{"id":21956,"date":"2007-11-21T00:00:00","date_gmt":"2007-11-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/d4d8b45b601b7384b5d17b2f5cb6c5cc_XL.jpg"},"modified":"2007-11-21T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-20T22:00:00","slug":"21956","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/11\/21\/21956\/","title":{"rendered":"&#8211; Progsol 2007"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>FESTIVAL : PROGSOL 2007<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b>Lieu<\/b> : Rockpalast, Biberist (Suisse)<br \/> <b>Date<\/b> : 26 et 27 octobre 2007<br \/> <b>Photos<\/b> : <a href=\"http:\/\/www.docker.ch\/claude\/progsol2007\/\" target=\"_blank\">Claude Wacker<\/a>                       <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>D\u00e9j\u00e0 la sixi\u00e8me \u00e9dition d\u2019un des deux seuls festivals suisses d\u00e9di\u00e9s aux musiques progressives \u2013 l\u2019autre \u00e9tant les Montreux Prog Nights \u2013. C\u2019est dans une nouvelle salle, le Rockpalast \u00e0 Biberist pr\u00e8s de Soleure, que les concerts se sont d\u00e9roul\u00e9s sur deux jours, \u00e0 raison de trois formations par soir\u00e9e. Festival international par excellence puisque pas moins de quatre pays furent repr\u00e9sent\u00e9s : Xang et Nemo pour la France, Whimwise et Galahad pour le Royaume Uni, Heart of Sun pour l\u2019Italie et finalement Prisma pour la Conf\u00e9d\u00e9ration helv\u00e9tique. Une affiche tr\u00e8s int\u00e9ressante qui n\u2019aura malheureusement pas convaincu le Suisse moyen de quitter ses pantoufles au vu de l\u2019auditoire plus que restreint qu\u2019a compt\u00e9 ce festival. A quoi cela sert-il que des passionn\u00e9s se d\u00e9carcassent ?<\/b><\/p>\n<p>  <b>Vendredi 26 octobre: premier soir<\/b><\/p>\n<p>  <b>Xang<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Trenches \u2013 On Leave \u2013 My Own Truth \u2013 Mud \u2013 Verdun \u2013 Roommates \u2013 The Revelation \u2013 Misgivings &#8211; Sacrifice <\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_2.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Xang eut donc la lourde t\u00e2che d\u2019ouvrir la soir\u00e9e. La musique purement instrumentale de cette formation fran\u00e7aise aux carrefours du rock progressif, du jazz et de la musique exp\u00e9rimentale, constitua  une mise en bouche appr\u00e9ci\u00e9e du public tr\u00e8s clairsem\u00e9 de cette soir\u00e9e. Xang  ne compte \u00e0 son actif que deux albums (dont le dernier traite de la Premi\u00e8re Guerre mondiale) qui ont fourni naturellement mati\u00e8re \u00e0 ce concert de bonne facture, malgr\u00e9 un son plus qu\u2019approximatif et au volume sonore \u00e9trangement agressif. La musique toute en subtilit\u00e9s du quartette aurait en effet m\u00e9rit\u00e9 bien mieux que cette inf\u00e2me bouillie sonore qui aura malheureusement \u00e9t\u00e9 le lot de tous les groupes de cette premi\u00e8re soir\u00e9e. A l\u2019\u00e9vidence, la responsabilit\u00e9 en incombe \u00e0 l\u2019ing\u00e9nieur du son et non \u00e0 la configuration de cette agr\u00e9able petite salle qu\u2019est le Rockpalast puisque le lendemain, le public a pu enfin b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une acoustique grandement am\u00e9lior\u00e9e. Dommage pour les trois formations du vendredi ! <\/p>\n<p>  La prestation de Xang malgr\u00e9 les probl\u00e8mes cit\u00e9s, aura su convaincre les quelques personnes qui s\u2019\u00e9taient d\u00e9plac\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 une mise en place jamais prise en d\u00e9faut. La musique instrumentale est en effet un exercice de style qui n\u2019accepte pas l\u2019approximation puisque nulle m\u00e9lodie vocale ne vient guider l\u2019ensemble. Tout repose donc sur les ambiances et harmonies cr\u00e9\u00e9es par les quatre musiciens, en particulier sur la guitare d&rsquo;Antoine Duhem qui sait rester lyrique et m\u00e9lodique m\u00eame dans les moments les plus complexes. La musique de Xang, technique et rac\u00e9e, aura su pallier l\u2019absence de chant par une mise en place ma\u00eetris\u00e9e de leur prestation. Encore une fois, dommage que le son n\u2019ait pas fait honneur au groupe. <\/p>\n<p>  <b>Nemo<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Apprentis Sorciers \u2013 L\u2019Homme Id\u00e9al 2 \u2013 M\u00eame Peau, M\u00eame Destin \u2013 Une Question De Temps \u2013 Ici, Maintenant \u2013 Si \u2013 Pyramides \u2013 Les Temps Modernes \u2013 1914 \u2013 Les Enfants Rois \u2013 Rappel : La Derni\u00e8re Vague <\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_3.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">On passe \u00e0 la vitesse sup\u00e9rieure avec Nemo, fer de lance de ce renouveau progressif fran\u00e7ais de qualit\u00e9 (Ex-Vagus, Lazuli ou encore Alifair, le nouveau projet de ce grand guitariste qu\u2019est Jean-Pascal Boffo), certes toujours tr\u00e8s inspir\u00e9 par l\u2019in\u00e9vitable Ange mais qui a su dig\u00e9rer cet h\u00e9ritage incontournable pour proposer une musique r\u00e9solument neuve et moderne. A cet \u00e9gard, la formule musicale propos\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe de Jean-Pierre Louveton (chant et guitare) sait s\u2019affranchir de ce lourd h\u00e9ritage gr\u00e2ce, entre autres \u00e0 une production \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine&nbsp;\u00bb avec des guitares plac\u00e9es tr\u00e8s en avant du spectre sonore et une voix rock \u00e0 la diction parfaite. Ainsi la musique de Nemo si elle peut faire penser au groupe de Christian D\u00e9camps, a davantage \u00e0 voir avec le nouvel Ange qu\u2019avec la formation des ann\u00e9es soixante-dix. Mais ce n\u2019est pas seulement \u00e0 celle ci que l\u2019on pense en \u00e9coutant Nemo. Dream Theater, Queen ou m\u00eame Iron Maiden sont des influences patentes du groupe du Puy-en-Velay. Le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;hard rock classieux&nbsp;\u00bb n\u2019est pas uniquement d\u00fb \u00e0 la construction point trop alambiqu\u00e9e des morceaux mais aussi \u00e0 la guitare tr\u00e8s \u00ab&nbsp;satrianienne&nbsp;\u00bb de Louveton qui joue d\u2019ailleurs sur une Ibanez mod\u00e8le Joe Satriani. Le m\u00e9lange des genres propos\u00e9 par Nemo est d\u00e9tonant dans la mesure o\u00f9 le chant typ\u00e9 \u00ab&nbsp;vari\u00e9t\u00e9s&nbsp;\u00bb de Jean-Pierre Louveton \u2013 sans connotations p\u00e9joratives \u2013 peut faire penser tour \u00e0 tour \u00e0 Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine ou Emile Wandelmer (Gold) ! <i>(NdlR : mentionnons aussi l\u2019impressionnante progression de JP Louveton dans la qualit\u00e9 de sa voix depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re !)<\/i> Cette musique, essentiellement fra\u00eeche et accessible tout en restant ambitieuse, tant dans son fond que dans sa forme, a su captiver et dynamiser un public qui \u00e9tait jusque l\u00e0 rest\u00e9 sur la r\u00e9serve, musique \u00ab&nbsp;c\u00e9r\u00e9brale&nbsp;\u00bb oblige.<\/p>\n<p> Finalement ce concert fut r\u00e9solument rock\u2019n\u2019roll. La chaleur est mont\u00e9e de quelques crans dans l\u2019auditoire tout acquis \u00e0 la cause de ce groupe \u00e9minemment sympathique et diablement efficace. Nemo a choisi les titres les plus percutants parmi ses d\u00e9j\u00e0 cinq albums afin de concocter un <i>show<\/i> de presque quatre-vingt-dix minutes pour un public qui en redemandait. Il n\u2019aura pas rendu la chose facile au groupe pourtant confirm\u00e9 qui devait lui succ\u00e9der : Galahad. A coup s\u00fbr, Nemo restera le premier point d\u2019orgue de l\u2019\u00e9dition 2007 d\u2019un Progsol finalement en demi-teinte. <\/p>\n<p>  <b>Galahad<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Sleepless \u2013 Boy Eye \u2013 Sidewinder \u2013 Lady Messiah \u2013 Exorcising Demons \u2013 I Could Be God \u2013 Empires Never Last \u2013 This Life Could Be My last \u2013 Termination <\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_4.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Galahad ou l\u2019\u00e9ternel second couteau du neo progressif britannique. L\u2019\u00e9quipe de Stuart Nicholson (chant et tambourin) ne b\u00e9n\u00e9ficiera jamais v\u00e9ritablement de la renomm\u00e9e acquise par ses colistiers que sont Marillion, Pendragon, IQ ou Pallas. A tort ? M\u00eame si la musique de Galahad n\u2019est en rien novatrice, cette opprobre jet\u00e9e sur elle n\u2019est pas vraiment excusable dans la mesure o\u00f9 les autres repr\u00e9sentants du mouvement \u2013 Marillion mis \u00e0 part \u2013 n\u2019auront jamais brill\u00e9 par leurs coups d\u2019\u00e9clat r\u00e9volutionnaires ou autres remises en cause drastiques. Il serait m\u00eame judicieux de souligner que le groupe, responsable de plus d\u2019une dizaine d\u2019albums depuis le milieu des ann\u00e9es quatre-vingt, a cherch\u00e9 \u00e0 moderniser l\u2019esth\u00e9tique g\u00e9n\u00e9rale de sa musique depuis le d\u00e9but du nouveau mill\u00e9naire. Pour preuve, l\u2019excellent <i>Empires Never Last<\/i> sorti cette ann\u00e9e et dont plus de la moiti\u00e9 sera ex\u00e9cut\u00e9e ce soir. Le mets servi par les Anglais sera donc un mixte de neo prog pur jus ancr\u00e9 dans les ann\u00e9es quatre-vingt rehauss\u00e9 de saveurs nettement plus contemporaines \u00e0 l\u2019aide de <i>samples<\/i> et de guitares ac\u00e9r\u00e9es. Certes, \u00e0 certains \u00e9gards,  Galahad pr\u00eate le flanc \u00e0 la critique. En premier lieu \u00e0 cause du chant et de la posture sc\u00e9nique extr\u00eamement typ\u00e9es de Stuart Nicholson, tr\u00e8s proches de celles adopt\u00e9es par Fish \u00e9poque Marillion. Faut-il d\u2019ailleurs rappeler que Stuart a bien failli remplacer le g\u00e9ant \u00e9cossais en 1988 lorsque le groupe opta finalement pour Steve Hogarth, histoire de repartir sur de nouvelles bases ? Il n\u2019emp\u00eache que Stuart Nicholson est un excellent <i>frontman<\/i>, \u00e0 l\u2019instar de Peter Nicholls, Geoff Mann et autre Fish, justement. Le son, toujours aussi brouillon, laisse n\u00e9anmoins percer les magnifiques envol\u00e9es de guitare de Roy Keyworth \u2013 seul rescap\u00e9 de la formation originelle avec Stuart Nicholson \u2013 tr\u00e8s inspir\u00e9es elles aussi par les lignes m\u00e9lodiques de Steve Hackett (m\u00eame son, m\u00eame guitare et m\u00eames effets !) et voil\u00e0 un autre motif de suspicion vis-\u00e0-vis de la musique du groupe. Un m\u00e9lange d\u2019ancien et de nouveau pour une prestation professionnelle qui n\u2019a pourtant pas mis le public en extase. Irr\u00e9prochable n\u00e9anmoins. <\/p>\n<p> Une soir\u00e9e finalement mitig\u00e9e en raison d\u2019un son plus qu\u2019approximatif et d\u2019une audience peu r\u00e9ceptive, except\u00e9 pendant la prestation de Nemo, nonobstant les qualit\u00e9s intrins\u00e8ques ind\u00e9niables des trois groupes programm\u00e9s. Et ce n\u2019est pas faute \u00e0 l\u2019organisation d\u2019avoir cherch\u00e9 l\u2019\u00e9clectisme au sein du microcosme progressif. <\/p>\n<p>   <b>Samedi 27 octobre : deuxi\u00e8me soir<\/b><\/p>\n<p>  <b>Whimwise<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Opening Books \u2013 Lies \u2013 Scurry Flurries \u2013 Coils &#038; Cogs \u2013 Train of Thought \u2013 Looking &#038; Learning \u2013 Deidre &#038; Naoise \u2013 Not in My Name \u2013 Innocence <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_5.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Deuxi\u00e8me soir\u00e9e et l\u2019on per\u00e7oit deux changements de taille par rapport \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente : le public, sans \u00eatre une horde immense, est plus nombreux que le soir pr\u00e9c\u00e9dent et le son est enfin digne de ce nom ! Le premier ensemble \u00e0 ouvrir les feux de la soir\u00e9e est Whimwise, le projet de l\u2019ancien guitariste de The Enid, Nick May. Il est accompagn\u00e9 par six autres instrumentistes pour jouer les morceaux de leur premier &#8211; et \u00e9ponyme &#8211; album sorti en 2006. On se prend \u00e0 r\u00eaver en voyant la composition du groupe : un contrebassiste, une violoniste, une fl\u00fbtiste qui accompagnent la chanteuse et clavi\u00e9riste Alquimia, le batteur Steve Hughues (un ex de The Enid lui aussi) et Gonzalo Carrera aux claviers (Galadriel, Karnataka) ; le tout sous la maestria de Nick May, dont la chevelure rel\u00e8gue celle de Rick Wakeman aux oubliettes. <\/p>\n<p> <i>Quid<\/i> de la musique ? On navigue dans une sorte de po\u00e8me symphonique, proche de la musique de films fantastiques. Imaginez Harry Potter qui se bat contre Dark Vador dans les Terres du Milieu. Vous saupoudrez le tout de quelques petits lutins et d\u2019une pinc\u00e9e de Mike Oldfield, et vous y \u00eates ! <\/p>\n<p> Qu\u2019on ne se m\u00e9prenne pas, pourtant. La musique de Whimwise est tr\u00e8s arrang\u00e9e, les musiciens jouent avec des partitions devant eux. On a droit \u00e0 certaines parties absolument hallucinantes de ma\u00eetrise comme dans \u00ab&nbsp;Train of Thought&nbsp;\u00bb. Toutefois ne le cachons pas la sauce peine \u00e0 prendre, le public semble peu r\u00e9ceptif malgr\u00e9 les inflexions vocales joliment celtisantes de la charmante Alquimia. La faute est essentiellement due \u00e0 ces sons de claviers qui rappellent la bande originale de Goldorak d&rsquo;une part, et \u00e0 la batterie \u00e9lectronique d&rsquo;autre part. Le son de Whimwise est trop synth\u00e9tique et manque de chaleur m\u00eame avec la pr\u00e9sence d\u2019une violoniste et d\u2019une fl\u00fbtiste. <br \/> Pour r\u00e9sumer notre impression sur ce concert, nous reprendrons \u00e0 notre compte le commentaire non d\u00e9nu\u00e9 de bon sens de ce spectateur \u00e9clair\u00e9 : \u00ab&nbsp;J&rsquo;ai eu le sentiment d&rsquo;\u00e9couter la musique d&rsquo;un film d&rsquo;action ou d&rsquo;\u00e9pouvante selon les moments &#8230;.mais il manquait le film pour mieux suivre et comprendre.&nbsp;\u00bb <\/p>\n<p>  <b>Heart of Sun<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> The Last Experiment \u2013 Not Through Our Eyes \u2013 Evil Tree \u2013 Comfortably Numb \u2013 Into the Black Hole \u2013 Proxima Centauri \u2013 Solar Wind <\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_6.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Les Italiens de Heart of Sun jouaient au Progsol leur tout premier concert. L\u00e0 aussi, ils interpr\u00e9taient en majorit\u00e9 les titres de leur premier album \u00e9ponyme, sorti cette ann\u00e9e chez Galileo Records. De ce point de vue, on peut se r\u00e9jouir de l\u2019audace des organisateurs pour donner sa chance au groupe, lequel n\u2019est n\u00e9anmoins pas compos\u00e9 d\u2019instrumentistes novices, faut-il le pr\u00e9ciser ! La musique de Heart of Sun est du metal progressif technique (et \u00e0 l\u2019italienne) agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un chanteur, Pino Tozzi, tr\u00e8s styl\u00e9 James Labrie.<\/p>\n<p> A partir de ces constatations, comment \u00e9valuer la prestation des Transalpins ? Premi\u00e8rement, le <i>set<\/i> est plus que correctement mis en place, les musiciens et le chanteur sont excellents dans leur style de musique. Mention au clavi\u00e9riste, Mark Vikar, qui, avec son synth\u00e9 inclin\u00e9, apporte une petite touche rock\u2019n\u2019roll des plus sympathiques. Est-ce r\u00e9ellement utile musicalement ? Peu importe. Le son est clair, m\u00eame s\u2019il est un peu fort. Normal pour du metal, direz-vous.   <\/p>\n<p> Le grand probl\u00e8me de ce genre de groupe est que la recette a \u00e9t\u00e9 maintes fois entendue, et le fait que Pino Tozzi s\u2019ing\u00e9nie \u00e0 singer James Labrie renforce cette impression. Chaque morceau comporte son moment de lutte intense entre guitare et clavier, entre descentes de gammes \u00e0 la vitesse grand V et <i>tapping<\/i> supersonique. Le clou du spectacle est cette version proprement d\u00e9cevante de <i>Comfortably Numb<\/i>, o\u00f9 le solo tout en tension de Gilmour est remplac\u00e9 par une d\u00e9monstration de haute technicit\u00e9. Certes, les musiciens sont appliqu\u00e9s mais trop de notes tuent la musique ! Heart of Sun a un bagage technique impressionnant, mais il lui faudra s\u2019extraire de ses influences trop marqu\u00e9es pour parvenir \u00e0 sortir du lot.<\/p>\n<p>   <b>Prisma<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Paragon \u2013 Nobody \u2013 Feeling of Guiltiness \u2013 Glide in \u2013 Inner Circulation \u2013 Head Trip \u2013 Passion (The Highest Necessity) \u2013 Maslow \u2013 Worlds Finest \u2013 Another Brick in the Wall pt. 2 \u2013 Over Bodies and Cases \u2013 Genius \u2013 Rappel : Normal State<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_7.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Des influences marqu\u00e9es, Prisma en a aussi. Mais force est de constater que les Suisses al\u00e9maniques ont mieux su les int\u00e9grer dans leur musique. Prisma, dont Valentin Grendelmeier, le guitariste, assurait un <i>show<\/i> avec son autre groupe Lockstoff, pr\u00e9c\u00e9demment dans la soir\u00e9e, eut la lourde t\u00e2che de cl\u00f4turer ce Progsol 2007. Ce fut une r\u00e9ussite totale et une belle d\u00e9couverte pour votre serviteur. <\/p>\n<p>  Contrairement \u00e0 Heart of Sun, Prisma est un habitu\u00e9 de la sc\u00e8ne. Form\u00e9 en 2002, les Argoviens ont su d\u00e9velopper un <i>show<\/i> puissant et rac\u00e9, en tous points remarquable. Evidemment, pour revenir \u00e0 leur influence majeure, on ne peut pas ne pas nommer Tool et son univers noir et d\u00e9cal\u00e9 ainsi que sa rage intelligemment ma\u00eetris\u00e9e. Heureusement, cet aspect se met en arri\u00e8re plan au fur et \u00e0 mesure car Prisma a bel et bien sa propre personnalit\u00e9 et son propre univers. Le concert est surtout consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019album <i>Collusion<\/i>, sorti initialement en 2006 puis r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2007 chez Galileo Records, \u00e0 l\u2019exception d\u2019une reprise (dont on reparlera), d\u2019un morceau issu de leur d\u00e9mo. (\u00ab&nbsp;Nobody&nbsp;\u00bb) et d\u2019un nouveau, l\u2019excellent \u00ab&nbsp;Worlds Finest&nbsp;\u00bb. Disons le clairement, le son d\u00e9velopp\u00e9 par Prisma est le meilleur du festival, la mise en place des morceaux est impressionnante de pr\u00e9cision. Le public a droit \u00e0 un <i>show<\/i> rod\u00e9 et professionnel tant soniquement que visuellement. <\/p>\n<p>  Le spectacle est assur\u00e9 par l\u2019excellent chanteur, Michael Luginbuehl, cheveux, visage et torse nu peints de blanc (on ne peut cacher l\u2019influence de Maynard James Keenan) et par des projections du meilleur effet qui font para\u00eetre le quatuor comme des pantins d\u00e9sarticul\u00e9s. Cela dit les v\u00e9ritables meneurs musicaux sont l\u2019inventive section rythmique (Andi Wettstein \u00e0 la batterie et Marc Muellhaupt \u00e0 la basse) et surtout Valentin Grendelmeier qui fait feu de tout bois avec sa <i>Stratocaster<\/i>. Ne cherchant aucunement la d\u00e9monstration technique, les sons qu\u2019il en tire sont proprement grandioses et peuvent faire penser aux meilleurs moments de Porcupine Tree. Ils apportent un plus ind\u00e9niable \u00e0 la musique tout en finesse mais carr\u00e9e du groupe. M\u00eame la reprise du c\u00e9l\u00e8bre \u00ab&nbsp;Another Brick in the Wall&nbsp;\u00bb subit ce traitement avec r\u00e9ussite et bonheur ! Le metal rock sophistiqu\u00e9 de Prisma a enchant\u00e9 le Progsol et le groupe est en bonne voie pour une reconnaissance internationale m\u00e9rit\u00e9e, si tant est qu\u2019il puisse s\u2019\u00e9manciper clairement de son influence \u00ab&nbsp;toolienne&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/fest_psol07_8.jpg\" width=\"190\" height=\"126\" align=\"right\" border=\"1\">Au final, cette sixi\u00e8me \u00e9dition du Progsol a apport\u00e9 son lot de confirmations avec un Nemo tr\u00e8s en verve et au plus haut de sa forme, son ensemble de surprises, avec un Prisma \u00e0 la violence sophistiqu\u00e9e, et aussi quelques d\u00e9convenues, au premier titre desquelles le mauvais son de la premi\u00e8re soir\u00e9e. Certains concerts, certes int\u00e9ressants, ont \u00e9t\u00e9 un peu en de\u00e7\u00e0 de nos esp\u00e9rances. N\u00e9anmoins, on ne peut que louer l\u2019esprit d\u2019abn\u00e9gation des organisateurs qui n\u2019ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 prendre certains risques pas toujours payants, dans la programmation du festival. On pourrait aussi fustiger le faible nombre de spectateurs, principalement le premier soir, et ce malgr\u00e9 la volont\u00e9 affich\u00e9e des organisateurs de miser sur l\u2019\u00e9clectisme. Il est difficile de tirer des conclusions tant les points du vue pour expliquer cette d\u00e9saffection du public sont divers. N\u00e9anmoins, la programmation de groupes qui transcendent ou traversent des genres, tels les fabuleux Prisma, peut apporter des solutions int\u00e9ressantes sans pour autant que le festival y perde son \u00e2me !          <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Christophe Gigon et Jean-Daniel Kleisl<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FESTIVAL : PROGSOL 2007 &nbsp; Lieu : Rockpalast, Biberist (Suisse) Date : 26 et 27&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":21957,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21956"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21956"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21956\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21957"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21956"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21956"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21956"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}