{"id":22040,"date":"2006-11-03T00:00:00","date_gmt":"2006-11-02T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/abe198e1a8325e1dd9496c7601d75171_XL.jpg"},"modified":"2006-11-03T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-02T22:00:00","slug":"22040","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/11\/03\/22040\/","title":{"rendered":"&#8211; Prog&rsquo;Sud 2006"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td  class=\"tablecentre\">\n<h1>FESTIVAL : PROG&rsquo;SUD 2006<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><span class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_main.jpg\" width=\"220\" height=\"151\" border=\"1\"><\/span><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">\n<p class=\"dateconcert\"><span class=\"dateconcert\"><b>Lieu :<\/b> Festival Prog\u2019 Sud, Jas\u2019Rod, les Pennes-Mirabeau (13)<br \/> <b>Date :<\/b> 24, 25, 26 et 27 mai 2006<br \/> <b>Photos :<\/b> Guillaume Arnaud                  <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p class=\"dateconcert\" align=\"justify\">         <b>Retour sur la septi\u00e8me \u00e9dition du festival Prog\u2019Sud, qui a r\u00e9uni pas moins de douze groupes sur quatre jours ! Une initiative rare, et un excellent travail d\u2019organisation de la part d\u2019une \u00e9quipe de b\u00e9n\u00e9voles passionn\u00e9s.<\/b><\/p>\n<p>        <b><u>Mercredi 24 mai \u2013 premier soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>  Pour ce d\u00e9but de festival, le Prog\u2019Sud propose trois groupes fran\u00e7ais d\u2019\u00e2ges et de genres diff\u00e9rents, histoire de montrer que cet \u00e9v\u00e9nement est avant tout fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>    <b><i>John Slade Band<\/i><\/b><br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Groupe marseillais, le John Slade Band ouvre le bal avec son jazz-rock fusion teint\u00e9 de progressif. Leur son efficace et leur \u00e9nergie retenue mais communicative permettent \u00e0 chacun de rentrer tr\u00e8s rapidement dans leur d\u00e9lire musical. Les diverses influences du groupe sont palpables, on peut penser \u00e0 Zappa ou \u00e0 Tribal Tech \u2026 Cependant, les synth\u00e9s occupent trop de place par rapport \u00e0 la guitare par exemple, ce qui perturbe pas mal l\u2019\u00e9coute \u00e9galement  contrari\u00e9e par des sons \u00e0 la limite du \u00ab&nbsp;pouet-pouet&nbsp;\u00bb. Convaincu par le potentiel du quartet &#8211; on a en effet affaire \u00e0 de tr\u00e8s bons musiciens &#8211; on se demande parfois si les morceaux sont finis, dans le sens o\u00f9 une certaine frustration a tendance \u00e0 s\u2019installer \u00e0 la fin de pratiquement chaque titre. Bonne d\u00e9couverte au final. <\/p>\n<p>  <b><i>Lord of Mushrooms<\/i><\/b><br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_3.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">La sc\u00e8ne du Prog\u2019 Sud a d\u00fb para\u00eetre bien petite aux ni\u00e7ois de Lord of Mushrooms revenus de Chine o\u00f9 ils ont jou\u00e9 devant 15 000 personnes \u00e0 P\u00e9kin. Mais les LOM n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 g\u00ean\u00e9s par ce d\u00e9tail et cela ne s\u2019est pas du tout ressenti dans leur prestation. V\u00e9ritable ic\u00f4ne du m\u00e9tal progressif en France et de plus en plus en dehors de nos fronti\u00e8res, ils ont su proposer un show d\u2019une qualit\u00e9 irr\u00e9prochable, chaque musicien montrant sa joie de jouer devant un public r\u00e9ceptif \u00e0 leur musique. Tr\u00e8s professionnels autant dans leur attitude que dans leur musique, on a pu se rendre compte, pour le bonheur de certains et pour le d\u00e9sespoir des autres que leur musique prendrait un nouveau tournant par l\u2019incorporation d\u2019une facette pop qu\u2019on ne leur soup\u00e7onnait pas jusqu\u2019\u00e0 maintenant au d\u00e9triment des \u00e9l\u00e9ments techniques, mais tout conservant le c\u00f4t\u00e9 m\u00e9tal. Un nouvel album et un DVD <i>live<\/i> devraient voir le jour d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>  <b><i>Ta\u00ef-Phan<\/i><\/b><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">On se souvient de Ta\u00ef-Phong au d\u00e9but des ann\u00e9es 70 en France, fond\u00e9 par les fr\u00e8res Ho Tong et r\u00e9v\u00e9lant un chanteur de grande renomm\u00e9e qu\u2019on ne citera que par une subtile traduction : \u00ab&nbsp;l\u2019homme en or&nbsp;\u00bb (s\u00fbrement par rapport \u00e0 l\u2019argent qu\u2019il a gagn\u00e9 par la suite en solo \u2026). Aujourd\u2019hui, il ne reste que le batteur St\u00e9phane Caussarieu qui a d\u00e9cid\u00e9 de faire subsister la m\u00e9moire du groupe en perp\u00e9tuant sa musique. Le nom est diff\u00e9rent mais proche. En revanche, d\u2019un point de vue musical on ne retrouve que les longs d\u00e9veloppements atmosph\u00e9riques propres au groupe de l\u2019\u00e9poque. Prestation d\u00e9cevante, le groupe ne parvient pas, avec ses compositions simples et bancales, \u00e0 convaincre un public nostalgique d\u2019une \u00e9poque r\u00e9volue. Les voix autant celle masculine que f\u00e9minine de Micha\u00eblle n\u2019arrivent pas \u00e0 s\u2019accorder et c\u2019est encore pire s\u00e9par\u00e9ment. Un bassiste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses baskets, perdu dans ses parties pourtant simplistes ne r\u00e9ussit que difficilement \u00e0 faire ressortir la qualit\u00e9 de jeu du guitariste, lui aussi parfois pauvre en discours m\u00e9lodique. A vouloir d\u00e9poussi\u00e9rer les souvenirs, on ne fait parfois que les enterrer un peu plus.<\/p>\n<p>   <b><u>Jeudi 25 mai \u2013 deuxi\u00e8me soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>  Pour cette deuxi\u00e8me soir\u00e9e, le Prog\u2019Sud affiche deux groupes italiens en pr\u00e9lude \u00e0 un groupe anglais mythique.<\/p>\n<p>  <b><i>Il Castello di Atlante<\/i><\/b><br \/>  Les italiens de Il Castello di Atlante ont une belle r\u00e9putation et les voir ici au Prog\u2019 Sud attise la curiosit\u00e9. Un groupe f\u00eatant ses 32 ann\u00e9es d\u2019existence m\u00e9rite toute l\u2019attention du public surtout lorsque les membres sont aussi sympathiques et chaleureux. La formation rock est agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un violoniste \u00e0 la mani\u00e8re de certains groupes de jazz-rock fusion, qui dans les longues parties instrumentales du groupe tient une place particuli\u00e8rement importante. Les morceaux sont atmosph\u00e9riques et empreints de po\u00e9sie. Le chant en italien permet d\u2019accentuer le proc\u00e9d\u00e9 tout en gardant le sens de la mise en place, des voix multiples et des constructions typiques des ann\u00e9es 70. Il Castello di Atlante est typique de la sc\u00e8ne progressive italienne mais s\u2019en d\u00e9marque par une force m\u00e9lodique particuli\u00e8re. Une belle prestation de plus d\u2019une heure en parfaite osmose avec la salle, tout en somme pour laisser un bon souvenir.<\/p>\n<p>   <b><i>Mangala Vallis<\/i><\/b><br \/>  Voici \u00e0 nouveau des italiens sur une sc\u00e8ne, mais cette fois-ci dans un style diff\u00e9rent. Mangala Vallis, c\u2019est la fusion de l\u2019ancienne et de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration. Compos\u00e9 de trois membres au d\u00e9part, le groupe d\u00e9cide apr\u00e8s son premier album de garder l\u2019un des guests de <i>The Book of Dreams<\/i>, en la personne du chanteur Bernardo Lanzetti, le Peter Gabriel italien, connu pour ses anciens groupes Acqua Fragile et P.F.M. La prestation est vraiment impressionnante. Le public est absorb\u00e9 par le jeu sc\u00e9nique de ce personnage charismatique, gesticulant dans tous les sens, entrant dans la peau des divers personnages qui apparaissent au fil des chansons. Le plus marquant est le d\u00e9guisement du loup-garou, correspondant au d\u00e9veloppement du deuxi\u00e8me album <i>Lycanthrope<\/i> qui vient juste de sortir. Micro dans le gant plein de griffes sur la gorge, Lanzetti, qui poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la base une voix particuli\u00e8re, nous montre \u00e0 quel point son inspiration est grande, lorsqu\u2019on entend les sons qu\u2019il produit. Entour\u00e9 de tr\u00e8s bons musiciens et servis par un tr\u00e8s bon son, Mangala Vallis attire m\u00eame les amateurs de progressif un peu plus m\u00e9tal et ce m\u00e9lange int\u00e9ressant revigore le genre. <\/p>\n<p>  <b><i>Soft Machine Legacy<\/i><\/b><br \/>  D\u00e9j\u00e0 surpris par les prestations des deux groupes pr\u00e9c\u00e9dents, et du nombre de personnes pr\u00e9sentes dans la salle, on savoure les quelques minutes qui nous s\u00e9parent de la derni\u00e8re prestation de la soir\u00e9e. Il faut un moment pour pr\u00e9parer la sc\u00e8ne demand\u00e9e par l\u2019un des groupes phares de la sc\u00e8ne progressive, les anglais de Soft Machine. Atteint par la disparition r\u00e9cente d\u2019Elton Dean, on se demande comment le groupe va g\u00e9rer son absence. C\u2019est triste \u00e0 dire, mais Soft Machine continue \u00e0 vivre, m\u00eame \u00e0 travers cette perte. Les quatre hommes nous proposent un jazz progressif \u00e9pur\u00e9 de toute fioriture et convainc le public venu tr\u00e8s nombreux pour les voir. La prestation, m\u00eame si elle est un peu mollassonne, a du charme et offre un beau voyage dans leur univers musical.<\/p>\n<p>    <b><u>Vendredi 26 mai \u2013 troisi\u00e8me soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>  Pour ce troisi\u00e8me soir, le Prog\u2019Sud joue la carte de la d\u00e9couverte mais aussi de la surprise !<\/p>\n<p>     <b><i>Paul Whitehead<\/i><\/b><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_5.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Bien, bien, bien \u2026 Comment d\u00e9crire cet \u00e9nergum\u00e8ne ? Un groupe d\u2019extra-terrestres au d\u00e9part surprenants, et pourtant rapidement ridicules et exasp\u00e9rants ? On ne peut pas reprocher le fait que Paul Whitehead utilise un Mac pour d\u00e9livrer quelques sons de type \u00ab&nbsp;guerre des \u00e9toiles&nbsp;\u00bb pour fabriquer un univers \u00e9trange et particulier. On ne peut pas non plus lui reprocher de vouloir mettre en sc\u00e8ne son histoire avec des d\u00e9guisements, de cacher son visage et celui de ses acolytes et de proposer une musique exp\u00e9rimentale \u2026 Si l\u2019ensemble surprend au premier abord et donne envie d\u2019aller plus loin dans le voyage, le r\u00eave s\u2019\u00e9vapore vite et les moqueries prennent le dessus sur le reste, les regards se croisent et signifient par un hochement de t\u00eate que c\u2019est bien \u2026 ridicule ! Cela dit, il ne tue pas, les extra-terrestres non plus \u2026 <\/p>\n<p>  <b><i>Eclat<\/i><\/b><br \/>  Eclat est le groupe d\u2019Alain Chiarazzo, l\u2019organisateur du festival. Il est donc normal de les voir y jouer, comme tous les ans. Pas d\u00e9plaisant de voir \u00e9voluer ce groupe et son <i>line-up<\/i> mouvant au fil du temps. Apr\u00e8s avoir r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 le batteur italien d\u2019Odessa, c\u2019est au tour de Fred Schneider de rejoindre les rangs d\u2019Eclat et \u00e0 vrai dire, ce n\u2019est pas plus mal de voir un excellent bassiste jouer. Le groupe joue divers morceaux de son r\u00e9pertoire mais aussi quelques nouveaut\u00e9s. Le son sert leur bonne qualit\u00e9 de jeu. Les compositions sont dynamiques et pourtant il est dommage de n\u2019entendre qu\u2019un riff par morceau et toujours ces d\u00e9veloppements solistes \u00e0 rallonges qui n\u2019apportent pas autre chose qu\u2019une enfilade de notes sans modulations. Evidemment, c\u2019est bien jou\u00e9 et tr\u00e8s propre, et cette prestation est incontestablement la meilleure du groupe depuis des ann\u00e9es, comme quoi \u2026  <\/p>\n<p>  <b><i>Lazuli<\/i><\/b><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_6.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"right\" border=\"1\">Avec les fran\u00e7ais de Lazuli, on entre dans une toute autre configuration sc\u00e9nique. La perspective que donne la vue d\u2019instruments peu acad\u00e9miques suscite la curiosit\u00e9 chez les spectateurs. Mais rien ne vaut de voir ces instruments utilis\u00e9s par leurs propri\u00e9taires. L\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, Lazuli, qui avait \u00e9t\u00e9 convi\u00e9, n\u2019avait pu jouer \u00e0 cause d\u2019une panne de courant s\u2019\u00e9tendant sur une grande distance aux alentours, alors que le mat\u00e9riel \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 install\u00e9. Un an apr\u00e8s, on peut enfin les voir sur sc\u00e8ne. Et quelle prestation ! Tout est parfait, les textes, la musique qui les accompagne, les musiciens qui se meuvent dans les \u00e9clairages, l\u2019ambiance que le groupe arrive \u00e0 cr\u00e9er devant une salle compl\u00e8tement hallucin\u00e9e. Des instruments exigeant un sacr\u00e9 talent tels que la L\u00e9ode, le vibraphone ou le Stick Chapman, propulsent le groupe, l\u00e0 o\u00f9 ceux des soirs pr\u00e9c\u00e9dents n\u2019avaient su envoyer le public : au firmament d\u2019une belle destin\u00e9e. <\/p>\n<p>  <b><u>Samedi 27 mai \u2013 dernier soir<\/u><\/b><\/p>\n<p>  Pour ce dernier soir, le Prog\u2019Sud continue \u00e0 jouer la carte de la d\u00e9couverte en allant crescendo jusqu\u2019\u00e0 la t\u00eate d\u2019affiche du n\u00e9o prog.<\/p>\n<p>     <b><i>Asturias<\/i><\/b><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_7.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Surprise compl\u00e8te, plut\u00f4t enrichissante m\u00eame si pas forc\u00e9ment exaltante. Asturias est un groupe japonais compos\u00e9 de quatre musiciens : deux gar\u00e7ons et deux filles. Guitare acoustique, violon, piano et fl\u00fbte se m\u00ealent pour offrir une musique classicisante et subtile. Partitions sous le nez, les musiciens jouent avec passion une musique progressive par bien des points, notamment dans les signatures rythmiques et la construction des morceaux.  Bonne entr\u00e9e en mati\u00e8re pour cette soir\u00e9e qui ne va pas nous \u00e9pargner. Inattendu, donc, et sympathique au demeurant. <\/p>\n<p>    <b><i>Baraka<\/i><\/b><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_8.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"right\" border=\"1\">Baraka est un trio japonais et pour le coup, l\u2019ambiance n\u2019est pas la m\u00eame que pr\u00e9c\u00e9demment, l\u2019instrumentarium <i>a fortiori<\/i> non plus. Les tr\u00e8s styl\u00e9s rockers vont mettre le feu \u00e0 cette salle pleine \u00e0 craquer, mais personne \u00e0 ce moment ne le sait encore. Un power trio, c\u2019est guitare, basse et batterie, avec au chant le bassiste la plupart du temps comme dans Rush par exemple. Tous les styles se m\u00e9langent dans ce rock p\u00eachu, passages funk groovy et m\u00eame reggae, des soli de guitare \u00e0 la Jimi Hendrix, un set qui ressemble en bref \u00e0 une grande <i>jam-session<\/i>. Rien de p\u00e9joratif car certains passages reviennent tout le long, laissant entendre que ces morceaux ne sont pas des improvisations mais de longs titres \u00e0 tiroirs, qu\u2019il suffit d\u2019ouvrir et refermer \u00e0 notre guise. Prestation intense et pleine d\u2019\u00e9nergie, Baraka casse la baraque et apr\u00e8s frottage de fesses et <i>bye bye<\/i>, la sc\u00e8ne se vide des p\u00e9dales d\u2019effets en faveur de RPWL.<\/p>\n<p>   <b><i>RPWL<\/i><\/b><br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psud06_9.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">RPWL, qui a la dure t\u00e2che de conclure cette septi\u00e8me \u00e9dition du festival, est la grande pointure actuelle du n\u00e9o-progressif. Le groupe allemand a su cr\u00e9er un son moderne dans un style qui avait trop tendance \u00e0 rester enracin\u00e9 dans la culture des ann\u00e9es 80. Alors, \u00e9videmment, le groupe n\u2019invente rien : on retrouve de longs morceaux passant par diverses atmosph\u00e8res. Ajoutons-y les soli langoureux de guitares, les nappes de synth\u00e9, la voix suave du chanteur, les refrains pop et un son muscl\u00e9 et nous obtenons RPWL. Voil\u00e0 une prestation vraiment pens\u00e9e, avec un \u00e9cran g\u00e9ant derri\u00e8re la batterie nous offrant des images en accompagnement des chansons. L\u2019aplomb dont font preuve les musiciens devient rare de nos jours et il est bon de le souligner. RPWL a son public dans cette salle des Pennes et c\u2019est avec une somptueuse reprise de <i>Atom Heart Mother<\/i> de Pink Floyd que se conclut tr\u00e8s tard dans la nuit cette \u00e9dition du Prog\u2019 Sud. <\/p>\n<p>   <b><i>Conclusion, en forme de bilan<\/i><\/b><br \/>  Les festivals progressifs \u2013 m\u00eame s\u2019ils semblent avoir tendance \u00e0 se d\u00e9velopper actuellement &#8211; restent tr\u00e8s rares en France, et \u00e0 plus forte raison dans un sud-est, sinistr\u00e9 en la mati\u00e8re. Il faut donc une fois de plus saluer tr\u00e8s largement l\u2019\u00e9norme travail men\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe d\u2019organisation du Prog\u2019Sud, qui se donne sans compter depuis sept ans et recherche un v\u00e9ritable ancrage du festival dans la vie culturelle locale.<br \/> L\u2019affiche de l\u2019\u00e9dition 2006 a pour m\u00e9rite d\u2019avoir fait d\u00e9couvrir quelques groupes sur quatre soir. Mais, on en est droit de se demander si la justesse des choix est partag\u00e9e par l\u2019ensemble du public. L\u2019\u00e9largissement du public ne doit pas se faire au d\u00e9triment d\u2019une ligne conductrice principale, celle de la d\u00e9couverte oui, mais celle de la d\u00e9couverte de groupes \u00ab&nbsp;progressifs&nbsp;\u00bb et non pas de groupes qui s\u2019en rapprochent de loin et m\u00eame parfois de tr\u00e8s loin&#8230;<\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Aleks L\u00e9zy<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2006\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/perso.frogprog.mageos.com\/progsud2006\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FESTIVAL : PROG&rsquo;SUD 2006 &nbsp; Lieu : Festival Prog\u2019 Sud, Jas\u2019Rod, les Pennes-Mirabeau (13) Date&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":22041,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22040"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22040"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22040\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22041"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}