{"id":22060,"date":"2004-10-06T00:00:00","date_gmt":"2004-10-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/41021be3f86717957083f82b5016ad47_XL.jpg"},"modified":"2004-10-06T00:00:00","modified_gmt":"2004-10-05T22:00:00","slug":"22060","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/10\/06\/22060\/","title":{"rendered":"&#8211; Prog-R\u00e9siste"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td  class=\"tablecentre\">        <h1>FOCUS : PROG-RESISTE<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"><b>Origine :<\/b> Belgique<br \/> \t<b>Date de cr\u00e9ation du magazine :<\/b> 1995 \t<\/span>            <\/td>         <\/tr>       <\/table>       <br \/>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><i>Prog-r\u00e9siste<\/i> est unanimement consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des meneurs de la presse progressive en francophonie et dans le monde, r\u00e9putation que ses membres d\u00e9fendront d\u00e9but octobre lors de leur convention annuelle. Afin de pr\u00e9senter au mieux l&rsquo;association, nous avons rencontr\u00e9 Gilles Arend, alias \u00a0\u00bb Dr. Prog \u00ab\u00a0, l&rsquo;un de ses g\u00e9niteurs.<\/strong><\/p>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> Prog-r\u00e9siste est une association          belge sans but lucratif ayant pour objet de promouvoir le rock progressif          en Belgique, en francophonie et partout dans le monde. Prog-r\u00e9siste \u00e9dite          trimestriellement un magazine de cent trente-deux pages et propose \u00e9galement          son propre <a href=\"http:\/\/www.progresiste.com\/fr\/\" target= \"_blank\"><u>site          internet<\/u><\/a>. <br \/>         <br \/>         <b>1) Prog-r\u00e9siste : k\u00e9sako ? <\/b><br \/>         <br \/>         On retrouve \u00e0 l&rsquo;origine deux clients d&rsquo;un magazin de musique namurois,          le Music Emporium. Denis Petit (r\u00e9dacteur en chef de <i>Prog-r\u00e9siste<\/i>)          et Beno\u00eet Delvaux fr\u00e9quentent assid\u00fbment ce disquaire et ach\u00e8tent quasiment          tout ce qui sort en mati\u00e8re de disques de progressif. Sachant qu&rsquo;il existait          d\u00e9j\u00e0 une presse sp\u00e9cialis\u00e9e dans ce type de musique en France, les deux          comp\u00e8res d\u00e9cident de lancer leur propre fanzine en Belgique, o\u00f9 rien n&rsquo;existe          encore. En septembre 1995, le num\u00e9ro z\u00e9ro de <i>Prog-r\u00e9siste<\/i> voit          le jour. Il est distribu\u00e9 dans une demi-douzaine de magasins de disques          \u00e0 Namur, et certains exemplaires arriveront m\u00eame \u00e0 Louvain-La-Neuve. L&rsquo;un          d&rsquo;entre eux tombera dans les mains de Gilles Arend, un autre fan de progressif          qui commande bon nombre d&rsquo;albums rares chez son disquaire et qui souscrit          un abonnement \u00e0 divers fanzines progressifs de par le monde. S\u00e9duit par          l&rsquo;initiative, il contacte les membres fondateurs du magasine et d\u00e9cide          de se lancer dans l&rsquo;aventure. Petit \u00e0 petit, le noyau r\u00e9dactionnel grandit          et compte alors cinq r\u00e9dacteurs, \u00e9videmment b\u00e9n\u00e9voles.<br \/>         <br \/>         Le 17 janvier 1999, une petite r\u00e9volution pointe. Marc Ysaye, animateur          de radio reconnu et sp\u00e9cialis\u00e9 dans le rock, poss\u00e9dant sa propre \u00e9mission          depuis pr\u00e8s de vingt ans, d\u00e9cide d&rsquo;inviter Denis Petit et Gilles Arend          dans son \u00e9mission <i>Les classiques du dimanche matin<\/i> sur Radio 21,          la radio rock du service public belge. Surpris et charm\u00e9 par la musique          diffus\u00e9e, il d\u00e9cide de poursuivre la collaboration. C&rsquo;est la naissance          de <i>Prog-r\u00e9siste radio<\/i>, qui durera deux ans. Du c\u00f4t\u00e9 du magasine          papier, les abonnements triplent. Si le magasine comptait une petite trentaine          d&rsquo;abonn\u00e9s lors de ses premi\u00e8res heures, il en compte cent cinquante avant          que ne commence l&rsquo;\u00e9mission de radio. Sous le coup de celle-ci, les chiffres          explosent : <i>Prog-r\u00e9siste<\/i> compte alors cinq cent abonn\u00e9s et recrute          de nouveaux collaborateurs.<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_1.jpg\" width=\"122\" height=\"180\" align=\"right\" border=\"1\">Malgr\u00e9          la fin de l&rsquo;\u00e9mission diffus\u00e9e \u00e0 large \u00e9chelle sur Radio 21, le nombre          de souscripteurs augmente encore et se stabilise \u00e0 une moyenne de six          cent cinquante, soit une bonne partie de l&rsquo;audience \u00a0\u00bb progressive \u00a0\u00bb de          Belgique. Actuellement, la publication tire \u00e0 neuf cent exemplaires. Outre          les six cent cinquante des abonn\u00e9s, cent-cinquante sont vendus au num\u00e9ro          chez des disquaires (Music Room, Caroline Music ou m\u00eame la M\u00e9diath\u00e8que          de Seraing) et cent sont utilis\u00e9s \u00e0 des fins promotionnelles, envoy\u00e9s          \u00e0 des groupes ou des labels.<\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>Le lecteur-type : &quot; Ce n&rsquo;est          pas forc\u00e9ment un intellectuel mais du moins quelqu&rsquo;un qui a un certain          niveau de vie, certaines qualit\u00e9s intellectuelles. &quot;<\/b><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">Gilles Arend d\u00e9crit ainsi le profil          type de son lectorat, compos\u00e9 de<i> &quot; quadrag\u00e9naires essentiellement,          des gens n\u00e9s au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante donc. A quarante ans, il est          issu de la bourgeoisie, sans notion p\u00e9jorative aucune, simplement issu          d&rsquo;une certaine classe moyenne plut\u00f4t ais\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;on \u00e9coutait de la musique          dans sa jeunesse. Il est cultiv\u00e9, a lu beaucoup, s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l&rsquo;art,          \u00e0 la peinture, des choses qui se retrouvent dans la musique progressive          justement. Ce n&rsquo;est pas forc\u00e9ment un intellectuel mais du moins quelqu&rsquo;un          qui a un certain niveau de vie, certaines qualit\u00e9s intellectuelles. Gr\u00e2ce          aux musiques progressives, cette personne parvient \u00e0 cr\u00e9er un univers          parall\u00e8le \u00e0 sa carri\u00e8re professionnelle.<br \/>         Ces gens ont des obligations familiales, professionnelles, ils ont r\u00e9ussi          dans la vie et via les musiques progressives, ont d&rsquo;autres aspirations          que le classique m\u00e9tro-boulot-dodo. Au sein de notre \u00e9quipe, quasiment          une personne sur deux est informaticienne. Nous comptons aussi des pharmaciens,          des professeurs de physique, des instituteurs. <\/i>\u00ab\u00a0<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_2.jpg\" width=\"122\" height=\"180\" align=\"left\" border=\"1\">Depuis          sa cr\u00e9ation, diff\u00e9rentes \u00e9tapes ont jalonn\u00e9 le parcours du magazine :          \u00ab\u00a0<i>La premi\u00e8re phase \u00e9tait vraiment celle du bricolage artisanal. La          deuxi\u00e8me, celle du passage \u00e0 l&rsquo;association de fait. C&rsquo;est \u00e0 ce moment          que l&rsquo;on a vraiment commenc\u00e9 \u00e0 se r\u00e9unir s\u00e9rieusement, o\u00f9 l&rsquo;on a commenc\u00e9          \u00e0 distribuer les disques que l&rsquo;on recevait aux diff\u00e9rents r\u00e9dacteurs.<br \/>         L&rsquo;\u00e9tape suivante a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;organisation sous forme d&rsquo;ASBL (<\/i>NdRC : Association          Sans But Lucratif, l&rsquo;\u00e9quivalent de la Loi 1901 en France<i>) afin d&rsquo;obtenir          un statut officiel, \u00e9tant donn\u00e9 que l&rsquo;on commen\u00e7ait \u00e0 gagner de l&rsquo;argent          que l&rsquo;on r\u00e9utilisait pour tirer plus d&rsquo;exemplaires mais \u00e9galement pour          le passage en <\/i>offset<i>. Il fait savoir que nous sommes pass\u00e9s de          la photocopieuse \u00e0 nos propres imprimantes puis \u00e0 la quadrichromie et          l&rsquo;<\/i>offset<i>. Actuellement nous avons le dos <\/i>[de la revue, NdRC]<i>          coll\u00e9, un certain professionnalisme. Nous sommes actuellement arriv\u00e9s          \u00e0 une nouvelle \u00e9tape, celle de l&rsquo;\u00e9clatement en diff\u00e9rentes cellules. Nous          sommes pour le moment douze dans Prog-r\u00e9siste, mais ces douze personnes          n&rsquo;ont pas la m\u00eame implication. Il y a des \u00e9l\u00e9ments moteurs qui travaillent          beaucoup, qui ont vraiment envie de s&rsquo;investir et puis ceux qui ont moins          de temps. Dans un objectif d&rsquo;efficacit\u00e9, on r\u00e9organise tout avec des adresses          postales et \u00e9lectroniques diff\u00e9rentes pour la tr\u00e9sorerie, le secr\u00e9tariat,          les abonnements, le marketing, la promotion. Actuellement nous faisons          des r\u00e9unions de r\u00e9daction deux fois par trimestre afin de pr\u00e9parer nos          num\u00e9ros \u00ab\u00a0.<\/i><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>&quot; la forme est magazine mais          le fond est fanzine &quot;<\/b><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">Une interrogation persiste, faut-il          consid\u00e9rer <i>Prog-r\u00e9siste<\/i> comme un magazine ou comme un fanzine ?          \u00a0\u00bb <i>Je me suis souvent pos\u00e9 la question. Le terme fanzine reste toujours          connot\u00e9 n\u00e9gativement : mal imprim\u00e9, pas professionnel&#8230; or je trouve          qu&rsquo;au fil des ann\u00e9es, on est devenu de plus en plus professionnels. M\u00eame          si on le prend \u00e0 la rigolade et que l&rsquo;on fait \u00e7a de mani\u00e8re tr\u00e8s d\u00e9contract\u00e9e,          on a des \u00e9ch\u00e9ances \u00e0 respecter et on consid\u00e8re cela comme quelque chose          de tr\u00e8s s\u00e9rieux. Mais d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, dans le ton de l&rsquo;\u00e9criture on ressemble          plus \u00e0 un fanzine. Donc, finalement, la forme est magazine mais le fond          est fanzine, on parle de nous \u00e0 la premi\u00e8re personne, comme un fan qui          parle \u00e0 un fan, parfois on tutoie m\u00eame le lecteur, c&rsquo;est \u00e7a l&rsquo;esprit fanzine.          <\/i>\u00a0\u00bb <br \/>         <br \/>       <\/p>  <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>2) Que trouve-t-on dans <i>Prog-r\u00e9siste<\/i>          ? <\/b><br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_3.jpg\" width=\"200\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Le          magazine repose sur une maquette plut\u00f4t stable, divis\u00e9e en deux grandes          parties : l&rsquo;une plut\u00f4t orient\u00e9e r\u00e9dactionnel (articles, interviews,&#8230;),          l&rsquo;autre \u00e9tant d\u00e9di\u00e9e aux chroniques de disques. Chaque num\u00e9ro ayant un          th\u00e8me bien pr\u00e9cis, celui-ci est trait\u00e9 en profondeur. Ainsi, le num\u00e9ro          trente-quatre contient par exemple un dossier sp\u00e9cial consacr\u00e9 \u00e0 Steve          Hackett. <br \/>         <br \/>         On retrouve bien s\u00fbr d&rsquo;autres rubriques au sein de cette partie r\u00e9dactionnelle.<br \/>         \u00a0\u00bb L&rsquo;encyclop\u00e9die m\u00e9dicinale du Dr Prog \u00ab\u00a0, qui figure en 2\u00e9me de couverture,          revient sur un artiste du pass\u00e9 qui m\u00e9riterait d&rsquo;\u00eatre red\u00e9couvert. Le          Dr Prog (Gilles Arend) donne un descriptif aussi parlant que possible          de la musique du groupe, tout en revenant sur sa carri\u00e8re, ses particularit\u00e9s          et sa discographie. \u00a0\u00bb Le divan du Dr Prog \u00a0\u00bb consiste en l&rsquo;analyse d&rsquo;un          fait d&rsquo;actualit\u00e9, le Dr Prog y apportant ses \u00e9clairages sur la question,          avec un ton tr\u00e8s personnel. Les pages \u00a0\u00bb Es Quw\u00e8s \u00a0\u00bb contiennent des interviews          d&rsquo;artistes, alors que celles consacr\u00e9es au Spirit of 66 (salle de concert          Vervi\u00e9toise) rendent compte des concerts qui s&rsquo;y sont d\u00e9roul\u00e9s les trois          deniers mois. La rubrique \u00a0\u00bb W\u00e9W\u00e9W\u00e9 \u00a0\u00bb traite sur une page un site Internet          qui pourrait \u00eatre consult\u00e9 avec int\u00e9r\u00eat, et en fin de magazine se trouvent          les br\u00e8ves de l&rsquo;actualit\u00e9 progressive (\u00a0\u00bb Quoi de neuf, Docteur Prog ?          \u00ab\u00a0). Elles sont divis\u00e9es en plusieurs parties : \u00a0\u00bb Jurassic Prog \u00a0\u00bb aborde          l&rsquo;actualit\u00e9 des dinosaures de la sc\u00e8ne progressive, \u00a0\u00bb Vol au-dessus d&rsquo;un          nid de prog \u00a0\u00bb traite de l&rsquo;actualit\u00e9 des groupes contemporains actifs alors          que \u00a0\u00bb Les petites maisons dans le prog \u00a0\u00bb aborde les derniers \u00e9v\u00e9nement          importants s&rsquo;\u00e9tant d\u00e9roul\u00e9s au sein des principales maisons de disques          du genre. Pour clore cette rubrique, \u00a0\u00bb Si le prog m&rsquo;\u00e9tait cont\u00e9 \u00a0\u00bb rassemble          des livres, fanzines, radios et festivals traitant du sujet favori des          lecteurs de <i>Prog-r\u00e9siste<\/i>. Enfin, \u00ab\u00a0The prog must go on \u00a0\u00bb propose          un agenda des concerts ayant lieu en Belgique, en Hollande, en Angleterre,          en France mais aussi au Canada. <br \/>         <br \/>         La deuxi\u00e8me partie de <i>Prog-r\u00e9siste<\/i>, consacr\u00e9e aux chroniques de          disques se divise en plusieurs rubriques. Au sein de celles-ci, certains          disques ont droit \u00e0 un traitement de faveur : ainsi, ceux que la r\u00e9daction          consid\u00e8re comme indispensables, faisant partie de son \u00a0\u00bb top vingt \u00a0\u00bb pour          les trois derniers mois ont droit \u00e0 une chronique s&rsquo;\u00e9talant sur une page          enti\u00e8re. Premi\u00e8re rubrique figurant au sein des chroniques : \u00a0\u00bb Progresix          chez les Goths \u00ab\u00a0, consacr\u00e9e aux disques gothiques et sombres \u00e0 tendance          progressive, entre cinq et dix disques en moyenne par num\u00e9ro. \u00a0\u00bb Full Metal          Market \u00a0\u00bb pr\u00e9sente des albums de metal progressif ou \u00e0 tendance progressive,          soit une quinzaine par num\u00e9ro. \u00a0\u00bb L&rsquo;actu prog \u00a0\u00bb reprend tout ce qui rentre          sous l&rsquo;appellation g\u00e9n\u00e9rique de progressif et constitue donc le gros de          la partie chroniques du magasine, entre soixante-dix et quatre-vingt disques.          Un peu \u00e0 part puisque en marge de l&rsquo;actualit\u00e9 musicale, \u00a0\u00bb Du neuf avec          des vieux \u00a0\u00bb parle d&rsquo;albums pass\u00e9s presque inaper\u00e7us \u00e0 leur \u00e9poque mais          qui m\u00e9ritent que l&rsquo;on s&rsquo;y int\u00e9resse de nouveau. Enfin, \u00a0\u00bb La moulinette          \u00a0\u00bb traite de groupes qui se rapprochent du progressif mais sans en faire          partie, l&rsquo;oeuvre en question \u00e9tant rapidement pr\u00e9sent\u00e9e au sein d&rsquo;un texte          court, mis en marge d&rsquo;une autre rubrique. <br \/>         <br \/>         <b>3) Qui a sa place dans <i>Prog-r\u00e9siste<\/i> ? <\/b><br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_4.jpg\" width=\"122\" height=\"180\" align=\"left\" border=\"1\">Le          but des chroniques est de donner une impression g\u00e9n\u00e9rale, un instantan\u00e9          de ce que contient le disque, si possible en le comparant avec une r\u00e9f\u00e9rence          connue. \u00c0 cet \u00e9gard, les r\u00e9dacteurs sont totalement libres de s&rsquo;exprimer,          d&rsquo;inclure leur personnalit\u00e9 dans leur travail. Tous les disques sont not\u00e9s          entre z\u00e9ro et cinq et, pour l&rsquo;instant, l&rsquo;\u00e9quipe chronique tous les disques          qu&rsquo;elle re\u00e7oit, m\u00eame les plus amateurs et mal enregistr\u00e9s. La colonne          \u00a0\u00bb moulinette \u00a0\u00bb est d&rsquo;ailleurs consacr\u00e9e \u00e0 des artistes qui n&rsquo;ont pas ou          peu de rapport avec les musiques progressives mais dont le magasine d\u00e9cide          de parler, marquant ainsi sa volont\u00e9 d&rsquo;ouverture. <i>Prog-r\u00e9siste<\/i>          traite donc d\u00e9sormais toutes les musiques progressives&#8230; et plus encore.          \u00ab\u00a0<i>Je pense que l&rsquo;on couvre d\u00e9sormais le spectre plus large des \u00a0\u00bb musiques          progressives \u00a0\u00bb davantage que celui plus restreint du \u00a0\u00bb rock progressif          \u00ab\u00a0. D&rsquo;ailleurs, quand je me pr\u00e9sente \u00e0 un label, je dis que l&rsquo;on parle          des musiques progressives et, c&rsquo;est de plus en plus le cas, <b>notre spectre          musical s&rsquo;est beaucoup agrandi ces derni\u00e8res ann\u00e9es<\/b>, on couvre un          peu toutes les musiques non commerciales. <\/i> \u00a0\u00bb <br \/>         <br \/>         Gilles Arend consid\u00e8re que les musiques progressives sont bel et bien          accessibles \u00e0 tous, du moment que l&rsquo;on a l&rsquo;envie, la passion et la patience          de les d\u00e9couvrir. \u00ab\u00a0<i> On peut s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 tout et devenir sp\u00e9cialiste          en tout, il suffit d&rsquo;y mettre le coeur, l&rsquo;envie et le courage. Ce qui          est assez dommage, c&rsquo;est que beaucoup de gens ne prennent m\u00eame plus la          musique comme un art car les majors du disque font tout pour en faire          un produit de grande consommation. Certains disques sont m\u00eame utilis\u00e9s          comme produits d&rsquo;appel chez Carrefour&#8230; Ce n&rsquo;est pas comme cela que l&rsquo;on          traite la musique, surtout pas chez <\/i>Prog-r\u00e9siste<i>. La musique, c&rsquo;est          de l&rsquo;art avant tout, et il faut une d\u00e9marche personnelle pour aller \u00e0          sa rencontre, se bouger un peu, comme se d\u00e9placer pour aller admirer une          exposition de peinture. Il ne faut pas attendre que la t\u00e9l\u00e9vision nous          dicte l&rsquo;artiste que l&rsquo;on doit \u00e9couter. En tout cas avec le progressif,          \u00e7a ne fonctionne pas comme \u00e7a. <\/i>\u00a0\u00bb <br \/>         <br \/>         <b>4) O\u00f9 l&rsquo;on apprend comment <i>Prog-r\u00e9siste<\/i> voit le progressif&#8230;<\/b><br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/art_progresiste_5.jpg\" width=\"122\" height=\"180\" align=\"right\" border=\"1\">La          d\u00e9finition du courant par son r\u00e9dacteur en chef passe par quelques groupes          : pour son aspect \u00e9motionnel, classique et symphonique, il consid\u00e8re Genesis          comme l&rsquo;ultime repr\u00e9sentant du style. Un deuxi\u00e8me groupe marquant reste          Yes, en raison de la technicit\u00e9 plus apparente de leurs morceaux, mais          aussi King Crimson \u00a0\u00bb qui a invent\u00e9 le rock progressif et rest\u00e9 progressif          tout au long de sa carri\u00e8re \u00a0\u00bb (<i>In The Court Of the Crimson King<\/i>,          1969) malgr\u00e9 le fait qu&rsquo;il jouisse de beaucoup moins de reconnaissance          que les groupes pr\u00e9cit\u00e9s.<br \/>         Ces formations se situent au moment de la p\u00e9riode phare du genre (70-75),          la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es soixante-dix ayant \u00e9t\u00e9 plus stationnaire          avant le plongeon dans l&rsquo;oubli des ann\u00e9es quatre-vingt, v\u00e9ritable p\u00e9riode          noire.<br \/>         Le retour se produit au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt-dix avec l&rsquo;av\u00e8nement          d&rsquo;Internet et la croissance des \u00e9changes d&rsquo;informations, la d\u00e9couverte          et red\u00e9couverte de bon nombre de groupes, preuve que la sc\u00e8ne progressive          existait bel et bien, malgr\u00e9 une absence compl\u00e8te de m\u00e9diatisation.<br \/>         <br \/>         Gilles Arend estime que l&rsquo;avenir des musiques progressives passe aujourd&rsquo;hui          par Dream Theater, estimant qu&rsquo;il faut quelque chose de moderne, de plus          jeune et accrocheur. De plus, le metal progressif garde quelque chose          de plus rock, plus simple, accessible et \u00e9coutable que les autres courants          au sein du prog.<\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>&quot; Ce style n&rsquo;a pas d&rsquo;avenir          commercial &quot;<\/b><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">\u00ab\u00a0<i> Ce qui est bien avec ce groupe          assez populaire, c&rsquo;est qu&rsquo;il fait parler du progressif \u00e0 travers sa large          audience, l&rsquo;affluence \u00e0 ses concerts et sa relative pr\u00e9sence m\u00e9diatique.          Cela ne peut qu&rsquo;avoir des retomb\u00e9es positives pour le reste du courant.          Dans une moindre mesure, des groupes comme les Flower Kings, Spock&rsquo;s Beard          et Porcupine Tree commencent \u00e0 faire \u00e9galement parler d&rsquo;eux, les deux          derniers ont d&rsquo;ailleurs fait la premi\u00e8re partie de Dream Theater \u00e0 un          moment ou \u00e0 un autre de leur carri\u00e8re. Il est relativement dommage de          se dire que des groupes aussi g\u00e9niaux que After Crying ou bien A.C.T ne          conna\u00eetront jamais une renomm\u00e9e, un avenir aussi \u00e9norme, car l&rsquo;avenir          du progressif en tant que tel, il est l\u00e0 ! Malheureusement, cette musique          est trop complexe pour le grand public et c&rsquo;est l\u00e0 que le probl\u00e8me se          situe. Ce style n&rsquo;a pas d&rsquo;avenir commercial et il me semble assez clair          qu&rsquo;il restera<\/i> underground<i>. De toute fa\u00e7on, les musiciens de progressif          se satisfont de peu, le simple fait de savoir qu&rsquo;ils ont une poign\u00e9e de          fans de par le monde leur donne l&rsquo;envie de continuer \u00e0 s&rsquo;exprimer. <\/i>\u00a0\u00bb          <br \/>         <br \/>       <\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Julien Van Espen<\/b><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.progresiste.com\/fr\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.progresiste.com\/fr\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">          retour au sommaire<\/font><\/font><\/a><br \/>         <\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FOCUS : PROG-RESISTE &nbsp; Origine : Belgique Date de cr\u00e9ation du magazine : 1995 Prog-r\u00e9siste&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":19,"featured_media":22061,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22060"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22060"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22060\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22061"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}