{"id":22182,"date":"2008-09-28T00:00:00","date_gmt":"2008-09-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/752e33005076b49d0b758a2dd931331c_XL.jpg"},"modified":"2008-09-28T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-27T22:00:00","slug":"22182","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/28\/22182\/","title":{"rendered":"&#8211; Berles Rock 2008"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre Style1\">\n<h1>FESTIVAL : BERLES ROCK 2008<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">  <b>Lieu\u00a0: <\/b>Denens (Suisse)<br \/> <b>Date\u00a0: <\/b>15 ao\u00fbt 2008 <br \/> <b>Photos\u00a0: <\/b>Claude Wacker (www.docker.ch)<br \/>                    <\/span>          <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Petit festival situ\u00e9 sur  les coteaux du vignoble l\u00e9manique, le Berles Rock Festival est l\u2019un de ces nombreux rassemblements musicaux qui fleurissent partout en Suisse romande durant la p\u00e9riode estivale. Pour survivre en dehors des deux monstres que sont devenus le Montreux Jazz et Pal\u00e9o, il faut pouvoir se cr\u00e9er une identit\u00e9 propre, trouver une programmation et une ambiance originales. Force est de constater que le Berles Rock, qui en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 sa sixi\u00e8me \u00e9dition, r\u00e9unit toutes ces conditions avec cette programmation vari\u00e9e, exp\u00e9rimentale, m\u00e9langeant pointures de l\u2019<i>underground<\/i>, jeunes artistes novateurs et groupes r\u00e9gionaux, pour le plus grand bonheur des festivaliers venus affronter le temps maussade et bien frisquet pour ce mois d\u2019ao\u00fbt.<\/b><\/p>\n<p>  <b>Cocamide Mea<\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_2.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">On commence en sirotant un excellent verre de pinot noir du coin avec Cocamide Mea, groupe local qui s\u2019est reform\u00e9 apr\u00e8s une longue pause. Clairement, le groupe n\u2019est pas encore au sommet dans ses prestations <i>live<\/i> et a besoin de se roder. Cela dit, Cocamide Mea d\u00e9livre avec ses chansons rock aux structures fines et complexes un message opaque, d\u00e9cal\u00e9 et marginal qui fera indubitablement mouche quand le groupe aura pris de la bouteille. Le guitariste soliste enlumine la musique de l\u2019ensemble d\u2019arabesques des plus  int\u00e9ressantes\u00a0! Dommage que la voix soit par trop monocorde. Il semblerait que ce soit en fait une sp\u00e9cialit\u00e9 r\u00e9gionale si l\u2019on regarde la sc\u00e8ne locale (Toboggan et consorts)\u2026 et qui n\u2019est pas forc\u00e9ment la tasse de th\u00e9 de votre serviteur. <\/p>\n<p>    <b>Marj<\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_3.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Ou comment mettre la peinture en musique\u2026 ou vice-versa. N\u2019ayons pas peur des mots, Marj fut une v\u00e9ritable surprise\u00a0tant musicale que sc\u00e9nique\u00a0! L\u2019ensemble va pendant quarante minutes proposer \u00e0 un public m\u00e9dus\u00e9 une improvisation jazz rock proprement hallucinante, entrecoup\u00e9e des inflexions vocales, entre chuchotements et hurlements d\u2019un Joe Boehler poss\u00e9d\u00e9. Ce type est vraiment fascinant, le micro dans sa main gauche et son pinceau dans sa main droite, cr\u00e9ant une \u0153uvre picturale qui \u00e9volue au rythme de la musique. <\/p>\n<p>     <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_4.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Pour notre part, l\u2019essentiel de l\u2019int\u00e9r\u00eat tient plus dans l\u2019exceptionnelle capacit\u00e9 du trio qui soutient Joe Boehler, \u00e0 d\u00e9velopper une improvisation avec une prise de risque maximum, d\u00e9pendant de l\u2019inspiration du moment. La section rythmique (Ivor Malherbe \u00e0 la basse, Jean Rochat \u00e0 la batterie) \u00e0 la fois tr\u00e8s souple et d\u2019une solidit\u00e9 \u00e0 toute \u00e9preuve permet au guitariste Fran\u00e7ois Allaz de faire feu de tout bois avec sa Gibson, dans la veine d\u2019un Mahavishnu ou d\u2019un John Scofield. Marj a fait vivre un moment intense au public pr\u00e9sent dans un <i>happening<\/i> de  l\u2019instant pr\u00e9sent, unique. <\/p>\n<p>      <b>Pamelia Kurstin<\/b><\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_5.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">La petite Autrichienne, actuelle reine de cet instrument \u00e9trange qu\u2019est le Theremin, appara\u00eet sur sc\u00e8ne, timide. Avec cet instrument invent\u00e9 en 1919, elle cr\u00e9e une musique avant-gardiste, une sorte de drone ambient, tr\u00e8s prenant. En effet, Pamelia Kurstin juxtapose les th\u00e8mes au Theremin les uns sur les autres. Elle joue avec des boucles improvis\u00e9es qui forment un magma sonore de plus en plus imposant. Pamelia bidouille avec ses p\u00e9dales et ses machineries autant qu\u2019elle joue de son instrument. La sensation de r\u00e9p\u00e9tition aurait pu \u00eatre perceptible sur la fin du concert si ce diable de Jean Rochat ne s\u2019\u00e9tait pas invit\u00e9 pour une intervention \u00e0 la fois fine et puissante \u00e0 la batterie sur la derni\u00e8re improvisation jou\u00e9e par la demoiselle. On en redemande\u00a0! <\/p>\n<p>    <b>M\u00f8n<\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_6.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">M\u00f8n est un groupe francilien qui pratique ce qu\u2019on pourrait appeler du \u00ab&nbsp;post rock <i>old school<\/i>&nbsp;\u00bb dans la veine d\u2019un Godspeed You! Black Emperor ou d\u2019un Silver Mount Zion et tout le tralala, \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s que les vocalises sonnent avec justesse chez M\u00f8n. Evidemment, on a droit aux traditionnelles mont\u00e9es en puissance guitaristiques soutenues par une section rythmique carr\u00e9e et sur lesquelles s\u2019\u00e9tendent, larmoyantes, la violoncelliste et la violoniste, toutes deux fort charmantes au demeurant. On a eu du mal \u00e0 entrer dans le concert en raison de jeunes freluquets bien dissip\u00e9s mais la suite fut n\u00e9anmoins r\u00e9ussie. Certes, M\u00f8n ne r\u00e9volutionnera pas le genre mais \u00e0 travers ce concert, il a fait honneur \u00e0 son unique album (sans compter quelques d\u00e9mos). On leur souhaite bonne chance pour la suite\u00a0! <\/p>\n<p>   <b>Deux \/ Brutus<\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_7.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Place maintenant \u00e0 deux groupes r\u00e9gionaux, Deux et Brutus. Comme le nom l&rsquo;indique, Deux se compose de deux musiciens. Ils pratiquent un math rock serr\u00e9 et carr\u00e9 version Don Cab, Chevreuil ou Honey for Petzi en utilisant des boucles sonores pour pallier aux contraintes techniques d&rsquo;une formation si r\u00e9duite sur sc\u00e8ne. Les deux membres du groupe ont jou\u00e9 dans Torbrise, lui-m\u00eame issu d\u2019un <i>joint-venture<\/i> entre Pare-brise et Torpille, deux formations r\u00e9gionales qui naviguaient dans un rock instrumental \u00e0 tendance post. Leur set fut tr\u00e8s int\u00e9ressant m\u00eame si le guitariste a cass\u00e9 une corde sur le premier morceau et, semble-t-il, n&rsquo;avait plus la bonne corde de rechange ! Il a d\u00fb emprunter la guitare d&rsquo;un autre musicien. La fin du concert est marqu\u00e9e par un placage d\u2019accords jou\u00e9s en alternance avec le groupe suivant, Brutus. <\/p>\n<p> Brutus, encore un \u00e9ni\u00e8me groupe lausannois de post rock \u00e9galement proche d&rsquo;Honey for Petzi avec chanteur aphone qui ignore ce que justesse signifie. C\u2019est exp\u00e9rimental, parait-il. Soit mais cela ne nous touche pas vraiment. Cela dit \u2013 votre serviteur n\u2019est pas si m\u00e9chant que cela en fait \u2013 la section rythmique est tr\u00e8s \u00e0 son affaire mais il est vraiment difficile de faire l\u2019impasse sur la voix du chanteur qui est n\u00e9anmoins un excellent guitariste dans le style de musique que propose ce groupe. A noter que le label Sa\u00efko Records va sortir incessamment sous peu leur premier album studio. <\/p>\n<p>      <b>Aucan<\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_berles08_8.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Il est deux heures du matin, il fait froid, et voil\u00e0 enfin le groupe pour qui nous nous sommes d\u00e9plac\u00e9s en priorit\u00e9 en raison de leur excellent et accrocheur premier album qui va para\u00eetre tout bient\u00f4t (en m\u00eame temps que notre chronique). Aucan est form\u00e9 par trois jeunes gens venant d\u2019Italie du Nord, de Padoue, Venise et Brescia pour \u00eatre pr\u00e9cis. En cinquante minutes d\u2019un concert endiabl\u00e9, Dario Dassenno (batterie), Francesco D&rsquo;Abbraccio (guitare, clavier) et Giovanni Ferliga (guitare, clavier) ont prouv\u00e9 que, malgr\u00e9 leur jeune \u00e2ge, il faudra compter avec eux sur la sc\u00e8ne <i>noise<\/i> exp\u00e9rimentale \/ math rock europ\u00e9enne (bonjour les appellations\u00a0!) dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Fortement influenc\u00e9 par le chef de file Battles, Aucan d\u00e9veloppe toutefois une musique moins fond\u00e9e sur l\u2019esbroufe, ce qui la rend d\u2019autant plus attachante. Les Italiens ont pr\u00e9sent\u00e9 l\u2019essentiel de leur album en se concentrant, \u00e9videmment, sur les passages les plus rock\u2019n\u2019roll. Tout y passe\u00a0: jeu simultan\u00e9 clavier-guitare \u2013 c\u2019est assez impressionnant \u00e0 admirer \u2013, <i>tapping<\/i> et autres techniques improbables, batterie carr\u00e9e et tr\u00e8s technique, rythmiques impaires, sans compter une puissance parfois hallucinante mise au service d\u2019une grande musicalit\u00e9 et d\u2019une belle recherche sur les harmonies (aux claviers)\u00a0!  C\u2019est tout cela Aucan, et ce groupe m\u00e9rite qu\u2019on s\u2019y attarde ceci d\u2019autant plus que derri\u00e8re la puissance de feu des Italiens se d\u00e9gage une finesse \u00e9tonnante.  <\/p>\n<p>  Finalement, on sait maintenant pourquoi le vin de la r\u00e9gion a ce petit go\u00fbt de revenez-y. Avec une telle programmation dans les grains, et m\u00eame si tous les groupes ne peuvent pr\u00e9tendre plaire \u00e0 tout le monde, c\u2019est une lapalissade, sa maturation ne peut \u00eatre qu\u2019excellente. Si nous n\u2019avons malheureusement pas pu assister \u00e0 la deuxi\u00e8me soir\u00e9e du Berles Rock cette ann\u00e9e, on y reviendra avec plaisir l\u2019ann\u00e9e prochaine\u00a0!   <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Jean-Daniel Kleisl<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.berlesrock.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.berlesrock.com\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour      au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FESTIVAL : BERLES ROCK 2008 &nbsp; Lieu\u00a0: Denens (Suisse) Date\u00a0: 15 ao\u00fbt 2008 Photos\u00a0: Claude&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":22183,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22182"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22182"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22182\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22183"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22182"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22182"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22182"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}