{"id":22056,"date":"2005-07-02T00:00:00","date_gmt":"2005-07-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/3ddba639b0978477d19e4a926690cb89_XL.jpg"},"modified":"2005-07-02T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-01T22:00:00","slug":"22056","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/07\/02\/22056\/","title":{"rendered":"&#8211; Prog Sud 2005"},"content":{"rendered":"<\/h1>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b><u>Vendredi 7 mai &#8211; dernier soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>  Pour ce dernier soir, le Prog\u2019Sud n&rsquo;a pas fait les choses \u00e0 moiti\u00e9 : un rajout, un ovni et deux pointures.<\/p>\n<p>    <b><i>Odessa<\/i><\/b><\/p>\n<p>  Odessa n&rsquo;ayant pu jouer la veille et \u00e9tant rest\u00e9 dans les parages, ne sera pas laiss\u00e9 pour compte. La soir\u00e9e commence donc plus t\u00f4t et pour ceux qui sont l\u00e0, nombreux tout de m\u00eame, voici la possibilit\u00e9 de d\u00e9couvrir ou de red\u00e9couvrir le groupe. Comme d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e, les Italiens se trouvent \u00e0 la crois\u00e9e des chemins tortueux d\u2019un hard rock \u00e0 la Led Zeppelin \/ Deep Purple et d\u2019une l\u00e9g\u00e8re tendance progressive. Un peu \u00e0 part dans la programmation du Prog\u2019Sud, le groupe est proche, dans l\u2019esprit, des groupes festifs que l\u2019on retrouve parfois dans les bars, ce qui est loin d\u2019\u00eatre synonyme de simpliste.<br \/>Au contraire, Odessa propose des titres \u00e0 la fois tr\u00e8s efficaces et subtils, mis en valeur par un tr\u00e8s bon son, et formant un \u00e9crin parfait pour la voix du chanteur-clavi\u00e9riste au timbre proche d\u2019un Robert Plant, tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans les aigus. Pour ceux qui ne connaissent pas la formation, voici une bonne d\u00e9couverte, surtout au moment des reprises de Led Zep et de Deep Purple. En revanche, pour ceux qui les ont d\u00e9j\u00e0 vu trois fois, une sorte de lassitude se fait sentir &#8230; Un concert moins surprenant qu&rsquo;en 2004, et la sensation qu&rsquo;\u00e0 part un nouveau titre, il n&rsquo;y pas grand chose de neuf.<\/p>\n<p>   <b><i>Biocide<\/i><\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud05_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Biocide est un groupe marseillais ayant d\u00e9j\u00e0 sorti un album <i>Narkosia<\/i> en 2002 et ayant plus de deux cents concerts depuis 2001 \u00e0 son actif. Si Biocide a d\u00e9j\u00e0 un nom sur la sc\u00e8ne hard-core dont il a quitt\u00e9 les rangs pour un style moins flagrant, le \u00ab\u00a0psych\u00e9groovecore\u00a0\u00bb, il reste encore assez inconnu sur la sc\u00e8ne progressive. Et lorsque les premi\u00e8res notes r\u00e9sonnent dans la salle, le public se retrouve d\u00e9contenanc\u00e9 par ce qu&rsquo;il re\u00e7oit, et ne sait pas comment r\u00e9agir. L&rsquo;organisation a pens\u00e9 que faire jouer un groupe \u00e0 la lisi\u00e8re d&rsquo;un style aussi large que le progressif et r\u00e9unissant tant d&rsquo;influences diverses, pourrait plaire aux visiteurs du Prog&rsquo; Sud. La musique de Biocide est muscl\u00e9e, envoie de gros riffs satur\u00e9s, une voix distordue dans un micro, des passages volontairement surprenants ou bizarres : harmonies dissonantes et mesures compos\u00e9es notamment. Devant ce m\u00e9lange simple mais efficace, la salle ne semble cependant absolument pas r\u00e9ceptive et cela se r\u00e9percute sur l&rsquo;attitude quelque peu d\u00e9stabilis\u00e9e des musiciens. Peu de spectateurs debouts, ce dont Biocide n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude, et le concert devient amorphe. La programmation d\u2019un groupe diff\u00e9rent, d\u2019une d\u00e9couverte, \u00e9tait tout \u00e0 fait l\u00e9gitime de la part de l&rsquo;organisation. Mais un malaise s&rsquo;est fait sentir des deux cot\u00e9s de la sc\u00e8ne &#8230;<\/p>\n<p>   <b><i>Ken&rsquo;s Novel<\/i><\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud05_5.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Les Belges de Ken&rsquo;s Novel, quant \u00e0 eux, disposent d\u2019une belle r\u00e9putation dans le milieu. Leur savant m\u00e9lange de n\u00e9o progressif et de riffs metal font de ce groupe une des r\u00e9f\u00e9rences actuelles dans le style, un peu \u00e0 l&rsquo;instar de Vanden Plas. Le groupe poss\u00e8de un charisme fort et un son puissant qui donne autant de saveur aux passages planants qu&rsquo;aux riffs plus agressifs. L&rsquo;\u00e9quilibre est excellent. Avec un chanteur au timbre particulier mais d&rsquo;une justesse impressionnante en la personne de Patrick Muermans, Ken&rsquo;s Novel r\u00e9ussit \u00e0 captiver n&rsquo;importe quel public. Les introductions po\u00e9tiques aux morceaux, \u00e9nonc\u00e9es en fran\u00e7ais, permettent \u00e0 l&rsquo;auditeur d\u2019entrer dans l&rsquo;histoire. Et les longs d\u00e9veloppements instrumentaux laissent le temps de savourer les m\u00e9lodies. Durant tout le spectacle, un \u00e9trange personnage, Robinson Cruso\u00eb peut \u00eatre, a jou\u00e9 sur sc\u00e8ne son r\u00f4le, de son air angoiss\u00e9 et apeur\u00e9. Une petite touche th\u00e9\u00e2trale n&rsquo;a jamais d\u00e9plu \u00e0 personne. Remarquons de plus, pour des morceaux d&rsquo;une relative longueur, des mises en place toujours pr\u00e9cises. La salle est bond\u00e9e et receptive et Ken&rsquo;s Novel laisse la place, apr\u00e8s un superbe rappel, \u00e0 Mats et Morgan.<\/p>\n<p>   <b><i>Mats and Morgan<\/i><\/b><\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud05_6.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Quel r\u00e9gal de finir une soir\u00e9e et un festival par de telles pointures que Mats Oberg (claviers) et Morgan Agren (batterie). Les deux acolytes jouent ensemble depuis leur enfance et semblent r\u00e9ellement ins\u00e9parables. Rappelons que leur talent leur a permis d\u00e8s leur adolescence, en 1988 pr\u00e9cis\u00e9ment, de jouer avec Frank Zappa sur une date su\u00e9doise. Subjugu\u00e9 par les prouesses techniques de Morgan, Zappa lui propose plusieurs projets aux Etats-Unis , notamment <i>Zappa&rsquo;s Universe<\/i> sur lequel Steve Vai participe aussi.<\/p>\n<p>Autant dire qu&rsquo;ils sont vivement attendus ce soir l\u00e0 ! Il est minuit pass\u00e9 lorsque le groupe au complet monte sur sc\u00e8ne, o\u00f9 on l\u2018y voit assez rarement. Chaque chanson est parfaitement en place, plus complexe que la pr\u00e9c\u00e9dente. Leur jazz prog technique est bas\u00e9 sur des boucles m\u00e9lodico-rythmiques infinies qui font tourner la t\u00eate. Un esprit enjou\u00e9 est perceptible, ces gars se r\u00e9galent sur sc\u00e8ne. Une forte \u00e9nergie se d\u00e9gage \u00e0 chaque instant et l\u2019on se sent projet\u00e9 dans tous les sens. Les deux synth\u00e9s tapotent des notes sur une rythmique rapide et lourde, que la basse ronflante et <i>groovy<\/i> d\u00e9veloppe. Des moments de rire tels que lorsque Jimmy Agren, guitariste et fr\u00e8re de Morgan, vient chiper l&rsquo;harmonica de Mats qui ne peut rien faire pour le lui enlever de la bouche, installent une ambiance chaleureuse au sein de l&rsquo;assistance. Pas moins d\u2019une heure et demie de musique et deux rappels rendent cet \u00e9v\u00e8nement absolument grandiose.  Tous les titres jou\u00e9s peuvent \u00eatre r\u00e9trouv\u00e9s sur les deux <i>lives<\/i> du groupe, en attendant le nouvel album <i>Thanks For Flying With Us<\/i> qui sortira chez Cuneiform Records en septembre 2005.<\/p>\n<p>   Le Prog&rsquo; Sud rassemble de plus en plus de monde et c\u2019est tant mieux. Apr\u00e8s cinq \u00e9ditions remarqu\u00e9es et de qualit\u00e9 croissante, on peut consid\u00e9rer le festival comme l&rsquo;un des \u00e9v\u00e8nements incontournables en France pour les musiques progressives. Le brassage international de groupes dont les amateurs du genre profitent, est un luxe qu&rsquo;il ne faut pas nier, fruit d&rsquo;un travail de longue haleine. L\u2019ensemble de l\u2019\u00e9quipe est constitu\u00e9e de volontaires, y compris les techniciens son et lumi\u00e8re, la qualit\u00e9 de leur travail est irr\u00e9prochable et contribue au bon esprit, r\u00e9ellement positif de ce festival. <br \/> L\u2019affiche de l\u2019\u00e9dition 2005 \u00e9tait encore cette ann\u00e9e d\u2019une grande qualit\u00e9, avec son lot de surprises, de d\u00e9couvertes et d&rsquo;extase. Souhaitons la m\u00eame chose pour les ann\u00e9es \u00e0 venir, que ce festival rencontre encore plus de succ\u00e8s, et son r\u00e9sultat soit toujours aussi convaincant. <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Aleks L\u00e9zy<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2005\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2005\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">          retour au sommaire<\/font><\/font><\/a><br \/>         <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vendredi 7 mai &#8211; dernier soir Pour ce dernier soir, le Prog\u2019Sud n&rsquo;a pas fait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":22057,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22056"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22056"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22056\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22057"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22056"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22056"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22056"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}