{"id":22336,"date":"2018-02-13T00:00:00","date_gmt":"2018-02-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/6e68dfab9528b92e0d940eba1653ba86_XL.jpg"},"modified":"2018-02-13T00:00:00","modified_gmt":"2018-02-12T22:00:00","slug":"22336","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/02\/13\/22336\/","title":{"rendered":"&#8211; Le top de la r\u00e9daction"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pour beaucoup, l\u2019ann\u00e9e 2017 a \u00e9t\u00e9 plus r\u00e9jouissante que 2016, que ce soit avec le retour inesp\u00e9r\u00e9 de Pain of Salvation et son <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"_blank\"><em>In the Passing Light of Day<\/em><\/a>, album le plus cit\u00e9 par les r\u00e9dacteurs, l\u2019arriv\u00e9e de petits nouveaux plein d\u2019ambition (Bent Knee, Elder, Nova Collective) ou la constance de ceux qui n\u2019ont jamais vraiment d\u00e9\u00e7u (Mastodon, Toby Driver). C\u00f4t\u00e9 d\u00e9ception, Anathema et son <em>The Optimist<\/em> n\u2019a pas convaincu, beaucoup chez Chromatique ont pens\u00e9 que le groupe fait du surplace et sont pessimistes pour la suite. <br \/> Sans plus attendre, d\u00e9couvrez les bilans individuels en d\u00e9tail. La Chromateam souhaite une tr\u00e8s bonne ann\u00e9e 2018 \u00e0 ses lectrices et lecteurs en esp\u00e9rant qu\u2019elle soit aussi riche que la pr\u00e9c\u00e9dente! <\/strong><br \/><br \/> <strong>Maxime Delorme<br \/><br \/> Les albums de l&rsquo;ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Elder &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16441-reflections-of-a-floating-world\" target=\"_blank\"><em>Reflections of a Floating World<\/em><\/a><br \/> 2 : Pain of Salvation &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"_blank\"><em>In the Passing Light of Day<\/em><\/a><br \/> 3 : Bent Knee &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16327-land-animal\" target=\"_blank\"><em>Land Animal<\/em><\/a><br \/> 4 : Steven Wilson &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16400-to-the-bone\" target=\"_blank\"><em>To the Bone<\/em><\/a><br \/> 5 : Yang &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16240-the-failure-of-words\" target=\"_blank\"><em>The Failure of Words<\/em><\/a><br \/><br \/> Encore une ann\u00e9e tr\u00e8s charg\u00e9e sur le plan des sorties, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de grands noms (Pain of Salvation, Wilson) ou de noms moins connus mais prenant de plus en plus de place (Bent Knee). Le gagnant, en ce qui me concerne, cette ann\u00e9e, est Elder, groupe de <em>stoner<\/em> aux tr\u00e8s tr\u00e8s fortes inspirations progressives. Malgr\u00e9 une production un peu sourde et un chant parfois approximatif, le groupe propose un album sans temps morts, des compositions complexes et un go\u00fbt de \u00ab\u00a0reviens-y\u00a0\u00bb assez prononc\u00e9 ! Deuxi\u00e8me place pour Pain of Salvation qui \u00e9tait s\u00e9rieusement attendu au tournant. A la fois un retour aux sources et une progression ind\u00e9niable depuis les <em>Road Salt<\/em> et le fade <em>Falling Home<\/em>. Dommage que Gildenlow ait d\u00e9cid\u00e9 de virer Ragnar Zolberg du groupe, ce dernier repr\u00e9sentait un espoir pour la suite &#8230; En troisi\u00e8me place, <em>Land Animal<\/em>, un album qui aura bien fait parler de lui au sein de l&rsquo;\u00e9quipe, je me contenterai donc de le mentionner sans d\u00e9velopper, je suis certain que d&rsquo;autres le feront \u00e0 ma place. Steven Wilson en quatri\u00e8me place avec un album qui gagne \u00e0 \u00eatre absorb\u00e9 et r\u00e9\u00e9cout\u00e9. Si \u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb aura canalis\u00e9 l&rsquo;attention de la plupart des critiques, l&rsquo;album n&rsquo;en reste pas moins un album de Wilson o\u00f9 l&rsquo;on retrouve sa patte et des morceaux qui seront plus au go\u00fbt des habitu\u00e9s comme \u00ab\u00a0Detonation\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Song of I\u00a0\u00bb. Enfin, cinqui\u00e8me place pour le nouvel album de Yang. Le groupe de Fr\u00e9d\u00e9ric l&rsquo;Ep\u00e9e poursuit sur sa lanc\u00e9e avec un prog dans la nuance, finesse et complexit\u00e9.<br \/> D&rsquo;autres albums auraient m\u00e9rit\u00e9 de figurer dans le top, alors sans commentaires \u00e9labor\u00e9s, voici quelques noms suppl\u00e9mentaires : Bullet Height &#8211; <em>No Atonement<\/em>; Lunatic Soul &#8211; <em>Fractured<\/em>; O.r.k &#8211; <em>Soul of an Octopus<\/em>; Hacride &#8211; <em>Inconsolabilis<\/em>; Amplifier &#8211; <em>Tripping with Dr Faustus<\/em><br \/><br \/> <strong>L&rsquo;espoir de l&rsquo;ann\u00e9e : Lizzard<\/strong><br \/><br \/> Lizzard a communiqu\u00e9 r\u00e9cemment un nouveau <em>single<\/em>. Apr\u00e8s le fantastique <em>Majestic<\/em>, on attend beaucoup du trio ! L&rsquo;album devrait sortir courant 2018 et je tr\u00e9pigne d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;impatience !<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l&rsquo;ann\u00e9e : <\/strong><br \/><br \/> Le nouvel Anathema et l&rsquo;album solo de Danny Cavanagh. Les frangins Cavanagh se sont enterr\u00e9s dans une routine \u00e0 produire le m\u00eame genre d&rsquo;albums depuis leur grand retour sur <em>We&rsquo;re Here Because We&rsquo;re Here<\/em>. Si ce dernier \u00e9tait une bouff\u00e9e d&rsquo;air frais, les suites, toujours dans le m\u00eame ton, sans jamais rien de neuf, ne font que montrer un groupe en plein essoufflement.<br \/><br \/> <strong>Rapha\u00ebl Dugu\u00e9<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Bent Knee &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16327-land-animal\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Land Animal<\/em><\/a><br \/> 2 : Pain of Salvation &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In the Passing Light of Day<\/em><\/a><br \/> 3 : Toby Driver &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16260-madonnawhore\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Madonnawhore<\/em><\/a><br \/> 4 : Elder- <a href=\"chroniques\/item\/16441-reflections-of-a-floating-world\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Reflections of a Floating World<\/em><\/a><br \/> 5 : Onefoot &#8211; <em>Mektonized<\/em><br \/><br \/> Si l\u2019ann\u00e9e 2016 avait \u00e9t\u00e9 un peu d\u00e9cevante, 2017 est au contraire un mill\u00e9sime r\u00e9jouissant tant la production d\u2019albums de qualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 importante. Bent Knee se d\u00e9gage nettement du lot et <em>Land Animal<\/em> reste tr\u00e8s certainement un des albums les plus marquants des ann\u00e9es 2010. Pour tout dire, il a m\u00eame fait la quasi unanimit\u00e9 dans la r\u00e9daction de Chromatique, une premi\u00e8re ! (qu\u2019on se rassure, la personne qui n\u2019a pas appr\u00e9ci\u00e9 le disque a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e en Cor\u00e9e du Nord). Pain of Salvation et Toby Driver compl\u00e8tent le podium avec des albums tr\u00e8s personnels et marqu\u00e9s par une charge \u00e9motionnelle particuli\u00e8re. Enfin, Elder et Onefoot se d\u00e9marquent avec leur sens du m\u00e9lange de genre, le premier avec un rock progressif m\u00e2tin\u00e9 de <em>stoner<\/em> \u00e9pique, le second avec l\u2019hybride de jazz <em>dubstep<\/em> \u00e9lectronique et d\u2019influences arm\u00e9niennes. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Pain of Salvation \u2013 Amager Bio, Copenhague 29 mars 2017<br \/> 2 : <a href=\"articles\/live-reports\/item\/16388-portnoy-drops-the-mike\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Shattered Fortress <\/a>\u2013 Slagthuset, Malm\u00f6  02 ao\u00fbt 2017<br \/> 3 : <a href=\"articles\/live-reports\/item\/16513-la-partition-des-anges\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Garth Knox<\/a>\u2013 Jazzhouse, Copenhague 11 Novembre 2017<br \/><br \/> Pain of Salvation confirme son retour en forme aussi en concert avec une performance absolument ma\u00eetris\u00e9e. Le groupe a donn\u00e9 vie avec beaucoup d\u2019\u00e9motion aux nouvelles compositions (\u00ab\u00a0The Passing Light of Day\u00a0\u00bb) et transcend\u00e9 les vieux classiques (\u00ab\u00a0Beyond the Pale\u00a0\u00bb) gr\u00e2ce \u00e0 la la pr\u00e9sence de Gildenl\u00f6w conjugu\u00e9 \u00e0 l\u2019apport essentiel de Ragnar Zolberg (dont on regrette d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9part). De son c\u00f4t\u00e9, Mike Portnoy a exorcis\u00e9 ses vieux d\u00e9mons en reprenant le r\u00e9pertoire de Dream Theater, son \u00e9nergie et son envie ont fait rena\u00eetre les meilleures heures des pionniers du metal prog. Enfin, Garth Knox et le Saltarello trio ont quant \u00e0 eux interpr\u00e9t\u00e9 magnifiquement les compositions de John Zorn lors d\u2019une soir\u00e9e \u00e0 l\u2019ambiance intimiste et myst\u00e9rieuse.<br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Onefoot<\/strong><br \/><br \/> Arriv\u00e9 en fin d\u2019ann\u00e9e l\u2019album Mektonized a r\u00e9ussi \u00e0 se faire une place au classement des albums, une performance \u00e0 signaler pour un premier effort. Onefoot est un jeune groupe que l\u2019\u00e9quipe de Chromatique va suivre de pr\u00e8s dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Steven Wilson<\/strong><br \/><br \/> Apr\u00e8s un incroyable <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em>, le g\u00e9nial anglais baisse le pied avec ce <em>To The Bone<\/em> en demi-teinte o\u00f9 l\u2019excellent (\u00ab\u00a0Refuge\u00a0\u00bb) c\u00f4toie le m\u00e9diocre  (\u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb). On ne se fait n\u00e9anmoins pas de soucis pour la suite, Steven Wilson ayant d\u00e9montr\u00e9 de nombreuses fois sa capacit\u00e9 \u00e0 se renouveler et \u00e0 rebondir apr\u00e8s les albums plus d\u00e9cevants.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Steven Wilson <\/strong><br \/><br \/> La pr\u00e9sence m\u00e9diatique de Steven Wilson a cr\u00e9\u00e9 une ligne de fracture chez les amateurs de progressif. Il semble pourtant un peu snob de bouder son plaisir \u00e0 voir un musicien de la trempe de Wilson se faire une place dans les programmations format\u00e9es des radios et t\u00e9l\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralistes que ce soit en France ou en Angleterre. M\u00eame si \u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb n\u2019est pas ce que l\u2019Anglais a fait de meilleur, on a aussi eu l\u2019occasion d\u2019entendre les titres plus accomplis de l\u2019album et si cela permet de faire d\u00e9couvrir les musiques ambitieuses \u00e0 un nouveau public, c\u2019est tant mieux! <br \/><br \/> <strong>Jean-Philippe Haas<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Bent Knee &#8211; <em>Land Animal<\/em><br \/> 2 : Phlox &#8211; <em>Keri<\/em><br \/> 3 : Thomas de Pourquery Supersonic &#8211; <em>Sons of Love<\/em><br \/> 4 : Roger Waters &#8211; <em>Is This The Life We Really Want ?<\/em><br \/> 5 : Nova Collective &#8211; <em>The Further Side<\/em><br \/><br \/> Des jeunes, des vieux, du jazz, du rock, du bien fichu \u00e0 l&rsquo;ancienne, du compl\u00e8tement barr\u00e9, du calme, de l&rsquo;enrag\u00e9, du s\u00e9rieux, du l\u00e9ger, du chant\u00e9, de l&rsquo;instrumental, du connu, du confidentiel, bref : en 2017, il y en a eu pour tous les go\u00fbts. Un bien beau mill\u00e9sime ! On veut le m\u00eame pour 2018. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Midnight Oil \u2013 Paris, L&rsquo;Olympia, 6 juillet 2017<br \/> 2 : Asaf Avidan \u2013 Strasbourg, La Laiterie, 8 novembre 2017<br \/> 3 : Youn Sun Nah \u2013 Salle des f\u00eates de Schiltigheim, 10 octobre 2017<br \/> 4 : Hiromi et Edmar Casta\u00f1eda \u2013 Festival Au Gr\u00e8s du jazz, La Petite Pierre, 8 ao\u00fbt 2017<br \/> 5 : Ange \u2013 ED&amp;N, Sausheim, 6 octobre 2017<br \/><br \/> 2017 nous a r\u00e9serv\u00e9 de l&rsquo;enthousiasme, de l&rsquo;\u00e9nergie, de l&rsquo;innovation, de l&rsquo;\u00e9motion, de la part d&rsquo;artistes de tous horizons et de tous \u00e2ges. La musique se vit avant tout dans les concerts. Soutenons-l\u00e0 ! <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Bent Knee<\/strong><br \/><br \/> M\u00eame si Bent Knee n&rsquo;est plus \u00e0 proprement parler un espoir, avec quatre albums au compteur, c&rsquo;est avec leur signature chez InsideOut qu&rsquo;ils sont sortis de leur quasi anonymat. <em>Land Animal<\/em> constitue un formidable bond en avant apr\u00e8s le d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s convaincant <em>Say So<\/em> paru chez Cuneiform en 2016. Des compositions \u00e0 la fois sophistiqu\u00e9es et accessibles (sans doute un poil trop pop pour les vieux puristes fossilis\u00e9s) et la voix s\u00e9duisante de Courtney Swain (sans doute un poil trop pop pour les vieux puristes fossilis\u00e9s) font de ce groupe am\u00e9ricain l&rsquo;un des plus s\u00e9rieux acteurs du renouveau du prog&rsquo;, aux c\u00f4t\u00e9s de Steven Wilson (qui, rappelons-le, s&rsquo;est compromis sur son dernier album, un poil trop pop pour les vieux puristes fossilis\u00e9s). <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : les prix de plus en plus prohibitifs de certains concerts <\/strong><br \/><br \/> Nous disions plus haut qu&rsquo;il faut plus que jamais soutenir le spectacle vivant. Ajoutons : de pr\u00e9f\u00e9rence les jeunes artistes ou ceux dont les concerts ne co\u00fbtent pas un rein. Car avoir la confortable certitude de remplir les salles quoi qu&rsquo;il arrive n&rsquo;est pas une raison pour s&rsquo;engraisser sur le dos de ses fans et laisser de c\u00f4t\u00e9 ceux qui ont des moyens plus modestes. La culture doit rester accessible au plus grand nombre ; certains artistes <em>bankable<\/em> l&rsquo;auraient-ils oubli\u00e9 ? <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : le recours de plus en plus fr\u00e9quent au financement participatif<\/strong><br \/><br \/> Alors que les labels, et en particulier les <em>majors<\/em>, ne prennent plus le moindre risque depuis belle lurette, il existe heureusement des solutions pour les jeunes groupes d\u00e9sargent\u00e9s. Ils sont de plus en plus nombreux, dans le sillage des pr\u00e9curseurs comme Marillion, \u00e0 financer en partie leurs albums \u00e0 l&rsquo;aide de plate-formes comme Ulule ou KissKissBankBank. Si ce syst\u00e8me de lev\u00e9e de fonds n&rsquo;est pas la panac\u00e9e, il permet toutefois de mettre en relation directe l&rsquo;artiste et son public, et de contourner la frilosit\u00e9 des grosses maisons de disques qui, d\u00e9missionnaires de leur r\u00f4le de d\u00e9couvreur au profit des actionnaires, sont vou\u00e9es \u00e0 dispara\u00eetre.<br \/><br \/> <strong>Julien Giet<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Nova Collective &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16175-the-further-side\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Further Side<\/em><\/a><br \/> 2 : Bill Bruford \u2013 <em>Seems like a Lifetime Ago<\/em> 3 : Mark Guiliana &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16486-jersey\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Jersey<\/em><\/a><br \/> 4 :Pain of Salvation &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In the Passing Life of Day<\/em><\/a><br \/> 5 : Richard Barbieri &#8211; <em>Planets and Persona<\/em> 6 : Bent Knee &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16327-land-animal\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Land Animal<\/em><\/a><br \/><br \/> Quelle riche ann\u00e9e, 2017 \u2026 \u00c9clectique et fournie. De belles surprises de la part de grands noms comme de la part d&rsquo;artistes bien moins connus. Je parle par exemple de Bent Knee qui avec <em>Land Animal<\/em> a charm\u00e9 la quasi enti\u00e8ret\u00e9 de la r\u00e9daction de Chromatique. Parmi les bonnes surprises, j&rsquo;ai not\u00e9 le dernier opus de Pain of Salvation ; chef d&rsquo;oeuvre inspir\u00e9 et coh\u00e9rent, dans lequel Daniel Gildenl\u00f6w semble avoir trouv\u00e9 un alter ego parfait en la personne de Ragnar Zolberg venant le compl\u00e9ter vocalement ainsi qu&rsquo;\u00e0 la composition (\u00ab\u00a0 Meaningless \u00a0\u00bb \u2026). Second souffle pour le groupe \u2026 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re diront certains. Cette ann\u00e9e, j&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 l&rsquo;album de Richard Barbieri (clavi\u00e9riste de Porcupine Tree), qui doit s&rsquo;\u00e9couter au casque les yeux ferm\u00e9s afin de basculer dans un autre monde sonore aux ambiances palpables. La production est impeccable, rendant \u00e0 chaque titre tout le relief dont il regorge. Avis aux amateurs de paysages de sons \u2026 <br \/> Mark Guiliana fait lui aussi parti de mes coups de c\u0153urs cette ann\u00e9e \u00e0 travers le dernier album de son quartet ; il incarne pour moi une voie innovante dans l&rsquo;univers de la batterie au niveau de sa ma\u00eetrise parfaite du son, de ses nuances, de son jeu tout en finesse. Il dispose d&rsquo;une palette vertigineuse de cr\u00e9ativit\u00e9 qu&rsquo;il me tarde de d\u00e9couvrir tout au long de sa carri\u00e8re qui nous \u00e9tonnera encore et encore. J&rsquo;ai eu le plaisir en cette fin d&rsquo;ann\u00e9e de constater que Bill Bruford (batteur \u00e9m\u00e9rite ayant brill\u00e9 aux plus belles heures de Yes ou encore King Crimson) a pr\u00e9sent\u00e9 un coffret r\u00e9unissant ses premiers essais solos ; on trouve d&rsquo;excellents albums de jazz fusion comme entre autres <em>One of a Kind<\/em> et <em>Feels good to me<\/em> ou encore un concert in\u00e9dit. Bruford avait un talent certain pour r\u00e9unir les musiciens qu&rsquo;il savait compatibles afin de cr\u00e9er une magie (pour cela je vous conseille de lire son excellente autobiographie). Ainsi en ce coffret vous pourrez vous d\u00e9lecter par exemple de la guitare du regrett\u00e9 Allan Holdsworth. Une occasion d&rsquo;admirer le jeu d&rsquo;un grand musicien discret (et titulaire d&rsquo;un doctorat de philosophie depuis peu). Enfin, cette ann\u00e9e, j&rsquo;ai frissonn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de l&rsquo;album de Nova Collective. Ce projet r\u00e9unissant un guitariste de Haken, un ex-clavi\u00e9riste de Haken, le bassiste de Between the Buried and Me ainsi que le batteur de Cynic. A noter que ces deux derniers jouent ensemble dans un autre projet jazz fusion nomm\u00e9 Trioscapes que je vous invite \u00e0 d\u00e9couvrir si vous ne connaissez pas. Mais contrairement \u00e0 Trioscapes, Nova Collective ne base pas sa musique sur l&rsquo;improvisation bien au contraire. Chaque composition est millim\u00e9tr\u00e9e et met en valeur les deux combos basse\/batterie et clavier\/guitare. Pas de d\u00e9monstration de virtuosit\u00e9 individuelle ici. Nova Collective pourrait presque s&rsquo;apparenter \u00e0 de la musique classique tant l\u2019ex\u00e9cution est sans bavure et sans d\u00e9passer du cadre. Ce premier essai transform\u00e9, j&rsquo;\u00e9prouve une grande impatience quant \u00e0 la suite de ce projet.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : <a href=\"articles\/live-reports\/item\/16388-portnoy-drops-the-mike\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Mike Portnoy\u2019s Shattered Fortress<\/a>, Paris, 01 juillet 2017<br \/> 2 : Gong \u2013 Ninkasi Kao, Lyon,  19 octobre 2017<br \/> 3 : Ange \u2013 L&rsquo;ED&amp;N, Sausheim, 06 octobre 2017<br \/><br \/> Alors pour \u00eatre tout \u00e0 fait transparent, je n\u2019ai pas assist\u00e9 au concert chroniqu\u00e9 ci-dessus mais \u00e0 la repr\u00e9sentation de la veille \u00e0 Paris au Trianon; la chronique de Rapha\u00ebl retranscrit exactement mon ressenti vis \u00e0 vis de cet \u00e9lan d\u2019amour, de nostalgie et de <em>fan service<\/em> dont Mike Portnoy semble friand. Ne pas avoir eu l&rsquo;occasion de voir Dream Theater en concert avec Portnoy aux f\u00fbts est un regret que j&rsquo;ai pu combler avec Shattered Fortress . C&rsquo;est simple : un album quelque peu cach\u00e9 de Dream Theater interpr\u00e9t\u00e9 par Portnoy en compagnie de l&rsquo;excellent groupe Haken renforc\u00e9 par Eric Gillette en tr\u00e8s grande forme et vous avez la garantie de passer une soir\u00e9e m\u00e9morable. Chaque musicien avait sa place (note pour les connaisseurs : on entendait tr\u00e8s bien la basse) et exprimait son talent derri\u00e8re des sourires sinc\u00e8res de passionn\u00e9s heureux de r\u00e9aliser un r\u00eave.<br \/> La surprise de l&rsquo;ann\u00e9e fut pour moi le concert de Gong \u00e0 Lyon en octobre dernier. Pour \u00eatre honn\u00eate, je ne savais pas du tout \u00e0 quoi m&rsquo;attendre \u2026 Je ne connaissais Gong que de r\u00e9putation et j&rsquo;avais bien des interrogations sur la formule 2017 de l&rsquo;ensemble. Ce fut une claque intersid\u00e9rale. Voil\u00e0 tout. Du d\u00e9but \u00e0 la fin, le groupe (compos\u00e9 de nouveaux membres) nous a propuls\u00e9s dans leur univers au gr\u00e9 de projections psych\u00e9d\u00e9liques du plus bel effet. Mentions honorables seront faites \u00e0 Cheb Nettles, batteur infatigable qui nous a promulgu\u00e9 une d\u00e9flagration de descentes de toms en tous genres, et \u00e0 Kavus Torabi le chanteur guitariste qui gagnerait \u00e0 obtenir bien plus de notori\u00e9t\u00e9 dans sa cat\u00e9gorie. Ses talents de chanteurs nous ont pris aux tripes, son \u00e9nergie nous a contamin\u00e9. Le regrett\u00e9 Daevid Aellen (fondateur du projet) peut \u00eatre fier car l&rsquo;h\u00e9ritage Gong n&rsquo;est pas pr\u00eat de s&rsquo;\u00e9teindre. Dans les concerts de l&rsquo;ann\u00e9e, je citerai \u00e9galement celui de Chick Corea et de Steve Gadd \u00e0 l&rsquo;auditorium de Lyon le 19 novembre, une occasion en or de voir deux g\u00e9ants de la musique sur une m\u00eame sc\u00e8ne. Un concert sans \u00e9go, passionnant. Enfin je parlerai de la performance de Ange \u00e0 Sausheim le 6 octobre 2017. Je n&#8217;emploie pas le terme \u00ab concert \u00bb volontairement car cette repr\u00e9sentation \u00e9tait quelque peu sp\u00e9ciale ; le groupe a enregistr\u00e9 sur sc\u00e8ne son nouvel album, <em>Heureux<\/em>, \u00e0 para\u00eetre d\u00e9but 2018. Pas de show, juste 5 musiciens en conditions studio devant un public silencieux et attentif. Superbe exp\u00e9rience qui nous a permis d&rsquo;\u00e9couter la naissance d&rsquo;un album qui je vous l&rsquo;assure sera de haute qualit\u00e9 (Ange, plus \u00ab prog&rsquo; \u00bb que jamais).<br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : The Sea Within<\/strong><br \/><br \/> Comment dire \u2026 La curiosit\u00e9 nourrit mes attentes. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, Daniel Gildenl\u00f6w connu pour sa rigueur, sa ma\u00eetrise, son perfectionnisme, son obstination (en d&rsquo;autres termes sa tendance naturelle au monopole). De l&rsquo;autre, Marco Minnemann reconnu pour son impr\u00e9visibilit\u00e9 et sa spontan\u00e9it\u00e9. Au milieu, Roine Stolt. Inutile de vous dire que ce cocktail intrigue. . Dans mes attentes 2018 de la plan\u00e8te metal progressif je place beaucoup d&rsquo;estime en les prochains Between the Buried and Me et Haken<br \/><br \/> <strong>Les d\u00e9ceptions de l\u2019ann\u00e9e : Steven Wilson, Pain of Salvation<\/strong><br \/><br \/> Entendons nous bien ; je n&rsquo;ai rien contre <em>To the Bone<\/em> de Steven Wilson. C&rsquo;est un tr\u00e8s bon album que j&rsquo;ai le plaisir de constater en t\u00eate de charts de nombreux pays. Organique et bien produit, cet album conna\u00eet un int\u00e9r\u00eat populaire bienvenu et m\u00e9rit\u00e9 (d&rsquo;autant plus qu&rsquo;\u00e0 travers le projet Blackfield ou les albums <em>Stupid Dream<\/em> et Lightbulb Sun de Porcupine Tree, l&rsquo;Anglais s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 attaqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exercice de la chanson pop auparavant). Pourtant quelque chose me chiffonne ; au travers d&rsquo;un clip comme celui de \u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb, je ne saisis pas la coh\u00e9rence de sa vision (coh\u00e9rence qui pour moi est d&rsquo;habitude le point fort de Steven Wilson). A travers la coh\u00e9rence je ne parle pas de concept. Je m&rsquo;explique : je trouve que <em>To the Bone<\/em> ne s&rsquo;assume pas \u00e0 fond, tout simplement ; pas comme s&rsquo;assumerait <em>The Seeds of Love<\/em> de Tears for Fears ou encore <em>Out of the Blue<\/em> de Electric Light Orchestra. Le single \u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb est cousu de ficelles bien trop \u00e9videntes (mises en lumi\u00e8res par Steven Wilson lui-m\u00eame lorsqu&rsquo;il explique sur le plateau de l&rsquo;\u00e9mission Taratata les diff\u00e9rents mouvements composant \u00ab\u00a0Mamma mia\u00a0\u00bb de Abba), bien trop explicitement \u00ab\u00a0tubesque\u00a0\u00bb pour \u00eatre un v\u00e9ritable hit \u00e0 la \u00ab\u00a0Mr Blue Sky\u00a0\u00bb. Contrairement \u00e0 un <em>Hand Cannot Erase<\/em>, je trouve que <em>To the Bone<\/em> est assis le fondement entre deux chaises, se voulant pop plut\u00f4t que de se l&rsquo;assumer naturellement. <br \/> Sinon, grande d\u00e9ception du c\u00f4t\u00e9 de Pain of Salvation \u2026 Mais vous savez d\u00e9j\u00e0 pourquoi. <br \/><br \/> <strong>Thierry de Haro<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Tiger Moth Tales &#8211; <em>The Depths Of Winter<\/em><br \/> 2 : Big Big Train &#8211; <em>Grimspound<\/em><br \/> 3 : Barock Project &#8211; <em>Detachment<\/em><br \/> 4 : Amarok &#8211; <em>Hunt<\/em><br \/> 5 : Youn Sun Nah &#8211; <em>She Moves On<\/em><br \/> 6 : Nad Sylvan &#8211; <em>The Bride Say No<\/em><br \/> 7 : Dominic Miller &#8211; <em>Silent Light<\/em><br \/> 8 : Lonely Robot &#8211; <em>The Big Dream<\/em><br \/> 9 : Steven Wilson &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16400-to-the-bone\" target=\"_blank\"><em>To the Bone <\/em><\/a><br \/> 10 :  Pain of Salvation &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In the Passing Light of Day<\/em><\/a><br \/><br \/> R\u00e9v\u00e9lation tardive de d\u00e9cembre (en ce qui me concerne), Tiger Moth Tales, projet progressif du multi-instrumentiste aveugle Pete Jones, coiffe sur le poteau un Big Big Train ayant survol\u00e9 mes \u00e9coutes musicales 2017. <em>The Depths Of Winter<\/em> est \u00e0 \u00e9couter absolument pour qui aime le Genesis de Peter Gabriel, et sans aucun doute l&rsquo;un des albums les mieux inspir\u00e9s par cette p\u00e9riode, sans pour autant tomber dans la redite musicale. La suite est un patchwork d&rsquo;\u00e9motions, tiss\u00e9 tout au long de cette ann\u00e9e, entre ambiances feutr\u00e9es ou empreintes d&rsquo;un certain lyrisme, entre rythmes syncop\u00e9s et parfois complexes, entre digressions a\u00e9riennes et retours sur terre plus tranchants.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : ARW (Anderson-Rabin-Wakeman &#8230; qui redeviendra YES quelques semaines plus tard) \u2013 London, Hammersmith Apollo (Odeon), 18 Mars 2017<br \/> 2 : Marillion \u2013 Paris, Le Zenith, 07 Octobre 2017<br \/> 3 : John McLaughlin &#8211; Paris, New Morning, 01 Mars 2017<br \/> 4 : Gong \u2013 Festival Night Of The Prog, Loreley, 15 Juillet 2017<br \/> 5 : Franck Carducci Band \u2013 Festival Night Of The Prog, Loreley, 15 Juillet 2017<br \/> 6 : David Cross Band \u2013 Festival Night Of The Prog, Loreley, 14 Juillet 2017<br \/> 7 : Snarky Puppy &#8211; Paris, Olympia, 18 Mai 2017<br \/> 8 : Dam&rsquo;NCo &#8211; Paris, Pan Piper, 18 F\u00e9vrier 2017<br \/> 9 : Michel Jonasz Quartet &#8211; Paris, Palais des Sports, 15 Septembre 2017<br \/> 10 : Uzeb &#8211; Paris, Salle Pleyel, 02 Juillet 2017<br \/><br \/> Forc\u00e9ment, en N\u00b01, Jon Anderson, mon chanteur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que je n&rsquo;avais jamais vu &#8230; et que j&rsquo;ai pu voir deux fois cette ann\u00e9e. Suivi par un concert de Marillion au Zenith (avec ensemble \u00e0 cordes en 2\u00e8me partie) aussi g\u00e9nial que leur prestation du Loreley avait \u00e9t\u00e9 terne. Et puis le grand John McLaughlin, qu&rsquo;on ne reverra sans doute plus sur sc\u00e8ne puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de sa derni\u00e8re tourn\u00e9e. Apr\u00e8s, il ne fallait en choisir que 10 maximum &#8230; j&rsquo;ai donc laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 le trio Jean-Luc Ponty-Bireli Lagrene-Kyle Eastwood \u00e0 la Seine Musicale de Paris, ou encore Magma et le Metalik Orkestrah \u00e0 l&rsquo;Olympia &#8230; et ce concert intimiste de Dominic Miller \u00e0 l&rsquo;Ermitage &#8230; et les prestations \u00e9blouissantes du Prog En Beauce, en particulier Franck Carducci et Lazuli (d\u00e8s lors que leurs probl\u00e8mes techniques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9solus)  &#8230; et Yes, Maschine, Ray Wilson ou Crippled Black Phoenix au Loreley &#8211; bref la musique v\u00e9cue en \u00ab\u00a0live\u00a0\u00bb est notre s\u00e8ve qui parcourt chaque cellule de notre corps : on ne s&rsquo;en privera pas non plus en 2018 !<br \/><br \/> <strong>La r\u00e9v\u00e9lation de l\u2019ann\u00e9e : Kavus Torabi<\/strong><br \/><br \/> Kavus Torabi est sans aucun doute le plus grand hommage qui puisse avoir \u00e9t\u00e9 fait au regrett\u00e9 Daevid Allen. Si l&rsquo;on pouvait s&rsquo;interroger sur le devenir de Gong lors de la disparition de son cr\u00e9ateur lunaire, nous avons vite \u00e9t\u00e9 rassur\u00e9s par ce dynamisme, cette folie, cette extravagance et cette \u00e9nergie mise en lumi\u00e8re  sur sc\u00e8ne par notre Anglo-Iranien. Une pr\u00e9sence extraordinaire et envo\u00fbtante pour celui qui officie \u00e9galement au sein de Knifeworld et Guapo et au final un <em>show<\/em> psych\u00e9-r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur ! <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Anathema<\/strong><br \/><br \/> Il est \u00e9vident que les adeptes d\u2019Anathema du d\u00e9but sont plus circonspects sur l&rsquo;orientation prise par le groupe depuis <em>We&rsquo;re Here Because We&rsquo;re Here<\/em> (mais d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9e avec des albums comme <em>A Fine Day to Exit<\/em>). D&rsquo;autres &#8211; comme l&rsquo;auteur de ces lignes &#8211; ont \u00e9t\u00e9 attir\u00e9s comme des mouches par les m\u00e9lodies, le lyrisme, les voix claires et f\u00e9minines. Et effectivement <em>We&rsquo;re Here &#8230;<\/em> constitue un point de d\u00e9part vers une lign\u00e9e plus accessible, tutoyant parfois la pop, et toujours empreinte d&rsquo;une grande puissance m\u00e9lodique. Ainsi sont n\u00e9s <em>Weather Systems<\/em>, <em>Distant Satellites<\/em> et ce que l&rsquo;on peut consid\u00e9rer comme une trilogie a engendr\u00e9 des versions grand orchestre, puis cath\u00e9drale. On pensait alors \u00e0 une fin de cycle et esp\u00e9rait quelques surprises avec <em>The Optimist<\/em>. Que nenni ! Ce dernier album, non seulement ne propose pas d&rsquo;id\u00e9es novatrices, mais en plus donne l&rsquo;impression que \u00ab\u00a0rien n&rsquo;a avanc\u00e9\u00a0\u00bb&#8230; l&rsquo;album \u00ab\u00a0inutile\u00a0\u00bb (sauf pour les fans, je suppose), comme si l&rsquo;on avait exhum\u00e9 les chutes de studio des albums pr\u00e9c\u00e9dents. Il est bien difficile d&rsquo;entrer dans cet album, la preuve : d\u00e8s qu&rsquo;on en est sorti, on n&rsquo;en retient pas grand chose &#8230;<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : La renaissance du festival Crescendo<\/strong><br \/><br \/> Vent de panique chez tous les aficionados du Crescendo en ce d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e 2017 : des bruits qui prennent de l&rsquo;\u00e9paisseur, pour se transformer en certitudes : l&rsquo;\u00e9dition 2017 du Crescendo est annul\u00e9e ! Puis un groupe men\u00e9 par Patt ne veut pas qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9teigne et, apr\u00e8s diverses obligations administratives pour d\u00e9signer une nouvelle \u00e9quipe, le festival rena\u00eet en formule all\u00e9g\u00e9e (2 x 2 concerts pr\u00e9vus) mais a surtout le m\u00e9rite de continuer \u00e0 faire vivre cette esplanade du Conci\u00e9, \u00e0 permettre aux gens des campings environnants de d\u00e9couvrir cette musique et de continuer \u00e0 \u00ab\u00a0rassembler\u00a0\u00bb la famille prog autour d&rsquo;un site exceptionnel. Bravo \u00e0 Pat, Seb, Nat, Jean-Luc, &#8230; et \u00e0 tous ceux qui ont remis le festival sur les rails : c&rsquo;est parti pour de nombreuses ann\u00e9es maintenant et 2018 sera l&rsquo;occasion du 20\u00e8me anniversaire &#8230; et d\u2019un festival sur 4 jours ! <br \/><br \/> <strong>Florent Canepa<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Pain Of Salvation &#8211; <a href=\"\u201dhttp:\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\u201d\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In The Passing Light Of Day<\/em><\/a><br \/> 2 : Steven Wilson &#8211; <a href=\"\u201dhttp:\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16400-to-the-bone\u201d\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>To The Bone<\/em><\/a><br \/> 3 : Lunatic Soul &#8211; <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16478-fractured\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Fractured<\/em><\/a><br \/> 4 : Steve Hackett- <a href=\"\u201dhttps:\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16224-the-night-siren\u201d\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Night Siren<\/em><\/a><br \/> 5 : Ulver- <a href=\"\u201dhttps:\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16223-the-assassination-of-julius-caesar\u201d\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Assassination of Julius Caesar<\/em><\/a><br \/><br \/> 2017 est une ann\u00e9e finalement tr\u00e8s classique et un peu l\u2019inverse de 2016\u2026 C\u2019est un top qui aurait pu exister cinq ou dix ans plus t\u00f4t. Alors est-ce dans les vieux pots que l\u2019on fait les meilleures confitures progressives ? En tous les cas, dans un monde ext\u00e9rieur incertain, il invite l\u2019auditeur \u00e0 se r\u00e9approprier les valeurs s\u00fbres. Cela commence tr\u00e8s fort et ce d\u00e8s le d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e avec les Su\u00e9dois de Pain of Salvation qui se payent le luxe de nous \u00e9bouriffer l\u00e0 o\u00f9 on les attendait en baillant. <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In The Passing Light Of Day<\/em><\/a> est brillant, pluriel et sans doute l\u2019un des meilleurs albums du groupe, \u00e9paul\u00e9 pour l\u2019occasion par un guitariste nouveau et inspirant bien que rapidement limog\u00e9\u2026 On ne change pas un ego qui gagne ! Deuxi\u00e8me place m\u00e9rit\u00e9e pour le roi du progressif, Steven Wilson qui, lui aussi, nous offre une performance en forme de grimace comme pour dire qu\u2019il ira encore plus loin que ce que vous pensez (le pop et tr\u00e8s d\u00e9battu\u00ab\u00a0Permanating\u00a0\u00bb). Il s\u2019offre une promotion royale en radio, en t\u00e9l\u00e9 et insuffle le bon go\u00fbt dans les oreilles de tous, se posant en ap\u00f4tre de notre belle musique. Pendant ce temps-l\u00e0, Mariusz Duda, plus discret et m\u00e9lancolique, cr\u00e9e une ode \u00e0 peine voil\u00e9e \u00e0 son compagnon de route disparu Piotr Grudzi\u0144ski. A la fois froid et merveilleux,  <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16478-fractured\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Fractured<\/em><\/a> est l\u2019histoire d\u2019un homme qui se rel\u00e8ve et trouve les mots et m\u00e9lodies justes pour le dire. Plus chamarr\u00e9 et composite, le guitariste Steve Hackett brouille les pistes et transforme le kitsch en or. Arm\u00e9 de multiples instruments \u00e0 cordes, il d\u00e9clame les charmes d\u2019une musique surann\u00e9e mais se transformant en apoth\u00e9ose sous ses doigts. Dernier monument du top, Ulver ou comment l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 norv\u00e9gienne parvient \u00e0 se r\u00e9inventer sous la forme d\u2019une <em>new wave<\/em> paradoxalement moderne. Triomphal, gothique et pop, le groupe intrigue et impose sa patte \u00e9lectronique.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1:<a href=\"https:\/\/chromatique.net\/articles\/live-reports\/item\/16140-%C3%A9tymologie-du-raffinement\">The Pineapple Thief<\/a>, Paris, 19 fevrier 2017<br \/> 2 : Opeth \u2013 Clisson, 17 juin 2017<br \/> 3 : Solstafir  \u2013 Aaraz, 27 novembre 2017<br \/><br \/> La sortie cette ann\u00e9e en vid\u00e9o du premier live de The Pineapple Thief est une preuve de plus s\u2019il en fallait qu\u2019on se devait de voir <em>Your Wilderness<\/em> en concert. Au-del\u00e0 de l\u2019addition d\u2019\u00e9nergie que propose le g\u00e9nial Gavin Harrison, c\u2019est la coh\u00e9rence de l\u2019ensemble qui frappe le spectateur. L\u2019album enrichi de quelques perles du pass\u00e9 compose une set list imparable et parfaite. Pas besoin d\u2019effet de manche et de lumi\u00e8re, tout est dit. Mikael \u00c5kerfeldt, lui, est un vieux routard et roublard de la sc\u00e8ne, mais lorsque les compositions de <em>Sorceress<\/em> transforment la fosse en dramaturgie messianique, on quitte les incertitudes que pouvaient parfois accompagner l\u2019album pour ing\u00e9rer, tous sens en alerte, ce voyage initiatique et ces volutes psych\u00e9d\u00e9liques. Plus sombre et finalement plus \u00e9motionnel, Solstafir illumine autant en concert qu\u2019il affiche sa noirceur sur album. Addi, baladin moderne, crie, chante, d\u00e9chire la nuit de ses appels et fabrique des cantates hivernales, o\u00f9 seule la fum\u00e9e fait office de jeu de sc\u00e8ne. Il faut bien avouer que cette ann\u00e9e, ce trio de t\u00eate n\u2019a pas fait d\u2019effort particulier sur la sc\u00e9nographie mais les m\u00e9lodies et l\u2019implication de ceux qui les fabriquent suffisaient au spectacle. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : House of Waters <\/strong><br \/><br \/> House of Waters aurait pu \u00eatre dans le top. Les mettre ici n\u2019est pas une forme de rel\u00e9gation mais plut\u00f4t de d\u00e9fi. En proposant une p\u00e9pite pure et sans artifice o\u00f9 le dulcimer est roi, le groupe a r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er quelque chose de fort et qui n\u2019existait pas jusque-l\u00e0, quelque part entre jazz et world. Cette nouvelle maison flotte de fort belle mani\u00e8re et il s\u2019agit de savoir d\u00e9sormais se r\u00e9inventer en proposant quelque chose d\u2019aussi enthousiasmant que ce magistral album \u00e9ponyme. <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Anathema<\/strong><br \/><br \/> H\u00e9las. Il est presque triste de devoir \u00e0 nouveau \u00e9crire ces lignes et peut-\u00eatre que l\u2019histoire revisitera le sujet. Mais comme c\u2019est encore et toujours une question d\u2019actualit\u00e9, disons le simplement : le dernier album d\u2019Anathema ne nous a fait ni chaud ni froid et on a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 vite l\u2019oublier apr\u00e8s quelques \u00e9coutes. Au moment o\u00f9 nous parlons, <em>The Optimist<\/em> prend d\u00e9j\u00e0 la poussi\u00e8re quelque part au fond d\u2019un placard.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : The Sea Within. <\/strong><br \/><br \/> La naissance d\u2019un super groupe de choc ! The Sea Within avec Roine Stolt, Daniel Gildenl\u00f6w, Jonas Reingold, Tom Brislin et Marco Minnemann. M\u00eame si les combinaisons \u00e0 choix multiple nous ont r\u00e9guli\u00e8rement irrit\u00e9s, on ne sait pas pourquoi mais on se dit que celle-l\u00e0, c\u2019est la bonne\u2026 A v\u00e9rifier au printemps prochain pour voir si ladite aventure finira dans le top ou la d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e en janvier 2019 ! <br \/><br \/> <strong>Dan Tordjman<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Von Hertzen Brothers &#8211; <em>War Is Over<\/em><br \/> 2 : Steven Wilson &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16400-to-the-bone\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>To The Bone<\/em><\/a><br \/> 3 : Pain Of Salvation &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16109-in-the-passing-light-of-day\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>In The Passing Light Of Day<\/em><\/a><br \/> 4 : Circus Maximus &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16428-havoc-in-oslo\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Havoc In Oslo<\/em><\/a><br \/> 5 : Ayreon &#8211; <a href=\"chroniques\/item\/16266-the-source\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Source<\/em><\/a><br \/><br \/> 2017 ou l\u2019ann\u00e9e de la r\u00e9surrection, notamment pour Arjen Lucassen. Perdu sur <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/14612-the-theory-of-everything\" target=\"_blank\"><em>The Theory Of Everything<\/em><\/a>, le g\u00e9ant batave se refait la cerise sur <em>The Source<\/em> \u00e0 coup de refrains accrocheurs et avec un casting cinq \u00e9toiles. De r\u00e9surrection aussi, il est question avec Pain Of Salvation avec un Daniel Gildenl\u00f6w revenu de l\u2019enfer transform\u00e9 apr\u00e8s ses probl\u00e8mes de sant\u00e9. 2017 c\u2019est \u00e9galement la confirmation pour Circus Maximus, dont l\u2019album live fait mouche et pour les frangins Von Hertzen qui confirment \u00e0 chaque disque, leur statut d\u2019\u00e9toile montante. Enfin, Steven Wilson sort un album qui, comme d\u2019habitude, fait jaser, divise ou rassemble. Non pr\u00e9sent dans ce top 5, Sons Of Apollo a fait feu de tout bois avec <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16485-psychotic-symphony\" target=\"_blank\"><em>Psychotic Symphony<\/em><\/a>. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Metallica \u2013 Paris, 8 septembre 2017<br \/> 2 : Ron Thal \u2013 Paris, 20 novembre 2017<br \/> 3 : The Neal Morse Band  \u2013 Paris, 5 avril 2017<br \/><br \/> Peu de concerts \u00e0 se mettre sous la dent pour votre serviteur. Toutefois, ce dernier a su constater que Metallica \u00e9tait toujours au top de sa forme.  <a href=\"articles\/live-reports\/item\/16580-monumenthal\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Le retour de Ron Thal en France<\/a>, fut l\u2019objet d\u2019une soir\u00e9e m\u00e9morable. Tout comme celui du Neal Morse Band, o\u00f9 pendant plus de 2h30, le R\u00e9v\u00e9rend a pass\u00e9 en revue l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16100-the-similitude-of-a-dream\" target=\"_blank\"><em>The Similitude Of A Dream<\/em><\/a>. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : de belles sorties pour 2018<\/strong><br \/><br \/> Si on parle d\u2019espoir pour 2018, l\u2019espoir r\u00e9side en la sortie d\u2019albums attendus. Citons ainsi, Anasazi, 6h33, A.C.T., Riverside, Seventh Wonder, Spock\u2019s Beard (dont l\u2019album est en bo\u00eete au moment o\u00f9 vous lisez ces lignes). Les Parisiens pourront \u00e9galement ENFIN notamment voir Dark Tranquillity \u00e0 Paris et l\u00e0, votre serviteur y sera.  <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Anathema<\/strong><br \/><br \/> Un autre sujet \u00e0 controverse et discussion. Le gang de Liverpool n\u2019a pas fini de diviser avec <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/16399-the-optimist\" target=\"_blank\"><em> The Optimist <\/em><\/a> en de\u00e7\u00e0 des attentes notamment apr\u00e8s les sorties de <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/14942-distant-satellites\" target=\"_blank\"><em> Distant Satellites<\/em><\/a> et <a href=\"https:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/13689-weather-systems\" target=\"_blank\"><em>Weather Systems<\/em><\/a> . <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : aucun. <\/strong><br \/><br \/> D\u00e9sol\u00e9. Votre serviteur \u00e9tait, malgr\u00e9 lui, trop en retrait pour pouvoir pointer un fait marquant. Mais il promet de faire un effort pour 2018. <br \/><br \/> <strong>Alexandre Gombaud-Saintonge<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Lunatic Soul &#8211; <em>Fractured<\/em><br \/> 2 : Frankfurt Radio Bigband &#8211; <em>The Behemoth<\/em><br \/> 3 : Sevdaliza &#8211; <em>Ison<\/em><br \/> 4 : Pain of Salvation &#8211; <em> In The Passing Light of Day <\/em><br \/> 5 : Caligula\u2019s Horse &#8211; <em>In Contact<\/em><br \/> 6 : Mastodon &#8211; <em>Emperor of Sand<\/em><br \/> 7 : Bell Witch &#8211; <em>Mirror Reaper<\/em><br \/> 8 : Ulver &#8211; <em>The Assassination of Julius Caesar<\/em><br \/> 9 : Elder &#8211; <em>Reflections of a Floating World<\/em><br \/> 10 : Bonobo &#8211; <em>Migration<\/em><br \/><br \/> <strong>CHFAB<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Yang &#8211; <em>The Failure Of Words<\/em><br \/> 2 : Karda Estra &#8211; <em>Infernal Spheres<\/em><br \/> 3 : Schnauser &#8211; <em>Irritant<\/em><br \/> 4 : Accordo Dei Contrari &#8211; <em>Violato Intatto<\/em><br \/> 5 : Forever Pavot &#8211; <em>La Pantoufle<\/em><br \/> 6 : Miriodor &#8211; <em>Signal 9<\/em><br \/> 7 : Deluge Grander &#8211; <em>Oceanarium<\/em><br \/> 8 : Krokofant &#8211; <em>III<\/em><br \/> 9 : Nova Collective &#8211; <em>The Further Side<\/em><br \/> 10 : Baskar &#8211; <em>Baskar<\/em><br \/><br \/> Deux grandes d\u00e9couvertes. Forever Pavot pour commencer, projet solo d\u2019Emile Sornin, dont la gageure, depuis 2014, est de re-donner litt\u00e9ralement vie \u00e0 la pop cin\u00e9matographique des ann\u00e9es 70. <em>La Pantoufle<\/em>, troisi\u00e8me album, d\u2019un charme inou\u00ef, v\u00e9ritable bijou d\u2019arrangements, aux mille chatoiements et trouvailles, est une r\u00e9ussite de bout en bout (le dernier Deluge Grander \u00e9voluant, au passage, dans les m\u00eames eaux, mais en plus prog bien s\u00fbr). Ensuite Baskar, LE lapin sorti du chapeau jazz rock, compl\u00e8tement r\u00e9jouissant, et lui aussi (d\u00e9cid\u00e9ment!) pleinement tourn\u00e9 vers les sonorit\u00e9s magiques de la fin des 60s et d\u00e9buts 70, instrumentales en t\u00eate. Vous ne les trouverez tous deux nulle part, que ce soit dans nos blogs de pr\u00e9dilections, presse prog et autre (sauf Les Inrocks, pour Forever Pavot)\u2026 Il existe donc bel et bien des tr\u00e9sors ayant \u00e9chapp\u00e9 au peigne fin de nos radars! Ne passez pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 !  Enfin et pour finir, et en derni\u00e8re minute, la bombe stoner Elder. \u00c9poustouflant. L\u00e0 o\u00f9 Motorpsycho semble plafonner depuis une petite poign\u00e9e de disques (depuis Death Defying Unicorn,  dirons-nous) ce trio am\u00e9ricain enfonce le clou d\u2019un stoner prog de tout premier ordre, explosant bel et bien le format couplet refrain des Norv\u00e9giens aux id\u00e9es\u2026 r\u00e9p\u00e9titives. Je rejoins l\u2019enthousiasme g\u00e9n\u00e9ral du staff, sans qui je n\u2019aurais pas d\u00e9couvert ce disque splendide: Reflections Of A floating World. Merci Chromatique !<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><br \/><br \/> Ma d\u00e9fection tardive du festival RIO de Carmaux, dont l\u2019affiche m\u2019a rendu fou. Le nouvel album de Discipline, que j\u2019ai trouv\u00e9 tr\u00e8s moyen, \u00e0 l\u2019image du disque solo de Matthew Parmenter, tourn\u00e9 vers un prog un rien convenu, et d\u00e9finitivement vid\u00e9 de son guitariste prodige John Preston Buddha&#8230; La non parution du nouvel Alco Frisbass pour cette ann\u00e9e, pourtant termin\u00e9 depuis au moins un an. Ce sera pour d\u00e9but 2018 donc\u2026 Le retour de tr\u00e8s anciennes gloires du prog de l\u2019\u00e2ge d\u2019or, dont le niveau d\u2019inspiration, et de fa\u00e7on syst\u00e9matique, fr\u00f4le l\u2019indigence. On ne les citera pas par respect\u2026 La fadeur grandissante et quasi g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des derniers disques de nos figures de proue progressives\u2026 Beardfish, Anathema, Wilson, Wobbler, Marillion, Hackett, qui, soit font du surplace, soit virent mainstream&#8230;Seul The Tangent s\u2019en sort avec les honneurs. La mont\u00e9e prohibitive des prix du vinyle neuf, pourtant affichant une qualit\u00e9 de son m\u00e9diocre, la plupart du temps bas\u00e9e sur les masters CD (c\u2019est dire)&#8230; Le retour des op\u00e9rations \u201cbrochettes promotionnelles\u201d de Taratata, scie t\u00e9l\u00e9visuelle produite et anim\u00e9e par l\u2019un des pires animateurs musicaux d\u2019Europe, j\u2019ai nomm\u00e9 monsieur \u201cun tr\u00e8s tr\u00e8s bon album\u201d&#8230; Manu Katch\u00e9, reviens ! <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><br \/> -La mobilisation pour le sauvetage du festival Crescendo. Tr\u00e8s \u00e9mouvant de voir combien des gens sont pr\u00eats (et j\u2019en suis) \u00e0 se battre pour que nos musiques puissent exister ailleurs que dans nos salons. Une fois cela dit, l\u2019affiche propos\u00e9e ne m\u2019a sembl\u00e9 gu\u00e8re palpitante. Alors, budget ou choix artistiques obligent?<br \/> -La disparition d\u00e9finitive de toute t\u00e9l\u00e9vision dans mon salon. <br \/> -L\u2019\u00e9coute intensive des programmes de France Culture. Quoi, o\u00f9 et quand je veux.<br \/> -Mon choix d\u2019arr\u00eater d\u00e9finitivement la cigarette pour 2018 (dont acte). <br \/> -Mon engagement \u00e0 passer le permis de conduire (permis bo\u00eete automatique). <br \/> -Mes deux concerts solo \u00e0 Rouen. J\u2019en tremble encore&#8230;<br \/> -Le crowdfunding triomphal des amis de Camembert. <br \/> -Mes vacances (courtes mais formidables) avec Thierry Payssan et sa famille.<br \/> -Ma d\u00e9cision de sortir un premier album solo<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><br \/><br \/> Nirmaan, v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation (festival Kann Al Loar, Landerneau), groupe fran\u00e7ais mixant le chant des ma\u00eetres hindous (voix f\u00e9minine sublime), la clarinette basse, une guitare stratosph\u00e9rique, une batterie percussive, des claviers 70s et un violon fou, pour des morceaux puissants, modernes, electro rock, trip hop, post rock, planants \u00e0 souhait, hant\u00e9s, et d\u2019une poignante \u00e9motion. Sublime! Personne n\u2019en a encore entendu parler, mais \u00e7a ne durera pas croyez-moi! https:\/\/www.nirmaan.fr\/  <strong>Ancestor<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Pain of Salvation &#8211; <em>In the passing light of day<\/em><br \/> 2 : Soen &#8211; <em>Lykaia<\/em><br \/> 3 : Sceau de l&rsquo;Ange &#8211; <em>Ascendance<\/em><br \/> 4 : Caligula&rsquo;s Horse &#8211; <em>In Contact<\/em><br \/> 5 : Godsticks &#8211; <em>Faced With Rage<\/em><br \/><br \/> <em>In The Passing Light Of Day<\/em> se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une le\u00e7on de modernisme et d&rsquo;inspiration, la preuve \u00e9trange que l&rsquo;on peut revenir en arri\u00e8re en allant cependant de l&rsquo;avant. Un album de prog-metal rassurant &#8211; et surtout exaltant &#8211; pour les amateurs de Pain Of Salvation.<br \/> Malgr\u00e9 l&rsquo;in\u00e9luctable influence de Tool, Soen ne se g\u00eane pas pour mettre en \u00e9vidence des id\u00e9es subtiles et personnelles, chaque titre de Tellurian d\u00e9gageant de par les sentiments qu&rsquo;il distille, un charme irr\u00e9sistible. <br \/> <em>Ascendance<\/em> est d&rsquo;une technicit\u00e9 souvent insolente et toujours savamment dos\u00e9e, \u00e0 son aise dans les ambiances mystiques \u00e0 la Cynic, conjuguant la p\u00e9tulance d\u2019Obscura et la riche diversit\u00e9 d\u2019Alkaloid\u2026 Puissance, m\u00e9lodie et maestria.<br \/> D\u00e9lectable m\u00e9lange entre djent et prog-metal, <em>In Contact<\/em> poss\u00e8de un degr\u00e9 de finesse dans les arrangements, une complexit\u00e9 dans les rythmiques et une profondeur de chant qui tient du grand art. Caligula&rsquo;s Horse s\u2019affirme \u00e0 chaque disque comme un des fleurons du genre.<br \/> Godsticks poss\u00e8de une forme d\u2019\u00e9l\u00e9gance panach\u00e9e d\u2019une franche ardeur. <em>Faced With Rage<\/em>, malgr\u00e9 un son quelquefois un peu sourd, offre une sensation de perfection du produit fini, une impression de grande maturation dans la composition.<br \/> \u2026 Steven Wilson, injustement absent de mes nomin\u00e9s, n&rsquo;en d\u00e9m\u00e9rite pas pour autant, il a cependant fallu faire un choix, et celui-ci s&rsquo;est port\u00e9 sur des disques d&rsquo;une trempe plus que respectable.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour beaucoup, l\u2019ann\u00e9e 2017 a \u00e9t\u00e9 plus r\u00e9jouissante que 2016, que ce soit avec le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":31,"featured_media":22337,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22336"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/31"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22336"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22336\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22337"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22336"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22336"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22336"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}