{"id":22227,"date":"2016-01-19T00:00:00","date_gmt":"2016-01-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/e5253290aa44f25b1e2c55d8655f87b9_XL.jpg"},"modified":"2016-01-19T00:00:00","modified_gmt":"2016-01-18T22:00:00","slug":"22227","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/01\/19\/22227\/","title":{"rendered":"&#8211; Bilan 2015 : Le bilan de la r\u00e9daction"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>S&rsquo;atteler \u00e0 l&rsquo;exercice du bilan musical semble presque d\u00e9risoire apr\u00e8s cette ann\u00e9e 2015. C&rsquo;est pourtant dans ces moments-l\u00e0 que la musique est la plus essentielle, qu\u2019elle soit un d\u00e9fouloir cathartique comme au concert de Shining, quelques jours seulement apr\u00e8s le 13 novembre ou qu\u2019elle aide \u00e0 panser les blessures. Elle est aussi l&rsquo;exemple m\u00eame de ce que le m\u00e9lange des cultures et des peuples peut apporter de meilleur au monde. Du Japon \u00e0 la Scandinavie, du metal au jazz voici ce que la Chromateam a retenu de cette ann\u00e9e.<\/strong><br \/><br \/> <strong>Florent Canepa<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Ghost &#8211; <em>Meliora<\/em><br \/> 2 : Jaga Jazzist &#8211; <em>Starfire<\/em><br \/> 3 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand.Cannot.Erase.<\/em><br \/> 4 : Caligula\u2019s Horse &#8211; <em>Bloom<\/em><br \/> 5 : Failure &#8211; <em>The Heart Is A Monster<\/em><br \/><br \/> Comme une ode au bon go\u00fbt, il faut reconna\u00eetre lorsqu\u2019un groupe plut\u00f4t populaire (invitation au Grand Journal de Canal+ tout de m\u00eame) arrive \u00e0 faire la synth\u00e8se entre r\u00e9ussite commerciale, artistique et esth\u00e9tique. D\u2019o\u00f9 ce choix inattendu peut-\u00eatre de Ghost. Jaga Jazzist est suffisamment \u00e9tonnant et riche instrumentalement pour se d\u00e9marquer cette ann\u00e9e. Quant \u00e0 Wilson, je fais partie de ceux qui saluent un virage sans doute un peu propre et l\u00e9ch\u00e9 mais toujours tr\u00e8s efficace \u00e0 la fois dans le fond et la forme. Enfin, une transformation (les s\u00e9millants Caligula\u2019s Horse) et un brillant retour de vieilles gloires (Failure) concluent ce top 5.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Opeth \u2013 Beacon Theater New York, 22 octobre 2015<br \/> 2 : Ibrahim Maalouf \u2013 Moods Z\u00fcrich, 16 d\u00e9cembre 2015<br \/> 3 : Ozric Tentacles \u2013 B.B. King Club New York, 14 juin 2015<br \/><br \/> Impossible de ne pas mentionner la puissance sc\u00e9nique du groupe de  Mikael \u00c5kerfeldt qui f\u00eatait \u00e0 cette occasion un vingt-cinqui\u00e8me anniversaire, d\u00e9montrant ainsi toute la richesse et l\u2019\u00e9volution des Su\u00e9dois. Le lieu th\u00e9\u00e2tral et la <em>setlist<\/em> reprenant l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de Ghost Reveries y \u00e9taient pour quelque chose. Ibrahim Maalouf interpr\u00e9tant Oum Kalthoum sur sc\u00e8ne est aussi un grand moment qui va du rire (le trompettiste jouant l\u2019apprenti trompettiste) \u00e0 l\u2019\u00e9motion (une introduction au oud pour pr\u00e9senter l\u2019\u0153uvre de la grande dame). Inoubliable. Ozric Tentacles, c\u2019est un spectacle psych\u00e9d\u00e9lique o\u00f9 les lumi\u00e8res sont un acteur \u00e0 part enti\u00e8re. Hallucinog\u00e8ne et finalement plus stimulant que sur leur dernier album. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : In the presence of wolves<\/strong><br \/><br \/> Un rock bien calibr\u00e9 teint\u00e9 metal et progressif, une production solide : pas de doute, il faudra compter avec l\u2019espoir de Brooklyn qui montre que le progressif am\u00e9ricain peut aussi donner dans la finesse. Complexe mais pas pompeux, technique mais pas d\u00e9monstratif, l\u2019\u00e9quilibre est d\u00e9j\u00e0 tout trouv\u00e9. <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Gentle Storm<\/strong><br \/><br \/> Sorte de verrue celtico-symphonique, l\u2019association entre une grande  artiste vocale (Anneke Van Giesenbergen) et un g\u00e9nial compositeur (Arjen Lucassen) n\u2019a pas pris, comme une mayonnaise refroidie au frigidaire qui a perdu sa texture, sa saveur et sa couleur. Dommage car au sein d\u2019Ayreon cela avait un autre visage que cette double galette bouffie.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Anathema \u00e0 Saint-Eustache<\/strong><br \/><br \/> Un groupe de metal qui envahit une \u00e9glise ? Le groupe s\u2019appelle Anath\u00e8me ? En ces moments troubles o\u00f9 la religion sert de pr\u00e9texte \u00e0 des actes l\u00e2ches, il est bon de retrouver une forme de r\u00e9conciliation entre la musique dite du diable et les lieux saints. Dans certains pays, il est interdit de pratiquer le rock. A Paris, le rock s\u2019est install\u00e9 dans la maison de Dieu et la communion \u00e9tait c\u00e9leste. <br \/><br \/> <strong>CHFAB<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Moraine <em>Groundswell<\/em><br \/> 2 : Alfie Ryner &#8211; <em>Brain Surgery<\/em><br \/> 3 : William Drake &#8211; <em>Revere Reach<\/em><br \/> 4 : Kadra Estra &#8211; <em>Strange Relations<\/em><br \/> 5 : Homunculus Res &#8211; <em>Come Si Diventa Cio Che Si Era<\/em><br \/> 6 : Kitchen &#8211; <em>The Clockwork Universe<\/em><br \/> 7 : Simon Steensland &#8211; <em>A Fairwell to Brains<\/em><br \/> 8 : Beardfish &#8211; <em>4626 Comfortzone<\/em><br \/> 9 : Castle Canyon &#8211; <em>Criteria Obsession<\/em><br \/> 10 : Guapo &#8211; <em>Obscure Knowledge<\/em><br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Andr\u00e9 Blazer\u2019s Atoll, Festival Crescendo, Saint Palais sur Mer, 20 ao\u00fbt 2015 <br \/> 2 : Wobbler, Festival Crescendo, Saint Palais sur Mer , 20 ao\u00fbt 2015<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Ange <\/strong><br \/><br \/> Ange : Emile Jacotey Resurresction<br \/><br \/> <strong>Thierry de Haro<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Yuka &amp; Chronoship &#8211; <em>The 3rd Planetary Chronicles<\/em><br \/> 2 : Franck Carducci &#8211; <em>Torn Apart<\/em><br \/> 3 : Alco Frisbass &#8211; <em>Alco Frisbass<\/em><br \/> 4 : Nad Sylvan &#8211; <em>Courting The Widow<\/em><br \/> 5 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em><br \/> 6 : The Tangent &#8211; <em>A Spark In The Aether<\/em><br \/><br \/> Les Japonais de Yuka &amp; Chronoship confirment et surpassent leur excellent album pr\u00e9c\u00e9dent (<em>Dino Rocket Oxygen<\/em>), entre ambiances planantes et atmosph\u00e8res psych\u00e9s. Les trois suivants me semblent indispensables cette ann\u00e9e. D&rsquo;abord Franck Carducci qui, avec son nouvel album, plus rock que le premier, mais aussi plus progressif, fait \u00e9talage de tout son talent &#8211; recommandation particuli\u00e8re pour les trois morceaux les plus longs. Et puis Alco Frisbass &#8211; un \u201cOvni\u201d arriv\u00e9 d\u00e9but 2015, entre sc\u00e8ne canterbury et jazz-fusion fa\u00e7on Mahavishnu ! Nad Sylvan fait revivre la sc\u00e8ne Genesis dont Peter Gabriel \u00e9tait le fer de lance. Influences certaines, mais un ton nouveau : l&rsquo;\u00e9vitement du pi\u00e8ge de la redite pure et simple lui vaut une bonne place dans ce top. Enfin la cinqui\u00e8me place &#8230; difficile de choisir entre The Tangent : tr\u00e8s bel album, mais un poil en-de\u00e7\u00e0 du pr\u00e9c\u00e9dent (<em>The Rites Of Work<\/em>) et Steven Wilson &#8230; Certes son <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> semble faire l&rsquo;unanimit\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux, mais si l&rsquo;audace et l&rsquo;inventivit\u00e9 de ses deux albums pr\u00e9c\u00e9dents en avaient fait des Top One pour votre serviteur &#8211; celui-ci para\u00eet beaucoup plus conventionnel. N\u00e9anmoins, \u00e9coute indispensable des sublimes \u00ab\u00a0Home Invasion\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Regret #9\u00a0\u00bb, qui pourraient \u00eatre \u201ctitres de l&rsquo;ann\u00e9e\u201d si la cat\u00e9gorie existait. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Paul McCartney \u2013 Stade de France, Paris &#8211;  11 juin 2015<br \/> 2 : Anathema \u2013 Eglise Saint-Eustache, Paris &#8211; 05 juin 2015<br \/> 3 : Andr\u00e9 Balzer&rsquo;s Atoll \u2013 Festival Crescendo, St Palais sur Mer &#8211; 21 ao\u00fbt 2015<br \/> 4 : Wax\u2019In \u2013 Le Triton, Paris \u2013 11 d\u00e9cembre 2015<br \/> 5 : Steven Wilson \u2013 Olympia, Paris &#8211;  25 Mars 2015<br \/> 6 : Franck Carducci \u2013 P\u00e9niche Antipode, Paris &#8211; 30 janvier 2015<br \/> 7 : Wobbler \u2013 Festival Crescendo, St Palais sur Mer &#8211; 22 ao\u00fbt 2015<br \/><br \/> Les rencontres improvis\u00e9es sont souvent les plus intenses. Le concert de Paul McCartney est la traduction de cette constatation tant il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu dans mes plans. Concours de circonstances et claque aussi puissante qu\u2019inattendue : Paulo a soixante treize ans, joue pendant trois heures des morceaux des Beatles (vingt-six sur quarante-deux), des Wings et quelques-uns perso &#8230; public ultra-r\u00e9ceptif, entre \u00e9motion et rock\u2019n roll, instants magiques : un moment inoubliable !<br \/> Le concert d&rsquo;Anathema \u00e0 Saint-Eustache donnait des frissons : pour le symbole, pour la beaut\u00e9 de leur musique en acoustique, pour la joie d&rsquo;avoir fait partie de ces cinq cents chanceux.  En ce qui concerne Atoll, un concert magnifique sous le soleil, en bord d&rsquo;oc\u00e9an : Andr\u00e9 Balzer, po\u00e8te des temps modernes en habit de lumi\u00e8re, fait revivre un r\u00e9pertoire qui ne nous a en fait jamais quitt\u00e9s depuis les <em>seventies<\/em> (enfin, pour ceux qui y \u00e9taient). Dans la lign\u00e9e des belles surprises 2015 \u2026 Wax\u2019In ! Mais nous en reparlerons plus loin dans ce bilan.<br \/> Comment \u00e9voquer un top <em>live<\/em> et omettre Steven Wilson ? Qualit\u00e9 et inventivit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne, musiciens hallucinants \u2026 un show que l\u2019on prend en pleine face surtout lorsqu&rsquo;on se trouve au premier rang du balcon de l\u2019Olympia, face \u00e0 la sc\u00e8ne ! Franck Carducci pour son concert \u00e0 la P\u00e9niche en d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e &#8230; d&rsquo;abord un lieu super convivial et ensuite un concert incandescent et un public conquis. Une belle soir\u00e9e ! Pour finir, m\u00eame si le Crescendo a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9, on ne peut pas \u00e9carter la prestation de Wobbler &#8211; c&rsquo;est comme demander \u00e0 un parent quel est son enfant pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ! J&rsquo;ai m\u00eame entendu qu&rsquo;il s&rsquo;agissait l\u00e0 de l&rsquo;un des meilleurs concerts depuis que le festival existe. Esp\u00e9rons le voir un jour en vid\u00e9o !<br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Alco Frisbass<\/strong><br \/><br \/> La richesse de leur premier album entra\u00eene une double prise de d\u00e9cision : 1) Ecouter et \u00e9couter encore, car c&rsquo;est un album qui se d\u00e9voile un peu plus \u00e0 chaque \u00e9coute, 2) Attendre patiemment la sortie du nouvel album, tant le passage de deux \u00e0 trois membres s\u2019av\u00e8re encore plus prometteur \u2026<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Gazpacho <em>Molok<\/em><\/strong><br \/><br \/> Depuis quelques albums, Gazpacho s&rsquo;enlise dans une musique fade et sans relief. <em>Molok<\/em> n&rsquo;\u00e9chappe malheureusement pas \u00e0 la r\u00e8gle et vient enrichir la liste des objets dispensables que l\u2019on refourguera aux prochains vide-greniers.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong><br \/><br \/> Le Triton, lieu de concert parisien, cr\u00e9e l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement en associant quatre musiciens incontournables de la sc\u00e8ne locale : Wax&rsquo;In est constitu\u00e9 \u2026 avec M\u00e9d\u00e9ric Collignon (voix, cornet, claviers), Christophe Godin (Guitare), Philippe Bussonnet (Basse) et Franck Vaillant (Batterie). Chacun y apporte son savoir-faire, son exp\u00e9rience (le Jus de Bocse, Morglbl, Magma ou Print \u2026 c\u2019est quand m\u00eame de sacr\u00e9es cartes de visite \u2026) et la mayonnaise prend ! R\u00e9sultat : un <em>show<\/em> exceptionnel, tonitruant, envo\u00fbtant et terriblement jouissif ! <br \/><br \/> <strong>Maxime Delorme<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Klone &#8211; <em>Here Comes the Sun<\/em><br \/> 2 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand. Cannot. Erase<\/em><br \/> 3 : Failure &#8211; <em>The Heart is a Monster<\/em><br \/> 4 : Snarky Puppy &amp; Het Metropole Orkest &#8211; <em>Sylva<\/em><br \/> 5 : Our Oceans &#8211; <em>Our Oceans<\/em><br \/><br \/> L&rsquo;album de l&rsquo;ann\u00e9e en ce qui me concerne, c&rsquo;est <em>Here Comes the Sun<\/em> de Klone. Un virage tr\u00e8s serr\u00e9 pour les Poitevins qui nous offrent un album tout en finesse, nuance, et volupt\u00e9. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est bien \u00e9crit, et la simplicit\u00e9 apparente rec\u00e8le en fait un magnifique travail d&rsquo;\u00e9criture. Le reste du top n&rsquo;est pas particuli\u00e8rement surprenant en ce qui me concerne : Wilson a r\u00e9ussi une nouvelle fois son album. Et m\u00eame si la premi\u00e8re \u00e9coute rappelle beaucoup de choses du pass\u00e9 du Britannique, les \u00e9coutes suivantes nous plongent dans un monde t\u00e9n\u00e9breux, triste et beau. Le retour de Failure n&rsquo;a pas d\u00e9\u00e7u et a \u00e9t\u00e9 d\u00fbment not\u00e9. M\u00eame si l&rsquo;on se trouve \u00e0 la limite de la ligne \u00e9ditoriale, Failure nous propose ce que le rock alternatif a de mieux \u00e0 offrir au genre : des compos originales, bien ficel\u00e9es et accessibles. Snarky Puppy et son <em>Sylva<\/em> m&rsquo;aura heurt\u00e9 de plein fouet (et je sais que je ne suis pas le seul de la r\u00e9daction dans ce cas). Un jazz hyper m\u00e9lodique, tr\u00e8s charg\u00e9, complexe mais tout de m\u00eame facile d&rsquo;acc\u00e8s. Enfin, la surprise de fin d&rsquo;ann\u00e9e revient \u00e0 Our Oceans, le projet de Tymon Kruidenier, ancien membre de Cynic. Il d\u00e9livre une musique planante \u00e0 la Portal, les claviers d\u00e9goulinants en moins.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> Opeth \u2013 Le Trianon, Paris, le 26 Octobre 2016<br \/><br \/> Les vingt-cinq ans d&rsquo;Opeth \u00e9taient une excellente occasion de rejouer en int\u00e9gralit\u00e9 le fantastique album <em>Ghost Reveries<\/em> sur sc\u00e8ne. Et quelle sc\u00e8ne pouvait mieux h\u00e9berger la prestation que le Trianon, et ses d\u00e9corations enti\u00e8rement dans le ton de l&rsquo;album ! Un Akerfeldt en forme, une <em>setlist<\/em> sans faute, un son parfait, de la bonne humeur et la c\u00e9l\u00e9bration d&rsquo;un des piliers du death metal-prog. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Our Oceans<\/strong><br \/><br \/> Le groupe men\u00e9 par Tymon Kruidenier nous donne un aper\u00e7u du potentiel \u201cpop\u201d d&rsquo;un projet mont\u00e9 par des musiciens venus du death technique. Tr\u00e8s clairement, la touche jazzy qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s pr\u00e9sente dans le jeu de Tymon \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il officiait pour Cynic se retrouve dans cet album plein de subtilit\u00e9s. Le r\u00e9sultat est \u00e0 la fois beau, planant et pr\u00e9sage plein de bon pour de futurs albums !<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : <\/strong>Gazpacho &#8211; Molok<br \/><br \/> J&rsquo;ai longtemps h\u00e9sit\u00e9 entre Gazpacho et Gentle Storm pour cette d\u00e9ception. Je pense que <em>Molok<\/em> gagne tout de m\u00eame la palme. Gazpacho a trouv\u00e9 sa formule et s&rsquo;enfonce \u00e0 chaque album un peu plus loin dans les m\u00eames recettes sans jamais en sortir. Si c&rsquo;\u00e9tait brillant sur <em>Night<\/em> et s&rsquo;ils avaient su raviver une certaine flamme sur <em>March of the Ghosts<\/em>, <em>Demon<\/em> et maintenant <em>Molok<\/em> montrent que le groupe est en bout de souffle et qu&rsquo;il va falloir tirer s\u00e9v\u00e8rement sur le manche pour redonner de l&rsquo;\u00e9lan \u00e0 Gazpacho \u2026<br \/><br \/> <strong>Rapha\u00ebl Dugu\u00e9<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Jaga Jazzist &#8211; <em>Starfire<\/em><br \/> 2 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em><br \/> 3 : Ibrahim Maalouf &#8211; <em>Red &amp; Black Light<\/em><br \/><br \/> Cette ann\u00e9e 2015 a \u00e9t\u00e9 propice au voyage, interstellaire d\u2019abord, avec <a href=\"chroniques\/item\/15420-starfire\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Starfire<\/em><\/a> de Jaga Jazzist dont les compositions instrumentales, entre le progressif le jazz et le psych\u00e9d\u00e9lisme, sont un \u00e9merveillement sans cesse renouvel\u00e9. Partag\u00e9 entre un pass\u00e9 sublim\u00e9 et un futur incertain, le voyage m\u00e9lancolique de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de Steven Wilson est une plong\u00e9e r\u00e9ussie dans l\u2019Angleterre contemporaine. Enfin, <em>Red &amp; Black Light<\/em> du Fran\u00e7ais Ibrahim Maalouf, est un voyage entre modernit\u00e9 et tradition, Orient et Occident qui appelle \u00e0 la tol\u00e9rance et au m\u00e9lange, un album essentiel en cette p\u00e9riode de repli sur soi.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Kayo Dot \u2013 Espace B, Paris, 20 avril 2015<br \/> 2 : Steven Wilson \u2013 L\u2019Olympia, Paris, 25 mars 2015<br \/> 3 : \u00c4nglag\u00e5rd \u2013 Le Triton, Paris, 07 avril 2015 <br \/><br \/> Malgr\u00e9 un <em>set<\/em> r\u00e9duit et beaucoup d\u2019ennuis lors de leur tourn\u00e9e, les musiciens de Kayo Dot ont, contre l\u2019adversit\u00e9, d\u00e9livr\u00e9 le concert le plus intense de l\u2019ann\u00e9e. Pas de surprises venant de Steven Wilson et \u00c4nglag\u00e5rd, les deux groupes ont impressionn\u00e9 leurs publics par des qualit\u00e9s musicales et une \u00e9motion toujours pr\u00e9sente. <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Battles <\/strong><br \/><br \/> Un concert \u00e0 Paris d\u00e9cevant suivi par un disque qui l\u2019a \u00e9t\u00e9 tout autant, 2015 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une bonne ann\u00e9e pour les New Yorkais de Battles. Esp\u00e9rons seulement que ce qui a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des groupes phare du math rock arrive \u00e0 retrouver l\u2019inspiration.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Ibrahim Maalouf, toujours plus haut <\/strong><br \/><br \/> N\u2019en d\u00e9plaise aux gardiens du temple jazz, Ibrahim Maalouf a b\u00e9n\u00e9fic\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence m\u00e9diatique inesp\u00e9r\u00e9e pour le genre. En plus d\u2019\u00eatre ouverte sur le monde, la musique du Fran\u00e7ais r\u00e9ussit \u00e0 \u00eatre \u00e0 la fois complexe et accessible, elle pourrait tout aussi inciter une partie de ses auditeurs \u00e0 d\u00e9couvrir les musiques aventureuses pour le meilleur.<br \/><br \/> <strong>Jean-Philippe Haas<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Ibrahim Maalouf &#8211; <em>Red &amp; Black Light<\/em><br \/> 2 : Ange &#8211; <em>Emile Jacotey Resurrection Live<\/em><br \/> 3 : Plaistow &#8211; <em>Titan<\/em><br \/> 4 : Ghost Rhythms &#8211; <em>Madeleine<\/em><br \/> 5 : Karda Estra &#8211; <em>Strange Relations<\/em><br \/><br \/> 2015, une ann\u00e9e excellente pour le jazz, ou plut\u00f4t pour LES jazz. Car qu&rsquo;y a-t-il de commun entre la perfection glac\u00e9e du <em>Titan<\/em> de Plaistow, les chaudes couleurs f\u00e9minines de <em>Red &amp; Black Light<\/em> d&rsquo;Ibrahim Maalouf et la d\u00e9bauche d&rsquo;inspiration de <em>Madeleine<\/em> par Ghost Rhythms ? Musicalement, pas grand-chose, si ce n&rsquo;est des tentatives r\u00e9ussies pour transmettre des \u00e9motions particuli\u00e8res. A bien y r\u00e9fl\u00e9chir, il y a tout de m\u00eame quelque chose qui r\u00e9unit ces trois perles : la langue fran\u00e7aise, dont la pr\u00e9sence symbolique sur ces albums instrumentaux lie en filigrane les Parisiens, les Suisses et le Franco-Libanais. Deux autres valeurs s\u00fbres viennent se glisser dans les r\u00e9ussites de 2015 : le formidable concert d&rsquo;Ange qui c\u00e9l\u00e8bre \u00c9mile Jacotey, la France des r\u00e9gions, des paysans, de la tol\u00e9rance, et l&rsquo;\u00e9tonnant <em>Strange Relations<\/em> de Karda Estra, jetant l&rsquo;<em>ambient<\/em> gothique de Richard Wileman sur les routes du jazz. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Fish \u2013 Night of The Prog, Loreley Amphitheater, 18 juillet 2015<br \/> 2 : Plaistow\u2013 Jazzdor, CEAAC, Strasbourg, 9 novembre 2015<br \/> 3 : Panzerballett \u2013 Le Triton, Paris (Pantin), 19 d\u00e9cembre 2015<br \/><br \/> Petites salles ou grandes sc\u00e8nes, continuons \u00e0 soutenir le spectacle vivant, et ne c\u00e9dons pas \u00e0 la peur et au tout s\u00e9curitaire. Les artistes ont besoin de nous. <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Slug<\/strong><br \/><br \/> Ex Field Music, le bassiste Ian Black a cr\u00e9e Slug, groupe de pop rock ind\u00e9pendant qui n&rsquo;a rien \u00e0 envier \u00e0 personne. <em>Ripe<\/em> est un concentr\u00e9 de trouvailles en tout genre, une mine de petites chansons aussi d\u00e9cal\u00e9es qu&rsquo;accrocheuses.<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : aucune&#8230;<\/strong><br \/><br \/> &#8230;sauf si le d\u00e9c\u00e8s de grands artistes comme Chris Squire, David Bowie ou Lemmy Kilmister peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une d\u00e9ception. <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : les nouveaux festivals prog en France (Rock au Ch\u00e2teau, Festival Quadrifonic) <\/strong><br \/><br \/> Monter un festival consacr\u00e9 \u00e0 une niche musicale n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e, et encore moins rentable. Si la p\u00e9rennit\u00e9 de certains \u00e9v\u00e9nements d\u00e9sormais reconnus est assur\u00e9e (Crescendo, RIO Festival\u2026), d&rsquo;autres se montent chaque ann\u00e9e au petit bonheur la chance et connaissent des fortunes diverses. Les deux nouveaux arrivants, Rock au Ch\u00e2teau (Villersexel, 70) et le Festival Quadrifonic (Chadrac, 43) sont les bonnes surprises de cette ann\u00e9e 2015. Malgr\u00e9 leurs situations g\u00e9ographiques plut\u00f4t \u00e9loign\u00e9es des grandes agglom\u00e9rations, ils offriront \u00e0 leurs spectateurs une seconde \u00e9dition en 2016. Chapeau bas aux organisateurs. <br \/><br \/> <strong>Aleksandr L\u00e9zy<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Failure &#8211; <em>The Heart is a Monster<\/em><br \/> 2 : Zombi  &#8211; <em>Shape Shift<\/em><br \/> 3 : Zeus! &#8211; <em>Motomonotono<\/em><br \/> 4 : Ni &#8211; <em>Les Insurg\u00e9s de Romilly<\/em><br \/> 5 : Panzerballett &#8211; <em>Breaking Brain<\/em><br \/> 6 : John Zorn &#8211; <em>Simulacrum<\/em><br \/> 7 : William Parker &#8211; <em>For Those Who Are, Still<\/em><br \/> 8 : Snarky Puppy &amp; Het Metropole Orkest &#8211; <em>Sylva<\/em><br \/> 9 : Jaga Jazzist &#8211; <em>Starfire<\/em><br \/> 10 : Father John Misty &#8211; <em>I Love You, Honeybear<\/em><br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Dream Theater \u2013 Th\u00e9\u00e2tre Antique, Arles, 20 juillet 2015<br \/> 2 : Vektor \u2013 Le Korigan, Luynes, 23 novembre 2015<br \/> 3 : Appolonius Abraham Schwarz  \u2013 Asile 404, Marseille, 4 octobre 2015 <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Faith No More <\/strong><br \/><br \/> L\u2019album insipide de Faith No More et la toute petite dur\u00e9e de l\u2019excellent <em>Slag Tanz<\/em> de Magma<br \/><br \/> <strong>Lucas Linussio<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand.Cannot.Erase.<\/em><br \/> 2 : Rendezvous Point &#8211; <em>Solar Storm<\/em><br \/> 3 : Klone &#8211; <em>Here Comes The Sun<\/em><br \/> 4 : Leprous &#8211; <em>The Congregation<\/em><br \/> 5 : Riverside &#8211; <em>Love, Fear and the Time Machine<\/em><br \/> 6 : Caligula\u2019s Horse &#8211; <em>Bloom<\/em><br \/><br \/> L\u2019ann\u00e9e 2015 aura \u00e9t\u00e9 un excellent cru, aussi il m\u2019\u00e9tait trop difficile de faire un top 5, vous aurez donc le droit \u00e0 un petit bonus ! Commen\u00e7ons bien s\u00fbr par mes deux coups de c\u0153ur. Steven Wilson, toujours au sommet nous plonge dans un univers m\u00e9lancolique et m\u00e9lodieux. Il signe une \u0153uvre grandiose fr\u00f4lant la perfection. Aussi, le premier album de Rendezvous Point frappe fort ! Un concentr\u00e9 de ce qui se fait de mieux dans le metal progressif aujourd\u2019hui. Klone  r\u00e9ussit son virage musical avec brio ! <em>Here Comes The Sun<\/em> est un voyage vers les riffs planants et ac\u00e9r\u00e9s comme ils savent si bien le faire. Ensuite, Leprous continue de marquer les esprits avec son metal prog\/djent tr\u00e8s personnel qui montre encore une fois leur originalit\u00e9 ! Passons au cinqui\u00e8me album. Riverside sort un album tr\u00e8s diff\u00e9rent des pr\u00e9c\u00e9dents, plus pop. Pour ma part, c\u2019est tr\u00e8s r\u00e9ussi. Et pour finir ce top, rien de tel que le dernier Caligula\u2019s horse. Un grand groupe en devenir, le m\u00e9lange unique de la voix suave de Jim grey et de la brutalit\u00e9 des riffs de Sam Vallen ! Un <em>Must Have<\/em>. <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Steven Wilson \u2013 L\u2019Olympia, Paris 25 mars 2015<br \/> 2 : Opeth \u2013 L\u2019ancienne Belgique, Bruxelles 15 octobre 2015<br \/> 3 : Leprous \u2013 Le Divan Du Monde, Paris 05 octobre 2015<br \/><br \/> Steven Wilson en concert, c\u2019est des musiciens hors normes, un son \u00e9poustouflant, une <em>setlist<\/em> \u00e9quilibr\u00e9e et des frissons \u00e0 chaque morceau. Opeth, pour ses vingt-cinq ans de carri\u00e8re, occupe les planches de L\u2019ancienne Belgique pour trois heures de musique r\u00e9partie en deux <em>sets<\/em> : le premier consacr\u00e9 \u00e0 Ghost Reverie et le deuxi\u00e8me un peu plus standard. Au Divan du Monde, Leprous s\u2019est d\u00e9cha\u00een\u00e9 pour conforter leur dernier album. Une ambiance hors du commun et un jeu de sc\u00e8ne plus \u00e9toff\u00e9 que les tourn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Mention sp\u00e9ciale pour Rendezvous Point en premi\u00e8re partie. Une musique prenante du d\u00e9but \u00e0 la fin !<br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : Draw Me A Sheep<\/strong><br \/><br \/> Ce groupe de Toulousains a retenu les attentions avec un album frais, \u00e9nergique et d\u00e9cal\u00e9 ! Une production sans accrocs et des accents de <em>djent<\/em> qui feraient p\u00e2lir les pionniers du genre. Une belle d\u00e9couverte ! <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : Next To None <\/strong><br \/><br \/> Le groupe du jeune fils de Mike Portnoy a sorti son premier album. Malgr\u00e9 une production convenable, les compositions sont trop fr\u00eales et le niveau global n\u2019est pas digne d\u2019\u00eatre publi\u00e9 sous le label Inside Out. On dit merci papa pour le piston ! <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Gavin Harrison \u2013 <em>Cheating The Polygraph<\/em> <\/strong><br \/><br \/> Le batteur virtuose propose un album de reprise de chansons de chez Porcupine Tree revisit\u00e9es \u00e0 la sauce Jazz. Une belle r\u00e9ussite qui saura combler tout fan de cette incontournable formation du rock progressif.  <br \/><br \/> <strong>Elisabeth Parnaudeau<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Ghost &#8211; <em>Meliora<\/em><br \/> 2 : Von Hertzen Brothers &#8211; <em>New Day Rising<\/em><br \/> 3 : Leprous &#8211; <em>The Congregation<\/em><br \/> 4 : Agent Fresco &#8211; <em>Destrier<\/em><br \/><br \/> <em>Habemus Papam<\/em> et un superbe nouvel album ! Les myst\u00e9rieux Su\u00e9dois de Ghost nous donnent des folles envies de messes noires pas sages du tout. Restons en Europe du Nord avec les Finlandais de Von Hertzen Brothers, qui distribuent g\u00e9n\u00e9reusement leur \u00e9nergie et leur joie de vivre communicative avec <em>New Day Rising<\/em>. Plus tortur\u00e9s et m\u00e9lancoliques, Leprous et Agent Fresco ont enfonc\u00e9 le clou en 2015 avec des sorties de belle facture qui plongent dans les m\u00e9andres tortueux de l\u2019\u00e2me humaine.<br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Leprous \u2013 Divan du Monde, Paris, 05 octobre 2015<br \/> 2 : Shining \u2013 Divan du Monde, Paris, 18 novembre 2015<br \/><br \/> Encore une ann\u00e9e riche en concerts, il a \u00e9t\u00e9 dur de s\u00e9lectionner ! Mais Leprous a su dynamiser avec brio une foule \u00e9lectris\u00e9e qui n\u2019h\u00e9sitait pas \u00e0 chanter en ch\u0153ur avec le groupe. Le concert de Shining avait une saveur particuli\u00e8re et inoubliable. Quelques jours apr\u00e8s les tristes attentats qui ont frapp\u00e9 Paris, ils ont su trouver les mots justes pour dire un gros <em>fuck<\/em> aux emp\u00eacheurs d\u2019\u00e9couter de la musique et d\u2019aimer la vie en rond. Un moment cathartique \u00e9mouvant et inoubliable.<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Gentle Storm &#8211; <em>The Diary<\/em> <\/strong><br \/><br \/> On aurait pu croire que la somme des talents d\u2019artistes aussi brillants qu\u2019Arjen Lucassen et Anneke Van Giersbergen allait produire un album exceptionnel. Que nenni, et la d\u00e9ception n\u2019en est que plus grande ! Aussi bien sur la partie <em>gentle<\/em> que <em>storm<\/em>, le souffl\u00e9 ne prend pas et laisse cruellement sur sa faim.<br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Le retour d\u2019Enchant \u00e0 Paris<\/strong><br \/><br \/> Les Californiens se font rares \u00e0 Paris, c\u2019\u00e9tait un plaisir de les voir poser leurs valises au Backstage du Moulin Rouge pour un concert sympathique et assez intimiste.<br \/><br \/> <strong>Florent Simon<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Magma &#8211; <em>Slag Tanz<\/em><br \/> 2 : Ibrahim Maalouf &#8211; <em>Red &amp; black light<\/em><br \/> 3 : Sufjan Stevens &#8211; <em>Carrie &amp; Lowell<\/em><br \/> 4 : Anekdoten &#8211; <em>Until all the ghosts are gone<\/em><br \/> 5 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand.Cannot.Erase.<\/em><br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : King Crimson \u2013 L&rsquo;Olympia, Paris 21, septembre 2015<br \/> 2 : Magma \u2013 La batterie, Guyancourt, 28 janvier 2015<br \/> 3 : Napoleon Murphy Brock with Mats \u00d6berg &amp; Benoit Moerlen &#8211; La chapelle des Lombards, Paris (10\/12)<br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e: David Gilmour &#8211; <em>Rattle that lock<\/em><\/strong><br \/><br \/> Non pas que l&rsquo;album soit m\u00e9diocre, c&rsquo;est tout le contraire ; j&rsquo;aurais simplement aim\u00e9 plus de prise de risque de la part d&rsquo;un David Gilmour aussi exp\u00e9riment\u00e9 que talentueux, \u00e0 la mani\u00e8re des instrumentaux encha\u00een\u00e9s de <em>The Endless River<\/em>. <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0David Bowie is\u00a0\u00bb \u00e0 la Philharmonie de Paris<\/strong><br \/><br \/> Il faut esp\u00e9rer d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements aussi int\u00e9ressants et complets en 2016 ! Sans parler du prochain album du Thin White Duke, <em>Blackstar<\/em> qui fait d\u00e9j\u00e0 couler beaucoup d&rsquo;encre. <br \/><br \/> <strong>Dan Tordjman<br \/><br \/> Les albums de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Steven Wilson &#8211; <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em><br \/> 2 : Spock\u2019s Beard &#8211; <em>The Oblivion Particle<\/em><br \/> 3 : Ghost &#8211; <em>Meliora<\/em><br \/> 4 : Caligula\u2019s Horse &#8211; <em>Bloom<\/em><br \/> 5 : Hasse Froberg &amp; Musical Companion &#8211; <em>HFMC<\/em><br \/><br \/> Steven Wilson a \u00e9cras\u00e9 2015 de sa classe, de son flegme et de son talent. Preuve en est avec <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> et la tourn\u00e9e mondiale qui a suivi sa sortie. Spock\u2019s Beard, dans sa nouvelle mouture, sort un excellent <em>The Oblivion Particle<\/em> salu\u00e9 par tous au m\u00eame titre que Caligula\u2019s Horse et, dans un registre moins \u00e9tendu mais tout aussi qualitatif, Hasse Fr\u00f6berg &amp; Musical Companion. Tous ces groupes ont beau truster les premi\u00e8res places des diff\u00e9rents classements, ils ont \u00e9t\u00e9 aval\u00e9s par le raz-de-mar\u00e9e Ghost dont <em> Meliora<\/em> a laiss\u00e9 nombreux fans pantois.  <br \/><br \/> <strong>Les concerts de l\u2019ann\u00e9e<\/strong><br \/><br \/> 1 : Enchant \u2013 Backstage By The Mill, Paris, 13 octobre 2015<br \/> 2 : Steven Wilson &#8211; Olympia, Paris, 23 mars 2015<br \/> 3 : The Neal Morse Band \u2013 Divan Du Monde, Paris, 09 mars 2015<br \/><br \/> Pour votre serviteur, la part de concerts s\u2019est limit\u00e9e \u00e0 la portion congrue. Si Steven Wilson, une fois encore, semble remporter tous les suffrages, le concert d\u2019Enchant, malheureusement tr\u00e8s (trop) intimiste fut le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une excellente soir\u00e9e progressive avec Hasse Fr\u00f6berg &amp; Musical Companion o\u00f9 la connivence et la communion avec un auditoire, aussi maigre fut-il, \u00e9taient palpables. De communion, il est \u00e9galement question avec The Neal Morse Band qui a litt\u00e9ralement retourn\u00e9 le Divan du Monde en mars dernier, accompagn\u00e9 de Beardfish dont le capital sympathie augmente toujours un peu plus \u00e0 chaque passage \u00e0 Paris.  <br \/><br \/> <strong>L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e : 6h33<\/strong><br \/><br \/> L\u2019espoir de l\u2019ann\u00e9e est <em>Made In France<\/em> et il a du potentiel pour casser la baraque \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. 6h33 fait office d\u2019h\u00e9ritier naturel de Faith No More avec une touche de folie un peu plus importante que celle qui trotte dans la t\u00eate de Mike Patton depuis plus de vingt-cinq ans. <br \/><br \/> <strong>La d\u00e9ception de l\u2019ann\u00e9e : The Gentle Storm<\/strong><br \/><br \/> Et pourtant, l\u2019association d\u2019Arjen Lucassen et Anneke Van Giersbergen avait de quoi susciter excitation et int\u00e9r\u00eat. Or, au final, la voix enchanteresse de la belle finit par lasser.  <br \/><br \/> <strong>L\u2019initiative de l\u2019ann\u00e9e : Le concert hommage \u00e0 Tony McAlpine<\/strong><br \/><br \/> 2015 <em>annus horribilis<\/em>. Nombreux musiciens progressifs et assimil\u00e9s nous ont quitt\u00e9s. Si Mike Porcaro et Chris Squire sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, Tony McAlpine (qui lutte encore contre un cancer du colon) a fait l\u2019objet d\u2019un concert dont les b\u00e9n\u00e9fices seront revers\u00e9s \u00e0 sa famille pour lui permettre de vaincre la maladie. Un concert pour lequel des pointures comme Mike Portnoy, Steve Vai, Zakk Wylde, Nuno Bettencourt, John 5 ou encore Richie Kotzen ont fait le d\u00e9placement. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S&rsquo;atteler \u00e0 l&rsquo;exercice du bilan musical semble presque d\u00e9risoire apr\u00e8s cette ann\u00e9e 2015. 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