{"id":22118,"date":"2007-05-31T00:00:00","date_gmt":"2007-05-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/9680a178bb0cac2a07f5cd4e4d597d9a_XL.jpg"},"modified":"2007-05-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-30T22:00:00","slug":"22118","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/05\/31\/22118\/","title":{"rendered":"&#8211; Tritonales 2006"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1>FESTIVAL : Tritonales 2006<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_main.jpg\" width=\"220\" height=\"51\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"><b>Lieu :<\/b>Le Triton (Paris)<br \/> <b>Photos :<\/b> Fabrice Journo                  <\/span>            <\/td>         <\/tr>         <\/table>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>En ce printemps 2006 un peu groggy, qui s\u2019extrait \u00e0 grand peine du cocon de glace d\u2019un hiver combien trop long, et qui cuve les soubresauts d\u2019une ann\u00e9e riche en \u00e9mois sociaux, les banderoles des manifestations \u00e0 peine remis\u00e9es dans des placards d\u2019o\u00f9 elles ne demanderont qu\u2019\u00e0 ressortir \u00e0 la prochaine occasion, l\u2019imperturbable Triton regarde vers l\u2019\u00e9t\u00e9, avec d\u00e9termination. Comme chaque ann\u00e9e, d\u00e9sormais, il se pr\u00e9pare aux chauds rayons du soleil en faisant vibrer ses enceintes de la fine fleur du progressif d\u2019hier et de demain.<br \/> Et pour cette quatri\u00e8me \u00e9dition des Tritonales, devenues LE festival progressif fran\u00e7ais, le Triton s\u2019est par\u00e9 de ses plus beaux atours. Car c\u2019est \u00e0 pr\u00e9sent sous les oliviers, les lauriers et les sculptures v\u00e9g\u00e9tales que l\u2019impatient regarde tranquillement venir \u00e0 lui l\u2019heure du concert, sirotant distraitement un \u00e9trange ap\u00e9ritif sorti des cuves d\u2019El Triton. <\/b><br \/><br \/>  <b>25 mai 2006 \u2013 Scott Taylor solo \u2013 John Greaves \u00ab Roxsongs \u00bb<\/b><br \/><br \/>  L\u2019ouverture de cette quatri\u00e8me \u00e9dition des Tritonales revenait \u00e0 un grand nom de la sc\u00e8ne de Canterbury, aujourd\u2019hui revenu des campagnes \u00e9piques du progressif pour un rock plus simple et empreint de maturit\u00e9, et \u00e0 un loustic loufoque du meilleur acabit.<br \/> Scott Taylor entre, seul en sc\u00e8ne, maladroitement cach\u00e9 derri\u00e8re d\u2019\u00e9paisses lunettes et arborant un sourire bonasse autant que r\u00e9joui. Mais l\u2019air placide du bonhomme ne doit pas tromper. Une fois lanc\u00e9, accord\u00e9on en main, plus rien de l\u2019arr\u00eate. A lui seul, arm\u00e9 d\u2019un instrument aussi connot\u00e9 que l\u2019accord\u00e9on, il parvient \u00e0 tenir une salle pourtant exigeante et convainc plus que largement. <br \/> Il faut bien dire d\u2019ailleurs que, malgr\u00e9 le timbre pourtant si particulier de son instrument (ou de ses variantes du type bandon\u00e9on, que Scott Taylor utilise pour certains morceaux), jamais la lassitude ne s\u2019installe, tant le registre musical autant que stylistique est vari\u00e9, entre une bouffonnade, un jeu de mot agr\u00e9ablement idiot, un texte loufoque (car Scott Taylor chante aussi parfois, quand il ne joue pas de la trompette d\u2019une main, l\u2019autre restant sur l\u2019accord\u00e9on) et un d\u00e9lire virtuose \u00e9chevel\u00e9. On est parfois proche d\u2019un Monty Python musical, et les rires le disputent aux applaudissements entre chaque morceau. <br \/> Au cours de morceaux souvent relativement longs au vu de la pauvret\u00e9 de l\u2019instrumentation, Scott Taylor rencontre, voire \u00e9corne plusieurs styles, n\u2019h\u00e9sitant devant rien, puisque l\u2019une de ses improvisations d\u00e9lirantes l\u2019am\u00e8ne \u00e0 \u2026 \u00ab la Java bleue \u00bb ch\u00e8re \u00e0 nos grands-m\u00e8res. On se prend souvent \u00e0 penser, \u00e0 le voir divaguer d\u2019une association d\u2019id\u00e9e \u00e0 une autre, qu\u2019il part loin, bien trop loin pour pouvoir retomber sur ses pattes. Mais il y parvient curieusement toujours, m\u00eame si c\u2019est parfois au prix d\u2019acrobaties musicales p\u00e9rilleuses.<br \/><br \/>  Suite \u00e0 ces \u00e9lucubrations, John Greaves apportait sagesse et s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 sur la sc\u00e8ne, avec son projet \u00ab Roxongs \u00bb, pour lequel le francophile Canterburien s\u2019est entour\u00e9 de Jef Morin \u00e0 la guitare, Mathieu Rabat\u00e9 \u00e0 la batterie, et de David Lewis et Scott Taylor (encore lui) \u00e0 la trompette. <br \/> Le r\u00e9pertoire dans lequel \u00e9volue Roxongs est plut\u00f4t loin du pass\u00e9 progressif du bonhomme, puisqu\u2019il va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 Brassens, avec une version profond\u00e9ment \u00e9mouvante de \u00ab Saturne \u00bb, o\u00f9 l\u2019on sent tout l\u2019amour que Greaves porte \u00e0 l\u2019auteur. Hors cette incursion, on se trouve dans l\u2019ensemble plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 d\u2019un rock simple mais travaill\u00e9, d\u2019une belle maturit\u00e9. <br \/> Toutefois, les premiers morceaux ne sont pas des plus enthousiasmants : l\u2019ensemble est parfois un peu pataud, souvent plut\u00f4t froid, et surtout, la voix de Greaves laisse concevoir des inqui\u00e9tudes sur sa capacit\u00e9 \u00e0 tenir tout le set. Pourtant, une fois la machine lanc\u00e9e, les choses s\u2019am\u00e9liorent peu \u00e0 peu, et Greaves laisse m\u00eame passer par moments de fortes \u00e9motions, auxquelles le timbre, rest\u00e9 un peu rauque, de sa voix, convient en fait fort bien.<br \/> On pourra regretter simplement que ce grand bonhomme n\u2019ait pas toujours \u00e9t\u00e9 \u00e9paul\u00e9 au mieux par les musiciens qui l\u2019entourent : les parties de cuivres et celles de guitare manquaient souvent pour les unes de d\u00e9veloppement, pour les autres de souplesse dans le phras\u00e9 et de coh\u00e9rence musicale d\u2019ensemble. \u00ab Roxongs \u00bb contient certes le mot \u00ab rock \u00bb, mais un peu plus de souplesse et de musicalit\u00e9 dans les parties de guitares auraient \u00e9t\u00e9 les bienvenues, quitte \u00e0 diminuer le nombre de notes \u00e0 la minute. <br \/> Dans l\u2019ensemble, donc, une soir\u00e9e d\u2019ouverture du festival de bonne tenue, oscillant entre fou rire et \u00e9motion, virtuosit\u00e9 loufoque et concision r\u00e9fl\u00e9chie. C\u2019est tout juste si l\u2019on pourra concevoir quelques r\u00e9serves sur l\u2019\u00e9quilibre de la formation de John Greaves. Le drame, sans doute, est que lorsqu\u2019on a le pass\u00e9 musical du bonhomme, on est diablement attendu au tournant !<\/p>  <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Fanny Layani<\/b><\/p>  <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>31 mai 2006 \u2013 Deus Ex Machina<\/b><br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_1.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Flashbacks. Juin 2001 : Progressia assiste au concert new-yorkais de Deus Ex Machina \u00e0 New York. Dans l\u2019enceinte de la Knitting Factory, aux couleurs de Cuneiform ce soir-l\u00e0 puisque le label organisait un festival pr\u00e9sentant ses propres groupes, les Italiens avaient fait souffler un vent de folie, avec leur musique hors normes et leur \u00e9nergie tellurique. Octobre 2002 : le groupe fait l\u2019objet de la premi\u00e8re interview parue sur la version num\u00e9rique de Progressia, \u00e0 l\u2019occasion de la sortie de <i>Cinque<\/i>, leur dernier album \u00e0 ce jour. Novembre 2005 : le concert du groupe aux Tritonales d\u2019automne est annul\u00e9, du fait d\u2019un accident de moto d\u2019Alessandro Porreca, le bassiste. Tout ceci pour nous mener \u00e0 ce 31 mai 2006, date du premier concert \u00e0 Paris d\u2019un groupe qui compte plus de vingt ann\u00e9es d\u2019anciennet\u00e9, malgr\u00e9 la relative jeunesse de ses membres (37 ans de moyenne d\u2019\u00e2ge) ! <br \/><br \/>  Deus Ex Machina avait annonc\u00e9 qu\u2019il enregistrerait le concert pour la sortie d\u2019un DVD l\u2019an prochain. En outre, le groupe a enregistr\u00e9 trois titres au studio du Triton, prises qui viendront peut-\u00eatre augmenter ce DVD \u00e0 para\u00eetre. Seul point n\u00e9gatif de cette belle soir\u00e9e, <i>a fortiori<\/i> dans un contexte d\u2019enregistrement : l\u2019affluence\u2026 Une quarantaine de personnes pour pareil \u00e9v\u00e8nement, c\u2019est fort peu (pour ne pas dire plus\u2026), et l\u2019enthousiasme de l\u2019assembl\u00e9e ne suffit pas \u00e0 faire passer la pilule ! <br \/> Pourtant, le groupe n\u2019a sembl\u00e9 en avoir que faire, et a propos\u00e9 avec beaucoup d\u2019\u00e9nergie son savant m\u00e9lange, suivant la recette <i>Mahavishnu Orchestra meets l\u2019op\u00e9ra italien<\/i>. Car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit avec Deus Ex : des lignes de guitares complexes et bavardes, une section rythmique en \u00e9bullition et produisant un <i>groove<\/i> peu commun dans le genre progressif, et un chanteur \u00e0 la tessiture impressionnante, qui ponctue ses paroles en latin et italien d\u2019envol\u00e9es lyriques dignes d\u2019un op\u00e9ra.<br \/> C\u2019est \u00ab Rhinoceros \u00bb qui ouvre le bal, avec son introduction presque funky et les claviers tr\u00e8s <i>vintage<\/i> de Fabrizio Puglisi (Fender Rhodes, orgue Hammond etc\u2026), augment\u00e9 d\u2019une partie improvis\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019entr\u00e9e en jeu d\u2019Alberto Piras, au chant. Deux nouveaux titres (\u00ab No \u00bb et un autre au titre alambiqu\u00e9 en italien que nous n\u2019avons pas r\u00e9ussi \u00e0 retenir !) furent ensuite propos\u00e9s, et sont dans la lign\u00e9e des compositions du groupe : le premier est un morceau accessible (plus m\u00eame qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e) avec passages calmes au violon et au Fender Rhodes, le second est plus proche des passages instrumentaux complexes des pr\u00e9c\u00e9dents albums, enflamm\u00e9 par le jeu de Claudio Trotta qui use et abuse de sa cloche et de ses roulements de caisse claire ! Un grand moment, <i>\u00ab \u00e0 la Richard Cocciante \u00bb<\/i>, un autre <i>\u00ab grand produit d\u2019exportation, avec Berlusconi \u00bb<\/i>, comme le souligne malicieusement Piras \u00e0 la fin du morceau ! <br \/>  Apr\u00e8s une br\u00e8ve pause, le concert reprend sur un duo basse-guitare aux arp\u00e8ges qui rappellent tout autant Fripp que Page, rejoint par Alessandro Bonetti au violon, pour un passage plus harmonieux et calme. Juste le temps de lancer \u00ab La Fine Del Mondo \u00bb, au long final digne de Soft Machine, et l\u2019incroyable \u00ab Il Pensiero Che Porta Alle Cose Importanti \u00bb, le morceau de progressif le plus \u00ab funky \u00bb de tous les temps, conclu par un tellurique solo de batterie de Trotta, plein de sonorit\u00e9s inattendues et de descentes de toms. Le long \u00ab Cosmopolitismo Centimetropolitana \u00bb suit, o\u00f9 l\u2019on note le chant totalement poss\u00e9d\u00e9 de Piras, d\u00e9j\u00e0 impressionnant sur disque mais qui, dans un contexte de concert, rend plus encore compte de la folie du groupe. Une folie d\u2019ailleurs ce soir un peu en dedans, au profit d\u2019une interpr\u00e9tation plus soign\u00e9e : le concert auquel nous avions assist\u00e9 en 2001 \u00e9tait sans doute plus \u00e9nergique, mais la prestation du Triton fut plus pr\u00e9cise dans l\u2019ex\u00e9cution, notamment en ce qui concerne Mauro Collina aux guitares. Quelques nouveaux titres et autres classiques plus tard, Deus Ex Machina revient avec un nouveau \u00ab Rhinoceros \u00bb, sur lequel il se \u00ab l\u00e2che \u00bb plus instrumentalement, pour un r\u00e9sultat encore meilleur que celui atteint lors de la premi\u00e8re partie. La demande continue d\u2019un public en transe pour un second rappel ne s\u2019ach\u00e8vera qu\u2019avec le retour de Piras depuis la porte d\u2019entr\u00e9e du Triton ! <br \/><br \/> Quelle opportunit\u00e9 de voir ce groupe en concert en France ! Esp\u00e9rons juste que la faible assistance du soir ne laisse pas penser au groupe qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de faire un d\u00e9tour par notre pays la prochaine fois ! Il est cependant heureux que la prochaine parution du groupe garde trace de cette prestation tr\u00e8s appliqu\u00e9e de Deus Ex Machina (la premi\u00e8re, \u00e0 l\u2019exception d\u2019une partie du concert au NearFest au milieu des ann\u00e9es 90), et des nouveaux morceaux prometteurs qui furent jou\u00e9s.<\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"right\"><b>Djul<\/b><\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><b>1er juin 2006 \u2013 Lazuli \u2013 Nebelnest<\/b><br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Pour cette soir\u00e9e pr\u00e9sentant une double affiche, c&rsquo;est Lazuli qui ouvre le bal. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que la sc\u00e8ne est bien remplie : cette formation, cr\u00e9\u00e9e il y a huit ans, r\u00e9unit pas moins de six musiciens et un attirail instrumental impressionnant ! Sous l&rsquo;impulsion d\u2019un chanteur tr\u00e8s charismatique, dix titres tr\u00e8s agr\u00e9ables se succ\u00e8dent et recueillent des vivats d&rsquo;intensit\u00e9 croissante \u00e0 mesure que la soir\u00e9e avance.<br \/> Le juste m\u00e9lange entre technique, po\u00e9sie et engagement dans les paroles fait que leur troisi\u00e8me album, sur le point de sortir chez Musea, est tr\u00e8s attendu par certains dans le public.<br \/> Le charme que d\u00e9gage Lazuli provient de la diversit\u00e9 et de l&rsquo;originalit\u00e9 des instruments utilis\u00e9s, notamment la L\u00e9ode, cr\u00e9e par le fondateur du groupe apr\u00e8s qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 victime d\u2019un grave accident de moto qui l\u2019a priv\u00e9 de l\u2019usage normal de son bras. Avec des sonorit\u00e9s entre la cornemuse, la guitare et le synth\u00e9tiseur, l\u2019exotisme est au rendez-vous puisque le groupe compte \u00e9galement un stick Chapman et un percussionniste chevronn\u00e9.<br \/> Le concert se termine par un rappel couronn\u00e9 par une v\u00e9ritable orgie autour des deux vibraphones pr\u00e9sents sur la sc\u00e8ne, chacun s&rsquo;\u00e9tant saisi de deux baguettes pour composer un air hypnotique !<br \/><br \/> Nebelnest prend la rel\u00e8ve un peu plus tard. Le contraste avec Lazuli est saisissant : le groupe ne compte que quatre membres. Apr\u00e8s une mise en place quelque peu discr\u00e8te, ils chauffent cependant la salle avec des compositions instrumentales tortueuses. La musique de Nebelnest est urbaine et rugueuse.<br \/> Plus le temps passe, plus les th\u00e8mes s\u2019effacent au profit des seules structures rythmiques et harmoniques, et ce malgr\u00e9 l\u2019int\u00e9gration \u00e0 la formation d\u2019un nouveau guitariste, tout jeune et dont c\u2019est le premier concert ! Dans l\u2019ensemble, la prestation du groupe tient la route, mais l\u2019absence de communication avec le public et l\u2019herm\u00e9tisme croissant des titres n\u2019aide pas convaincre un public en partie sceptique. Nebelnest gagnerait sans doute \u00e0 travailler ses relations publiques, et \u00e0 retrouver le juste \u00e9quilibre entre th\u00e8mes et structures rythmiques qui \u00e9tait perceptible sur <i>Nova Express<\/i>, le premier album des R\u00e9mois.<\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"right\"><b>S\u00e9bastien Cr\u00e9py pour Lazuli, Fanny Layani pour Nebelnest<\/b><\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><b>2 juin 2006 \u2013 Tribute to Mahavishnu &#8211; \u00ab Birds of Fire \u00bb<\/b><br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_3.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Apr\u00e8s Deus Ex Machina qui utilise de fa\u00e7on tr\u00e8s personnelle ses influences li\u00e9es au Mahavishnu Orchestra du grand John Mac Laughlin, c\u2019est au tour de Hugh Hopper, fort bien entour\u00e9, de proposer sa version et son interpr\u00e9tation de ce groupe mythique.<br \/><br \/>  Pour ce concert-hommage, celui qui restera sans doute \u00e0 tout jamais \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab le bassiste de Soft Machine \u00bb a fait appel \u00e0 Patrice Meyer \u00e0 la guitare, dont Hopper dit qu\u2019il a imm\u00e9diatement pens\u00e9 au Fran\u00e7ais pour ce projet, Fran\u00e7ois Verly aux claviers et piano et Chris Cutler (ex-Henry Cow et Art Bears) \u00e0 la batterie. On note donc d\u2019embl\u00e9e que cette formation n\u2019inclut aucun violoniste pour remplacer l\u2019excellent Jerry Goodman (ou Jean-Luc Ponty, pour la seconde p\u00e9riode du groupe) \u00e0 ce poste.<br \/> Empruntant son nom \u00e0 ce qui est s\u00fbrement l\u2019album mythique du Mahavishnu Orchestra, le r\u00e9pertoire de ce projet exclusivement <i>live<\/i> y puise largement, et plus g\u00e9n\u00e9ralement dans les titres du groupe \u00ab premi\u00e8re mouture \u00bb (1971-1974), \u00e0 l\u2019exception de deux courtes incartades sur le terrain de <i>Visions of the Emerald Beyond<\/i> (1975) et <i>Inner World<\/i> (1976), pour composer un concert m\u00e9morable. Les amateurs n\u2019ont pu qu\u2019appr\u00e9cier, tant cette p\u00e9riode a fourni de moments inoubliables du jazz-rock fusion. <br \/> Et le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que ces quatre musiciens se sont r\u00e9appropri\u00e9s l\u2019h\u00e9ritage de Mahavishnu. Au contraire des excellents Am\u00e9ricains du Mahavishnu Project, qui restent fid\u00e8les aux compositions du groupe pour les \u00e9tirer dans des improvisations \u00e9nergiques tr\u00e8s proches de ce que proposait Mc Laughlin dans les ann\u00e9es 70, Birds of Fire ne conserve que la base des morceaux et affirme sa personnalit\u00e9 dans l\u2019interpr\u00e9tation m\u00eame de ceux-ci. Il faut dire que les interpr\u00e8tes en question sont des musiciens au jeu affirm\u00e9 : Cutler semble autant jouer avec l\u2019air qu\u2019avec sa batterie, cr\u00e9ant une rythmique spontan\u00e9e et jazzy qui semble en perp\u00e9tuelle improvisation, tandis que Meyer joue de sa guitare comme d\u2019une basse, sans mediator et avec un travail de main droite ahurissant de pr\u00e9cision et de rapidit\u00e9, l\u2019ensemble reposant fermement sur les \u00e9paules d\u2019un Hugh Hopper tout en sobri\u00e9t\u00e9 mais solide comme un roc.<br \/> C\u2019est donc avec cette formation plut\u00f4t particuli\u00e8re que le quatuor a d\u00e9but\u00e9, avec un planant \u00ab Resolution \u00bb, presque Floydien dans l\u2019esprit. Puis \u00ab Eternity\u2019s Breath \u00bb prend \u00e9tonnamment la suite, pour une lente mont\u00e9e jazz se concluant par un clin d\u2019\u0153il tr\u00e8s intelligent \u00e0 \u00ab She\u2019s So Heavy \u00bb des Beatles ! Le concert se focalise alors sur le fameux <i>Birds of Fire<\/i>, avec la ballade acoustique \u00ab Thousand Island Park \u00bb, o\u00f9 guitare et piano se font brillamment \u00e9cho, aid\u00e9s par quelques \u00e0-coups de la basse ronflante de Hopper, et \u00ab Hope \u00bb, en version (tr\u00e8s) allong\u00e9e, qui d\u00e9veloppe le phras\u00e9 majestueux du riff de guitare de l\u2019original.<br \/> Le second set d\u00e9marre sur \u00ab Lotus Feet \u00bb, o\u00f9 les percussions tr\u00e8s dansantes assur\u00e9es par Fran\u00e7ois Verly donnent le tempo \u00e0 Meyer. Ce dernier reprend sa guitare \u00e9lectrique pour un encha\u00eenement de trois grands classiques du r\u00e9pertoire du Mahavishnu : \u00ab Sanctuary \u00bb (jou\u00e9 dans une version presque \u00ab Rock In Opposition \u00bb, sous forme d\u2019une lente marche ponctu\u00e9e par un passage totalement abstrait au piano), un \u00ab Miles Beyond \u00bb groovy et riant et le boogie-blues \u00ab Dance of Maya \u00bb (un peu longuet). Le groupe revient apr\u00e8s un tonnerre d\u2019applaudissement pour un nouveau \u00ab Miles Beyond \u00bb, qui rallonge encore cette soir\u00e9e jubilatoire.<br \/><br \/>  Ce concert fut l\u2019illustration de ce que devraient \u00eatre tous les \u00ab hommages \u00bb et autres \u00ab tributes \u00bb aux l\u00e9gendes de la musique : un moyen de se r\u00e9approprier un h\u00e9ritage et de mettre en relief sa propre personnalit\u00e9 dans ce cadre. On n\u2019en attendait pas moins venant du quatuor form\u00e9 par Hugh Hopper, et le public n\u2019a bien entendu pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u. Comble de leur r\u00e9ussite : personne ne s\u2019est demand\u00e9 o\u00f9 \u00e9tait pass\u00e9 le violon de Jerry Goodman, qui n\u2019a pas manqu\u00e9 un seul instant !<br \/><br \/>  <p class=\"dateconcert\" align=\"right\"><b>Djul<\/b><\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><b>8 juin 2006 \u2013 Cahen\/Seffer \u00ab Zao Family \u00bb<\/b><br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Concert en deux parties ce soir au Triton : d&rsquo;une part Zao Family, c&rsquo;est \u00e0 dire la rencontre improbable entre la partie instrumentale de Zao (Yochk\u2019o Seffer au saxophone, Faton Cahen au piano, G\u00e9rard Pr\u00e9vost \u00e0 la contrebasse et Fran\u00e7ois Causse \u00e0 la batterie) et un quatuor \u00e0 cordes (Aude Miller et Roland Arnassalon aux violons, Jean-Philippe Bardon \u00e0 l\u2019alto et Marie Gr\u00e9millard au violoncelle), et d\u2019autre part, Zao proprement dit, accompagn\u00e9 de la chanteuse Cynthia Saint-Ville.<br \/>  La premi\u00e8re partie est bien en place, avec un r\u00e9pertoire constitu\u00e9 des morceaux qu&rsquo;on peut trouver sur l&rsquo;album <i>Zao Family<\/i> sorti r\u00e9cemment chez Cristal Records. La sonorisation limpide du Triton met bien en valeur les cordes, m\u00eame si on peut regretter que Fran\u00e7ois Causse ait utilis\u00e9 des fagots plut\u00f4t que des baguettes, ce qui positionne la batterie tr\u00e8s en retrait. L\u2019humeur est manifestement tr\u00e8s bonne sur sc\u00e8ne, et le plaisir de jouer ensemble est palpable : beaucoup de sourires complices, quelques fous rires.<br \/>  La seconde partie correspond au r\u00e9pertoire \u00ab classique \u00bb de Zao, avec des morceaux qu&rsquo;on retrouve sur les trois premiers albums du groupe. Les r\u00e9p\u00e9titions n\u2019ont manifestement pas \u00e9t\u00e9 l\u00e9gion, d\u2019o\u00f9 quelques moments de flottement. Dommage, d\u2019autant que la prestation de la fabuleuse chanteuse Cynthia Saint-Ville est comme toujours remarquable.<\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"right\"><b>Fabrice Journo<\/b><\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><b>16 juin 2006 \u2013 Christophe Godin \u00ab M\u00f6rglbl trio\u00bb<\/b><br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_trit06_5.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Le M\u00f6rglbl Trio de Christophe Godin a-t-il sa place dans un festival de musiques progressives ? Le concert de ce soir en constitue la preuve ! Fid\u00e8le au Triton, c\u2019est en habitu\u00e9 des lieux que Christophe Godin joue ce soir ! Que ce soit avec 2G (duo avec Pierre-Jean Gaucher), avec son ancien groupe GNO ou encore avec son dernier projet en date, Metal Kartoon (compos\u00e9 des m\u00eames musiciens que le M\u00f6rglbl Trio auxquels s\u2019ajoute J\u00e9r\u00f4me Ogier au violon), le <i>guitar hero<\/i> savoyard est en terrain conquis. <br \/><br \/>  Pour l\u2019avant dernier concert de cette \u00e9dition 2006, le Triton apporte une touche d\u2019\u00e9tranget\u00e9 dans sa programmation. Ni vraiment metal, ni vraiment progressif, le M\u00f6rglbl Trio navigue entre un jazz rock instrumental et exp\u00e9rimental de haute voltige et un rock festif d\u00e9jant\u00e9 aux influences diverses. Contrairement \u00e0 Metal Kartoon, la musique du M\u00f6rglbl est un peu plus \u00e9litiste et vise un public de musiciens confirm\u00e9s. Pourtant, la bonne humeur communicative des trois comp\u00e8res en fait une soir\u00e9e grand public, ce qui est assez rare dans un tel festival.<br \/> Le groupe a choisi ce soir de proposer deux sets d\u2019une heure et, comme \u00e0 son habitude, attaque sur les chapeaux de roues. Malgr\u00e9 un repas un peu trop arros\u00e9 (du propre aveu des musiciens), le trio annonce la couleur avec \u00ab Scipagnoleg &#038; Bambola \u00bb et \u00ab Lieutenant Colombin \u00bb, respectivement tir\u00e9s du deuxi\u00e8me et premier albums du groupe, o\u00f9 technique et humour font bon m\u00e9nage. D\u2019embl\u00e9e le son est impeccable et l\u2019ambiance chaleureuse, deux caract\u00e9ristiques propres au Triton. <br \/> S\u2019ensuit une s\u00e9rie de titres in\u00e9dits, \u00e0 para\u00eetre sur le prochain album du M\u00f6rglbl Trio. Avec \u00ab Tapas Nocturnes \u00bb, \u00ab Le Projet Pied-de-biche \u00bb et le cinglant \u00ab Buffet Froid \u00bb (en hommage au film culte du m\u00eame nom), les trois Savoyards prouvent une fois de plus leur penchant pour les \u00ab jeux de mots laids pour gens b\u00eates \u00bb, mais aussi et avant tout leur talent de composition. En effet, ces nouveaux titres sont plus subtils et efficaces que jamais. Le premier set se termine par une reprise tr\u00e8s amusante du \u00ab Premier pas \u00bb de Claude-Michel Sch\u00f6nberg, au sein de laquelle vient se glisser une le\u00e7on de \u00ab jazz \u00bb (prononc\u00e9 \u00e0 la fran\u00e7aise), aussi hilarante qu\u2019impressionnante. <br \/><br \/>  Apr\u00e8s un bol d\u2019air frais, le groupe ressert une s\u00e9rie de nouveaux titres comme les excellents \u00ab Haute Voltige en Haute Volta \u00bb, \u00ab F\u00e9vrier Afghan \u00bb et le touchant \u00ab Les Petits \u2018Nous\u2019 \u00bb. Les anciens morceaux sont \u00e9videmment de la partie comme les incontournables \u00ab Le Fant\u00f4me de Savoie \u00bb (encore un jeu de mot) et \u00ab L\u2019Ami D\u00e9glingo \u00bb.<br \/> Sur ce dernier titre, le groupe a l\u2019habitude de faire venir des invit\u00e9s pour bien plus qu\u2019un boeuf improvis\u00e9 : il laisse \u00e0 l\u2019artiste le temps de s\u2019exprimer et de construire son propre univers. C\u2019est donc avec beaucoup d\u2019int\u00e9r\u00eat que le public connaisseur accueille ce titre. Et ce soir, il est g\u00e2t\u00e9 ! Le premier invit\u00e9, Christophe Rime, guitariste confirm\u00e9 et directeur d\u2019une \u00e9cole de musique \u00e0 Tours, vient d\u00e9montrer l\u2019\u00e9tendue de son talent sans pour autant en faire un simple d\u00e9ballage technique. Quant au deuxi\u00e8me \u00ab invit\u00e9 \u00bb, il s\u2019agit tout simplement du quatri\u00e8me membre du groupe quand celui-ci s\u2019appelle Metal Kartoon : monsieur J\u00e9r\u00f4me Ogier, qui livre comme \u00e0 son habitude un solo de violon des plus d\u00e9jant\u00e9s !<br \/> Enfin, vient la grosse surprise de la soir\u00e9e : ce n\u2019est pas un invit\u00e9, mais presque un groupe entier qui monte sur sc\u00e8ne, puisque les trois quarts de One Shot (seul le clavi\u00e9riste Emmanuel Borghi n\u2019est pas pr\u00e9sent) viennent cl\u00f4turer cette soir\u00e9e, comme il cl\u00f4tureront le festival le lendemain. Chaque musicien y va de son solo, puis vient le \u00ab duel \u00bb entre Christophe Godin et James Mac Gaw. La complicit\u00e9 entre les deux guitaristes est telle que One Shot invitera le M\u00f6rglbl Trio \u00e0 \u00ab boeuffer \u00bb avec eux le lendemain. Le final \u00ab Scouskimegnum \u00bb est l\u2019occasion de revoir tous les musiciens sur sc\u00e8ne et de finir la soir\u00e9e dans la joie et la bonne humeur.<\/p>  <p class=\"dateconcert\" align=\"right\"><b>Julien Damotte<\/b><\/p>   <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><b>Puisqu\u2019il faut conclure\u2026<\/b><br \/><br \/> La programmation de ce quatri\u00e8me festival avait pu \u00e9tonner, de prime abord. Bien peu de noms ouvertement progressifs, et des \u00ab doubles affiches \u00bb pouvant sembler parfois \u00e9tranges dans leur association. Et de fait, ce furent sans doute les Tritonales les plus jazz \u00e0 ce jour, avec un public parfois sensiblement diff\u00e9rent.<br \/> Pour autant, cela n\u2019implique pas une moindre qualit\u00e9 d\u2019ensemble, bien au contraire. La fureur et la folie (pas toujours douce) \u00e9taient bel et bien au rendez-vous, pour notre plus grand bonheur. En t\u00e9moignent les fulgurances de Deus Ex Machina ou M\u00e9d\u00e9ric Collignon, qui laiss\u00e8rent \u00e0 la fois K.O. et heureux plus d\u2019un spectateur pourtant averti !<br \/><br \/>   Toutes les photos illustrant ce reportage sont de Fabrice Journo et peuvent \u00eatre observ\u00e9es dans de meilleures conditions \u00e0 cette adresse : <a href=\"http:\/\/photos.musicales.free.fr\" target=\"_blank\">http:\/\/photos.musicales.free.fr<\/a>   <\/p>    <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.letriton.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.letriton.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FESTIVAL : Tritonales 2006 &nbsp; Lieu :Le Triton (Paris) Photos : Fabrice Journo En ce&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":22119,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22118"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22118"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22118\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22119"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22118"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22118"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}