{"id":22128,"date":"2004-05-14T00:00:00","date_gmt":"2004-05-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/a9ae9d589227cecc0c7aff699a38d11c_XL.jpg"},"modified":"2004-05-14T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-13T22:00:00","slug":"22128","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/05\/14\/22128\/","title":{"rendered":"&#8211; Chris Beya"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> RENCONTRE : CHRIS BEYA<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/int_cbeya_main.jpg\" width=\"220\" height=\"153\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"><b>Discographie :<\/b><br \/>               <i> Musiciens &#8211; Magiciens <\/i> (1974)<br \/>               <i>L&rsquo;Araign\u00e9e-Mal<\/i> (1975)<br \/>               <i>Tertio<\/i> (1977)<br \/>               <i>Rock Puzzle<\/i> (1981)<br \/>               <i> L&rsquo;Oc\u00e9an <\/i> (1974)<br \/>               <i>Tokyo, C&rsquo;est Fini Live In Japan July 24th, 1989<\/i> (1994)<br \/>               <i>Illian, J&rsquo;Entends Gronder La Terre<\/i> (1977)<\/span><br \/>           <\/td>         <\/tr>       <\/table>       <p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><b>Voici aujourd&rsquo;hui le retour de l&rsquo;un          des monuments du rock progressif tricolore : pr\u00e8s de trente ans apr\u00e8s          ses d\u00e9buts, Atoll revient \u00e0 la vie sous l&rsquo;impulsion de Chris Beya, seul          rescap\u00e9 de la formation originelle, avec un nouvel album, <i>Illian, J&rsquo;Entends          Gronder La Terre<\/i>. C&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;occasion pour Progressia de s&rsquo;entretenir          avec Chris Beya qui offre aux plus jeunes l&rsquo;opportunit\u00e9 de remonter le          temps et de revenir aux pr\u00e9mices d&rsquo;Atoll, sans oublier de parler du pr\u00e9sent\u2026          et de l&rsquo;avenir ! Prenez place, le voyage commence !<\/b><\/p>       <p align=\"left\" class=\"dateconcert\">C&rsquo;est vers 1973 que l&rsquo;Atoll fait surface.          \u00c0 l&rsquo;origine, ce jeune groupe n&rsquo;a qu&rsquo;une envie : marcher sur les traces          des Beach Boys. En effet, le jeune Chris Beya est envo\u00fbt\u00e9 par la musique          californienne, ne vit qu&rsquo;au son de Brian Wilson (The Eagles) et se voit          d\u00e9j\u00e0 surfer sur la vague du succ\u00e8s. Cependant les musiciens d&rsquo;Atoll vont          faire une d\u00e9couverte qui changera leur vie : en Angleterre, des groupes          tels Genesis, Yes, Caravan ou ceux de la vague de Canterburry font un          tabac. Ce courant attire irr\u00e9sistiblement Atoll vers une musique plus          \u00e9labor\u00e9e. Form\u00e9 d&rsquo;Andr\u00e9 Balzer au chant et percussions, Alain Gozzo \u00e0          la batterie, Jean Luc Thillot \u00e0 la basse et rejoint plus tard par Richard          Aubert au violon, Atoll se met \u00e0 composer des morceaux aux antipodes de          ses motivations d&rsquo;origine. Ainsi, en 1974, sort <i>Musiciens &#8211; Magiciens<\/i>          qui, sans forc\u00e9ment convaincre, jette les bases et suscite un relatif          int\u00e9r\u00eat.<br \/>         <br \/>         Avec patience Atoll retourne au charbon et sort en 1975 un disque qui          fera date dans la discographie du groupe : <i>L&rsquo;Araign\u00e9e-Mal<\/i>. Les          titres qui composent ce disque sont n\u00e9s de longues improvisations, qui          s&rsquo;inscrivent cependant dans un concept et une trame bien d\u00e9finie. \u00c0 cette          \u00e9poque, les musiciens ont la t\u00eate pleine de jazz rock, de Mahavishnu Orchestra          ou Return To Forever, ce qui se ressent nettement sur le disque, notamment          lors de \u00ab\u00a0Cazotte\u00a0\u00bb, qui deviendra l&rsquo;un des standards du groupe. Le succ\u00e8s          est tel que <i>L&rsquo;Araign\u00e9e-Mal<\/i> est \u00e9lu album de l&rsquo;ann\u00e9e en France.          Mais il faut attendre deux ans pour entendre le nouveau disque d&rsquo;Atoll,          malicieusement appel\u00e9 <i>Tertio<\/i>. La subtilit\u00e9 de cet album r\u00e9side          dans la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u : en effet, les m\u00e9thodes de travail          diff\u00e8rent l\u00e9g\u00e8rement des pr\u00e9c\u00e9dentes. Atoll cherche en effet \u00e0 recentrer          l&rsquo;album sur les textes, tout en jouant sur les ambiances mais sans trop          charger la trame instrumentale, pour garder une certaine efficacit\u00e9. Si          <i>L&rsquo;Araign\u00e9e-Mal<\/i> avait fait conna\u00eetre le groupe au grand public,          <i>Tertio<\/i> le consacre d\u00e9finitivement et permet \u00e0 Atoll d&rsquo;encha\u00eener          les concerts dans toute la France. <i>Tertio<\/i> installe le groupe au          rang des meilleurs de sa g\u00e9n\u00e9ration.<br \/>         <br \/>         Une fois le succ\u00e8s de <i>Tertio<\/i> dig\u00e9r\u00e9, le groupe doit se remettre          au travail, non sans mal, d&rsquo;autant que, sign\u00e9 chez BMG, il est \u00ab\u00a0oblig\u00e9\u00a0\u00bb          de composer des titres susceptibles de passer en radio. Malgr\u00e9 (ou \u00e0 cause          de) cette pression, BMG ne fait pas les choses \u00e0 moiti\u00e9 puisque le label          offre au groupe d&rsquo;enregistrer au Studio Gang, lieu reconnu qui accueillit          un temps Jean Jacques Goldmann ou Johnny Hallyday. <i>Rock Puzzle<\/i>          sort donc en 1980 et les fans sont d\u00e9contenanc\u00e9s : pas d&rsquo;instrumentaux          ni de tirades \u00e9piques, les morceaux sont courts et certains comportent          m\u00eame des cuivres. La volont\u00e9 de toucher un nouveau public se fait nettement          sentir, mais la d\u00e9marche ne paie h\u00e9las pas, d&rsquo;autant que des divergences          surgissent entre Andr\u00e9 Balzer et ses camarades, le poussant \u00e0 quitter          le navire. Fin 1981, c&rsquo;est officiellement la fin d&rsquo;Atoll, apr\u00e8s un dernier          coup de poker consistant en une association avec John Wetton, dans le          but de redorer le blason des Fran\u00e7ais. L\u00e0 aussi, peine perdue puisque          le groupe juge les titres \u00e9crits par le bassiste trop commerciaux. Wetton          s&rsquo;en va alors utiliser ses morceaux avec Asia tandis qu&rsquo;Atoll donne son          dernier concert \u00e0 Vierzon, en compagnie de Caravan. <br \/>         <br \/>         Atoll dissous, Chris Beya la t\u00eate pensante du groupe, s&rsquo;oriente alors          vers des horizons musicaux o\u00f9 la guitare est dominatrice. Il fonde Synopsis,          formation aux relents de jazz rock, o\u00f9 il laisse parler son admiration          pour John Mac Laughlin. Entre temps, il recontacte Alain Gozzo en 1985          : ils enregistrent ensemble quelques d\u00e9mos. On esp\u00e8re alors une reformation          d&rsquo;Atoll, mais il n&rsquo;en est h\u00e9las rien, et Beya ach\u00e8ve de son cot\u00e9 <i>M\u00e9tamorphoses<\/i>,          un recueil d&rsquo;in\u00e9dits.<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/int_cbeya_1.jpg\" width=\"160\" height=\"214\" align=\"right\" border=\"1\">1989          voit enfin un premier retour d&rsquo;Atoll, toujours sous la baguette d&rsquo;un Beya          d\u00e9sormais seul ma\u00eetre \u00e0 bord, et qui s&rsquo;entoure de nouveaux musiciens,          notamment Raoul Leninger, dont le timbre de voix se rapproche irr\u00e9m\u00e9diablement          de Daniel Balavoine, et qui n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 prendre \u00e9galement part aux          compositions qui figurent sur <i>L&rsquo;Oc\u00e9an<\/i>, mis en boite en \u00e0 peine          trois semaines. Un album au go\u00fbt mi-figue mi-raisin pour Chris Beya :          <i>\u00a0\u00bb Il contient des titres int\u00e9ressants, mais nous avons manqu\u00e9 de temps          pour le paufiner et l&rsquo;amener \u00e0 maturation\u2026 je crois que nous aurions refait          certaines parties, si le temps nous l&rsquo;avait permis \u00ab\u00a0<\/i>. Si <i>L&rsquo;Ocean<\/i>          passe quasi-inaper\u00e7u en France, il d\u00e9cha\u00eene les passions au Japon, \u00e0 tel          point qu&rsquo;une tourn\u00e9e y est oganis\u00e9e, qui ne fait qu&rsquo;asseoir la r\u00e9putation          du groupe au pays du Soleil Levant. De parole d&rsquo;amateur de Progressif          nippon, on n&rsquo;a jamais vu pareil engouement pour le style depuis Marillion.<br \/>         Il \u00e9tait donc logique de laisser une trace discographique de ces moments          d&rsquo;anthologie, et c&rsquo;est chose faite en 1994 avec <i>Tokyo, C&rsquo;est Fini,          Live In Japan, July 24th, 1989<\/i>. La <i>setlist<\/i> de la soir\u00e9e fait          saliver, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une splendide version de \u00ab\u00a0Tunnel\u00a0\u00bb.<br \/>         <br \/>         Comme son titre \u00e9vocateur le laissait entendre, <i>Tokyo, C&rsquo;est Fini,          Live In Japan, July 24th, 1989<\/i> signe une nouvelle fois la fin de l&rsquo;aventure          Atoll. Chris Beya tra\u00eene alors ses gu\u00eatres et ses guitares dans diverses          \u00e9coles de musique, dans lesquelles il enseigne jusqu&rsquo;en 1998, quand la          fatalit\u00e9 le frappe : il perd sa fille. Beya ressent d\u00e8s lors le besoin          de s&rsquo;accrocher \u00e0 quelque chose et, pensant que Raoul Ledinger est l&rsquo;homme          de la situation, il reprend contact avec son ancien comp\u00e8re, et les deux          hommes se mettent au travail, sous le nom d&rsquo;Atoll, sur un concept qui          deviendra <i> J&rsquo;Entends Gronder La Terre <\/i>.<br \/>         <i>\u00a0\u00bb Illian est un extra-terrestre, qui arrive sur Terre par une porte          du temps, venu d&rsquo;une autre dimension. Il observe le comportement des Terriens,          commence par en \u00eatre surpris, puis rapidement d\u00e9\u00e7u et ne peut que constater          que de nombreux maux frappent la terre \u00ab\u00a0. Ainsi, \u00a0\u00bb Comme S&rsquo;\u00e9coule Un Fleuve          \u00a0\u00bb traite de l&rsquo;intol\u00e9rance, \u00a0\u00bb Je Voudrais Etre Un Homme \u00a0\u00bb de la jalousie,          de l&rsquo;envie et de la conqu\u00eate, alors que \u00a0\u00bb J&rsquo;entends Gronder La Terre \u00a0\u00bb          est un hymne \u00e0 la nature, sur lequel Illian prend conscience qu&rsquo;au lieu          de pr\u00e9server la nature, l&rsquo;homme la d\u00e9truit. Toutefois, Illian garde l&rsquo;espoir          que ces maux disparaissent (\u00a0\u00bb Un Nouveau D\u00e9part \u00ab\u00a0).&quot; <\/i> Le concept          captive et motive \u00e0 tel point l&rsquo;auteur et son entourage que Beya enterre          m\u00eame la hache avec son rival des grands jours, Ange, puisque Caroline          Crozat &#8211; qui officie habituellement au sein de la clique de Christian          Descamps &#8211; vient pr\u00eater ses cordes vocales au retour d&rsquo;Atoll.<br \/>         <br \/>         Atoll semble aujourd&rsquo;hui r\u00e9ussir \u00e0 revenir au premier plan de la sc\u00e8ne          progressive fran\u00e7aise. Nous avons donc demand\u00e9 \u00e0 Chris Beya quel regard          il portait, du haut de ses trente ans d&rsquo;anciennet\u00e9, sur la g\u00e9n\u00e9ration          actuelle ? <i>\u00a0\u00bb Je ne veux surtout pas para\u00eetre pr\u00e9tentieux, mais j&rsquo;ai          remarqu\u00e9 un certain nombre de similitudes entre Atoll et des groupes actuels.          Je ne citerai pas de nom, parce que je ne veux pas discr\u00e9diter ces groupes          qui sont au demeurant talentueux, mais je pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, beaucoup          de groupes de progressif ont tendance \u00e0 tuer la musique au profit de la          technique. Mais cela reste un point de vue personnel.&quot;<\/i><br \/>         <br \/>         Quel est donc le futur pour Atoll ? Avec le succ\u00e8s de ce dernier disque,          tout porte \u00e0 croire que Chris Beya voudra continuer l&rsquo;aventure : <i>\u00a0\u00bb          De beaux jours sont \u00e0 venir pour Atoll, du moins pour le Chris Beya Atoll.          Je ne veux pas que l&rsquo;amalgame soit fait avec le groupe originel, car aucun          des membres d&rsquo;alors n&rsquo;est plus aujourd&rsquo;hui \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Ce serait donc          un non sens de garder la simple appellation Atoll. Nous avons aujourd&rsquo;hui          en chantier un DVD, qui pr\u00e9sentera des s\u00e9quences tourn\u00e9es en studio et          en live, et nous essaierons de tourner assez rapidement, de rencontrer          des anciens fans et\u2026 pourquoi pas des nouveaux !<\/i>&quot;<br \/>         <br \/>         Rendez-vous est donc pris, Chris ! <\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Propos recueillis par Dan Tordjman<\/strong><br \/>       <\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RENCONTRE : CHRIS BEYA &nbsp; Discographie : Musiciens &#8211; Magiciens (1974) L&rsquo;Araign\u00e9e-Mal (1975) Tertio (1977)&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":22129,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22128"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22128"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22128\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}