{"id":22098,"date":"2005-10-02T00:00:00","date_gmt":"2005-10-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/aeae07f189dc801a5ec7bc754b665354_XL.jpg"},"modified":"2005-10-02T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-01T22:00:00","slug":"22098","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/10\/02\/22098\/","title":{"rendered":"&#8211; Pink Floyd \/ R. Petit"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td  class=\"tablecentre\">        <h1>BALLET : PINK FLOYD \/ ROLAND PETIT<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pfballet_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"><b>Artiste :<\/b> \u00ab&nbsp;Pink Floyd&nbsp;\u00bb &#8211; Asami Maki Tokyo Ballet dirig\u00e9 par Roland Petit<br \/> <b>Lieu : <\/b> Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es, Paris<br \/> <b>Date :<\/b> 10 septembre 2005<br \/>   \t<\/span>            <\/td>         <\/tr>       <\/table>       <br \/>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong>Alors que l\u2019actualit\u00e9 du Floyd n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 aussi riche depuis presque dix ans (livre de Mason, r\u00e9union du Live8, et sortie de l\u2019op\u00e9ra rock de Waters), c\u2019est dans un contexte in\u00e9dit pour Progressia que Pink Floyd a fait parler de lui, via le chor\u00e9graphe Roland Petit. C\u2019est en effet sous la forme d\u2019un ballet orchestr\u00e9 par le Fran\u00e7ais et dans\u00e9 par l\u2019Ensemble Asami Maki de Tokyo que la musique de Waters &#038; Co a \u00e0 nouveau pris vie. Une splendide r\u00e9ussite !<\/strong><\/p>        <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>Set-list :<\/b> Run Like Hell &#8211; Money \u2013 Hey You \u2013 Anybody Out There \u2013 Nobody Home &#8211; The Great Gig In The Sky \u2013 One of These Days \u2013 Careful With That Axe Eugene\u2013 Echoes Part 1 \u2013 Run Like Hell (Live) \u2013 Echoes Part 2. <b>Rappel :<\/b> One Of These Days <\/p>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">C\u2019est dans le magnifique cadre du Th\u00e9\u00e2tre des Champs-\u00c9lys\u00e9es, ses trois \u00e9tages et sa splendide coupole que l\u2019\u00e9v\u00e8nement se tenait. Roland Petit avait pr\u00e9vu deux dates \u00e0 Paris, pour cette repr\u00e9sentation qui a d\u00e9j\u00e0 fait le tour du monde, et dont la premi\u00e8re version date de 1973. Ayant d\u00e9couvert Pink Floyd par l\u2019interm\u00e9diaire de sa fille en 1972, Petit avait rencontr\u00e9 le groupe \u00e0 Londres et obtenu le droit de chor\u00e9graphier leur musique, le groupe lui-m\u00eame ayant jou\u00e9 ses propres morceaux lors de certaines repr\u00e9sentations.<br \/><br \/>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pfballet_2.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"right\" border=\"1\">Aujourd\u2019hui octog\u00e9naire on ne peut plus vert, Petit occupe le Th\u00e9\u00e2tre qui l\u2019avait accueilli pour sa premi\u00e8re prestation en\u2026 1945 ! Une salle comble et diverse (familles, \u00ab&nbsp;djeuns&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;moins djeuns&nbsp;\u00bb) remplit les trav\u00e9es et les balcons, alors que le concert d\u00e9marre sur \u00ab&nbsp;Run Like Hell&nbsp;\u00bb. Etrangement, c\u2019est un danseur \u00e9toile isol\u00e9 qui porte \u00e0 bout de bras l\u2019interpr\u00e9tation de ce titre \u00e9nergique : il marque le tempo sur les parties calmes du titre avec tout son corps et \u00ab&nbsp;explose&nbsp;\u00bb sur chaque lanc\u00e9e de guitares de Gilmour. Sur \u00ab&nbsp;Money&nbsp;\u00bb, on a m\u00eame droit \u00e0 trois danseurs mimant le tiroir-caisse avec une coordination impressionnante. Mais les choses s\u00e9rieuses ne d\u00e9butent que sur le poignant \u00ab&nbsp;Hey You&nbsp;\u00bb, sous forme d\u2019un duo masculin \/ f\u00e9minin plein de gr\u00e2ce, o\u00f9 les corps s\u2019entrelacent le long de la ligne de basse de Waters, avec une fluidit\u00e9 magistrale. Dans une absence quasi-totale de d\u00e9corum et un \u00e9clairage tr\u00e8s simple, les quelques effets lasers de \u00ab&nbsp;Anybody Out There&nbsp;\u00bb surprennent : un cercle lumineux symbolise ainsi l\u2019isolement du danseur. On comprend vite que ce spectacle est un monde en soi qui ne se contente pas de reprendre l\u2019imagerie du Floyd, \u00e0 part la marche militaire de \u00ab&nbsp;Nobody Home&nbsp;\u00bb, et qui \u00e9vite de tomber dans les clich\u00e9s. Ainsi, l\u2019absence d\u2019\u00ab&nbsp;Another Brick in The Wall&nbsp;\u00bb est un choix judicieux. <br \/><br \/>   \u00ab&nbsp;The Great Gig in the Sky&nbsp;\u00bb fait figure de lib\u00e9ration apr\u00e8s l\u2019\u00e9touffement de toute cette partie consacr\u00e9e \u00e0 <i>The Wall<\/i>, et deux port\u00e9s \u00ab&nbsp;escalier&nbsp;\u00bb \u2013 la danseuse semble litt\u00e9ralement monter un escalier imaginaire, aid\u00e9 par son camarade masculin \u2013 font sensation. Suivent deux moments particuli\u00e8rement surprenants, une preuve d\u2019amour de toutes les p\u00e9riodes du Floyd : \u00ab&nbsp;One of These Days&nbsp;\u00bb est interpr\u00e9t\u00e9 par pr\u00e8s de quarante danseurs sautillants le long de ce morceau en deux temps, tandis que \u00ab&nbsp;Careful With That Axe Eugene&nbsp;\u00bb s\u2019ach\u00e8ve sur une nu\u00e9e de danseuses hurlantes lorsque Waters se d\u00e9chire la voix (la suite de ce morceau s\u2019arr\u00eatant cependant brutalement, fait \u00e9trange lorsque l\u2019on constate que Petit a respect\u00e9 le reste du temps toutes les dur\u00e9es des morceaux\u2026). Arrive le grand final avec \u00ab&nbsp;Echoes&nbsp;\u00bb, et ses corps au rythme des \u00ab&nbsp;bip&nbsp;\u00bb d\u2019introduction, avant que l\u2019ensemble des danseurs n\u2019imite l\u2019albatros \u00e9voqu\u00e9 par Gilmour et ne se dissolve en de multiples particules avant de se recomposer pour la version live, sortie sur le coffret <i>The Wall<\/i>, de <i>Run Like Hell<\/i>. Ici, ce sont des danseurs hip-hop qui offrent une relecture moderne de la chor\u00e9graphie, dont le tr\u00e8s connu Slyde, et qui restituent parfaitement le c\u00f4t\u00e9 martial et tout en puissance du titre (figures acrobatiques, simulations de bagarres\u2026). On n\u2019y croyait plus, mais la troupe encha\u00eene imm\u00e9diatement avec la seconde partie de \u00ab&nbsp;Echoes&nbsp;\u00bb : arrivant \u00e0 incarner la partie centrale totalement abstraite du titre avec des duos hommes\/femmes, les danseurs forment une onde magn\u00e9tique en progression, pour illustrer le final. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pfballet_3.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"left\" border=\"1\">Apr\u00e8s une quantit\u00e9 impressionnante de rappels du public, et quelques remerciements, les danseurs reviennent pour r\u00e9interpr\u00e9ter \u00ab&nbsp;One of These Days&nbsp;\u00bb, avec un d\u00e9part en forme d\u2019\u00e9closion de fleurs, et un cercle en mouvement lorsque le groupe d\u00e9marre enfin, portant en son centre un nouveau couple. Que dire, sinon qu\u2019il est impossible de restituer un spectacle par nature enti\u00e8rement visuel, sinon qu\u2019il laisse des images plein la t\u00eate. Difficile, apr\u00e8s coup, d\u2019\u00e9couter le Floyd de la m\u00eame mani\u00e8re tant les id\u00e9es de Petit collent \u00e0 la musique et s\u2019imbriquent parfaitement aux \u00e9motions procur\u00e9es par chaque titre. Une tr\u00e8s belle surprise que ce ballet, et une d\u00e9monstration suppl\u00e9mentaire de l\u2019importance du patrimoine, pas seulement musical, laiss\u00e9 par les Anglais.    <\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Djul<\/b><\/p>        <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">          retour au sommaire<\/font><\/font><\/a><br \/>         <\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BALLET : PINK FLOYD \/ ROLAND PETIT &nbsp; Artiste : \u00ab&nbsp;Pink Floyd&nbsp;\u00bb &#8211; Asami Maki&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":22099,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22098"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22098"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22098\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22099"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}