{"id":22104,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/2a82cd7292b373099b2f61bafae21b9d_XL.jpg"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"22104","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/22104\/","title":{"rendered":"&#8211; Yes"},"content":{"rendered":"<h1>DOSSIER : Yes<\/h1>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>1.          1968 -1971: la lente ascension<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes1_main.jpg\" width=\"370\" height=\"150\"><\/strong><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><strong> Quelle belle ironie que d&rsquo;intituler          une telle r&eacute;trospective, retra&ccedil;ant plus de 30 ans de carri&egrave;re,          &quot;en un mot&quot;&#8230; En un mot comme en cent, Yes reste l&rsquo;un des groupes          phares du mouvement progressif, parmi les plus difficiles &agrave; d&eacute;crire.          En revanche, s&rsquo;il est une constante pour les amateurs du groupe, elle          se trouve au niveau de la sensation qu&rsquo;ils &eacute;prouvent &agrave; son          &eacute;coute : l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation. Dans les textes, comme dans          la musique, Yes fut avant tout le moyen pour Jon Anderson et les siens          d&rsquo;offrir &agrave; leurs auditeurs les &quot;Clefs de l&rsquo;Ascension&quot;.          <\/strong> <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/yes_dos1_p.gif\" width=\"120\" height=\"156\" align=\"left\">Comment          d&eacute;crire Yes ? Sch&eacute;matiquement, c&rsquo;est l&rsquo;alliance d&rsquo;un chant          tr&egrave;s clair et aigu facilement identifiable, d&rsquo;une guitare bavarde          et plaintive, d&rsquo;une section rythmique tr&eacute;pidante et de claviers          tant&ocirc;t monumentaux, tant&ocirc;t a&eacute;riens. Le tout donne naissance          &agrave; une musique tr&egrave;s expressive, presque na&iuml;ve, &eacute;nergique          et planante tout &agrave; la fois, et qui tranche avec celle de tous les          contemporains du groupe par un positivisme &agrave; tout &eacute;preuve.          Ajoutez &agrave; cela une pinc&eacute;e de magie, qui rend cette musique          pourtant incroyablement complexe d&rsquo;une &eacute;coute ais&eacute;e. <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> Apr&egrave;s Genesis, King Crimson          et avant Pink Floyd, Progressia retrace bri&egrave;vement la carri&egrave;re          de Yes en prenant pour appui un magnifique coffret contenant 5 disques          qui vient de para&icirc;tre. Sdignalons d&rsquo;ailleurs le travail d&rsquo;orf&egrave;vre          ici r&eacute;alis&eacute; tant du point de vue de l&rsquo;esth&eacute;tique          que du contenu, avec un livret tr&egrave;s fourni, qui outre les interventions          des sp&eacute;cialistes du groupe, l&egrave;ve le voile sur les divers          personnages ou groupes que Yes a influenc&eacute;. On d&eacute;couvre          ainsi la passion des membres de Primus, Pearl Jam ou Tool pour le groupe,          mais aussi celle du r&eacute;alisateur Cameron Crowe (Vanilla Sky et l&rsquo;excellent          Almost Famous (&quot;Presque C&eacute;l&egrave;bre&quot; en France, NdRC),          autobiographie de Crowe, alors jeune reporter, suivant Yes &agrave; la          grande &eacute;poque).<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> Et&eacute; 1969. Le premier album &eacute;ponyme          de Yes r&eacute;v&egrave;le d&eacute;j&agrave; certaines qualit&eacute;s          du groupe : une voix d&rsquo;ange (Jon Anderson) et une section rythmique impressionnante          (assur&eacute;e par Bill Bruford et Chris Squire, le seul membre &agrave;          n&rsquo;avoir jamais quitt&eacute; Yes, dont le nom lui appartient d&rsquo;ailleurs).          M&eacute;connu, Yes contient de tr&egrave;s bons moments, comme le bien          nomm&eacute; &quot;Sweetness&quot; et l&rsquo;&eacute;pique &quot;Survival&quot;.          La mise en place et l&rsquo;art de la m&eacute;lodie sont d&eacute;j&agrave;          au rendez-vous. Suit <em>Time and a Word<\/em>, qui propose &eacute;galement          des petites perles comme &quot;Astral traveller&quot; et &quot;Time and          a Word&quot;, encore jou&eacute; r&eacute;cemment. Un aspect jazzy, et          une l&eacute;g&egrave;re inspiration Beatles ressortent &eacute;galement          de ces deux premiers coups d&rsquo;essais. <\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>2.          1971-1974: les 3 glorieuses<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes2_main.jpg\" width=\"233\" height=\"150\" border=\"1\"><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <strong>Arrive Steve Howe, nouvel ingr&eacute;dient          indispensable &agrave; l&rsquo;alchimie du groupe. <\/strong><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><em>The Yes Album<\/em> ouvre en 1971          la grande &eacute;poque de Yes, et les premiers incontournables se d&eacute;voilent          : &quot;Yours is no Disgrace&quot;, illustrant bien la mainmise du jeu          percutant, voire d&eacute;routant de Howe, tant en &eacute;lectrique qu&rsquo;en          acoustique (&quot;The clap&quot;). On peut presque citer tout l&rsquo;album,          mais nous ne retiendrons que &quot;Starship Trooper&quot; et le gentil          &quot;I&rsquo;ve seen all good people&quot;, conclusion de la plupart des concerts          du groupe.<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> En 1972, Yes sort l&rsquo;album le plus appr&eacute;ci&eacute;          des fans, <em>Fragile<\/em>, o&ugrave; le dernier membre historique de          Yes appara&icirc;t : Rick &quot;Wizard&quot; Wakeman, g&eacute;nie des          claviers, auquel le &quot;son Yes&quot; doit beaucoup. Rick n&rsquo;arrive pas          vierge de toute exp&eacute;rience, la plus significative ayant &eacute;t&eacute;          sa participation au mythique Space Oddity de David Bowie. Ce maniaque          de l&rsquo;&eacute;quipement se situe toujours &agrave; cheval entre classicisme          (son amour du monde m&eacute;di&eacute;val) et modernit&eacute; (il utilise          abondamment l&rsquo;instrumentation &eacute;lectronique). Album parfaitement          &eacute;quilibr&eacute;, produit par Eddie Offord, qui suivit le groupe          durant la majeure partie de la d&eacute;cennie, <em>Fragile<\/em> &eacute;tonne          &agrave; chaque &eacute;coute. Du tr&eacute;pidant riff de basse de &quot;Roundabout&quot;          aux montagnes russes de &quot;Heart of Sunrise&quot; (marqu&eacute; par          une magistrale introduction de Bill Bruford), tout est parfait, le mot          n&rsquo;est pas trop fort. <em>Close to the Edge<\/em> se diff&eacute;rencie          ensuite, ne contenant que trois morceaux, dont le morceau-titre, qui prend          une face enti&egrave;re. Le groupe et son producteur peinent en studio,          les techniques d&rsquo;enregistrements de l&rsquo;&eacute;poque les obligeant &agrave;          assembler les bandes et tenter de se retrouver dans des passages d&rsquo;une          extr&ecirc;me complexit&eacute;. Yes va encore plus loin dans cette d&eacute;bauche          de sons et d&rsquo;atmosph&egrave;res, comme en t&eacute;moigne le long passage          d&rsquo;orgue spectral, qui suit la voix pure d&rsquo;Anderson sur &quot;Close to          the Edge&quot;, ou le final grandiloquent de &quot;Siberian Khatru&quot;,          sur lequel Squire et Howe lib&egrave;rent leurs instruments de toute contrainte.        <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes2_p.jpg\" width=\"137\" height=\"170\" border=\"1\" align=\"left\">La          qualit&eacute; et l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; d&rsquo;un tel tripl&eacute;          (les m&eacute;lodies et la &quot;folie&quot; dans l&rsquo;instrumentation sont          imm&eacute;diatement reconnaissables) n&rsquo;ont pas d&rsquo;&eacute;quivalent durant          cette d&eacute;cennie (et que les puristes de Genesis hurlent !). <em>Yessongs<\/em>,          triple live anthologique, d&eacute;montre qu&rsquo;en concert, Yes sait &ecirc;tre          puissant (et Squire n&rsquo;y est pas pour rien, voir le monumental solo final).          Un album essentiel &agrave; tout fan, car montrant Yes sous un jour trop          m&eacute;connu. C&rsquo;est le moment que choisit le groupe pour imposer son          double album <em>Tales from the Topographic Oceans<\/em>, double vinyle          contenant un morceau par face. Alan White remplace Bill Bruford, pris          de King-Crimsonite aigu&euml;, et sera le fid&egrave;le second de Squire          pour toute la suite, la rythmique du groupe perdant la l&eacute;g&egrave;ret&eacute;          de l&rsquo;un au profit de la frappe puissance et solide de l&rsquo;autre (soit dit          en passant, le batteur de Imagine de Lennon&#8230; c&rsquo;est lui!). A sa sortie,          en 1974, l&rsquo;album est tr&egrave;s controvers&eacute;. Il s&rsquo;inspire d&rsquo;une          vision d&rsquo;Anderson suite &agrave; la lecture de Autobiographie d&rsquo;un yogi          (NdRC : 1946, de Paramahansa Yogananda, un authentique sage yogi consid&eacute;r&eacute;          par certains Hindous comme un avatar ou dieu pr&eacute;sent temporairement          sur Terre) suivi par Howe et le reste du groupe. La spiritualit&eacute;          ressort ind&eacute;niablement de l&rsquo;&#339;uvre, mais le manque de concision          et de rep&egrave;res clairs (dans les refrains par exemple) n&rsquo;en font          pas un album &agrave; chantonner sous la douche&#8230; Wakeman, qui ne cache          pas son d&eacute;dain pour ce dernier opus, quitte le groupe pour se consacrer          &agrave; son excellente carri&egrave;re solo d&eacute;j&agrave; marqu&eacute;e,          peu avant son d&eacute;part, par un tr&egrave;s beau <em>The Six Wives          of Henry VIII<\/em>, et son adaptation du <em>Voyage au Centre de la Terre<\/em>          de Jules Verne. Le suisse Patrick Moraz rejoint Yes pour Relayer, un album          &eacute;tonnant &agrave; plus d&rsquo;un &eacute;gard. Tout d&rsquo;abord, le son          est particuli&egrave;rement agressif sur les passages les plus enlev&eacute;s          : on fr&ocirc;le la crise cardiaque d&egrave;s l&rsquo;ouverture, sous un d&eacute;luge          de notes et de dissonances! Et surtout, l&rsquo;album contient un des morceaux          les plus extr&ecirc;mes du progressif, &quot;The gates of Delirium&quot;.          Naviguant entre des moments totalement &quot;barr&eacute;s&quot; et des          passages au lyrisme confondant &#8211; le final &quot;Soon oh soon&quot; fera          entrer Jon Anderson dans la l&eacute;gende &#8211; il cl&ocirc;t la p&eacute;riode          &eacute;pique du groupe de la plus belle des mani&egrave;res. <\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>3.          1974-1983: en qu&ecirc;te d&rsquo;identit&eacute;<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes3.jpg\" width=\"220\" height=\"189\" border=\"1\"><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><strong>Apr&egrave;s une petite pause          au cours de laquelle chaque membre sortira un album solo, le groupe se          retrouve, avec Wakeman, pour <em>Going for the One<\/em> et <em>Tormato<\/em>.          Ces albums font preuve de plus de concision, Yes d&eacute;cidant de s&rsquo;autoproduire          sans Offord. <\/strong> <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\">Tandis que <em>Going for the One<\/em>          sonne plus rock qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e, et contient des morceaux          taill&eacute;s pour la sc&egrave;ne tels le morceau-titre et son groove          infernal ou &quot;Turn of the century&quot; introduit par un magnifique          duo Howe\/Anderson, <em>Tormato<\/em> s&rsquo;av&egrave;re bien moins r&eacute;ussi,          notamment de par sa production douteuse. Le groupe a du mal &agrave; se          retrouver, et Anderson et Wakeman partent. En persistant, Yes s&rsquo;offre          un camouflet commercial avec Drama, les fans ne supportant pas le pauvre          Trevor Horn en lieu et place de Jon au chant, un ex-Buggles qu&rsquo;ils surnomment          m&eacute;chamment &quot;le crapaud&quot; &agrave; cause de ses &eacute;normes          lunettes. Pourtant, et avec le recul, &quot;Machine Messiah&quot;, l&rsquo;un          des titres les plus sombres et les plus heavy du groupe, et &quot;Tempus          Fugit&quot;, sont de tr&egrave;s bons morceaux. La voix de Horn n&rsquo;est          pas si &eacute;loign&eacute;e que cela de celle d&rsquo;Anderson, et il faudrait          &ecirc;tre de mauvaise foi pour ne pas reconna&icirc;tre son effort et          celui de Geof Downes, le clavier des Buggles, pour s&rsquo;int&eacute;grer &agrave;          Yes, dont ils &eacute;taient par ailleurs grands admirateurs.<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> Le groupe est an&eacute;anti lorsque          Howe part fonder Asia. Squire et White tentent de fonder XYZ avec Jimmy          Page, puis Cinema avec Trevor Rabin, futur producteur de renomm&eacute;e          internationale. Anderson se joint &agrave; eux et Yes rena&icirc;t pour          son plus gros succ&egrave;s commercial, 90125. <\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>4.          1980-1987: de plain pied dans les 80&rsquo;s<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><u><strong><font color=\"#CC0066\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes4_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/font><\/strong><\/u><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <strong>Nous sommes en 1983 et Yes          se r&eacute;invente, que les puristes le veuillent ou non. Dot&eacute;          d&rsquo;une production aventureuse et r&eacute;solument moderne, <em>90125<\/em>          explose les charts, avec l&rsquo;aide du tubesque &quot;Owner of a Lonely Heart&quot;          et de &quot;Leave it&quot;. Cet album du retour est &eacute;galement un          succ&egrave;s artistique, Yes arrivant &agrave; garder une grande qualit&eacute;          de composition dans un format d&eacute;sormais limit&eacute; &agrave;          4 minutes, un peu &agrave; l&rsquo;instar de Peter Gabriel. <\/strong><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\">Une &eacute;norme tourn&eacute;e est          &eacute;videmment conclue par un live, <em>9012LIVE<\/em>, de tr&egrave;s          bon niveau. <em>Big Generator<\/em>, l&rsquo;album suivant, met 4 ans &agrave;          sortir, du fait de changements de line-up r&eacute;els et avort&eacute;s.          Le renouveau n&rsquo;est plus d&rsquo;actualit&eacute; et le groupe capitalise quelque          peu sur 90125, avec les singles &quot;Rythm of love&quot; et &quot;Love          will find a way&quot;. Anderson reprend alors la poudre d&rsquo;escampette et          rejoint ses anciens camarades d&eacute;serteurs Wakeman, Howe et Bruford,          avec ABWH ! Surprise ! Apr&egrave;s un album revenant aux racines de Yes          et plut&ocirc;t r&eacute;ussi (<em>ABWH<\/em>), le Yes de la c&ocirc;te          ouest am&eacute;ricaine et le ABWH britannique fusionnent pour donner          naissance &agrave; Union en 1991. Une &quot;union&quot; plut&ocirc;t r&eacute;ussie          en studio, rencontrant un &eacute;norme succ&egrave;s en tourn&eacute;e,          mais qui se r&eacute;v&egrave;le intenable avec de telles personnalit&eacute;s.          Lors de ces gigantesques shows, Yes affiche une sc&egrave;ne avec Jon          au centre, entour&eacute; de deux formations compl&egrave;tes, soit ABWH          et &quot;Yes West&quot;. Les managers des membres auraient jou&eacute;          un r&ocirc;le important dans la r&eacute;union et la tourn&eacute;e du          &quot;m&eacute;ga-Yes&quot;, se goinfrant g&eacute;n&eacute;reusement          au passage.<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> Ne reste plus ensuite que le line-up          de<em> 90125<\/em>, qui enregistre en 1994 <em>Talk<\/em>, &eacute;trange          hybride entre le Yes des ann&eacute;es 80 et les tentatives plus progressives          de ABWH. Mal leur en pris : la cote d&rsquo;amour remont&eacute;e en 1991, redescend          aussi sec malgr&eacute; les bons poins que l&rsquo;on peut attribuer &agrave;          Rabin et de beaux morceaux comme &quot;Endless Dream&quot;. Le live An          evening of Yes plus remue le couteau dans la plaie, en offrant des versions          agr&eacute;ables, en partie acoustiques, qui proposent une vraie relecture          du r&eacute;pertoire. <\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>5.          1991-2000: une d&eacute;cennie h&eacute;sitante<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes5_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <strong>Il faudra attendre 1996 pour          voir rena&icirc;tre le &quot;new-old Yes&quot;, &agrave; savoir Anderson,          Squire, Howe, White et Wakeman (NdJ : &ccedil;a commence &agrave; devenir          harassant ces changements de line-up ! ).<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <em>Keys to Ascension<\/em> est alors          enregistr&eacute; et contient les enregistrements live des meilleurs morceaux          de Yes, avec h&eacute;las bien peu de nouveaut&eacute;s &agrave; se mettre          sous la dent : les morceaux studios venant &agrave; la suite des enregistrements          publics ont beau &ecirc;tre longs, on reste un peu sur sa faim. &quot;Mind          Drive&quot; et surtout l&rsquo;&eacute;mouvant &quot;That, That is&quot; sont          encourageants, mais sont bien en de&ccedil;&agrave; de leurs illustres          pr&eacute;d&eacute;cesseurs figurant sur la m&ecirc;me rondelle. Quant          aux titres live eux-m&ecirc;mes, si l&rsquo;interpr&eacute;tation et la production          (sign&eacute;e Billy Sherwood sur le deuxi&egrave;me disque) sont sans          faille, leur restitution est un peu clinique&#8230; On ne retrouve pas le          c&ocirc;t&eacute; rugueux et presque sauvage de <em>Yessongs<\/em>. Il          est &eacute;galement un peu frustrant de voir Yes se complaire dans ses          standards, sans sortir de morceaux plus surprenants de son &eacute;norme          r&eacute;pertoire, reproche que l&rsquo;on peut encore adresser au groupe aujourd&rsquo;hui.          Qui pourrait n&eacute;anmoins contester que ce sont ces titres et cette          p&eacute;riode qui font de Yes une exp&eacute;rience live in&eacute;dite          et galvanisante ? Voil&agrave; donc un bon investissement et un groupe          qui, sur sc&egrave;ne au moins, continue &agrave; faire r&ecirc;ver. <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes5_p.jpg\" width=\"150\" height=\"142\" align=\"left\">Wakeman          quitte &agrave; nouveau le navire et Billy Sherwood fait son entr&eacute;e          &agrave; plein temps pour <em>Open your Eyes<\/em>, o&ugrave; l&rsquo;on sent          que le travail accompli avec Squire repr&eacute;sente l&rsquo;essentiel de la          composition. On retrouvera d&rsquo;ailleurs les deux comp&egrave;res sur leur          album <em>Conspiracy<\/em>, qui confirmera cette impression en 2000. <em>The          Ladder <\/em>est bien plus convainquant, et c&eacute;l&eacute;br&eacute;          par certains comme un premier pas vers une vraie renaissance, ce que l&rsquo;on          n&rsquo;est pas loin de reconna&icirc;tre : &quot;Homeworld&quot;, &quot;Lightning          Strikes Twice&quot; ou &quot;Nine Voices&quot;, dans des registres tr&egrave;s          vari&eacute;s, et la production de Bruce Fairbairn, permettent enfin &agrave;          Yes de respirer en studio. Le producteur d&eacute;c&eacute;dera h&eacute;las          au cours de l&rsquo;enregistrement. Adieu &agrave; celui qui enfanta les albums          d&rsquo;Aerosmith ou de Kiss. <em>Magnification<\/em>, sorti en 2001, avec l&rsquo;apport          d&rsquo;un orchestre symphonique conduit par Larry Group&eacute; en lieu et          place des habituels claviers, confirme ce retour en forme inesp&eacute;r&eacute;          avec enfin un vrai &quot;epic&quot;, consistant de bout en bout, &quot;In          the presence of&quot;. <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\">Le groupe se lance &eacute;galement          dans des tourn&eacute;es marathons, comme le &quot; Masterworks tour &quot;,          concentr&eacute; sur les titres les plus longs de Yes, ou la tourn&eacute;e          symphonique de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, et que nous avions chroniqu&eacute;e          (et dont a &eacute;t&eacute; tir&eacute; un tr&egrave;s bon double DVD).          Lors du concert de New York en septembre 2001, nous nous &eacute;tions          &eacute;tonn&eacute;s de voir Yes remplir le Radio City Hall. Pourtant          il semble bien que de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Atlantique Yes reste          une l&eacute;gende que l&rsquo;on va voir d&eacute;sormais en famille. Cette          ann&eacute;e, encore aux Etats Unis, Yes a fait craquer les stades et          pourrait surprendre tout le monde, car Wakeman est de retour&#8230;! <\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>6.          2000 &#8211; : la renaissance?<\/u><\/font><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><u><strong><font color=\"#CC0066\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes6_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/font><\/strong><\/u><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <strong>Un constat s&rsquo;impose : certes,          les changements de line-up incessants n&rsquo;ont pas permis &agrave; Yes de          s&rsquo;inscrire dans la dur&eacute;e, comme ce fut le cas de Genesis (malgr&eacute;          une p&eacute;riode 71-74 l&eacute;gendaire) ; certes, Yes n&rsquo;a pas eu d&rsquo;album          &agrave; la <em>The Wall<\/em>, marquant durablement une ou plusieurs g&eacute;n&eacute;rations          (<em>Fragile<\/em> ou <em>Close to the Edge<\/em>, malgr&eacute; leurs qualit&eacute;s,          ne peuvent pr&eacute;tendre &agrave; ce statut).<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> Yes n&rsquo;a pas non plus eu un leader au          charisme suffisant pour tenir le groupe &agrave; bout de bras et le faire          &eacute;voluer, comme Fripp avec King Crimson : soit Chris Squire a pris          le contr&ocirc;le absolu, soit il a laiss&eacute; un nouveau membre le          prendre. Mais Yes est le seul groupe de cette p&eacute;riode &agrave;          continuer &agrave; jouir d&rsquo;un flux et d&rsquo;un reflux de ses membres originels          qui ne peuvent se passer de leur cr&eacute;ation commune. L&rsquo;alchimie entre          les membres et le plaisir qu&rsquo;ils &eacute;prouvent encore &agrave; jouer          leurs standards se renouvellenent donc et n&rsquo;ont pas de commune mesure.          Cette innocence et cet &eacute;tat d&rsquo;esprit si positif valent bien la          constance, la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; ou le culte dont b&eacute;n&eacute;ficient          les Genesis, Floyd et autres Crimson. <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_yes6_p.jpg\" width=\"110\" height=\"200\" align=\"left\">Sur          &quot;In a word&quot;, vous retrouverez l&rsquo;essentiel de la carri&egrave;re          de Yes : cinq disques blind&eacute;s de musique, sans une seconde qui          ne vaille pas le d&eacute;tour. Le fan ultime, lui, sera ravi de trouver          l&rsquo;objet de ses r&ecirc;ves, concu par Roger Dean, l&rsquo;illustrateur de toujours,          et Steve Howe en personne. Les notes de l&rsquo;&eacute;pais livret sont r&eacute;dig&eacute;es          par deux sp&eacute;cialistes du groupe, pour une plong&eacute;e passionnante          dans les arcanes de la machine. On aurait peut &ecirc;tre aim&eacute;,          &agrave; l&rsquo;instar des coffrets d&rsquo;autres groupes phares du prog, plus d&rsquo;interviews          des musiciens eux-m&ecirc;mes. Mais il y a aussi de bonnes surprises,          en particulier quatre titres enregistr&eacute;s en 1979, &agrave; Paris,          avant le d&eacute;part de Anderson et Wakeman et la sortie de Drama. Ces          titres sont le t&eacute;moignage d&rsquo;une p&eacute;riode charni&egrave;re          du groupe, qui r&eacute;v&egrave;le de petits tr&eacute;sors comme le          gracile &quot;Richard&quot; ou le chaloup&eacute; &quot;Tango&quot;, aux          m&eacute;lodies originales. N&eacute;anmoins, on sent que la tension est          pr&eacute;sente et que des doutes sur la cr&eacute;ativit&eacute; du groupe          pointent, comme sur &quot;Crossfire&quot;, r&eacute;ellement fatiguant.<\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"> En outre, une version alternative de          &quot;Fist of Fire&quot; de ABWH et un in&eacute;dit de Magnification          sont propos&eacute;s. Enfin, petite initiative tr&egrave;s surprenante,          &quot;The Reavealing Science of God&quot;, de Tales from the Topographic          Oceans, est pr&eacute;sent&eacute; dans une version l&eacute;g&egrave;rement          remani&eacute;e, avec un passage atmosph&eacute;rique du meilleur aloi          ! <\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\">La seule critique que j&rsquo;&eacute;mettrai,          forc&eacute;ment inutile puisque &eacute;mise par un fan, pourrait &ecirc;tre          : &quot;Mais o&ugrave; donc est &quot;And You and I&quot; ?!&quot;.<\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Dossier r&eacute;alis&eacute;          par Djul<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DOSSIER : Yes 1. 1968 -1971: la lente ascension Quelle belle ironie que d&rsquo;intituler une&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":22105,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22104"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22104"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22104\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22105"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22104"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22104"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22104"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}