{"id":22038,"date":"2009-01-27T00:00:00","date_gmt":"2009-01-26T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/ff4c48e8e4cca79a8a40b1608b7c961a_XL.jpg"},"modified":"2009-01-27T00:00:00","modified_gmt":"2009-01-26T22:00:00","slug":"22038","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/01\/27\/22038\/","title":{"rendered":"&#8211; Echolyn"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>FOCUS : ECHOLYN<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_main.jpg\" width=\"220\" height=\"148\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">  <b>Origine<\/b> : USA <br \/> <b>Style<\/b> : rock progressif moderne <br \/> <b>Form\u00e9 en<\/b> : 1989 <br \/> <b>Composition<\/b> : <br \/> Christopher Buzby \u2013 claviers, ch\u0153urs <br \/> Thomas Hyatt \u2013 basse, ch\u0153urs <br \/> Brett Kull \u2013 guitares, chant et ch\u0153urs <br \/> Paul Ramsey \u2013 batterie et  percussions <br \/> Raymond Weston \u2013 basse, chant <br \/> <b>Dernier album : <\/b><i>Cowboy Poems Free<\/i><br \/>(2000, r\u00e9\u00e9dition 2008)                 <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b> Dans la sph\u00e8re progressive, rares sont les groupes qui peuvent se vanter d\u2019avoir une carri\u00e8re longue de deux d\u00e9cennies. Les Am\u00e9ricains d\u2019Echolyn font partie des rescap\u00e9s de la d\u00e9b\u00e2cle des ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Apr\u00e8s bien des p\u00e9rip\u00e9ties et quelques parenth\u00e8ses, ces disciples de Gentle Giant tiennent toujours fermement la barre, avec un septi\u00e8me album studio en cours de composition.<\/p>\n<p><\/b>  A l\u2019aube des ann\u00e9es quatre-vingt dix, alors que le rock progressif classique est en pleine disgr\u00e2ce apr\u00e8s un \u00e9ph\u00e9m\u00e8re <i>revival<\/i>, Echolyn na\u00eet quelque part en Pennsylvanie sur les cendres d\u2019un groupe de reprises nomm\u00e9 Narcissus. Ses p\u00e8res fondateurs Brett Kull et Paul Ramsey sont vite rejoints par leur ex-comp\u00e8re Raymond Weston et le clavi\u00e9riste Christopher Buzby, et en octobre 1991, tandis que Thomas Hyatt prend le poste de bassiste pendant les sessions d\u2019enregistrement, le groupe sort un album \u00e9ponyme. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_2.jpg\" width=\"190\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">D\u00e8s leurs d\u00e9buts, les Am\u00e9ricains, bien que fortement influenc\u00e9s par Gentle Giant, d\u00e9veloppent d\u00e9j\u00e0 une griffe unique et moderne. <i>Echolyn<\/i> est fort logiquement remarqu\u00e9 et se trouve m\u00eame rapidement \u00e9puis\u00e9\u00a0! Fort de ce succ\u00e8s, le groupe encha\u00eene sur la composition du d\u00e9sormais classique <i>Suffocating the Bloom<\/i>. Le temps d\u2019un <i>EP<\/i> acoustique, <i>\u2026and Every Blossom<\/i> et Sony\/Epic entre en contact avec la bande \u00e0 Kull. Ces premi\u00e8res ann\u00e9es sont d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9es par des faits d\u2019armes sc\u00e9niques comme une premi\u00e8re partie de Dream Theater et le ProgFest 1994 (le concert verra le jour en 2002 sous forme d\u2019un double album sobrement nomm\u00e9 <i>ProgFest &rsquo;94: The Official Bootleg<\/i>). <\/p>\n<p>  <i>As the World<\/i> est enregistr\u00e9 pour Sony \u00e0 Nashville durant cette m\u00eame ann\u00e9e\u00a0: tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, d\u2019autant qu\u2019\u00e0 peine publi\u00e9, l\u2019album re\u00e7oit de nombreuses chroniques dithyrambiques. Le microcosme du prog\u2019 se met \u00e0 placer en Echolyn ses espoirs les plus fous. Malheureusement, Sony refuse de soutenir une tourn\u00e9e et l\u00e2che finalement le groupe qui finit par se s\u00e9parer. Cette fin inattendue est marqu\u00e9e par un disque posthume compos\u00e9 de d\u00e9mos in\u00e9dites et de titres <i>live<\/i>, le bien nomm\u00e9 <i>When the Sweet Turns Sour<\/i>&#8230; <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_3.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Si une r\u00e9surrection semble peu probable apr\u00e8s ce sabordage en bonne et due forme, nos musiciens restent tr\u00e8s actifs. C\u2019est l\u2019\u00e9poque d\u2019Always Almost (du hard rock aux influences progressives), de Grey Eye Glances (pop-rock) et de Finneus Gauge (jazz-fusion progressif). Et puis, \u00e0 l\u2019aube du troisi\u00e8me mill\u00e9naire d\u00e9barque <i>Cowboy Poems Free<\/i>, un nouveau disque d\u2019une fra\u00eecheur in\u00e9dite. Et d\u00e9sormais, Echolyn sera farouchement ind\u00e9pendant. Apr\u00e8s quelques concerts d\u00e9bute l\u2019\u00e9criture de l\u2019ambitieux <i>Mei<\/i> (2002), longue suite d\u2019une cinquantaine de minutes sur laquelle le groupe s\u2019offre les services d\u2019un orchestre. Le succ\u00e8s est au rendez-vous, Brett Kull et ses acolytes remontent une fois de plus sur les planches. L\u2019une de ces repr\u00e9sentations publiques sera immortalis\u00e9e sur un <i>bootleg<\/i> officiel, le double <i>Jersey Tomato<\/i>, sur lequel on retrouve <i>Mei<\/i> en version int\u00e9grale. <\/p>\n<p>  Les ann\u00e9es 2002 et 2003 sont synonymes d\u2019hyper-activit\u00e9 musicale pour les deux chanteurs d\u2019Echolyn\u00a0: tandis que Kull sort <i>Orange-ish Blue<\/i> dans un style pop-rock, Ray Weston se lance \u00e9galement dans une aventure en solo avec un <i>This Is My Halo<\/i> largement plus tortur\u00e9. Un coffret intitul\u00e9 <i>A Little Nonsense: Now and Then<\/i> retra\u00e7ant le d\u00e9but de carri\u00e8re d\u2019Echolyn et agr\u00e9ment\u00e9 de quelques in\u00e9dits et autres versions en concert voit le jour fin 2002. Les concerts se multiplient et l\u2019un d\u2019eux est enregistr\u00e9, \u00e0 domicile, en Pennsylvanie. Il donnera lieu au copieux double DVD <i>Stars and Gardens Vol.4<\/i> sur lequel on retrouve entre autres l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de <i>Mei<\/i> et des tonnes de bonus retra\u00e7ant l\u2019histoire du groupe. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_4.jpg\" width=\"190\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Echolyn poursuit sur sa lanc\u00e9e et enregistre <i>The End Is Beautiful<\/i> qui \u00e0 son tour sera remarqu\u00e9 d\u00e8s sa sortie. Fid\u00e8le \u00e0 son habitude, le groupe se lance dans une folle entreprise\u00a0: faire une tourn\u00e9e en Europe\u00a0! Le public du vieux continent peut enfin profiter \u00e0 l\u2019automne 2005 des performances sc\u00e9niques des Am\u00e9ricains\u00a0! Ces cinq ann\u00e9es de marathon s\u2019ach\u00e8vent sur une pause bien m\u00e9rit\u00e9e consacr\u00e9e \u00e0 divers projets (voir notre entrevue). Fin 2008, Brett Kull termine le remixage de <i>Cowboy Poems Free<\/i> et sort dans la foul\u00e9e son second album solo <i>The Last of the Curlews<\/i>. Le nouvel album d\u2019Echolyn est quant \u00e0 lui d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9&#8230; <\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_5.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">  <b>Progressia : C&rsquo;est un plaisir de pouvoir \u00e0 nouveau discuter avec toi. Lors de notre dernier entretien, la tourn\u00e9e <i>The End Is Beautiful<\/i> venait de s\u2019achever. Je suppose que de nombreuses choses se sont pass\u00e9es depuis, pour Echolyn et pour toi. Peux-tu nous faire un petit \u00ab&nbsp;r\u00e9sum\u00e9 de la situation&nbsp;\u00bb\u00a0? <br \/> Brett Kull : <\/b>Nous avons fait une pause par rapport au groupe. Nous avions tous tellement d&rsquo;autres choses \u00e0 faire. Il est difficile de trouver du temps pour g\u00e9rer ses affaires et encore moins pour jouer de la musique. J&rsquo;avais un studio de production qui s&rsquo;agrandissait et je devais trouver un lieu plus grand. Par chance, j&rsquo;ai d\u00e9got\u00e9 un lieu et j&rsquo;ai pass\u00e9 du temps \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager et \u00e0 rendre le studio op\u00e9rationnel. J&rsquo;ai \u00e9galement pass\u00e9 du temps \u00e0 \u00e9crire mon second album solo. <\/p>\n<p>  <b>Tu nous avais \u00e9galement parl\u00e9 d&rsquo;un album en concert d&rsquo;Echolyn enregistr\u00e9 aux Pays-Bas, \u00e0 Hengalo. Est-ce encore \u00e0 l&rsquo;ordre du jour ?<\/b><br \/> C&rsquo;est peut-\u00eatre pour cette ann\u00e9e. Je dispose maintenant de concerts enregistr\u00e9s \u00e0 Baltimore (2003), Bethlehem (2002), Hengalo (2005), et Los Angeles (2008). Nous ne savons pas encore tr\u00e8s bien sous quelle forme les sortir. <\/p>\n<p>  <b>A propos de concerts, tu as jou\u00e9 r\u00e9cemment avec Paul (Ramsey) aux c\u00f4t\u00e9s de Francis Dunnery\u00a0(ex-It Bites) ? Comment as-tu eu cette opportunit\u00e9\u00a0? Que retires-tu de cette exp\u00e9rience\u00a0? <\/b><br \/> Francis produisait un projet appel\u00e9 The Syn. Il cherchait un studio et m&rsquo;a appel\u00e9. Nous nous sommes de suite bien entendus. Le premier jour, nous avons fait les prises de batterie pour The Syn, Le batteur engag\u00e9 pour l&rsquo;occasion n&rsquo;\u00e9tait pas capable de jouer la musique, j&rsquo;ai donc propos\u00e9 Paul qui lui a su faire le boulot. Il a sauv\u00e9 la journ\u00e9e et a impressionn\u00e9 Francis. Lui et moi avons commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur d&rsquo;autres projets qui l&rsquo;ont finalement amen\u00e9 \u00e0 constater que je jouais aussi de la guitare. C&rsquo;est ainsi que Paul et moi nous sommes retrouv\u00e9s \u00e0 jouer dans son groupe. C&rsquo;est un grand monsieur qui transpire la musique et l&rsquo;\u00e9nergie. <\/p>\n<p>  <b>Echolyn a \u00e9galement jou\u00e9 au NEARfest et au CalProg. \u00cates-vous satisfait de vos prestations\u00a0? Quelles sont les diff\u00e9rences entre ces deux festivals\u00a0? Entre le public de la c\u00f4te est et celui de la c\u00f4te ouest\u00a0? Ces concerts ont-ils \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s ou film\u00e9s\u00a0pour un \u00e9ventuel disque ou DVD\u00a0? <\/b><br \/> Les deux concerts ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Le NEARfest est un peu plus th\u00e9\u00e2tral, avec des \u00e9clairages de fous, des singes volants, des \u00e9crans g\u00e9ants, etc. Les gars qui g\u00e8rent \u00e7a sont tr\u00e8s sympas et sont de grands fans de progressif. Je suis honor\u00e9 de faire partie de cette famille. La pr\u00e9sence du  public est assez intense, comme dans la plupart des concerts de prog&rsquo;. \u00c7a pense, \u00e7a t&rsquo;observe, \u00e7a t&rsquo;\u00e9value, mais tous ceux que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s gentils et je me sens privil\u00e9gi\u00e9 de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier de cette attention. Au NEARfest, nous nous sentons comme chez nous, on commet donc quelques maladresses parfois. Le d\u00e9cor du Calprog est plus froid, plus centr\u00e9 sur la musique, sans tout le d\u00e9corum. Le fondateur du festival est tr\u00e8s sympa et je suis heureux d&rsquo;\u00eatre son ami. Les publics sont finalement tr\u00e8s similaires. Nous sommes un groupe qui va au contact et qui donne tout. On s&rsquo;est senti plus \u00e0 l&rsquo;aise au CalProg sans tout les \u00e9clairages et autres. Je pr\u00e9f\u00e8re jouer dans un bar, tout pr\u00e8s du public que loin du spectateur, on \u00e9tablit plus de liens. On aurait besoin d&rsquo;un festival progressif dans une petite salle, sans tout le tintouin. De la fum\u00e9e de cigarettes, \u00e0 boire, une seule ampoule et c&rsquo;est tout. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_6.jpg\" width=\"190\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\"><b><i>Cowboy Poems Free<\/i>\u00a0est un peu l\u2019album de la renaissance apr\u00e8s l\u2019exp\u00e9rience Sony. Pourquoi as-tu voulu le remixer\u00a0? Penses-tu faire la m\u00eame chose plus tard avec <i>Suffocating the Bloom<\/i> ? <\/b><br \/> Je trouvais que la musique \u00e9tait excellente et montrait de la maturit\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9criture. Mais le mixage ne me convenait plus. Je pense que mes comp\u00e9tences en tant qu&rsquo;ing\u00e9nieur du son ont consid\u00e9rablement augment\u00e9 durant les neuf ann\u00e9es qui se sont \u00e9coul\u00e9es depuis l&rsquo;enregistrement de l&rsquo;album. Le mixage est maintenant plus puissant et correspond davantage \u00e0 ce qui est exprim\u00e9 au travers de la musique. J&rsquo;aimerais beaucoup faire la m\u00eame chose avec <i>Suffocating the Bloom<\/i>, mais malheureusement le <i>master<\/i> en multipistes a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9. J\u2019ai r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 ce que j\u2019avais coup\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque, il faut donc que je m\u2019y replonge, pour voir ce que je peux en faire. Ces enregistrements contiennent les pistes de base des morceaux, ce serait donc amusant de les entendre \u00e0 nouveau. <\/p>\n<p>  <b>Le nouvel album est d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9 si l\u2019on en croit les news post\u00e9es sur votre site. Une date de sortie est-elle d\u00e9j\u00e0 planifi\u00e9e\u00a0? Quelles sont les nouvelles directions que vous allez emprunter sur ce disque\u00a0? Quelque chose de conceptuel comme <i>Mei<\/i> ou de  plus direct comme <i>The End is Beautiful<\/i>\u00a0? <\/b><br \/> Il sera diff\u00e9rent. Nous essayons de nouvelles choses. Nous d\u00e9testons nous r\u00e9p\u00e9ter. C&rsquo;est notre approche de l&rsquo;\u00e9criture et de l&rsquo;enregistrement. La nouveaut\u00e9 inspire, c&rsquo;est pour cela que c&rsquo;est si long. A ce jour, nous disposons de sept bonnes id\u00e9es mais nous en voulons davantage. Comme pour chaque album, nous sommes excit\u00e9s de la tournure que tout cela va prendre. <\/p>\n<p>  <b>Envisagez-vous de revenir en Europe \u2013 et de venir en France,cette-fois ci\u00a0! \u2013 pour promouvoir votre prochain album\u00a0? <\/b><br \/> Je sais que tout le monde aimerait le refaire. Honte \u00e0 nous d&rsquo;avoir rat\u00e9 la France lors de notre derni\u00e8re tourn\u00e9e. C&rsquo;est un si beau pays. Cela figure d\u00e9sormais sur la liste des choses \u00e0 faire. Il s&rsquo;agit simplement de trouver le temps. <\/p>\n<p>  <b>Tu viens de sortir ton second album solo, <i>The Last of the Curlews<\/i>, sur lequel tu fais quasiment tout. Tu y parles beaucoup d\u2019amour et de nombreux th\u00e8mes sont assez nostalgiques. Cet album semble \u00eatre tr\u00e8s personnel. Quelles sont les diff\u00e9rences entre <i>The Last of the Curlews<\/i> et ton premier disque, <i>Orange-ish Blue<\/i>\u00a0? <\/b><br \/> L&rsquo;album est tr\u00e8s riche et plein de profondeur. J&rsquo;ai voulu y inclure de nombreuses textures mais \u00e9galement de la simplicit\u00e9. M\u00e9lodie, m\u00e9lodie, m\u00e9lodie ! J&rsquo;aime les chansons sans \u00e9l\u00e9ment central. Explorer son subconscient est effrayant tout en restant pur. J&rsquo;ai voulu faire cela au travers de chaque mot et de chaque note. Je veux parler d&rsquo;amour. C&rsquo;est un sujet us\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la corde, qu&rsquo;on a peur d&rsquo;aborder et qui croule sous les clich\u00e9s. Je ne pense pas que \u00ab&nbsp;nostalgie&nbsp;\u00bb soit le bon terme pour d\u00e9crire ces chansons. Pour moi, cela a quelque chose d&rsquo;intemporel. Les sujets sont universels mais \u00e9galement tr\u00e8s personnels. Il y a des th\u00e8mes communs \u00e0 notre condition humaine et je suis tr\u00e8s heureux de la fa\u00e7on dont je les ai abord\u00e9s. J&rsquo;esp\u00e8re que les gens s&rsquo;en apercevront. <\/p>\n<p>  <b>Vous \u00eates toujours farouchement ind\u00e9pendants. Allez-vous poursuivre sur cette voie ou de signer sur un label pour ce nouveau disque\u00a0? Quelle est ta position sur le t\u00e9l\u00e9chargement ill\u00e9gal\u00a0? Penses-tu que cela ait affect\u00e9 tes propres ventes\u00a0? <\/b><br \/> L&rsquo;ind\u00e9pendance est toujours la meilleure solution ! Dans la musique actuelle, les artistes peuvent r\u00e9aliser des choses \u00e9tonnantes eux-m\u00eames. Je souhaite sinc\u00e8rement que les maisons de disques s&rsquo;effondrent et br\u00fblent. Elles exhalent tellement de mauvais karma. L&rsquo;industrie du disque a exploit\u00e9 et tir\u00e9 profit des gens trop longtemps. Elle a jet\u00e9 de si belles choses \u00e0 terre. Cela implique que les artistes doivent \u0153uvrer pour eux-m\u00eames, et je pense que c&rsquo;est la meilleure des choses ! On se d\u00e9barrassera ainsi de toutes les primas donnas, de ceux qui veulent devenir des rock stars. Je n\u2019ai strictement rien \u00e0 faire du t\u00e9l\u00e9chargement ill\u00e9gal. On appelle \u00e7a la publicit\u00e9 gratuite et si quelqu\u2019un veut \u00e9couter l\u2019un de mes chansons, j\u2019en suis heureux. Je ne vis pas au-dessus de mes moyens comme tous ces cr\u00e9tins qui se plaignent d\u2019\u00eatre d\u00e9trouss\u00e9s par le t\u00e9l\u00e9chargement ill\u00e9gal. Les gens peuvent acheter de la musique, payer pour me voir en concert ou acheter un tee-shirt. Ils peuvent payer pour avoir l\u2019album comme je le fais moi-m\u00eame avec la musique que j\u2019aime. Il y a des tas de mani\u00e8res pour un artiste de gagner de l\u2019argent. Si quelqu\u2019un veut graver mon disque et le donner \u00e0 quelqu\u2019un, j\u2019en suis honor\u00e9. <\/p>\n<p>  <b>Outre Echolyn et ton album solo, as-tu actuellement d\u2019autres projets parall\u00e8les\u00a0? <\/b><br \/> Je viens de finir de produire un groupe sympa appel\u00e9 The Scenic Route. Paul et moi joueront quelques concerts avec Francis Dunnery et nous allons travailler sur un nouveau projet avec lui en f\u00e9vrier. Je viens de commencer \u00e0 enseigner l&rsquo;utilisation de Audio 101 dans deux universit\u00e9s, je suis donc officiellement professeur ! Qui l&rsquo;e\u00fbt cru ? <\/p>\n<p>  <b>Encore un mot pour les lecteurs de Progressia\u00a0? <\/b><br \/> Merci ! Merci ! Merci ! Vive la France <i> (NdlR : en fran\u00e7ais dans le texte) ! <\/i><\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_7.jpg\" width=\"190\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\"> Le premier album en solo de Brett Kull se situe bien loin d\u2019Echolyn sur l\u2019\u00e9chiquier des genres. <i>Orange-ish Blue<\/i> trouve son inspiration autant dans les ann\u00e9es soixante que dans le rock am\u00e9ricain ou la pop moderne. On pense souvent aux Beatles (\u00ab&nbsp;Kisses in the Sun&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Mister Greenlight&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Untitled #1&nbsp;\u00bb), y compris parfois dans le chant. Les vell\u00e9it\u00e9s folk de Kull dont on a pu entendre un aper\u00e7u sur le <i>EP<\/i> acoustique d\u2019Echolyn <i>&#8230;and Every Blossom<\/i> peuvent \u00e9galement s\u2019exprimer ici. Ailleurs, certains titres renvoient directement au rock anglo-saxon comme \u00ab&nbsp;15 hours&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Come on Joe&nbsp;\u00bb.  La guitare de Brett Kull est la reine du bal, sobrement accompagn\u00e9e \u00e7\u00e0 et l\u00e0 par les claviers de son ami Chris Buzby ou d\u2019un trio \u00e0 cordes (\u00ab&nbsp;All the Rage&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Sometimes Love Forgets&nbsp;\u00bb). Les trouvailles m\u00e9lodiques, les petites enluminures d\u2019arri\u00e8re-plan et autres effets sont innombrables. Mais si Brett Kull a voulu donner une coloration surann\u00e9e, parfois nostalgique \u00e0 ses chansons, la production reste \u00e9minemment moderne, truff\u00e9e de petits effets sonores. <i>Orange-ish Blue<\/i> refl\u00e8te son auteur, bienveillant \u00e0 l\u2019\u00e9gard du pass\u00e9 mais r\u00e9solument ancr\u00e9 dans son \u00e9poque. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/focus_echolyn09_8.jpg\" width=\"190\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\"> Six ans plus tard, Brett Kull a accumul\u00e9 une bien belle brass\u00e9e de nouvelles chansons. Except\u00e9 Paul Ramsey qui tient toujours les baguettes, Kull ne s\u2019est entour\u00e9 cette fois-ci pour les enregistrer que de quelques voix. Musicalement, <i>The Last of the Curlews<\/i> reste dans le giron de <i>Orange-ish Blue<\/i>, sur un mode plus introspectif peut-\u00eatre, plus m\u00e9lancolique, plus calme. Centr\u00e9 comme son pr\u00e9d\u00e9cesseur sur la m\u00e9lodie, il d\u00e9voile les m\u00eames influences pr\u00e9gnantes. Les titres vont droit au but sans refuser toutefois quelques savants arrangements dont le compositeur\/producteur a le secret. A la fois sobre (\u00ab&nbsp;Love is on the Discarded Street&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;There Was a Place for Us&nbsp;\u00bb), tendu  (\u00ab&nbsp;Acadia Gull&nbsp;\u00bb), enjou\u00e9 (\u00ab&nbsp;Lullabies and Starlings&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;If She Could Be Who She Wanted&nbsp;\u00bb) voire lyrique (Le final de \u00ab&nbsp;Hey Horizon&nbsp;\u00bb ou le crescendo de \u00ab&nbsp;Windows of Light&nbsp;\u00bb), ce disque se veut le r\u00e9v\u00e9lateur des pens\u00e9es de son cr\u00e9ateur o\u00f9 l\u2019amour tient une grande place. Kull parcourt ainsi les \u00e9motions humaines et tente de les rendre tangibles, de les verbaliser, simplement, sans fioritures, de sa voix chaleureuse pleine de conviction. Musicalement riche, sobre dans son interpr\u00e9tation, charg\u00e9 de sens, <i>The Last of the Curlews<\/i> invite \u00e0 s\u2019arr\u00eater quelques minutes pour prendre le temps de s\u2019interroger. Sur soi, sur nous. <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Jean-Philippe Haas<br \/><\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>sites web : <\/p>\n<p><\/strong><a href=\"http:\/\/www.echolyn.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.echolyn.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><\/strong><a href=\"http:\/\/www.brettkull.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.brettkull.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FOCUS : ECHOLYN &nbsp; Origine : USA Style : rock progressif moderne Form\u00e9 en :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":22039,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22038"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22038"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22038\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22039"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22038"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22038"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22038"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}