{"id":2215,"date":"2009-05-01T00:00:00","date_gmt":"2009-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2215"},"modified":"2009-05-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-04-30T22:00:00","slug":"2215","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/05\/01\/2215\/","title":{"rendered":"Pestilence &#8211; Resurrection Macabre"},"content":{"rendered":"<p>Alors que les reformations de groupes anthologiques fleurissent \u00e0 tout va, c\u2019est au tour de Pestilence de r\u00e9appara\u00eetre seize longues ann\u00e9es apr\u00e8s le mythique <i>Spheres<\/i>. Le groupe n\u00e9erlandais faisait partie \u00e0 l\u2019\u00e9poque de ceux, comme Cynic dont ils \u00e9taient proches, ou encore Atheist avec qui ils ont partag\u00e9 le bassiste Tony Choy, qui ont su faire \u00e9voluer une certaine branche du death metal.<\/p>\n<p>  Sous la houlette de Patrick Mameli, le leader depuis 1986, <i>Resurrection Macabre<\/i> se pose l\u00e0 o\u00f9 on ne l\u2019attendait pas, encore une fois. Jamais les morceaux n\u2019ont \u00e9t\u00e9 si brutaux, calibr\u00e9s dans la concision et la r\u00e9p\u00e9tition. Chaque pi\u00e8ce de ce gros puzzle de quatorze titres est aliment\u00e9e par deux voire trois riffs au maximum. Ces s\u00e9quences vont \u00e0 l\u2019essentiel et lorgnent m\u00eame vers une certaine simplicit\u00e9 non p\u00e9jorative en apparence, sans tourner autour du pot, \u00e0 l\u2019inverse des Allemands d\u2019Obscura par exemple. L\u2019accent est mis ici sur une brutalit\u00e9 \u00e9l\u00e9gante et une atmosph\u00e8re malsaine oppressante, presque d\u00e9moniaque, dans la veine de Morbid Angel ou Hate Eternal. L\u2019exp\u00e9rimentation au sens large du terme n\u2019a plus sa place dans le grand retour de Pestilence. <\/p>\n<p>  Les membres du groupe s\u2019\u00e9taient s\u00e9par\u00e9s en 1994 pour se diriger vers d\u2019autres projets. Mameli lui, s\u2019\u00e9tait coup\u00e9 de la musique un temps, s\u2019int\u00e9ressant au jazz de Chick Corea et autres cadors du genre. Revenu en 2007 chez Mascot Records pour un projet avec Tony Choy et Sean Reinert sous le nom de C-187, le genre \u00e9tait clairement thrash agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00ab groove \u00bb. Bizarrement et probablement inconsciemment, cet esprit se retrouve diss\u00e9min\u00e9 un peu partout dans <i>Resurrection Macabre<\/i>, agr\u00e9mentant des titres rapides, froids et carr\u00e9s. La voix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment mise en avant agresse vivement et les \u00e9ructations de Mameli peuvent d\u00e9plaire. Les soli orient\u00e9s Allan Holdsworth font timidement leur apparition mais pr\u00e9sentent cependant un caract\u00e8re envo\u00fbtant. L\u2019Am\u00e9ricain Tony Choy, quant \u00e0 lui, n\u2019est pas utilis\u00e9 \u00e0 sa juste valeur et c\u2019est bien regrettable. Le batteur Su\u00e9dois de Darkane Peter Wildoer fait un travail remarquable et digeste. Pour finir, massive, solide et naturelle, la production sonne fantastiquement bien, s\u2019av\u00e8re non caricaturale, portant ainsi plus haut que l\u2019on aurait imagin\u00e9 ce cinqui\u00e8me album qui se r\u00e9v\u00e8le au final un peu trop redondant.<\/p>\n<p>  Certes, le c\u00f4t\u00e9 technique et recherch\u00e9 n\u2019est pas au rendez-vous mais l\u2019\u00e2me malsaine du groupe resurgit petit \u00e0 petit des origines. Dissout trop t\u00f4t, Pestilence s\u2019offre ainsi une seconde vie. De plus, le retour de Patrick Uterwijk \u00e0 la guitare compl\u00e8tera la formation pour la tourn\u00e9e. Si celui-ci n\u2019appara\u00eet pas sur les nouveaux morceaux du disque, il joue cependant sur trois titres r\u00e9enregistr\u00e9s provenant des trois premiers albums, offerts en bonus aux fans. Depuis <i>Testimony of the Ancients<\/i> (1991), les pochettes faisaient figurer cette sph\u00e8re myst\u00e9rieuse et c\u2019est \u00e0 nouveau le cas. Pestilence r\u00e9cup\u00e8re \u00e0 bras le corps la signification de son patronyme et maintient sa r\u00e9putation avec charisme et authenticit\u00e9, m\u00eame si <i>Resurrection Macabre<\/i> n\u2019\u00e9tait pas forc\u00e9ment le disque attendu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que les reformations de groupes anthologiques fleurissent \u00e0 tout va, c\u2019est au tour de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2216,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2215"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2215"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2215\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2216"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}