{"id":22054,"date":"2004-05-31T00:00:00","date_gmt":"2004-05-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/0ef78bfebdfbc1a6c8fe8c025b3f17e4_XL.jpg"},"modified":"2004-05-31T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-30T22:00:00","slug":"22054","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/05\/31\/22054\/","title":{"rendered":"&#8211; Prog&rsquo;Sud 2004"},"content":{"rendered":"<\/h1>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><chapeau> <\/chapeau><b> <\/b> <crescendo-nemo.jpg>          <b><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progsud_3.jpg\" width=\"180\" height=\"149\" align=\"left\" border=\"1\">Odessa<\/b><br \/>         Les Italiens d&rsquo;Odessa se trouvent \u00e0 la crois\u00e9e des chemins tortueux d&rsquo;un          hard rock \u00e0 la Led Zeppelin \/ Deep Purple et d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8re tendance progressive.          Un peu \u00e0 part dans la programmation du Prog&rsquo;Sud, le groupe est proche,          dans l&rsquo;esprit, des groupes festifs que l&rsquo;on retrouve dans les bars, ce          qui est loin d&rsquo;\u00eatre synonyme de simpliste. Au contraire, Odessa propose          des titres \u00e0 la fois tr\u00e8s efficaces et subtils, mis en valeur par un tr\u00e8s          bon son, et formant un \u00e9crin parfait pour la voix du chanteur-clavi\u00e9riste,          au timbre proche de celui de Robert Plant, tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise dans les aigus.          <\/p>\n<p>         <b>Fiesta Prog<\/b><br \/>         La cl\u00f4ture de cette seconde soir\u00e9e se fait de mani\u00e8re originale, par une          \u00a0\u00bb fiesta prog \u00a0\u00bb d\u00e9cha\u00eenant un public d\u00e9j\u00e0 acquis \u00e0 la cause. Sur sc\u00e8ne          se trouvent tous les musiciens d&rsquo;Odessa, ainsi qu&rsquo;une flop\u00e9e de guitaristes          tournants (Alain Chiarazzo de Eclat, Jean-Christophe de Cymoryl et Cyril          Achard qu&rsquo;on ne pr\u00e9sente plus), pour une s\u00e9ance de jam d&rsquo;une qualit\u00e9 musicale          rare : reprises de titres qui ont fait date dans l&rsquo;histoire du rock comme          <i>Stairway to heaven<\/i> ou <i>Smoke on the water<\/i>. Dans une ambiance          tr\u00e8s chaleureuse et survolt\u00e9e, les chansons connues de tous d\u00e9filent,          scand\u00e9es par les mains qui se frappent et les t\u00eates qui remuent \u00e0 s&rsquo;en          d\u00e9bo\u00eeter la nuque. Le fait d&rsquo;organiser une fiesta de ce type apporte une          r\u00e9elle communion suppl\u00e9mentaire avec le public et permet ainsi au groupe          Eclat de faire son apparition avec surprise. Quelques titres sont jou\u00e9s          pour le plaisir de tous, c&rsquo;est ainsi que la soir\u00e9e se finit de belles          images dans la t\u00eate \u2026 <\/p>\n<p>         <b><u>Samedi 22 mai &#8211; dernier soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>         Pour ce dernier soir, le Prog&rsquo;Sud surprend tout le monde avec une programmation          \u00e0 contre courant voire surprenante.<\/p>\n<p>         <b>Odessa<\/b><br \/>         Le groupe p\u00e9ruvien Fragil ayant d\u00fb se d\u00e9sister pour des raisons logistiques,          Odessa remet le couvert pour une seconde prestation, nettement diff\u00e9rente          de celle de la veille : ce second concert est enti\u00e8rement compos\u00e9 de reprises          de grands standards du progressif, au sens large : Jethro Tull, Dream          Theater, Deep Purple ou King Crimson passent \u00e0 la moulinette d&rsquo;un groupe          faisant preuve des m\u00eames qualit\u00e9s que la veille : une \u00e9nergie sc\u00e9nique          \u00e0 revendre, de r\u00e9elles qualit\u00e9s instrumentales et surtout, l&rsquo; \u00a0\u00bb esprit          de l&rsquo;\u00e9poque \u00a0\u00bb : bien qu&rsquo;\u00e2g\u00e9s d&rsquo;environ vingt-cinq ans en moyenne, les          musiciens d&rsquo;Odessa ont su capter les vibrations typiques de ces titres          et les reproduire au mieux. Un d\u00e9but de soir\u00e9e tr\u00e8s enthousiasmant, m\u00eame          si le public est un peu plus clairsem\u00e9 que la veille.<\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progsud_4.jpg\" width=\"240\" height=\"96\" border=\"1\"><\/p>\n<p align=\"left\" class=\"dateconcert\"><b>Akineton Retard<\/b><br \/>         Akineton Retard est sans doute la grande r\u00e9v\u00e9lation de ce festival, tant          musicalement que sc\u00e9niquement. Si le groupe est inconnu en France et ne          figure \u00e0 l&rsquo;affiche que gr\u00e2ce aux capacit\u00e9s d&rsquo;investigation de l&rsquo;\u00e9quipe          d&rsquo;organisation du Prog&rsquo;Sud, il n&rsquo;en est pas \u00e0 leur coup d&rsquo;essai, et est          sur le point d&rsquo;ouvrir pour Univers Z\u00e9ro en Allemagne, dans le cadre d&rsquo;une          tourn\u00e9e de quatre mois sillonnant l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. <br \/>         Investissant la sc\u00e8ne en tenue de chirurgiens, les Chiliens (un batteur,          un guitariste tr\u00e8s jazz, un sax t\u00e9nor, un sax alto et une basse) offrent          avec beaucoup d&rsquo;humour, s&rsquo;adressant au public &#8211; en fran\u00e7ais &#8211; entre les          titres et d\u00e9veloppant un jeu de sc\u00e8ne digne d&rsquo;un asile psychiatrique vu          par Tim Burton, une prestation d&rsquo;excellente qualit\u00e9. Leur musique \u00e9volue          dans un registre tr\u00e8s rock in opposition, entre Magma, Univers Z\u00e9ro et          Soft Machine, et son effet est encore renforc\u00e9 par la projection d&rsquo;images          fixes et vid\u00e9o en fond de sc\u00e8ne, dont un clip \u00a0\u00bb fait maison \u00ab\u00a0, d&rsquo;une grande          qualit\u00e9. Oreilles d\u00e9rang\u00e9es pour certains, grosse r\u00e9v\u00e9lation pour d&rsquo;autres          \u2026<\/p>\n<p>         <b>Ashtar<\/b><br \/>         C&rsquo;est aux Br\u00e9siliens d&rsquo;Ahstar que revenait la lourde t\u00e2che de clore cette          cinqui\u00e8me \u00e9dition du Prog&rsquo;Sud. Or, leur place \u00e9tait quelque peu \u00e0 part          dans le festival, tant leur hard rock \u00e0 tendance folk, \u00e9maill\u00e9 de fl\u00fbtes          sud-am\u00e9ricaines, de petites percussions et de claviers d\u00e9tonnait par rapport          au reste de la programmation.<br \/>         Ashtar propose des titres tr\u00e8s simples et assez longs, tout en atmosph\u00e8res,          ne c\u00e9dant que peu \u00e0 la tentation d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rations m\u00e9talliques qu&rsquo;une lourde          section rythmique aurait pourtant pu supporter, et met tr\u00e8s largement          en valeur la voix, elle aussi tr\u00e8s folk, d&rsquo;une chanteuse au timbre proche          d&rsquo;une Loreena McKennitt, alternant avec un chant masculin nettement plus          rauque, assur\u00e9 par l&rsquo;un des deux guitaristes.<\/p>\n<p>         <b>Conclusion, en forme de bilan<br \/>         <\/b>Les festivals progressifs &#8211; m\u00eame s&rsquo;ils semblent avoir tendance \u00e0 se          d\u00e9velopper actuellement &#8211; restent tr\u00e8s rares en France, et \u00e0 plus forte          raison dans un sud-est sinistr\u00e9 en la mati\u00e8re. Il faut donc saluer tr\u00e8s          largement l&rsquo;\u00e9norme travail men\u00e9 par l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;organisation du Prog&rsquo;Sud,          qui se donne sans compter depuis quatre ans et recherche un v\u00e9ritable          ancrage du festival dans la vie culturelle locale.<br \/>         L&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9quipe est constitu\u00e9e de b\u00e9n\u00e9voles, y compris les techniciens          son et lumi\u00e8re, et la qualit\u00e9 de leur travail est irr\u00e9prochable, et contribue          au bon esprit de ce festival, qui se d\u00e9roule dans une ambiance r\u00e9ellement          positive. <br \/>         L&rsquo;affiche de l&rsquo;\u00e9dition 2004 \u00e9tait d&rsquo;une grande qualit\u00e9. Reste que l&rsquo;on          peut s&rsquo;interroger sur la pertinence du choix de groupes comme Adagio ou          Ashtar, qui n&rsquo;ont de rapport avec le progressif que celui qu&rsquo;ils veulent          bien revendiquer. Toutefois, le but essentiel est bel et bien atteint          : permettre \u00e0 un public qui s&rsquo;\u00e9largit avec les ann\u00e9es de belles d\u00e9couvertes,          tel Akineton Retard, d&rsquo;agr\u00e9ables confirmations avec Nemo et le c\u00f4t\u00e9 festif          avec Odessa.<\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Aleks L&eacute;zy<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web :<a href=\"http:\/\/www.indescent.org\/\">          <\/a><\/strong><a href=\"http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2004\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2004\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">          retour au sommaire<\/font><\/font><\/a><br \/>         <\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Odessa Les Italiens d&rsquo;Odessa se trouvent \u00e0 la crois\u00e9e des chemins tortueux d&rsquo;un hard rock&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":22055,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22054"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22054"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22054\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}