{"id":22086,"date":"2004-05-27T00:00:00","date_gmt":"2004-05-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/9e8cefa35a5d50658fc5995580b5b7e6_XL.jpg"},"modified":"2004-05-27T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-26T22:00:00","slug":"22086","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/05\/27\/22086\/","title":{"rendered":"&#8211; Ayreon &#8211; The Human Equation"},"content":{"rendered":"<h1>DOSSIER : Ayreon : The Human Equation<\/h1>\n<p><strong>Le cinqui\u00e8me album d&rsquo;Arjen Lucassen, <i>The Human Equation<\/i>, repr\u00e9sente une somme de travail et de cr\u00e9ativit\u00e9 qui m\u00e9rite une analyse approfondie. C\u2019est aussi l\u2019occasion de prendre un peu de recul pour mettre en perspective cette nouvelle \u0153uvre avec la discographie du Hollandais.<\/strong><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>1.          Ayreon, un pluriel bien singulier<\/u><\/font><\/strong><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>L&rsquo;histoire d&rsquo;Ayreon est tout &agrave;          la fois celle de l&rsquo;aventure d&rsquo;un homme et celle de la naissance d&rsquo;une          n&eacute;buleuse, une variation permanente entre singulier et pluriel,          dont la formule s&rsquo;affine d&rsquo;album en album.<br \/>         <\/b><\/p>       <p class=\"dateconcert\"><span class=\"dateconcert\"><strong><i>Ayreon &#8211; The          Final Experiment<\/i>, la naissance<br \/>         <br \/>         <\/strong><\/span><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_1.jpg\" width=\"160\" height=\"134\" align=\"right\" border=\"1\">Arjen          Anthony Lucassen, guitariste de deux m&egrave;tres de haut, multi-instrumentiste          et parfois chanteur, fourbit ses armes au sein de Vengeance au cours des          ann&eacute;es 80. C&rsquo;est avec un hard-rock m&eacute;lodique gai et ne recherchant          pas n&eacute;cessairement la subtilit&eacute; (comme peut en t&eacute;moigner          le titre de leur second album, <i>We have ways to make you rock<\/i>, 1986)          que le jeune guitariste se fait un nom, apr&egrave;s avoir effectu&eacute;          ses premiers pas en tant que second guitariste au sein de Bodine (<i>Three          times running<\/i>, 1982).<br \/>         <br \/>         Toutefois, il faut attendre <i>The Final Experiment<\/i>, premi&egrave;re          manifestation discographique solo du g&eacute;ant batave, qui para&icirc;t          en 1995 sous le nom d&rsquo;Ayreon (patronyme du personnage principal de ce          concept-album), pour d&eacute;celer les &eacute;l&eacute;ments de ce qui          deviendra le &quot;style&quot; Ayreon. En effet, c&rsquo;est avec cet album          que la formule est pos&eacute;e :<br \/>         &#8211; un op&eacute;ra rock ne l&eacute;sinant pas sur les moyens, quitte &agrave;          verser dans la grandiloquence<br \/>         &#8211; une musique prot&eacute;iforme faite d&rsquo;influences metal, progressives          et folk, et caract&eacute;ris&eacute;e par des riffs puissants et froids,          un lyrisme &eacute;chevel&eacute; et des choeurs fournis<br \/>         &#8211; un sc&eacute;nario tr&egrave;s &quot;visuel&quot; faisant intervenir          plusieurs personnages dont les dialogues constituent les textes des morceaux,          et les mettant en sc&egrave;ne dans un contexte m&ecirc;lant &eacute;troitement          <i>hero&iuml;c-fantasy <\/i>et science-fiction<br \/>         &#8211; et surtout, marque de fabrique ind&eacute;l&eacute;bile, un casting          vocal pl&eacute;thorique et vari&eacute;.<br \/>         <br \/>         Si sur ce premier album, les moyens sont relativement limit&eacute;s en          termes de production, et les &quot;grands noms&quot; sont rares, l&rsquo;ambition          est d&eacute;j&agrave; clairement pos&eacute;e, et Lucassen s&rsquo;en donne          les moyens. <i>The Final Experiment <\/i>s&rsquo;av&egrave;re d&rsquo;ailleurs &ecirc;tre          un succ&egrave;s surprise, alors m&ecirc;me que l&rsquo;on aurait donn&eacute;          bien peu cher d&rsquo;une musique misant avant tout sur les m&eacute;lodies          et les &eacute;motions, en pleine vague brutale, dans une sph&egrave;re          rock encore marqu&eacute;e par la r&eacute;cente d&eacute;ferlante grunge.          En effet, dans un premier temps, aucun label ne se montre int&eacute;ress&eacute;          par ce disque qui semble anachronique, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;un petit label          au catalogue alors limit&eacute;, Transmission Records, d&eacute;cide          de parier sur Lucassen. R&eacute;sultat : 40 000 albums vendus dans les          premiers temps, score plus qu&rsquo;honorable pour le genre.<\/p>       <p class=\"dateconcert\"><strong><i>Actual Fantasy<\/i>, une parenth&egrave;se          ?<br \/>         <br \/>         <\/strong><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_2.jpg\" width=\"130\" height=\"147\" align=\"left\" border=\"1\">A          posteriori, <i>Actual Fantasy<\/i>, sorti en 1996, appara&icirc;t &agrave;          ce jour comme une parenth&egrave;se dans la discographie d&rsquo;Arjen Lucassen,          de par sa conception m&ecirc;me. Contrairement au disque pr&eacute;c&eacute;dent          et &agrave; ses successeurs, ce second album n&rsquo;est pas un concept. Il          pr&eacute;sente la forme plus traditionnelle d&rsquo;une sucession de titres          ind&eacute;pendants, n&rsquo;ayant pour seul point commun que d&rsquo;&ecirc;tre inspir&eacute;s          par des sc&eacute;narios de films. La principale source d&rsquo;inspiration          de Lucassen, qui revendique n&rsquo;avoir pas ouvert un livre depuis plusieurs          ann&eacute;es et d&eacute;tester par dessus tout la lecture, se trouve          en effet du c&ocirc;t&eacute; de salles de velours sombres &agrave; grand          &eacute;cran.<br \/>         <br \/>         Le Hollandais est tr&egrave;s clairement fanatique des films et feuilletons          t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s de science fiction de s&eacute;rie B, qui          constitueront son principal r&eacute;servoir d&rsquo;id&eacute;es pour <i>Actual          Fantasy<\/i>. Toutefois, il ne s&rsquo;y limite pas sur cet album, et puise &eacute;galement          son inspiration dans des films d&rsquo;une plus grande qualit&eacute; artistique.          Ainsi, <i>Le Nom de la Rose<\/i>, film de Jean-Jacques Annaud, d&rsquo;apr&egrave;s          l&rsquo;extraordinnaire roman de Umberto Eco &#8211; que Lucassen n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas          lu &#8211; donne naissance au meilleur titre de l&rsquo;album, &quot;The Abbey of          Synn&quot;, ou <i>2001, Odyss&eacute;e de l&rsquo;espace<\/i> de Stanley Kubrick          constitue la trame de &quot;The Dawn of Man&quot;.<br \/>         <br \/>         Si cet album pr&eacute;sente un certain nombre de titres int&eacute;ressants,          voire pour certains enthousiasmants, il est qualitativement en de&ccedil;&agrave;          du pr&eacute;c&eacute;dent, tant en termes de compositions (certains morceaux          sont franchement dispensables et l&rsquo;ensemble sonne de mani&egrave;re nettement          plus lin&eacute;aire que les autres disques du Hollandais) qu&rsquo;en termes          de conception et de production. Dans un souci de contr&ocirc;le int&eacute;gral          sur le disque, Lucassen &#8211; multi instrumentiste certes, mais pas batteur          &#8211; d&eacute;cide de programmer les parties de batterie. En r&eacute;sulte          un son proche du glacial et un aspect v&eacute;ritablement synth&eacute;tique.          Cette impression est renforc&eacute;e par le choix des sons de claviers          et le traitement r&eacute;serv&eacute; aux voix : la plupart sont affect&eacute;es          de diff&eacute;rents effets (vocoder, etc.) et, le casting &eacute;tant          plus r&eacute;duit (trois chanteurs seulement, tous des hommes), l&rsquo;ensemble          sonne de mani&egrave;re nettement plus lin&eacute;aire.<br \/>         <br \/>         Le public semble d&rsquo;ailleurs ne pas s&rsquo;y tromper, puisque <i>Actual Fantasy<\/i>          ne r&eacute;&eacute;dite pas le succ&egrave;s surprise de <i>The Final          Experiment<\/i>. Lucassen lui-m&ecirc;me admet aujourd&rsquo;hui un certain nombre          &quot;d&rsquo;erreurs&quot; dans les choix esth&eacute;tiques, et a plusieurs          fois &eacute;voqu&eacute; le fait d&rsquo;un r&eacute;enregistrement possible          de ce disque. <\/p>       <p class=\"dateconcert\"><b><i>Into The Electric Castle<\/i>, premier coup          de ma&icirc;tre<\/b><br \/>         <br \/>         C&rsquo;est avec<i> Into The Electric Castle <\/i>(1998) que Lucassen, non content          de renouer avec le succ&egrave;s de son premier album &#8211; qu&rsquo;il d&eacute;passe          largement -, &eacute;labore l&rsquo;&eacute;quation la plus fine, &agrave; partir          des m&ecirc;mes &eacute;l&eacute;ments de base. Ce troisi&egrave;me album          apparait toujours aujourd&rsquo;hui, m&ecirc;me apr&egrave;s la sortie d&rsquo;un          <i>The Human Equation<\/i> pourtant r&eacute;ussi, comme son disque le          plus pouss&eacute;.<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_2b.jpg\" width=\"120\" height=\"119\" align=\"right\" border=\"1\">I<i>nto          The Electric Castle<\/i> impressionne surtout par son casting, pl&eacute;thorique          et prestigieux. Pas moins de vingt-deux musiciens (onze chanteurs et onze          instrumentistes), dont une s&eacute;rie de grands noms (Fish, Damian Wilson,          Anneke Van Giersbergen, Clive Nolan, etc.), pour une oeuvre prot&eacute;iforme          et ambitieuse, d&eacute;clin&eacute;e sur un double album empli jusqu&rsquo;&agrave;          la gueule d&rsquo;un rock progressif lyrique et &eacute;motionnel, versant une          nouvelle fois tant du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un metal plomb&eacute; (avec          l&rsquo;intervention de vocaux death &agrave; plusieurs reprises) que de celui          d&rsquo;un folk a&eacute;rien, souvent au sein d&rsquo;un m&ecirc;me morceau.<br \/>         <br \/>         L&rsquo;album met en sc&egrave;ne une s&eacute;rie de huit personnages d&rsquo;&eacute;poques          et d&rsquo;aires g&eacute;ographiques diff&eacute;rentes, plong&eacute;s dans          une aventure entre science-fiction, introspection et &eacute;tude psychologique.          Un Highlander, un chevalier, une Egyptienne, une Indienne, un barbare,          un Romain, un Hippie et un &quot;homme du futur&quot; se trouvent projet&eacute;s          brutalement dans une dimension parall&egrave;le, sans la moindre explication          et sans savoir ce qui leur arrive. Les premiers titres sont l&rsquo;&eacute;cho          de leurs conjectures, tandis qu&rsquo;une voix venue de nulle part, profonde          et mena&ccedil;ante, leur indique peu &agrave; peu quelle sera leur &quot;mission&quot;.          Ils se trouvent en fait dans un monde virtuel, n&eacute; de leurs peurs,          r&ecirc;ves et fantasmes, qu&rsquo;ils doivent traverser pour pouvoir rejoindre          leur propre &eacute;poque. Leur voie sera parsem&eacute;e de d&eacute;fis,          chacun devant y surmonter ses peurs les plus intimes, et certains y laissant          la vie. Le d&eacute;nouement apporte la r&eacute;ponse &#8211; extraterrestre          &#8211; au myst&egrave;re de la situation, qu&rsquo;il n&rsquo;est donc pas question de          r&eacute;v&eacute;ler ici.<br \/>         <br \/>         Les bases musicales de ce troisi&egrave;me album ne sont pas forc&eacute;ment          originales, on n&rsquo;y retrouve rien qui soit v&eacute;ritablement innovant,          mais le, fait des m&ecirc;mes ingr&eacute;dients que pr&eacute;c&eacute;demment,          prend cette fois extr&ecirc;mement bien, gr&acirc;ce &agrave; un travail          autant que musical et conceptuel. Le son est plus finement travaill&eacute;          qu&rsquo;auparavant : si les rythmiques sont toujours aussi implacables et rigides,          ce qui est devenu une marque de fabrique, la texture sonore est plus riche          et plus dense, notamment du fait que Lucassen, sur cet album, utilise          nombre d&rsquo;instruments <i>vintage<\/i>,<i> <\/i>de ceux qui, dans les ann&eacute;es          70, sign&egrave;rent pour l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; le &quot;son&quot;          progressif. D&rsquo;autre part, l&rsquo;essentiel de l&rsquo;attention porte sur la cr&eacute;ation          d&rsquo;ambiances propres &agrave; mettre en valeur des lignes de chant expressionnistes          et terriblement &eacute;motionnelles. Le travail sur les climats sonores          est extr&ecirc;mement pouss&eacute;, m&ecirc;me si le fond musical reste          identique et si ses limites sont toujours perceptibles (un certains aspect          patchwork, quelques d&eacute;fauts de construction, etc.).<br \/>         <br \/>         <i>Into The Electric Casle<\/i> reste &agrave; ce jour, LE grand succ&egrave;s          artistique et commercial d&rsquo;Ayreon. <\/p>       <p class=\"dateconcert\"><i><b>The Universal Migrator<\/b><\/i><b> part 1 &amp;          2, un bilan plus mitig&eacute;<\/b><br \/>         <br \/>         Lucassen met souvent en avant sa volont&eacute; d&rsquo;exp&eacute;rimenter,          de tester sans cesse, d&rsquo;explorer de nouvelles voies d&rsquo;expression musicale.          La formule &agrave; succ&egrave;s de <i>Into The Electric Castle<\/i> reprennait          en la d&eacute;veloppant celle de <i>The Final Experiment<\/i>. En 2000,          avec <i>The Universal Migrator, <\/i> le Hollandais annonce vouloir passer          &agrave; autre chose, explorer de nouvelles voies et nouvelles m&eacute;thodes          de composition. Il fait donc le choix de changer de formule pour ce nouveau          concept, pr&eacute;sent&eacute; cette fois sous la forme de deux disques          bien distincts, sortis le m&ecirc;me jour.<br \/>         <br \/>         <i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_3.jpg\" width=\"120\" height=\"147\" align=\"left\" border=\"1\">The          Dream Sequencer<\/i>, premier volet de l&rsquo;histoire, est un disque enti&egrave;rement          calme, faisant la part belle &agrave; des titres atmosph&eacute;riques          et &agrave; des voix f&eacute;minines (Lucassen esp&eacute;rait d&rsquo;ailleurs          n&rsquo;y faire chanter que des femmes, dans un premier temps, ce qui fut impossible          pour des raisons d&#8217;emploi du temps), tandis que <i>Flight of the Migrator<\/i>,          second volume, ne renferme que des titres purement metal. Et c&rsquo;est ainsi          qu&rsquo;en voulant rationaliser et syst&eacute;matiser ses compositions, et          en les r&eacute;partissant de mani&egrave;re stricte sur les deux disques          (un calme, un &quot;brutal&quot;), Lucassen semble se fourvoyer, et perd          &agrave; ce jeu l&rsquo;essentiel de la substance d&rsquo;Ayreon, et de ce qui faisait          son succ&egrave;s aupr&egrave;s du public de la premi&egrave;re heure.<br \/>         Toujours dans cette volont&eacute; de s&eacute;parer des ambiances jusque          l&agrave; &eacute;troitement m&ecirc;l&eacute;es, il d&eacute;cide de          confier chaque titre &agrave; un chanteur, mettant ainsi fin aux dialogues          et harmonies vocales complexes d&eacute;velopp&eacute;es jusqu&rsquo;alors.          Ainsi, m&ecirc;me si la liste d&rsquo;invit&eacute;s de ces deux disques est          pl&eacute;thorique et d&eacute;borde de grands noms (Neal Morse, Bruce          Dickinson, Floor Jansen, Lana Lane, Johan Edlund, Russel Allen, Timo Kotipelto,          Ralf Scheppers, etc.), l&rsquo;album est terriblement fractionn&eacute;, et          souffre de la totale absence d&rsquo;interactivit&eacute; entre des voix dont          la compl&eacute;mentarit&eacute; ouvrait pourtant des pistes int&eacute;ressantes.          Cet &eacute;clatement de l&rsquo;album en titres trop distincts et diff&eacute;rents          nuit &agrave; la clart&eacute; du concept, et fait perdre l&rsquo;essentiel          de son int&eacute;r&ecirc;t au propos. <i>The Universal Migrator<\/i> est          donc un double album beaucoup plus heurt&eacute; que ses pr&eacute;decesseurs,          et dans lequel l&rsquo;auditeur peine &agrave; trouver ses marques. Fractionnant          ainsi le processus d&rsquo;&eacute;criture, Lucassen semble avoir atteint les          limites d&rsquo;une formule &agrave; plusieurs chanteurs : sans interaction,          l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;oeuvre se d&eacute;lite.<br \/>         <br \/>         Du c&ocirc;t&eacute; du concept, Lucassen pousse la science fiction au          maximum : l&rsquo;histoire se d&eacute;roule au XXIIe si&egrave;cle, dans une          colonie humaine sur Mars, alors que la Terre est enti&egrave;rement d&eacute;truite          par une nouvelle guerre mondiale. La colonie est &agrave; son tour peu          &agrave; peu an&eacute;antie par le manque de ressources, alors qu&rsquo;elle          ne peut plus &ecirc;tre approvisionn&eacute;e par une Terre dont la vie          a disparu. Le dernier survivant &#8211; clin d&rsquo;oeil au premier album d&rsquo;Ayreon,          il s&rsquo;agit d&rsquo;une r&eacute;incarnation d&rsquo;Ayreon, le m&eacute;nestrel h&eacute;ros          de <i>The Final Experiment<\/i> &#8211; se lance alors dans une exploration de          ses vies ant&eacute;rieures, gr&acirc;ce au &quot;Dream Sequencer&quot;          invent&eacute; par ses anciens compagnons. Toutefois, il se laisse happer          par une inextinguible curiosit&eacute; dans sa volont&eacute; de remonter          le temps, et se trouve pris au pi&egrave;ge, alors qu&rsquo;il a atteint le          moment de la naissance de l&rsquo;univers et qu&rsquo;il perce ainsi le secret de          la propagation de la vie : parti &quot;trop loin&quot;, en des espaces-temps          qu&rsquo;il n&rsquo;aurait jamais du atteindre, il finit par mourir de cette hypnose          prolong&eacute;e.<\/p>       <p class=\"dateconcert\"><b>Conclusion : l&rsquo;&eacute;quation Ayreon<\/b><br \/>         <br \/>         Ayreon est ainsi, avant tout :<br \/>         &#8211; une formule : des op&eacute;ras rock dans la plus pure tradition des          ann&eacute;es 70, faisant appel &agrave; pl&eacute;thore de chanteurs          et d&rsquo;instrumentistes, chaque album allant toujours un peu plus loin dans          le prestige des invit&eacute;s, au fur et &agrave; mesure que la r&eacute;putation          de Lucassen grandit,<br \/>         &#8211; une signature m&eacute;lodique et rythmique : un lyrisme &eacute;chevel&eacute;          sous-tendu par des riffs rageurs et cliniques, une prime donn&eacute;e          &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;ambiances et au jeu sur les &eacute;motions,<br \/>         &#8211; un son caract&eacute;ristique : des rythmiques compress&eacute;es, et          une trame sonore extr&ecirc;mement fournie, riche en effets en tous genre.<br \/>         <br \/>         Toutefois, Lucassen parvient &agrave; &eacute;viter le pi&egrave;ge d&rsquo;un          syst&eacute;matisme de concepts de science-fiction parfois &eacute;cul&eacute;s          et en tous cas trop sch&eacute;matiques, par l&#8217;empathie dont il semble          faire preuve vis &agrave; vis de ses personnages. En effet, la science-fiction          du Hollandais reste toujours et avant tout, terriblement humaine : ce          sont des hommes qui restent les h&eacute;ros des albums, et ce sont toujours          leurs faiblesses qui les perdent, dans une conception assez noire de l&rsquo;humanit&eacute;.          Ainsi, sentant qu&rsquo;il avait sans doute, avec<i> The Universal Migrator<\/i>,          atteint le point ultime du sc&eacute;nario &agrave; tendance intergalactique          et que poursuivre dans cette voie risquait de le faire sombrer dans des          histoires aussi d&eacute;lirantes que m&eacute;galomanes, Lucassen a la          sagesse, avec <i>The Human Equation<\/i>, de revenir sur Terre,<i> <\/i>apr&egrave;s          quatre ans de silence et l&rsquo;interm&egrave;de m&eacute;tallique Star One,          pour explorer les failles int&eacute;rieures d&rsquo;une individualit&eacute;          bris&eacute;e. <\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><i>visuels : <a href=\"http:\/\/www.ayreon.com\" target=\"_blank\"><u>www.ayreon.com<\/u><\/a><\/i><\/p>              <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>2.          Un casting de luxe<\/u><\/font><\/strong><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>A la mani&egrave;re de<i> Into          The Electric Castle<\/i>, <i>The Human Equation<\/i> est avant tout un disque          d&eacute;di&eacute; &agrave; ses invit&eacute;s, et en particulier &agrave;          ses chanteurs, qui ont la part belle. A quelques rares exceptions pr&egrave;s          (comme un Devin Townsend que l&rsquo;on aurait souhait&eacute; plus utilis&eacute;),          chaque artiste a eu droit &agrave; un r&ocirc;le sur mesure et des parties          correspondant parfaitement au registre dans lequel il se distingue.<\/b><br \/>       <\/p>       <p class=\"dateconcert\"> <b>Les chanteurs<\/b><\/p>       <p class=\"dateconcert\"><u>Les personnages principaux<br \/>         <br \/>         <\/u><b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_4.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">James          Labrie (Dream Theater) &#8211; Moi :<\/i><\/b> incontournable depuis quelques          temps, le chanteur de Dream Theater semble d&eacute;cid&eacute; &agrave;          battre le record de participations &agrave; des projets annexes, jusque          l&agrave; d&eacute;tenu par son comp&egrave;re Mike Portnoy. Entre un          disque enti&egrave;rement consacr&eacute; &agrave; ses vocalises (Frameshift          &#8211; <i>Unweaving          the Rainbow<\/i>), son dernier album solo avec Mullmuzzler et son intervention          sur l&rsquo;album de Tim Donahue <i>(Madmen          &amp; Sinners)<\/i>, Labrie se d&eacute;multiplie, au risque de&#133;          lasser. Outre le fait que sa voix si particuli&egrave;re le rattache imm&eacute;diatement          &agrave; son groupe principal, et peut surprendre dans un autre contexte,          l&rsquo;avoir entendu de si nombreuses fois ces derniers temps nuit un peu au          plaisir que l&rsquo;on peut avoir &agrave; le retrouver sur<i> The Human Equation<\/i>.          Notons n&eacute;anmoins qu&rsquo;il s&rsquo;en sort avec les honneurs, souvent utilis&eacute;          comme contrepoint (&quot;Love&quot;, &quot;Pain&quot;), mais aussi pour          de splendides duos (&quot;Sign&quot;). Ainsi, si on le retrouve sur de          nombreux titres, il est rarement le chanteur le plus mis en avant, malgr&eacute;          sa place centrale dans le sc&eacute;nario.<br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_5.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Arjen          Lucassen &#8211; le meilleur ami :<\/i><\/b> le compositeur d&rsquo;Ayreon aime &agrave;          intervenir dans ses propres &#156;uvres &#8211; m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;en d&eacute;fend          souvent en assurant remplacer un chanteur indisponible &#8211; en support de          ses invit&eacute;s, et &agrave; incarner un personnage d&eacute;cal&eacute;.          Ici, il s&rsquo;est attribu&eacute; un r&ocirc;le cl&eacute; et chante peut          &ecirc;tre plus qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e, avec des passages en          <i>lead<\/i> non n&eacute;gligeables (&quot;Vigil&quot;, &quot;Mystery&quot;&#133;).          La plupart de ses parties sont juxtapos&eacute;es &agrave; celles de Marcela          Bovio.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_6.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Marcela          Bovio (Elfonia) &#8211; la Femme : <\/i><\/b>seule invit&eacute;e recrut&eacute;e          suite &agrave; un casting effectu&eacute; par Lucassen, la voix de cette          jeune Mexicaine prend en quelque sorte le relais de celle d&rsquo;Anneke van          Giersbergen (The Gathering), qui apparaissait sur <i>Into The Electric          Castle<\/i>. Par ailleurs, pour des raisons techniques mais aussi narratives,          elle est avant tout utilis&eacute;e en duo avec Arjen, de telle sorte          que son r&ocirc;le se r&eacute;v&egrave;le presque aussi important que          celui de Labrie sur le disque. Sur &quot;Disclosure&quot; et &quot;Memories&quot;,          sa voix se marie &agrave; merveille avec les cordes. Voil&agrave; &agrave;          coup s&ucirc;r la r&eacute;v&eacute;lation du disque !<\/p>       <p class=\"dateconcert\"><u>Les chanteurs-&eacute;motions<br \/>         <br \/>         <\/u>Chacun des invit&eacute;s suivants a &eacute;t&eacute; choisi par          Arjen Lucassen pour incarner une &eacute;motion v&eacute;cue par le h&eacute;ros          dans le coma.<br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_7.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Devin          Townsend &#8211; Rage :<\/i><\/b> c&rsquo;est l&rsquo;un des choix les plus surprenants de          Lucassen, sans aucun doute. Mais il est aussi &eacute;tonnant que Townsend,          dont on aurait pu penser qu&rsquo;il serait r&eacute;ticent &agrave; s&rsquo;investir          de la sorte dans un projet &agrave; la fois aussi progressif et aussi          personnel, ait accept&eacute;, lorsque l&rsquo;on sait de quelle mani&egrave;re          il avait v&eacute;cu des exp&eacute;riences similaires (cf. Steve Vai,          <i>Sex and Religion<\/i>). Son r&ocirc;le sur le disque est restreint &agrave;          quelques interventions qui font mouche. En premier lieu, signalons le          barjot &quot;Loser&quot;, sur lequel le Canadien semble s&rsquo;inspirer des          onomatop&eacute;es de &quot;Underneath the Waves&quot;, titre figurant          sur<i>City<\/i>, de Strapping Young Lad, la trame instrumentale allant          &eacute;galement de pair. D&rsquo;autres passages, sur lesquels sa voix claire          est davantage mise en avant, sont pr&eacute;sents, sur &quot;Pain&quot;          et &quot;School&quot;, deux des meilleurs titres de l&rsquo;album, aux refrains          proches des derni&egrave;res r&eacute;alisations de Townsend.<br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_8.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Devon          Graves (Dead Soul Tribe) &#8211; Agonie :<\/i> <\/b>la participation de cet artiste          tortur&eacute; contribue grandement &agrave; la noirceur du disque. Utilis&eacute;          pour sa voix claire ou plus puissante, il prend une ampleur inattendue          sur l&rsquo;album, &agrave; l&rsquo;instar de Marcella Bovio. Sur &quot;Pain&quot;,          ses couplets sont d&rsquo;une rare justesse, tandis que son second duo avec          Mikael &Aring;kerfeldt, sur &quot;Betrayal&quot; est tout simplement l&rsquo;un          des grands moments du disque.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_9.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Eric          Clayton (Saviour Machine) &#8211; Raison :<\/i><\/b> sa voix extr&ecirc;mement          grave, presque parl&eacute;e par moments, sied &agrave; son r&ocirc;le          de guide sur les titres de <i>The Human Equation<\/i>. D&rsquo;un lyrisme parfois          presque outr&eacute; (sur &quot;Isolation&quot; par exemple, o&ugrave;          l&rsquo;on croirait entendre un chanteur d&rsquo;op&eacute;ra !), son timbre s&rsquo;adapte          &eacute;galement &agrave; des lignes plus m&eacute;lodiques (&quot;Trauma&quot;,          sur lequel il se rapproche d&rsquo;un David Bowie). Il reste n&eacute;anmoins          souvent confin&eacute; &agrave; des passages ponctuels (&quot;Voices&quot;).<br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_10.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Heather          Findlay (Mostly Autumn) &#8211; Amour :<\/i><\/b> les nombreux passages folk qui          pars&egrave;ment le disque n&eacute;cessitaient une chanteuse adapt&eacute;e,          et c&rsquo;est sans surprise que l&rsquo;on apprend que Lucassen a emprunt&eacute;          &agrave; Mostly Autumn, l&rsquo;une des meilleures formations du genre, sa belle          chanteuse. Un titre entier lui est presque int&eacute;gralement d&eacute;di&eacute;,          le beau &quot;Sign&quot;, ballade acoustique se transformant au final          en une pure com&eacute;die musicale en duo avec Labrie.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_11.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Irene          Jansen (Karma) &#8211; Passion :<\/i><\/b> son r&ocirc;le est le pendant de celui          de la belle Sharon Den Adel sur <i>Into The Electric Castle<\/i> : la voix          f&eacute;minine r&eacute;serv&eacute;e aux parties les plus &eacute;nergiques.          Un peu en de&ccedil;&agrave; de ses cons&#156;urs en termes de pr&eacute;sence,          elle vient surtout en soutien des refrains (&quot;Love&quot;, &quot;Memories&quot;),          et, &agrave; l&rsquo;instar de James Labrie, dispose rarement de plus de quelques          lignes lors des couplets.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_12.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Magnus          Ekwall (The Quill) &#8211; Fiert&eacute; : <\/i><\/b>officiant d&rsquo;ordinaire au          sein d&rsquo;un groupe peu connu, Magnus Ekwall est l&rsquo;un des bons choix de Lucassen.          Sans lui, le disque aurait notablement manqu&eacute; d&rsquo;un chanteur tout          en puissance, &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un Russel Allen sur le projet          Star One ou d&rsquo;un Damian Wilson sur <i>Into The Electric Castle<\/i>. Evoluant          dans un genre proche de ces deux chanteurs, il fait merveille sur &quot;Pride&quot;          ou lors de son couplet dans &quot;Voices&quot;.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_13.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" border=\"1\" align=\"right\">Mikael          &Aring;kerfeldt (Opeth) &#8211; Peur :<\/i><\/b> en ad&eacute;quation avec une          ambiance plus sombre, le chanteur d&rsquo;Opeth joue de sa voix duale, assurant          les quelques passages death(comme sur &quot;Trauma&quot;, o&ugrave; sa          polyvalence est bien exploit&eacute;e) mais aussi les moments plus calmes          (magnifique voix de t&ecirc;te sur &quot;School&quot; ou &quot;Betrayal&quot;).          Il faut noter que Lucassen a eu l&rsquo;excellente id&eacute;e de m&ecirc;ler          sa voix &agrave; celle de Graves, comme sur le triste &quot;Childhood&quot;.<br \/>         <br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_14.jpg\" width=\"100\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Mike          Baker (Shadow Gallery) &#8211; le P&egrave;re :<\/i><\/b> Pourquoi ne pas l&rsquo;avoir          class&eacute; dans les personnages ? Tout simplement du fait du traitement          appliqu&eacute; &agrave; ce p&egrave;re pour le moins cruel : il appara&icirc;t          bien plus comme un fant&ocirc;me tout au long du disque que comme un personnage          ayant une r&eacute;alit&eacute; objective. En partant de ce constat, Mike          Baker joue, voire surjoue, comme cette prestation grand-guignolesque lors          de &quot;Loser&quot;. Il est dommage de ne pas entendre sa voix tr&egrave;s          aigu&euml; sur les parties les plus calmes, mais il est vrai que cela          ne convient pas &agrave; son r&ocirc;le sur l&rsquo;album&#133; <\/p>       <p class=\"dateconcert\"><b>Les instrumentistes<\/b><\/p>       <p class=\"dateconcert\">Retour &agrave; une formation plus restreinte pour          Lucassen : &agrave; nouveau seul ma&icirc;tre &agrave; bord dans les compositions          et dans l&rsquo;interpr&eacute;tation, il semble ne pas avoir appliqu&eacute;          le concept d&rsquo;invit&eacute;s aux instrumentistes. Outre Ed Warby, le batteur          habituel de Lucassen, seuls quelques amis ont ajout&eacute; des parties          de claviers, ainsi qu&rsquo;un trio &agrave; cordes ou des instruments &agrave;          vent employ&eacute;s par le Hollandais pour la premi&egrave;re fois, sur          certains titres, comme &quot;School&quot;. On regrette juste qu&rsquo;ils soient          trop rarement mis &agrave; contribution.<br \/>         <br \/>         <b><i>Arjen Lucassen :<\/i><\/b> guitare, basse, claviers&#8230; Lucassen a          quasiment tout mis en place lui-m&ecirc;me, ce qui a repr&eacute;sent&eacute;          presque autant de travail que lors des sessions de <i>Into The Electric          Castle<\/i>. Il s&rsquo;est grandement recentr&eacute; sur la composition pour          ce nouvel album, faute d&rsquo;invit&eacute;s instrumentistes susceptibles d&rsquo;enluminer          son &eacute;criture de nombreux solos, et les quelques interventions d&eacute;monstratives          qui restent sur<i> The Human Equation<\/i> se comptent sur les doigts de          la main (&quot;Pride&quot;).<br \/>         <br \/>         <b><i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/dos_ayrthe_15.jpg\" width=\"150\" height=\"113\" align=\"right\" border=\"1\">Ed          Warby : <\/i><\/b>le fid&egrave;le lieutenant de Lucassen revient &agrave;          la batterie apr&egrave;s avoir assur&eacute; l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute;          des disques d&rsquo;Ayreon, &agrave; l&rsquo;exception de <i>Actual Fantasy<\/i>, et          celui de Star One. Lucassen indique sur le site du groupe que le jeu de          son batteur est plus diversifi&eacute; que jamais, et c&rsquo;est v&eacute;ritablement          le cas, m&ecirc;me si cet instrument est peu mis en valeur dans une musique          pleine de breaks atmosph&eacute;riques. N&eacute;anmoins, on notera que          les passages r&eacute;ellement enlev&eacute;s sont peu nombreux, sauf          l&rsquo;imposant final (&quot;Confrontation&quot;). Lucassen continue surtout          &agrave; produire sa section rythmique de la m&ecirc;me mani&egrave;re          qu&rsquo;en 1998 sur<i> Into The Electric Castle<\/i>, avec un son tr&egrave;s          froid qui donne parfois &agrave; regretter qu&rsquo;il ne d&eacute;l&egrave;gue          pas une partie de ses responsabilit&eacute;s &agrave; un producteur tiers          : &quot;Realization&quot; et sa batterie trop clinique en sont une illustration.<br \/>         <br \/>         <b><i>Joost Van Den Broek (Star One), Ken Hensley (Uriah Heep, Martin          Orford (IQ, Jadis) et Oliver Wakeman :<\/i><\/b> les quatre autres invit&eacute;s          n&rsquo;interviennent qu&rsquo;une ou deux fois tout au plus au cours du disque, pour          placer un solo de claviers bien senti. Les plus notables sont ceux de          Oliver Wakeman, qui d&eacute;livre notamment une partie tr&egrave;s ann&eacute;es          70 sur le floydien &quot;Accident &quot;, digne de son p&egrave;re, et          de Ken Hensley, avec un orgue Hammond au son bien rugueux sur &quot;Loser&quot;.        <\/p> &nbsp;","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DOSSIER : Ayreon : The Human Equation Le cinqui\u00e8me album d&rsquo;Arjen Lucassen, The Human Equation,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":22087,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22086"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22086"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22086\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22087"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}