{"id":22203,"date":"2011-10-19T00:00:00","date_gmt":"2011-10-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/9ab76eb88745df49e8288ecc3878aaf5_XL.jpg"},"modified":"2011-10-19T00:00:00","modified_gmt":"2011-10-18T22:00:00","slug":"22203","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/10\/19\/22203\/","title":{"rendered":"&#8211; Electric Miles (1967 \u2013 1975)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Dire que l&rsquo;apport de Miles Davis \u00e0 la musique du si\u00e8cle dernier est important frise la lapalissade tant son travail a influenc\u00e9 nombre d&rsquo;artistes d\u00e9bordant largement les fronti\u00e8res du jazz. De <em>Birth of the Cool<\/em> (1949) \u00e0 <em>Kind of Blue<\/em> (1959) en passant par <em>Sketches of Spain<\/em> (1960), pour ne citer que quelques-uns des titres les plus connus, nombre de ses \u0153uvres figurent ainsi au panth\u00e9on musical contemporain. N\u00e9anmoins, sa p\u00e9riode dite \u00ab\u00a0\u00e9lectrique\u00a0\u00bb, la plus exp\u00e9rimentale, \u00e9tait et est encore aujourd&rsquo;hui sujette \u00e0 la plus grande controverse parmi les fans et les critiques. Bonne raison, en plus de la publication de nombreux <em>live<\/em> et de l&rsquo;\u00e9dition du quaranti\u00e8me anniversaire de <em>Bitches Brew<\/em> pour que Chromatique s&rsquo;y int\u00e9resse.<\/strong><br \/><br \/> Si l&rsquo;ann\u00e9e 1975 est un point final assez \u00e9vident de l&rsquo;analyse en raison du retrait pour six ans de Miles Davis, suite \u00e0 ses divers probl\u00e8mes de sant\u00e9 et \u00e0 la consommation excessive de substances qui ne font pas toujours rire, placer un d\u00e9but pr\u00e9cis faisant croire \u00e0 un instant r\u00e9volutionnaire est pour le moins excessif et contraire \u00e0 son \u00e9volution musicale constante. En effet, on pr\u00e9sente souvent <em>In a Silent Way<\/em> (1969), peut-\u00eatre en compagnie du premier album du Tony Williams Lifetime, le double <em>Emergency!<\/em>, comme les d\u00e9buts fracassants de ce qu&rsquo;on a appel\u00e9 le jazz rock ou fusion, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;appropriation par l&rsquo;idiome jazz de l&rsquo;instrumentarium \u00e9lectrique du rock.<br \/><br \/> Le cheminement a \u00e9t\u00e9 plus long \u00e0 se dessiner en r\u00e9alit\u00e9. Le second quintet, malgr\u00e9 son talent immense avec Wayne Shorter au saxophone, Herbie Hancock au piano, Ron Carter \u00e0 la contrebasse et le jeune Tony Williams \u00e0 la batterie, ne conna\u00eet pas le succ\u00e8s de son illustre pr\u00e9d\u00e9cesseur des ann\u00e9es 1950, avec John Coltrane. A la mort de celui-ci en juillet 1967, Miles n&rsquo;a plus vraiment de point de comparaison dans l&rsquo;idiome bop \/ be bop. De plus, un son \u00e9trange en provenance d&rsquo;Angleterre lui arrive en pleine figure, le rock psych\u00e9d\u00e9lique, en particulier un certain Jimi Hendrix et sa guitare inventive ainsi que Cream et leur fa\u00e7on \u00e9trange d&rsquo;exploser les structures blues \u00e0 un niveau assourdissant. Voil\u00e0 une solution \u00e0 creuser : guitare plus \u00e9lectricit\u00e9. Les premiers essais, la longue pi\u00e8ce \u00ab\u00a0Circle in the Round\u00a0\u00bb, ont lieu en d\u00e9cembre 1967 avec Joe Beck \u00e0 la guitare \u00e9lectrique et, \u00e0 la demande de Miles, Herbie Hancock au C\u00e9lesta. S&rsquo;ils devront attendre plus de dix ans avant d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9s (les double albums <em>Circle in the Round<\/em> en 1979 et <em>Directions<\/em> en 1981), ces premiers enregistrements se r\u00e9v\u00e8lent concluants et ouvrent d&rsquo;\u00e9tonnantes perspectives \u00e0 Miles, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;est pas enti\u00e8rement satisfait.<br \/><br \/> Il h\u00e9site. En concert et sur une partie des s\u00e9ances d&rsquo;enregistrement de <em>Miles in the Sky<\/em>, hommage \u00e0 \u00ab\u00a0Lucy in the Sky\u00a0\u00bb des Beatles, il revient au format acoustique traditionnel. Ce sont pourtant les compositions jou\u00e9es avec George Benson \u00e0 la guitare \u00e9lectrique, Carter et Hancock aux versions \u00e9lectriques de leurs instruments respectifs qui retiennent l&rsquo;attention. Les premiers d\u00e9coupages de bandes sont test\u00e9s par Teo Macero, le producteur de longue date. Le mouvement est lanc\u00e9 et sera consolid\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la nouvelle petite amie de Miles, Betty Mabry, future Madame Davis, laquelle lui pr\u00e9sentera Jimi Hendrix et Sly Stone. Fini le complet-veston et place \u00e0 un habillement plus tendance. En guise de remerciement, elle figurera en bonne place sur la pochette de son nouveau disque, <em>Filles de Kilimanjaro<\/em>, publi\u00e9 au d\u00e9but 1969. Au moment de terminer ce dernier en septembre 1968, Dave Holland \u00e0 la basse et Chick Corea aux claviers ont pris la place de Ron Carter et Herbie Hancock.<br \/><br \/> Les choses s\u00e9rieuses peuvent d\u00e9buter. En f\u00e9vrier 1969, Miles renoue avec le jazz modal qui a fait la force de <em>Kind of Blue<\/em> et r\u00e9unit trois clavi\u00e9ristes, Herbie Hanckock de retour, Chick Corea et Joe Zawinul, lesquels tissent un tapis de notes sous un soubassement rythmique tr\u00e8s \u00ab\u00a0ambient\u00a0\u00bb. Holland ne joue litt\u00e9ralement qu&rsquo;une seule note de basse et Williams assure un battement m\u00e9tronomique aux cymbales. Cette ambiance pastorale ch\u00e8re \u00e0 Zawinul permet aux solistes de d&rsquo;\u00e9tendre leurs th\u00e8mes en abandonnant les structures des sch\u00e9mas d&rsquo;accords traditionnels. A ce jeu, un nouveau venu de la perfide Albion tire son \u00e9pingle du jeu : le guitariste John McLaughlin. Miles, ne pouvant s&rsquo;offrir les services de Hendrix, a enfin trouv\u00e9 le musicien qu&rsquo;il cherchait depuis plus d&rsquo;un an. Teo Macero se met lui aussi en \u00e9vidence en d\u00e9coupant des parties improvis\u00e9es pour donner l&rsquo;illusion de compositions \u00e9crites. <em>In A Silent Way<\/em> est ainsi n\u00e9. Cette recette sera reprise avec une foultitude d&rsquo;autres acteurs au sein du big band qui enregistrera <em>Bitches Brew<\/em> au cours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1969. Cet album, vendu \u00e0 plus de cinq cent mille  exemplaires, a vu de nouvelles arriv\u00e9es dans l&rsquo;univers de Miles en particulier Jack DeJohnette \u00e0 la batterie en remplacement de Tony Williams parti former son Lifetime (voir <a href=\"\u201dhttp:\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=2844:Bitches%20Brew&amp;Itemid=12\u201d\" target=\"\u201d_blank\u201d\">notre chronique<\/a>).<br \/><br \/> Il ne faut pas voir Miles Davis comme l&rsquo;unique instigateur de ce que l&rsquo;on d\u00e9nomme le jazz fusion  mais son apport est fondamental, en particulier dans le choix de musiciens talentueux qui formeront par la suite des ensembles qui vendront souvent plus d&rsquo;albums que le ma\u00eetre. On pense \u00e9videmment au Tony Wiliams Lifetime d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, mais aussi \u00e0 toute la carri\u00e8re solo d&rsquo;Herbie Hancock, \u00e0 Weather Report form\u00e9 par Wayne Shorter et Joe Zawinul, \u00e0 Return to Forever cr\u00e9\u00e9 par Chick Corea et enfin au Mahavishnu Orchestra de McLaughlin. N&rsquo;oublions pas non plus toute l&rsquo;influence de ce foisonnement musical sur un autre mouvement qui explosait en Angleterre, le rock progressif et en particulier sur l&rsquo;\u00e9cole dite de Cantebury, dont Soft Machine \u00e9tait l&rsquo;un des leaders. Moins de trois mois apr\u00e8s la sortie de <em>Bitches Brew<\/em>, <em>Third<\/em> remplissait les bacs des disquaires. D&rsquo;un certain point de vue, on peut le consid\u00e9rer comme son fr\u00e8re jumeau : longues pi\u00e8ces improvis\u00e9es qui couvrent une face, importance de la section rythmique au profit de la structure harmonique, etc.<br \/><br \/> 1970 voit Miles exp\u00e9rimenter tout azimut et apprenant, gr\u00e2ce aux conseils d&rsquo;Hendrix, \u00e0 utiliser la p\u00e9dale wah-wah. La musique est de plus en plus marqu\u00e9e par le funk de Sly &amp; the Family Stone et de James Brown. Il repr\u00e9sente selon Miles la nouvelle musique du peuple noir au contraire du blues qui a \u00e9t\u00e9 phagocyt\u00e9 par les blancs. La majeure partie de l&rsquo;ann\u00e9e est pass\u00e9e en studio et Teo Macero doit souvent changer de paires de ciseaux tant il en use et parfois en abuse. C&rsquo;est particuli\u00e8rement perceptible dans <em>A Tribute To Jack Johnson<\/em> (1971), jazz tr\u00e8s blues rock qui permet \u00e0 McLaughlin, tel un Clapton s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais quitt\u00e9 Cream, de faire feu de tout bois. Malheureusement, la m\u00e9thode du tout <em>cut and paste<\/em> de Macero n&rsquo;est pas des plus optimales avec ce rappel rat\u00e9 de <em>In a Silent Way<\/em>. D&rsquo;autres enregistrements de 1970 se retrouveront ici et l\u00e0 dans la discographie foisonnante du trompettiste, en particulier dans <em>Big Fun<\/em> paru en 1974, o\u00f9 il s&rsquo;amuse \u00e0 ajouter du sitar et des tablas \u00e0 un propos d\u00e9j\u00e0 touffu.<br \/><br \/> Les tourn\u00e9es ont un succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal et l&rsquo;on retiendra particuli\u00e8rement l&rsquo;apparition \u00e9clair au festival de l&rsquo;\u00eele de Wright, o\u00f9 Miles et sa bande (Gary Bartz au sax, Chick Corea et Keith Jarrett aux claviers, Dave Holland, Jack DeJohnette et Airto Moreira \u00e0 la section rythmique) ont subjugu\u00e9 les festivaliers dans un set de trente-huit minutes jou\u00e9 d&rsquo;un seul tenant. Les diff\u00e9rents th\u00e8mes se m\u00e9langent avec une intensit\u00e9 hallucinante ! Pr\u00e9cisons qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la seule p\u00e9riode de la carri\u00e8re de Keith Jarrett o\u00f9 celui-ci a jou\u00e9 d&rsquo;un clavier \u00e9lectrique. Il sera sur le devant de la sc\u00e8ne lors de concerts en d\u00e9cembre 1970 au Cellar Door de Washington avec une participation de McLaughlin dont on retrouve l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 dans le coffret du m\u00eame nom et sous sa forme trafiqu\u00e9e par Macero dans l&rsquo;\u00e9tonnant <em>Live Evil<\/em> (1972).<br \/><br \/> Miles se lance d\u00e8s lors dans un virage funk des plus avant-gardistes. Il fait de plus en plus appel au bassiste soul \/ funk Michael Henderson, lequel a longtemps jou\u00e9 avec Stevie Wonder et Marvin Gaye. Essayant de m\u00e9langer funk et Stockhausen, il en ressort un disque d\u00e9mont\u00e9 par la critique \u00e0 sa sortie : <em>On the Corner<\/em> (1972). A l&rsquo;instar de <em>Bitches Brew<\/em>, Miles Davis fait appel \u00e0 un big band compos\u00e9 essentiellement d&rsquo;instrumentistes qui ont d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 avec lui (Hanckok, Corea, McLaughlin, etc.). Seul le <em>groove<\/em> importe, les rythmes semblent s&rsquo;entrecroiser et il devient difficile de percevoir un vrai solo. Album culte et incompris, il reste l&rsquo;un des fondements du jazz ambient et electro. Victime d&rsquo;un grave accident de la route au volant de sa Ferrari, le \u00ab\u00a0boss\u00a0\u00bb sera oblig\u00e9 de prendre une premi\u00e8re pause en cette fin d&rsquo;ann\u00e9e 1972. De retour, Miles Davis poursuivra sur cette voie funk extr\u00eame. Il fait appel \u00e0 de plus en plus de guitaristes. Ils seront parfois trois \u00e0 se partager la sc\u00e8ne, toutes wah wah dehors : Regie Lucas, Peter Cosey et Dominique Gaumont. Sa trompette elle-m\u00eame est branch\u00e9e directement sur la p\u00e9dale wah wah et il s&rsquo;en sert plus comme d&rsquo;une percussion que d&rsquo;un instrument soliste. Miles se cache de plus en  plus derri\u00e8re des claviers, tournant souvent le dos au public m\u00e9dus\u00e9. Il en sortira des enregistrements souvent ph\u00e9nom\u00e9naux dont on peut retrouver les traces studios dans le d\u00e9finitif <em>Get Up With It<\/em> (1974). \u00ab\u00a0He Loved Him Madly\u00a0\u00bb, la longue plage de trente minutes d\u00e9dicac\u00e9e \u00e0 Duke Ellington tout juste d\u00e9c\u00e9d\u00e9, est repr\u00e9sentative de l&rsquo;\u00e9volution de Miles m\u00eame si son aspect ambient rappelle <em>In a Silent Way<\/em>. \u00ab\u00a0Calypso Frelimo\u00a0\u00bb, r\u00e9f\u00e9rence au mouvement de lib\u00e9ration du Mozambique, l&rsquo;autre pi\u00e8ce ma\u00eetresse, est un v\u00e9ritable mur du son de notes distordues enchev\u00eatr\u00e9es les unes dans les autres avec juste un petit th\u00e8me \u00e0 l&rsquo;orgue en guise de rep\u00e8re.<br \/><br \/> Les nombreux albums <em>live<\/em> disponibles montrent clairement que ces options ne sont pas simplement des constructions studio mais bel et bien le r\u00e9sultat d&rsquo;une volont\u00e9 acharn\u00e9e d&rsquo;aller le plus loin possible. A tel point que l&rsquo;on peut se demander si les longues plages de cinquante minutes ou plus jou\u00e9es \u00e0 tous les concerts entre 1973 et 1975 ne sont pas une voie sans issue dans laquelle Miles s&rsquo;est engouffr\u00e9 \u00e0 corps perdu. A l&rsquo;\u00e9coute des <em>Dark Magus<\/em>, <em>Agharta<\/em> et autre <em>Pangea<\/em>, les riffs funky infernaux prennent l&rsquo;essentiel de l&rsquo;espace sonore, les th\u00e8mes ne sont \u00e9voqu\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 dispara\u00eetre totalement. Seule la pratique du \u00ab\u00a0Stop and Go\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0On Off\u00a0\u00bb), inaugur\u00e9e dans <em>On the Corner<\/em> permet aux musiciens et au public d&rsquo;avoir des rep\u00e8res.<br \/><br \/> Cette vie cent pour cent funk a eu raison de la sant\u00e9 du ma\u00eetre. Probl\u00e8mes de hanche, ulc\u00e8res, addiction \u00e0 des drogues diverses, le trompettiste met fin \u00e0 toute activit\u00e9 musicale apr\u00e8s un dernier concert \u00e0 l&rsquo;Avery Fisher Hall de New York le premier juillet 1975. Si son retour en 1981 f\u00fbt couronn\u00e9 de succ\u00e8s, il sera musicalement plus dans le rang. L&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 a permis \u00e0 Miles Davis de sortir du carcan purement jazz et conna\u00eetre un succ\u00e8s certain aupr\u00e8s du public \u00ab\u00a0rock\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;il n&rsquo;est jamais rest\u00e9 prisonnier d&rsquo;un format qu&rsquo;il aura d\u00e9fini. Toujours en constante \u00e9volution, il en a d\u00e9rout\u00e9 plus d&rsquo;un par ses options souvent radicales et jusqu&rsquo;au-boutistes. C&rsquo;est en cela que son legs, outre une discographie abondante, est essentiel.<br \/><br \/> <strong>Discographie (ir-)raisonn\u00e9e:<\/strong><br \/><br \/> <em>The Complete Columbia Album Collection<\/em> (2009)<br \/><br \/> Pour celui qui a envie de t\u00e2ter l&rsquo;int\u00e9grale de la p\u00e9riode \u00e9lectrique de Miles, rien de tel que cet \u00e9norme coffret qui regroupe, comme son nom l&rsquo;indique, tous ses enregistrements officiels pour Columbia de la p\u00e9riode 1957 \u00e0 1985. Les plus fous iront trouver leur bonheur dans les in\u00e9dits disponibles ici et l\u00e0 dans les divers coffrets <em>Complete Sessions (In a Silent Way, Bitches Brew, Cellar Door<\/em>, etc.) disponibles pour le plus grand bonheur des actionnaires de Sony Music Entertainment.<br \/><br \/> Pour notre part et en toute subjectivit\u00e9, si cinq albums incontournables de la p\u00e9riode \u00e9lectrique devaient \u00eatre propos\u00e9s, voici quelle en serait la couleur (par ordre chronologique) :<br \/><br \/> <em>In a Silent Way<\/em> (1969)<br \/> <em>Bitches Brew<\/em> (1970) de pr\u00e9f\u00e9rence la r\u00e9\u00e9dition du quaranti\u00e8me anniversaire<br \/> <em>Live Evil<\/em> (1972)<br \/> <em>On the Corner<\/em> (1972)<br \/> <em>Get Up With It<\/em> (1974)<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dire que l&rsquo;apport de Miles Davis \u00e0 la musique du si\u00e8cle dernier est important frise&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":22204,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22203"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22203"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22203\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22204"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22203"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}