych\u00e9d\u00e9lique, qui reste n\u00e9anmoins m\u00e9lodique et facilement accessible. Il faut dire qu\u2019ils sont sous de tr\u00e8s belles influences : Pink Floyd, Radiohead, Gong&#8230;<br><br>\n<\/i><\/i><\/i><\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00eame si 2018 a \u00e9t\u00e9 moins riche que 2017, l\u2019\u00e9quipe de Chromatique a redoubl\u00e9 d\u2019efforts&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":31,"featured_media":22341,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22340"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/31"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22340"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22340\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23885,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22340\/revisions\/23885"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22341"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22340"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22340"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22340"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}