{"id":22138,"date":"2003-09-22T00:00:00","date_gmt":"2003-09-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/f720ad060f8490d7cd0cd6318129cb49_XL.jpg"},"modified":"2003-09-22T00:00:00","modified_gmt":"2003-09-21T22:00:00","slug":"22138","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/09\/22\/22138\/","title":{"rendered":"&#8211; Crescendo 2003"},"content":{"rendered":"<\/h1>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><chapeau> <\/chapeau><b> Apr\u00e8s l&rsquo;impressionnante          affiche de la veille, et notamment la gifle ass\u00e9n\u00e9e par \u00c4ngl\u00e5gard, ce          sont des festivaliers encore sous le choc qui regagnent l&rsquo;Esplanade du          Conci\u00e9 le dimanche soir pour une seconde soir\u00e9e de rock progressif en          plein air. L&rsquo;affiche du jour leur r\u00e9serve encore bien des surprises\u2026<\/b><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><b>Nemo<\/b><\/p>\n<p>         <crescendo-nemo.jpg> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_crescen03_5.jpg\" width=\"200\" height=\"143\" border=\"1\" align=\"left\">Aux          alentours de dix-neuf heures, les Fran\u00e7ais de Nemo (voir notre <u>chronique<\/u>          des <i>Nouveaux Mondes<\/i> et leur morceau dans la rubrique Ecoute) montent          sur sc\u00e8ne. Malheureusement, les spectateurs sont encore peu nombreux :          le soleil brille encore, et les touristes, qui repr\u00e9sentent une bonne          moiti\u00e9 du public du Crescendo, auront sans doute pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 prolonger leur          bronzette&#8230; Dommage, car les Auvergnats pratiquent un rock\/metal progressif          m\u00e2tin\u00e9 de chanson fran\u00e7aise entra\u00eenant et relativement facile \u00e0 suivre,          qui aurait pu s\u00e9duire de nombreux \u00ab\u00a0non initi\u00e9s\u00a0\u00bb. Le chanteur-guitariste          du groupe, Jean-Pierre Louveton, visiblement tr\u00e8s heureux de sa pr\u00e9sence          au festival, ne se d\u00e9courage pas pour si peu : il ira jusqu&rsquo;\u00e0 quitter          la sc\u00e8ne au milieu du concert pour aller haranguer les spectateurs rest\u00e9s          dans les gradins ! L&rsquo;\u00e9nergum\u00e8ne a visiblement de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 revendre,          ce qui contrebalance l&rsquo;attitude un peu statique de ses coll\u00e8gues. Au final,          la sympathique prestation de Nemo aura sans doute convaincu une bonne          partie du public, malgr\u00e9 les r\u00e9actions timides de celui-ci.<\/p>\n<p>         <b>Cast<\/b><\/p>\n<p>         <crescendo-cast.jpg> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_crescen03_6.jpg\" width=\"180\" height=\"150\" border=\"1\" align=\"left\">C&rsquo;est          ensuite au tour des Mexicains de Cast d&rsquo;investir la sc\u00e8ne. Ceux-ci se          semblent s\u2019\u00eatre li\u00e9s d&rsquo;amiti\u00e9 avec les organisateurs du festival depuis          quelques ann\u00e9es, ce qui justifie le long trajet qu&rsquo;ils ont fait pour venir          s&rsquo;y produire. La musique de Cast est fortement influenc\u00e9e par la sc\u00e8ne          n\u00e9o-prog anglaise des ann\u00e9es 80 mais comporte \u00e9galement des sonorit\u00e9s          <i>world<\/i> et plus particuli\u00e8rement sud-am\u00e9ricaines souvent insuffl\u00e9es,          c&rsquo;est le cas de le dire, par un sp\u00e9cialiste des instruments \u00e0 vent qui          alterne fl\u00fbte, clarinette et saxophone sur la plupart des titres. Le groupe          poss\u00e8de un excellent chanteur, qui alterne anglais et espagnol, et dont          certaines intonations rappellent celles de Fish. Vers la fin du set, il          sera rejoint par une chanteuse pour un duo un peu poussif, mais toutefois          acclam\u00e9 par le public.<br \/>         Les morceaux de Cast, pour la plupart longs et complexes, contiennent          \u00e9galement de nombreuses parties instrumentales au cours desquelles les          musiciens font la d\u00e9monstration de leur talent : on retiendra notamment          la performance du leader et clavi\u00e9riste du groupe, Alfonso Vidales. Malgr\u00e9          la complexit\u00e9 de sa musique, Cast est parvenu \u00e0 plaire au plus grand nombre          : \u00e0 l&rsquo;issue de leur performance, les Mexicains sont acclam\u00e9s par un public          d\u00e9sormais tr\u00e8s pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>         <b>Focus<\/b><\/p>\n<p>         <crescendo-focus.jpg> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_crescen03_7.jpg\" width=\"200\" height=\"127\" border=\"1\" align=\"right\">Apr\u00e8s          une longue attente li\u00e9e \u00e0 de petits ennuis techniques, les Hollandais          de Focus peuvent enfin monter sur sc\u00e8ne aux alentours de vingt-trois heures.          D&#8217;embl\u00e9e, le guitariste du groupe impressionne par son feeling et sa virtuosit\u00e9.          Les longs soli, souvent improvis\u00e9s, qu\u2019il distillera tout au long du concert          en laisseront pantois plus d\u2019un. Il volera m\u00eame dans un premier temps          la vedette au leader du groupe, Thijs Van Leer, cantonn\u00e9 derri\u00e8re son          orgue Hammond au d\u00e9but du set. Mais Van Leer montre par la suite qu&rsquo;il          a plus d&rsquo;une corde \u00e0 son arc, puisqu\u2019il est \u00e9galement fl\u00fbtiste et, surtout,          chante dans un registre surprenant et d\u00e9jant\u00e9, entre scat et yoddle. La          personnalit\u00e9 du leader semble \u00eatre \u00e0 l\u2019avenant : sa bonhomie, son brushing          \u00ab fa\u00e7on Elvis \u00bb, et son amusante mani\u00e8re de courir entre son micro chant          et son orgue Hammond en font sourire plus d\u2019un. Il n\u2019a donc aucun mal          \u00e0 s\u2019attirer la sympathie de l\u2019auditoire, d\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019exprime          en fran\u00e7ais entre les morceaux.<\/p>\n<p>         <crescendo-focus2.jpg> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_crescen03_8.jpg\" width=\"180\" height=\"142\" border=\"1\" align=\"right\">Malgr\u00e9          l\u2019impressionnant niveau technique des musiciens et le style assez exp\u00e9rimental          du groupe, les structures des morceaux sont relativement simples. Certains          passages sont m\u00eame tr\u00e8s directs et entra\u00eenants, parfois proches du hard-rock.          Le public n\u2019a donc aucun mal \u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 la musique des Hollandais, et          se montre tr\u00e8s enthousiaste tout au long du concert. Le groupe offrira          une prestation d\u2019environ deux heures, ce qui est tout \u00e0 son honneur. On          se demandera toutefois si, \u00e0 vouloir trop bien faire, Focus ne s\u2019est pas          p\u00e9nalis\u00e9 : apr\u00e8s s\u2019\u00eatre mis la quasi-totalit\u00e9 des spectateurs dans la          poche en milieu de set, les Bataves auront pu finir par en lasser quelques-uns.          Strat\u00e9giquement, Focus aurait donc s\u00fbrement gagn\u00e9 \u00e0 raccourcir sa prestation.          Mais hormis ce petit d\u00e9tail, le concert du groupe fut une franche r\u00e9ussite,          achevant superbement cette \u00e9dition 2003 du festival Crescendo.<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><strong>Nous ne pouvons clore cette          chronique sans adresser un grand coup de chapeau aux organisateurs de          Crescendo, dont l&rsquo;excellente initiative permet aussi bien de r\u00e9galer les          aficionados du progressif que de faire d\u00e9couvrir ce style peu m\u00e9diatis\u00e9          \u00e0 un large public, sans contrainte, pas m\u00eame financi\u00e8re. Merci et bravo          aussi aux intermittents qui ont temporairement mis de c\u00f4t\u00e9 leurs pr\u00e9occupations          pour assurer le bon d\u00e9roulement du festival.<br \/>         Cette \u00e9dition 2003 doit \u00e9galement sa r\u00e9ussite \u00e0 une affiche tr\u00e8s vari\u00e9e,          alternant l\u00e9gendes et nouveaux venus, extr\u00e9mistes du progressif et artistes          plus accessibles. Enfin, le cadre idyllique ach\u00e8ve de rendre le festival          unique en son genre et en fait un rendez-vous immanquable pour les fans          de progressif en vacances.<\/strong><\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>R\u00e9my Turpault<\/b><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web :<a href=\"http:\/\/www.indescent.org\/\">          <\/a><\/strong><a href=\"http:\/\/www.festival-crescendo.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.festival-crescendo.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">          retour au sommaire<\/font><\/font><\/a><br \/>         <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l&rsquo;impressionnante affiche de la veille, et notamment la gifle ass\u00e9n\u00e9e par \u00c4ngl\u00e5gard, ce sont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":22139,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22138"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22138"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22138\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22139"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22138"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22138"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22138"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}