{"id":21940,"date":"2010-12-06T00:00:00","date_gmt":"2010-12-05T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/10774\/1291594465.jpg"},"modified":"2010-12-06T00:00:00","modified_gmt":"2010-12-05T22:00:00","slug":"21940","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/12\/06\/21940\/","title":{"rendered":"&#8211; Pleins feux sur l&rsquo;indie"},"content":{"rendered":"<span style=\"font-weight: bold;\">Si le terme &#171;&nbsp;indie&nbsp;&#187; a encore du sens \u00e0 l\u2019heure actuelle, on peut dire que le style a op\u00e9r\u00e9 une s\u00e9v\u00e8re mutation ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les influences de genres diam\u00e9tralement oppos\u00e9s se font de plus en plus pr\u00e9sentes, laissant place \u00e0 de tous nouveaux horizons d\u2019exp\u00e9rimentations en tout genre. Pour le meilleur et pour le pire, \u00e9videmment.<\/span><br><br>Certains poussent l\u2019id\u00e9e jusqu\u2019au bout, et Dave Longstreth fait partie de ces quelques \u00e9lectrons libres qui changent la donne. En 2002, il publie <span style=\"font-style: italic;\">The Graceful Fallen Mango<\/span>, un premier album sous son propre nom. Tout est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la va-vite, fa\u00e7on <span style=\"font-style: italic;\">&#171;&nbsp;do it yourself&nbsp;&#187;<\/span>, mais les bases de son style sont d\u00e9j\u00e0 bel et bien pr\u00e9sentes : un jeu de guitare assez minimaliste, tout en arp\u00e8ges, et un chant aux lignes m\u00e9lodiques plus qu\u2019acrobatiques. Avec un vibrato et des intervalles toujours plus inhabituels, le r\u00e9sultat s&rsquo;av\u00e8re assez d\u00e9rangeant au premier abord, mais fondamentalement in\u00e9dit. Ce premier essai reste encore approximatif, mais les graines sont sem\u00e9es (&#171;&nbsp;Easily Resigned&nbsp;&#187;).<br><br>Dave Longstreth r\u00e9alise qu\u2019un projet solo ne suffit pas pour d\u00e9velopper toutes ses id\u00e9es, et qu&rsquo;il faut aussi savoir bien s\u2019entourer. C\u2019est ainsi que sortent <span style=\"font-style: italic;\">The Glad Fact<\/span> et <span style=\"font-style: italic;\">The Getty Adress<\/span>, aux arrangements de plus en plus opulents et aux structures plus \u00e9triqu\u00e9es. Mais c\u2019est v\u00e9ritablement avec <span style=\"font-style: italic;\">Rise Above <\/span>en 2007 que le groupe parvient \u00e0 trouver l\u2019\u00e9quilibre. D\u00e9j\u00e0, l\u2019id\u00e9e qui se cache derri\u00e8re ce disque a de quoi surprendre : le meneur cherche \u00e0 r\u00e9interpr\u00e9ter l\u2019album culte <span style=\"font-style: italic;\">Damaged<\/span> du groupe Black Flag, fondateur du hardcore. N&rsquo;ayant pas \u00e9cout\u00e9 l&rsquo;album depuis des ann\u00e9es, l&rsquo;interpr\u00e9tation personnelle diverge franchement de l\u2019original ; le disque prend alors des allures de d\u00e9fi fou, bas\u00e9 sur de vagues souvenirs et autres &#171;&nbsp;ambiances&nbsp;&#187;, mais c&rsquo;est pourtant avec celui-ci que la personnalit\u00e9 des Dirty Projectors s&rsquo;affirme. <span style=\"font-style: italic;\">Rise Above<\/span> propose en outre des ch\u0153urs f\u00e9minins qui constituent d\u00e9sormais la marque de fabrique de la formation, tout en conservant les traces de leurs d\u00e9buts (&#171;&nbsp;Room 13&nbsp;&#187;).<br><br>Dans la foul\u00e9e, le groupe multiplie les performances diverses, comme une participation aux &#171;&nbsp;Concerts \u00e0 emporter&nbsp;&#187;, ou leur apparition dans la compilation <span style=\"font-style: italic;\">Dark Was the Night<\/span> aux c\u00f4t\u00e9 du gratin de l\u2019indie actuel (Arcade Fire, Sufjan Stevens, Grizzly Bear, etc.). C\u2019est surtout avec <span style=\"font-style: italic;\">Bitte Orca<\/span>, publi\u00e9 en 2009, que les Dirty Projectors font parler d&rsquo;eux \u00e0 plus grande \u00e9chelle. Le d\u00e9bat se fait intense entre les anciens amateurs de la formation qui trouvent ce disque &#171;&nbsp;assagi&nbsp;&#187; et les nouveaux convertis g\u00ean\u00e9s par ce d\u00e9versoir continu d\u2019id\u00e9es tous azimuts. <span style=\"font-style: italic;\">Bitte Orca<\/span> fait pourtant preuve d\u2019une ma\u00eetrise incroyable. Le fourre-tout des d\u00e9buts (qui restait jouissif !) fait place \u00e0 des compositions squelettiques sur lesquelles viennent se greffer des arrangements et des sonorit\u00e9s d\u2019une grande richesse.<br><br>Ainsi Les Dirty Projectors continuent \u00e0 gravir les \u00e9chelons en \u00e9vitant soigneusement les fautes de go\u00fbt. Le petit dernier, <span style=\"font-style: italic;\">Mount Wittenberg Orca<\/span>, est un EP digital r\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Bj\u00f6rk, qui vient pousser la chansonnette sur quelques titres. Le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur des attentes, et ces deux univers bien particuliers trouvent finalement une r\u00e9sonance simple et \u00e9l\u00e9gante, en tendant davantage vers un certain c\u00f4t\u00e9 &#171;&nbsp;arty&nbsp;&#187; qui leur va d\u00e9cid\u00e9ment comme un gant.\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/10774\/1291594485.jpg\" alt=\"\" data-id=\"21942\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/10774\/1291594485.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=21942\" class=\"wp-image-21942\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/10774\/1291594465.jpg\" alt=\"\" data-id=\"21943\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/10774\/1291594465.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=21943\" class=\"wp-image-21943\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si le terme &#171;&nbsp;indie&nbsp;&#187; a encore du sens \u00e0 l\u2019heure actuelle, on peut dire que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":21941,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21940"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21940"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21940\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21941"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21940"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21940"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21940"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}