{"id":22015,"date":"2007-11-10T00:00:00","date_gmt":"2007-11-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/2e227590c16a8e5f0e9dfbc35e357985_XL.jpg"},"modified":"2007-11-10T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-09T22:00:00","slug":"22015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/10\/22015\/","title":{"rendered":"&#8211; Prog Rock Fest"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>FESTIVAL : PROG ROCK FEST<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_prf07_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b>Lieu<\/b> : La Sc\u00e8ne Bastille<br \/> <b>Date<\/b> : 2 octobre 2007<br \/> <b>Photos<\/b> : Dan Tordjman                 <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>Un festival de rock progressif, c\u2019est avant tout une messe, un moment o\u00f9 on appuie sur \u00ab&nbsp;pause&nbsp;\u00bb, o\u00f9 on rencontre des gens qui eux aussi, vibrent en \u00e9coutant la musique qui les font r\u00eaver depuis des ann\u00e9es. Un festival de rock progressif, c\u2019est un \u00e9v\u00e9nement qu\u2019on quittera forc\u00e9ment \u00e0 regret. Un festival de rock progressif, c\u2019est un \u00e9change, c\u2019est un moment de recueillement, un moment de joie, un moment simple, un moment inoubliable.<br \/> Tout cela pour poser une question simple : le Prog Rock Fest \u00e9tait-il, comme son nom l\u2019indique, un festival de rock progressif ?<\/b><\/p>\n<p>  <b>L\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale<\/b><\/p>\n<p>  Quelques faits, \u00e9vidents, laissent un go\u00fbt amer dans la bouche : si les groupes avaient \u00e9t\u00e9 mauvais, tout aurait \u00e9t\u00e9 si simple\u2026 Si l\u2019organisation avait \u00e9t\u00e9 en-dessous de tout, il aurait \u00e9t\u00e9 si facile de c\u00e9der \u00e0 la critique et de donner ironiquement rendez-vous aux \u00e9ventuels courageux l\u2019ann\u00e9e suivante. Tout y \u00e9tait bel et bon : organisation, groupes, musique (il faudra y revenir, ceci dit\u2026) et pourtant, le Prog Rock Fest n\u2019\u00e9tait pas un festival de rock progressif. Tout cela n\u2019\u00e9tait pas une question de moyen, pire encore, n\u2019a \u00e9t\u00e9 de la faute \u00e0 personne ; mieux encore, esp\u00e9rons qu&rsquo;il sera reconduit l\u2019ann\u00e9e prochaine\u2026 Alors&#8230;une amertume ? Oui, pourtant. <\/p>\n<p>  Les trois groupes pr\u00e9sents avaient leur petit public, peu dense au demeurant (cent vingt  personnes environ), qui a accueilli plut\u00f4t fra\u00eechement (appelons ainsi quelques applaudissements polis et autres cris faisant bonne figure) les artistes qu\u2019il ne connaissait pas. Il y avait les amis de Kourtyl, ceux de Rosa Luxemburg, de Black Noodle Project et quelques int\u00e9ress\u00e9s, clairsem\u00e9s, qui \u00e9coutaient les concerts en professionnels ; ceux-l\u00e0 ne r\u00eavent visiblement plus depuis longtemps. Pour donner un bon \u00e9tat de l\u2019ambiance, consid\u00e9rons que ce festival fut accueilli par le public comme une longue premi\u00e8re partie : vous savez, ce moment si particulier o\u00f9 on attend quelqu\u2019un d\u2019autre, tout en prenant son mal en patience entre les morceaux qu\u2019on entend sans vraiment les \u00e9couter, juste poliment\u2026<br \/> Deuxi\u00e8me b\u00e9mol, et de taille : l\u2019accompagnement sonore destin\u00e9 \u00e0 faire (en th\u00e9orie) patienter le public. Dans un festival de rock progressif, on lui offre de vieux standards, Genesis, Pink Floyd, Marillion, des titres de IQ, de petites nouveaut\u00e9s ; \u00e9ventuellement, on fera tra\u00eener quelques oreilles du c\u00f4t\u00e9 de Bj\u00f6rk, Radiohead ou Sigur Ros, mais par piti\u00e9, pas de hardcore et de musique de rame de m\u00e9tro, ce n\u2019est pas la convention des revues Respect ou D\u00e9monia, c\u2019est un moment de partage autour du prog\u2026. C\u2019est du rock progressif dont il est question, en th\u00e9orie. Serais-ce plus cher de programmer quelques titres un peu classiques, propres \u00e0 installer une ambiance, au lieu de morceaux stressants, laids, glauques au sens litt\u00e9ral du terme, et tr\u00e8s anxyog\u00e8nes ? Dans ce genre d\u2019\u00e9v\u00e9nement, la forme vaut autant que le fond. <\/p>\n<p>  Le fond, justement, parlons-en un peu\u2026<\/p>\n<p>  <b>Kourtyl<\/b><\/p>\n<p> <b>Set-list :<\/b> Instruduction Introental \u2013 Princesse \u2013 Gabrielle \u2013 Damn\u00e9e \u2013 6 R\u00eanes \u2013 Un Monde parfait \u2013 Le Royaume de M\u00fb. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_prf07_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Le chanteur se pr\u00e9sente : \u00ab&nbsp;Je vois des visages familiers.&nbsp;\u00bb Etait-ce bien un point sur lequel il fallait vraiment insister ? Ce genre de phrase, bien innocente et partant d\u2019un bon sentiment, conf\u00e8re \u00e0 l\u2019ambiance un c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;petite famille&nbsp;\u00bb, petit cercle herm\u00e9tique. Premi\u00e8re impression, donc : on ne se sent pas int\u00e9gr\u00e9 avec une introduction pareille, on ne se sent pas chez soi ; bien plus, on se sent de trop. Heureusement, il reste la musique. L\u00e0 n\u2019est pas le lieu et l\u2019endroit pour juger de la \u00ab&nbsp;proguitude&nbsp;\u00bb de Kourtyl, disons pour faire simple que nous avons affaire \u00e0 un groupe fran\u00e7ais classique, techniquement capable de bonnes choses, mais qui doit apprendre \u00e0 sourire un peu, \u00e0 plaisanter, \u00e0 fraterniser avec le public. L\u2019atmosph\u00e8re n\u2019est pas \u00e0 la f\u00e9\u00e9rie mais \u00e0 la gravit\u00e9, l\u2019ambiance est bien sombre, les lumi\u00e8res se cantonnent au noir, violet ou bleu marine. Cette monochromie est angoissante.<br \/> Signe des temps ? Disons que les oreilles satur\u00e9es de hardcore, l\u00e9g\u00e8rement embrum\u00e9es par une bi\u00e8re hors de prix ne sont pas tr\u00e8s r\u00e9ceptives \u00e0 une introduction \u00e0 la guitare satur\u00e9e et virile, \u00e0 la batterie fougueuse qui heureusement, sera rapidement estomp\u00e9e par des parties de guitare tr\u00e8s soign\u00e9es et des moments (parfois un peu) plus oniriques. <br \/> Une remarque : les artistes n&rsquo;\u00e9changent pas de regards, ne se sourient gu\u00e8re, et ne jettent pas un oeil en direction du public. Ils sont jeunes, d\u00e9butent le festival. N\u2019en faisons donc pas une maladie, c\u2019est juste un peu frappant\u2026<br \/> L\u2019introduction est pass\u00e9e. Bilan : elle manque d\u2019emphase, de d\u00e9goulinures, de prog ! Pour introduire un tel festival, il faut un bon morceau classique, une reprise enchanteresse, quelque chose qui fixe le public et le fasse d\u2019embl\u00e9e sourire\u2026 Rappelez-vous, la pie voleuse, l\u2019\u00e9pouvantable Carl Hoff et son Carmina Burana, ce n\u2019\u00e9tait pas bien subtil mais pour ce qui est de l&rsquo;ambiance, on n\u2019a rien fait de mieux depuis\u2026 Autre point, le son n\u2019\u00e9tait pas extraordinaire au d\u00e9but et votre serviteur a pass\u00e9 tout le premier morceau \u00e0 deviner si le titre \u00e9tait en Anglais ou en Fran\u00e7ais (oui, les bouchons d\u2019oreille, la bi\u00e8re, le hardcore, mais quand m\u00eame\u2026).<\/p>\n<p>  Kourtyl nous distilla donc pendant une grosse demi-heure sa musique qui, techniquement, est irr\u00e9prochable : mention sp\u00e9ciale pour le bassiste Briac Maillard qui sut, \u00e0 de nombreuses reprises, valoriser sa pr\u00e9sence, notamment dans le final de certains morceaux. Ce jeune musicien a bien compris son r\u00f4le : est un bon bassiste celui qui se fait tranquillement oublier mais qui, \u00e9pisodiquement, vient nous prouver que son absence nuirait cruellement \u00e0 l\u2019harmonie de l\u2019ensemble. L\u2019atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9livr\u00e9e par Kourtyl se veut \u00e0 cheval entre Porcupine Tree (\u00ab&nbsp;6 R\u00eanes&nbsp;\u00bb) et Ex Vagus (pour l\u2019emphase et les moments de r\u00e9volte du chanteur Paulo Curralo), en y ajoutant parfois un soup\u00e7on orientalisant (\u00ab&nbsp;Princesse&nbsp;\u00bb), mais dans l\u2019ensemble, tout cela est de facture tr\u00e8s classique. La guitare de J\u00e9r\u00e9mie Calani viendra compl\u00e9ter brillamment chacune des compositions, parfois d\u2019ailleurs au d\u00e9triment de ses petits camarades\u2026<\/p>\n<p>  \u00ab&nbsp;\u00c7a va, on ne s\u2019ennuie pas ?&nbsp;\u00bb nous demande le chanteur, peu de temps avant la fin du set. <\/p>\n<p> Ne jamais demander une chose pareille \u00e0 son public, sinon, \u00e9videmment qu\u2019on va l\u2019ennuyer. Jouer sa musique, sourire, prendre du plaisir, le partager, oser. Voil\u00e0 tout ce qu\u2019on attend. Bilan sur Kourtyl : bon groupe, un peu vert peut-\u00eatre, et qui aurait sans doute eu sa place en deuxi\u00e8me partie de programmation, parce que ceux qui suivent, Rosa Luxemburg, auront \u00e9t\u00e9 les v\u00e9ritables artistes prog de la soir\u00e9e. Ce qui est important dans un festival, c\u2019est d\u2019installer une atmosph\u00e8re, de poser des rep\u00e8res pour que le public, qui conna\u00eet mal les groupes, ne se sente pas totalement perdu. Kourtyl a fait de son mieux, avec un son qui aurait peut-\u00eatre m\u00e9rit\u00e9 un peu plus de rigueur, mais ils n\u2019y \u00e9taient pour rien. Il manquait la petite touche de fantaisie qui aurait permis une introduction en bonne et due forme.<br \/> Rosa Luxemburg tenta fort bien de s\u2019y employer. <\/p>\n<p>  <b>Rosa Luxemburg<\/b><\/p>\n<p> <b>Set-list :<\/b> Video intro \u2013 J&rsquo;\u00e9tais je suis je serai \u2013 La commune de Berlin-Rosa &#8211; L&rsquo;attente h\u00e2tive (avec zouk) \u2013 L&rsquo;architecte \u2013 Nos \u00e2mes perdues \u2013 Le changement (avec des extraits de \u00ab&nbsp;Watcher of the skies&nbsp;\u00bb et de \u00ab&nbsp;Firth of Fifth&nbsp;\u00bb de Genesis) <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_prf07_3.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Premier constat : ouf, enfin un sourire ! \u00ab&nbsp;Maintenant, mes fr\u00e8res, nous allons chanter, Amen !&nbsp;\u00bb. Rosa Luxemburg ne se prend pas au s\u00e9rieux, vient faire rire. L\u2019introduction, un tantinet longuette, nous montre les membres du groupe faire les andouilles pendant les s\u00e9ances d\u2019enregistrement. On est dans la d\u00e9tente, voire une certaine forme de dilettantisme (la chanteuse n\u2019a pas quitt\u00e9 son chewing-gum de tout le set, saluons la performance !). La chanteuse, parlons-en : une voix juste, claire, simple, comme le prog fran\u00e7ais sait en d\u00e9nicher depuis Ma\u00efko d\u2019Arakeen jusqu\u2019\u00e0 Sa Majest\u00e9 Roy de Lac Placide. Un l\u00e9ger petit nuage vient obscurcir ce climat serein : la gravit\u00e9 des textes.<br \/> Comme chez Kourtyl, on n\u2019est pas l\u00e0 pour rigoler : on y parle de r\u00e9volution, de fin du monde, des th\u00e9matiques guerri\u00e8res donnent une sonorit\u00e9 un peu trop rock \u00e0 l\u2019ensemble, dont le climat se veut \u00e0 cheval entre Bob Marley (dispensables s\u00e9ances reggae) et Niagara p\u00e9riode <i>Religion<\/i> (pour le c\u00f4t\u00e9 blonde r\u00e9volt\u00e9e en col\u00e8re m\u00e2chant du chewing-gum de la chanteuse). Parfois, Minouche, la Star de la soir\u00e9e, vient pousser la chansonnette (un petit c\u00f4t\u00e9 Alain Chamfort dans les intonations). Rosa Luxemburg nous entra\u00eene ainsi tranquillement dans des rythmes un peu plus dynamiques que Kourtyl avec quelques audaces musicales qui auraient tendance \u00e0 rendre le r\u00e9sultat l\u00e9g\u00e8rement confus ; le public s\u2019anime un peu plus, m\u00eame si ce n\u2019est pas encore la folie. Ce qui le r\u00e9veille (enfin\u2026) &#8211; l\u2019introduction de ce <i>Live Report<\/i> ne s\u2019y \u00e9tait donc pas tromp\u00e9 &#8211; ce sont les reprises, et il y en a quelques-unes : du g\u00e9n\u00e9rique de K2000 \u00e0 Pulp Fiction en passant par (\u00f4 joie, enfin !!) : \u00ab&nbsp; Watcher of the skies &nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp; Firth of fifth &nbsp;\u00bb de Genesis. Evidemment, \u00e7a ne loupe pas : le public r\u00e9agit, et, enthousiaste, en redemande. Le prog est enfin l\u00e0 ! Il ne reste plus qu\u2019\u00e0 Black Noodle Project \u00e0 rafler la mise. Bilan sur Rosa Luxemburg : de la musique chaleureuse, authentique, sans r\u00e9els reliefs (pas de refrains entra\u00eenants, pas de moments marquants) mais avec une ind\u00e9niable pr\u00e9sence sc\u00e9nique. Souhaitons leur une bien belle route !<\/p>\n<p>  <b>The Black Noodle Project<\/b><\/p>\n<p> <b>Set-list :<\/b>Introspection \u2013 Where everything is Dark \u2013 Lost (I miss you) \u2013 To Pink from Blue \u2013 Coming up for Air (nouveau morceau) \u2013 Garden of Delights \u2013 Somewhere between Here &#038; There \u2013 She Prefers her Dreams.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_prf07_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Rosa Luxemburg avait bien chauff\u00e9 l\u2019ambiance, et Black Noodle Project peut arriver tranquillement nous proposer un set d\u2019une grande qualit\u00e9 artistique. Un petit reproche, c\u2019est \u00e0 la limite un peu trop bien organis\u00e9, froid, distant. Le noir et bleu marine introspectifs reviennent de plus belle, les morceaux sont plus graves, plus longs aussi, plus structur\u00e9s. Il faut en prendre notre parti : le prog aujourd\u2019hui se doit d\u2019\u00eatre s\u00e9rieux, chevelu et introspectif. Il est loin le temps des Arlequins et des attaques d\u2019Alien\u2026 Dans l\u2019ensemble, et cela vaudra pour les trois concerts, tout cela manque de joie et de f\u00e9\u00e9rie. Ce qui est remarquable dans ce jeune groupe, c\u2019est la capacit\u00e9 \u00e0 interpr\u00e9ter des morceaux parfaitement structur\u00e9s, o\u00f9 la batterie reste discr\u00e8te (contrairement \u00e0 Kourtyl, par exemple) avec un chant qui, lui non plus,  n\u2019est peut-\u00eatre pas assez pr\u00e9sent. L\u2019ambiance est \u00e0 cheval entre Landmarq et Porcupine Tree, avec quelques tentatives crypto-floydiennes parfaitement ma\u00eetris\u00e9es. Les <i>soli<\/i> sont vraiment tr\u00e8s r\u00e9ussis (par exemple sur \u00ab&nbsp;Lost, I miss You&nbsp;\u00bb) mais les arr\u00eats des chansons ont tendance \u00e0 \u00eatre un peu brutaux, c\u2019est dommage. Un <i>solo<\/i> de guitare, il faut le laisser vivre, respirer, et ne pas l\u2019\u00e9touffer brutalement parce que la <i>set-list<\/i> le r\u00e9clame. Le temps \u00e9tait limit\u00e9, ceci explique peut-\u00eatre cela\u2026<br \/> Black Noodle Project est un vrai groupe de prog, certes, mais de prog d\u2019aujourd\u2019hui : ce n\u2019est pas tr\u00e8s joyeux, parfois un peu trop brutal, et \u00e7a manque de refrains, de petites m\u00e9lodies fantaisistes qu\u2019on savait garder en m\u00e9moire, m\u00eame apr\u00e8s le concert. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale,  le groupe vient couronner dignement ce festival d\u2019un tr\u00e8s haut niveau musical par son savoir-faire et son extr\u00eame professionnalisme, il faudrait juste qu\u2019il accepte un petit peu d\u2019improviser, de sourire, de nous faire voyager\u2026<\/p>\n<p>  On ressort de ce \u00ab&nbsp; Festival de Rock Progressif &nbsp;\u00bb mi-figue mi-raisin. C\u2019est une \u00e9vidence, les groupes furent \u00e0 la hauteur, tous les trois, et si de petites erreurs de parcours se laissent entendre, de-ci, de-l\u00e0, elles peuvent bien \u00eatre pardonn\u00e9es : tous d\u00e9butent, sont jeunes et ont foi dans ce qu\u2019ils font, l\u00e0 est l\u2019essentiel. Sur l\u2019organisation, rien \u00e0 dire non plus : les concerts \u00e9taient ponctuels, et hormis l\u2019effroyable musique de remplissage entre chaque set, tout \u00e9tait plut\u00f4t bon enfant. Le public, sage, calme et poli : \u00e0 sa d\u00e9charge, il ne connaissait pas les groupes et n\u2019a gu\u00e8re eu de possibilit\u00e9 de r\u00e9agir. C\u2019est l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment que le b\u00e2t blesse : le prog d\u2019aujourd\u2019hui est d\u00e9sesp\u00e9rant de tristesse, il manque de fantaisie, il est triste, adulte, grave, introspectif et n\u2019a plus rien \u00e0 voir avec la fr\u00e9n\u00e9sie adolescente des grands anciens. Voil\u00e0 finalement ce qui laisse un go\u00fbt amer dans la bouche : on ne sait plus vraiment r\u00eaver. Notre \u00e9poque n\u2019est certes pas propice au sourire, mais rappelons-nous alors un peu que ce qui fit le succ\u00e8s du prog dans les ann\u00e9es 70, c\u2019\u00e9tait justement sa capacit\u00e9 \u00e0 faire d\u00e9couvrir un ailleurs au public, ainsi que son talent \u00e0 proposer l\u2019\u00e9vasion, le r\u00eave, le d\u00e9raillement&#8230; et \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les choses n\u2019allaient gu\u00e8re mieux qu\u2019aujourd\u2019hui\u2026<br \/> Longue vie donc au prog Rock Fest, en souhaitant que quelques pages de gaiet\u00e9 et d\u2019humour soient un jour, qui sait, \u00e9galement \u00e9crites\u2026           <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <strong>Page Myspace : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.myspace.com\/progrockfest\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.myspace.com\/progrockfest<\/strong><\/font><\/a><br \/> <strong>site Kourtyl : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.kourtyl.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.kourtyl.com<\/strong><\/font><\/a><br \/> <strong>site Rosa Luxemburg : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.rosaluxemburg.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.rosaluxemburg.com<\/strong><\/font><\/a><br \/> <strong>site Black Noodle Project: <\/strong><a href=\"http:\/\/www.theblacknoodleproject.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.theblacknoodleproject.com<\/strong><\/font><\/a> <\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FESTIVAL : PROG ROCK FEST &nbsp; Lieu : La Sc\u00e8ne Bastille Date : 2 octobre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":22016,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22015"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22015\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22016"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}