{"id":21936,"date":"2006-10-18T00:00:00","date_gmt":"2006-10-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/a98564d70e51251385358bacb1db89f1_XL.jpg"},"modified":"2006-10-18T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-17T22:00:00","slug":"21936","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/10\/18\/21936\/","title":{"rendered":"&#8211; Queen"},"content":{"rendered":"<h1>DOSSIER : Queen<\/h1>\n<p><strong>L\u2019impensable s\u2019est enfin produit : Queen est remont\u00e9 sur sc\u00e8ne. A cette occasion, Progressia revient sur le parcours et l\u2019histoire d\u2019un groupe peu commun dont l\u2019impact sur les formations actuelles en a fait l\u2019un des groupes rock phares du si\u00e8cle pass\u00e9.<\/strong><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><strong><font color=\"#CC0066\"><u>1. 1969 \u2013 1979<\/u><\/font><\/strong><\/p>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p1_img1.jpg\" width=\"180\" height=\"182\" align=\"right\" border=\"1\">Fin des ann\u00e9es soixante, la Grande Bretagne se pose en berceau de nombreuses formations rock comme les Who, les Kinks, Cream, les Beatles &#8211; dont la fin est proche &#8211; ou encore Led Zeppelin qui \u00e0 l\u2019inverse des autres d\u00e9marre tout juste sa carri\u00e8re. Un jeune guitariste am\u00e9ricain du nom de Jimi Hendrix fait \u00e9galement parler de lui dans les clubs londoniens par son jeu et son style flamboyants. C\u2019est la sc\u00e8ne qui marque Brian Harold May et Farookh Bulsara. Ces deux gar\u00e7ons ne se connaissent pas encore bien qu\u2019ils habitent \u00e0 deux pas l\u2019un de l\u2019autre, mais ils vouent \u00e0 Hendrix le m\u00eame culte. Brian, jeune \u00e9tudiant en astronomie, d\u00e9cide tr\u00e8s t\u00f4t d\u2019\u00eatre guitariste. Apr\u00e8s son premier ukul\u00e9l\u00e9, il r\u00eave d\u2019une Fender Stratocaster mais celle-ci est bien trop ch\u00e8re pour lui. Qu\u2019importe ! Avec son p\u00e8re il se lance dans la fabrication de sa propre guitare, recyclant divers mat\u00e9riaux comme le bois d\u2019acajou d\u2019une ancienne chemin\u00e9e, les pi\u00e8ces d\u2019un moteur de mobylette pour la m\u00e9canique et une \u00e9pingle \u00e0 tricoter de sa m\u00e8re pour le vibrato. Ainsi na\u00eet la fameuse Red Special, sacro-sainte guitare largement copi\u00e9e mais jamais \u00e9gal\u00e9e, et qui lui sert toujours aujourd\u2019hui !<br \/> Quelques anecdotes \u00e0 son sujet : Brian ach\u00e8te toujours deux places quand il prend l\u2019avion, l\u2019une pour lui et l\u2019autre pour sa guitare, refusant qu\u2019elle voyage dans la soute. Un mus\u00e9e de la guitare voulut lui racheter cette Red Special. Apr\u00e8s avoir longuement r\u00e9fl\u00e9chi, May accepta\u2026 puis se r\u00e9tracta, r\u00e9alisant qu\u2019il ne pourrait jamais vivre sans elle ! <br \/><br \/>  C\u2019est donc tr\u00e8s attir\u00e9 par le son d\u2019Hendrix, la puissance de Led Zeppelin et les m\u00e9lodies accrocheuses des Beatles que le guitariste d\u00e9cide de monter un groupe en compagnie de son ami Tim Staffel, chanteur et bassiste de son \u00e9tat. Les annonces pour rechercher un batteur sont lanc\u00e9es et l\u2019on peut y lire : \u00ab&nbsp;Groupe recherche batteur tr\u00e8s motiv\u00e9 influenc\u00e9 par Mitch Mitchell ou Ginger Baker&nbsp;\u00bb et c\u2019est Roger Meddows Taylor, alors \u00e9tudiant en m\u00e9decine dentaire, qui d\u00e9croche le job. May dit de lui : \u00ab&nbsp;De tout ceux que nous avions vu, c\u2019\u00e9tait le seul qui r\u00e9glait les peaux des toms avant de jouer, je n\u2019avais jamais vu faire \u00e7a. Il m\u2019avait paru tr\u00e8s pro, j\u2019\u00e9tais impressionn\u00e9.&nbsp;\u00bb <br \/> Smile est ainsi lanc\u00e9. Le trio \u00e9cume les clubs anglais et parvient m\u00eame \u00e0 sortir un <i>single<\/i>, <i>Earth<\/i> que la maison de disque ne distribua qu\u2019aux USA, jugeant que le son du groupe n\u2019\u00e9tait pas fait pour le march\u00e9 europ\u00e9en. Sans promo et dans un pays o\u00f9 Smile \u00e9tait inconnu, le r\u00e9sultat \u00e9tait pr\u00e9visible : un flop. Tim Staffel se d\u00e9courage alors et d\u00e9cide de quitter le navire. Il se tournera un moment vers une formation nomm\u00e9e Humpy Bong, puis deviendra animateur TV \u00e0 la BBC. Il demeure aujourd\u2019hui un musicien et un ami de Brian et Roger. <br \/><br \/>  Rentre alors en sc\u00e8ne le personnage d\u2019origine perse Farookh \u2013 en Anglais : Fredderick \u2013 Bulsara, dit Freddie, \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019Ealing Art College de Londres, n\u00e9 \u00e0 Zanzibar, \u00eele \u00e0 la profonde culture indienne, d\u2019un p\u00e8re diplomate. Bulsara occupe \u00e0 l\u2019\u00e9poque le poste de chanteur dans des groupes comme Wreckage, Sour Milk Sea et Ibex, c\u2019est aussi un ami de Roger Taylor avec qui il fait les march\u00e9s aux puces pour gagner un peu d\u2019argent. Suivant Smile partout o\u00f9 le groupe se produisait, il n\u2019h\u00e9sitait pas \u00e0 lui prodiguer des conseils sur ce qu\u2019ils devraient faire selon lui, pour r\u00e9ussir tant au point de vue vestimentaire que musical, \u00e0 tel point que les deux  comparses lui proposent de remplacer Tim. <br \/> Il s\u2019av\u00e8re \u00eatre un chanteur doubl\u00e9 d\u2019un pianiste de talent. L\u2019ambition de Bulsara est d\u00e9mesur\u00e9e, r\u00e9p\u00e9tant \u00e0 qui veut bien l\u2019entendre qu\u2019il sera un jour une star riche et c\u00e9l\u00e8bre. Ainsi il change son nom, adopte le patronyme de Freddie Mercury (nom auquel il pensait depuis de nombreuses ann\u00e9es) et fait part de ses grands projets pour le groupe qu\u2019il d\u00e9cide de renommer Queen, m\u00eame si les deux autres ne sont pas tout \u00e0 fait d\u2019accord : le nom porte un double sens, \u00e0 la fois \u00ab&nbsp;reine&nbsp;\u00bb certes, mais aussi \u00ab&nbsp;folle&nbsp;\u00bb, connotation homosexuelle que la lib\u00e9ration des m\u0153urs n\u2019a pas encore d\u00e9partie de son parfum sulfureux. \u00ab&nbsp;il y a des ann\u00e9es que je pensais \u00e0 ce nom <i>Queen<\/i>. C\u2019est juste un nom mais il est tr\u00e8s majestueux, et il semble splendide. C&rsquo;est un nom fort, tr\u00e8s universel et imm\u00e9diat. Il m\u2019apparaissait avoir  beaucoup de potentiel visuel et \u00eatre ouvert \u00e0 toutes sortes d&rsquo;interpr\u00e9tations. Je me rendais bien sur compte de sa connotation gay, mais c&rsquo;\u00e9tait uniquement une de ses facettes&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Freddie Mercury. <br \/><br \/>  De nouvelles auditions sont organis\u00e9es pour recruter un bassiste. Apr\u00e8s en avoir essay\u00e9 quelques-uns, un peu d\u00e9courag\u00e9s, on leur pr\u00e9sente un soir dans un bar un \u00e9tudiant en \u00e9lectronique nomm\u00e9 John Deacon. Sonnez hautbois, r\u00e9sonnez musettes ! Queen est n\u00e9 ! Ces quatre l\u00e0 resteront ensemble jusqu\u2019\u00e0 la fin, chose rarissime dans l\u2019histoire du rock. <br \/><br \/>  Vers 1970, Queen d\u00e9croche ses premiers concerts en ouverture de Mott The Hopple et se fait une tranquille r\u00e9putation de \u00ab&nbsp;petit groupe&nbsp;\u00bb qui deviendra grand au point de voler la vedette \u00e0 la formation d\u2019Ian Hunter, pourtant d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablie. C\u2019est aussi \u00e0 cette \u00e9poque que Freddie dessine ce qui sera l\u2019embl\u00e8me du groupe \u00e0 savoir le <i>Crest<\/i> compos\u00e9 des signes zodiacaux des membres de la formation (deux vierges, un cancer et un lion) et s\u2019inspirant du v\u00e9ritable blason de la famille royale du Royaume-Uni. <br \/><br \/>   Une anecdote amusante et qui historiquement aurait pu changer beaucoup de choses : le 09 janvier 1971 \u00e0 Ewell en Grande-Bretagne, Queen joue en premi\u00e8re partie d\u2019un autre groupe Anglais qui d\u00e9bute aussi sa carri\u00e8re : Genesis. A cette \u00e9poque Peter Gabriel et ses comparses sont \u00e0 la recherche d\u2019un batteur pour remplacer John Mayhew. L\u2019Archange tombe sous le charme du jeu de Taylor et essaie tant bien que mal de le d\u00e9baucher pour que celui ci rejoigne Genesis. Roger Taylor refuse malgr\u00e9 l\u2019insistance de Peter Gabriel. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p1_img2.jpg\" width=\"148\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">L\u2019ann\u00e9e 1971 voit Queen rentrer en contact avec le label Trident, alors filiale d\u2019EMI, en recherche de groupe pour faire des essais dans leurs nouveaux studios De Lane Lea avant de proposer leurs services aux grands du moment, tel Bowie. Ainsi Queen peut enregistrer gratuitement et dans de bonnes conditions ses premi\u00e8res d\u00e9mos. Un contrat est sign\u00e9, mais cela ne convient aux quatre gar\u00e7ons : les clauses en sont revues, cette fois avec EMI directement. <br \/> En 1973, Queen entre en studio pour enregistrer son premier album mais doit attendre la nuit ou bien les jours sans activit\u00e9, car leurs moyens ne leur permettent pas de louer l\u2019endroit autrement. De cette attente forc\u00e9e, ils profitent pour composer. <i>Queen<\/i> sort chez les disquaires et porte une mention qui figurera pendant un long moment sur les disques du groupe : \u00ab&nbsp;personne n\u2019a jou\u00e9 de synth\u00e9tiseur&nbsp;\u00bb, afin de palier les fausses rumeurs accusant le groupe d\u2019utiliser un tel instrument alors qu\u2019il ne s\u2019agit que de l\u2019expression du talent de Brian \u00e0 la guitare. Leur premier simple, \u00ab&nbsp;Keep Yourself Alive&nbsp;\u00bb, est alors diffus\u00e9 sur la BBC. S\u2019il ne rencontre pas un \u00e9norme succ\u00e8s, il sert n\u00e9anmoins \u00e0 jeter les bases de ce qui sera plus tard la marque de fabrique de Queen : une voix de cristal et une guitare au son reconnaissable et aux harmonies riches li\u00e9es \u00e0 une section rythmique d\u2019une efficacit\u00e9 rarement vue depuis John Bonham et John Paul Jones (Led Zeppelin). Le groupe obtient un succ\u00e8s d\u2019estime. <br \/><br \/>  Malgr\u00e9 les faibles ventes de <i>Queen I<\/i>, le quatuor s\u2019accroche. Il planche alors sur la finalisation de ce qui sera <i>Queen II<\/i>, compos\u00e9 durant les longs moments d\u2019attente dans les studios d\u2019EMI pendant l\u2019enregistrement de leur premier disque et qu\u2019ils ont eu le temps de roder sur sc\u00e8ne. Ce disque sorti en 1974 se veut un peu plus sombre que son pr\u00e9d\u00e9cesseur et joue sur la dualit\u00e9 du blanc et du noir : une face blanche compos\u00e9e essentiellement par May et la noire totalement acquise \u00e0 Mercury. <i>Queen II<\/i> marque aussi le d\u00e9but d\u2019une longue et fructueuse collaboration avec le producteur Roy Thomas Baker. Ainsi, l\u2019extrait \u00ab&nbsp;Seven Seas Of Rhye&nbsp;\u00bb fait une entr\u00e9e remarqu\u00e9e dans les classements britanniques. Le nom de Queen revient de plus en plus dans les discussions, le bouche-\u00e0-oreille fait son effet, les efforts commencent alors \u00e0 payer. Le premier point culminant de cette rumeur qui commence, est un concert en t\u00eate d\u2019affiche au Rainbow Theater. 1974 voit aussi la premi\u00e8re tourn\u00e9e nord-am\u00e9ricaine de Queen en premi\u00e8re partie\u2026 de Mott the Hopple ! <br \/><br \/>  Tout ceci pourrait largement satisfaire trois des musiciens, mais ce n\u2019est pas assez pour Mercury, dont la soif d\u2019ambition ne cesse de grandir avec les ventes d\u2019albums. Ecourtant leur tourn\u00e9e am\u00e9ricaine pour soigner une h\u00e9patite contract\u00e9e par Brian May, les musiciens d\u00e9cident de battre le fer tant qu\u2019il chaud et de profiter de ce repos forc\u00e9 pour continuer \u00e0 composer. Queen retourne dans la foul\u00e9e en studio pour sortir la m\u00eame ann\u00e9e <i>Sheer Heart Attack<\/i>. Cette fois est la bonne : \u00ab&nbsp;Killer Queen&nbsp;\u00bb passe en boucle sur les ondes britanniques et Queen se voit invit\u00e9 pour un passage dans l\u2019\u00e9mission <i>Top Of The Pops <\/i> pour une interpr\u00e9tation t\u00e9l\u00e9diffus\u00e9e. Les critiques sont \u00e9logieuses, Queen devient LE groupe du moment et ach\u00e8ve sa tourn\u00e9e en t\u00eate d\u2019affiche au Rainbow Theater de Londres. Le meilleur reste \u00e0 venir. Queen d\u00e9cide de ne plus faire de premi\u00e8res parties pour d\u2019autres groupes ! C\u2019est ainsi que les musiciens d\u00e9cident de s\u2019envoler pour le Pays du Soleil Levant o\u00f9 les attend une foule colossale \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Du jamais vu depuis les Beatles ! Une tourn\u00e9e qui lia de fortes amiti\u00e9s entre Queen et son public nippon. <br \/><br \/>  En 1975, Queen entre en studio, toujours sous la houlette de Roy Thomas Baker, pour y enregistrer ce qui deviendra une v\u00e9ritable bombe, <i>A Night At The Opera<\/i>. Pour cet album, beaucoup d\u2019argent fut investi par John Reid alors manager de Queen (et d\u2019Elton John). Il fut enregistr\u00e9 dans pas moins de six studios diff\u00e9rents et fut consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque comme la galette la plus on\u00e9reuse de l\u2019histoire. Ce disque contient des perles comme \u00ab&nbsp;Death on Two Legs&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;39&nbsp;\u00bb, ou \u00ab&nbsp;The Prophet\u2019s Song&nbsp;\u00bb v\u00e9ritable bijou de rock progressif. Toutefois, la pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l\u2019album s\u2019appelle \u00ab&nbsp;Bohemian Rhapsody&nbsp;\u00bb. La gen\u00e8se de ce titre est pour le moins surprenante. Roy Thomas Baker raconte : \u00ab&nbsp;Je me souviens pendant les sessions d\u2019enregistrement, Freddie nous a tous fait sursauter. Il nous a dit alors : \u00ab&nbsp;J\u2019ai une id\u00e9e de chanson, \u00e9coutez cela !&nbsp;\u00bb. Il s\u2019est alors mis au piano, en chantant, et m\u00eame si quelques mots manquaient ici et l\u00e0, le canevas du morceau \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien tiss\u00e9. A un moment, il s\u2019est arr\u00eat\u00e9 de jouer et nous a dit : \u00ab&nbsp;C\u2019est \u00e0 ce moment l\u00e0 que le passage op\u00e9ra d\u00e9bute, ch\u00e9ri !&nbsp;\u00bb Imaginez nos t\u00eates ! Le fait est que la chanson devenait de plus en plus longue mais qu\u2019il arrivait n\u00e9anmoins \u00e0 caser toutes les id\u00e9es qu\u2019il avait pour ce titre qu\u2019il a baptis\u00e9 \u00ab&nbsp;Bohemian Rhapsody&nbsp;\u00bb.&nbsp;\u00bb <br \/><br \/>  Malgr\u00e9 les nombreuses innovations pr\u00e9sentes, il y a peu de chances pour que le titre rencontre le succ\u00e8s. La raison principale est sa dur\u00e9e de plus de six minutes. Dans un monde o\u00f9 les tubes radios ne d\u00e9passent pas les sacro-saintes trois voire quatre minutes, comment faire de ce titre un incontournable du rock ? EMI refuse donc de sortir le titre en <i>single<\/i>. C\u2019est sans compter sur Kenny Evrett, DJ Anglais et ami de Freddie. Celui ci lui remet une copie du titre car Kenny l\u2019adore, tout en lui faisant promettre de ne pas la diffuser tant que l\u2019album ne sera pas dans les bacs. Evrett est tellement fan du groupe qu\u2019il passe quand m\u00eame la chanson sur les ondes. Les auditeurs appellent sans cesse la radio pour que le titre soit rediffus\u00e9, tant et si bien qu\u2019en deux jours, il passe quatorze fois ! Gr\u00e2ce \u00e0 Kenny Evrett, Queen va devenir \u00e9norme ; EMI revoit sa position et accepte de sortir le single. Mercury and Co en profitent alors pour tourner en seulement quatre heures ce qui sera l\u2019un des premiers vid\u00e9oclips commerciaux de l\u2019histoire, ce qui donnera encore plus d\u2019impact au titre. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p1_img3.jpg\" width=\"160\" height=\"168\" align=\"right\" border=\"1\">Malgr\u00e9 le succ\u00e8s plan\u00e9taire de \u00ab&nbsp;Bohemian Rhapsody&nbsp;\u00bb, Queen ne se repose pas sur ses lauriers et enregistre en 1976 <i>A Day At The Races<\/i>. Une fois de plus les \u00e9loges sont au rendez vous et cet album s\u2019av\u00e8re \u00eatre dans lign\u00e9e du pr\u00e9c\u00e9dent. Les style musicaux explor\u00e9s sont nombreux : on passe du heavy avec \u00ab&nbsp;Tie Your Mother Down&nbsp;\u00bb \u00e0 la valse avec \u00ab&nbsp;The Millionaire Waltz&nbsp;\u00bb sans oublier le gospel \u00ab&nbsp;Somebody To Love&nbsp;\u00bb qui conna\u00eetra un succ\u00e8s similaire \u00e0 celui de \u00ab&nbsp;Bohemian Rhapsody&nbsp;\u00bb. Le groupe en profite alors pour repartir en tourn\u00e9e outre-atlantique o\u00f9 le public r\u00e9pond pr\u00e9sent. Juin 1976 voit Queen donner un concert exceptionnel et totalement gratuit \u00e0 Hyde Park en plein c\u0153ur de Londres. Brian May : \u00ab&nbsp;Quand vous jouez devant une foule importante, vous avez le trac. Mais l\u00e0, jouer devant une foule immense et chez vous, o\u00f9 sont pr\u00e9sents les fans de votre ville mais aussi vos familles et amis, c\u2019est totalement flippant.&nbsp;\u00bb <br \/><br \/>  En 1977, le punk explose et tout le monde se r\u00e9clame du mouvement <i>No Future<\/i>. C\u2019est ce moment que Queen choisit pour sortir <i>News Of The World<\/i>. L\u00e0 encore, l\u2019exploration de divers styles musicaux est pr\u00e9sente mais moins flagrante que par le pass\u00e9. Le bluesy \u00ab&nbsp;Sleeping On the Sidewalk&nbsp;\u00bb, le heavy \u00ab&nbsp;Sheer Heart Attack&nbsp;\u00bb qui est la r\u00e9ponse de Taylor au mouvement punk, et le <i>zeppelinien<\/i> \u00ab&nbsp;It\u2019s Late&nbsp;\u00bb en sont la preuve. Mais les deux perles de cet album sont les deux hymnes \u00ab&nbsp;We Will Rock You&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;We Are The Champions&nbsp;\u00bb. Une anecdote de Roger Taylor \u00e0 propos de \u00ab&nbsp;We Will Rock You&nbsp;\u00bb : \u00ab&nbsp;Tout le monde me f\u00e9licite pour les parties de batterie de ce morceau mais sachez que je n\u2019ai pas jou\u00e9 de batterie sur ce titre, il s\u2019agit juste de Freddie, Brian, John et moi m\u00eame tapant du pied et des mains et nous avons multipli\u00e9 ces parties. (rires)&nbsp;\u00bb. Quant \u00e0 \u00ab&nbsp;We Are The Champions&nbsp;\u00bb, ce titre repr\u00e9sente le cot\u00e9 flamboyant de Queen et servira d\u2019hymne international dans tous les stades du monde. <br \/><br \/>  1978 voit Queen sortir <i>Jazz<\/i> qui pour la petite histoire est enregistr\u00e9 \u00e0 Nice, o\u00f9 Mercury assista au passage du Tour de France qui lui inspira \u00ab&nbsp;Bicycle Race&nbsp;\u00bb. Toujours sous la houlette de Baker, le groupe propose encore un disque tr\u00e8s vari\u00e9, bien qu\u2019un peu en retrait par rapport aux flamboyants albums pr\u00e9c\u00e9dents. Du jazzy \u00ab&nbsp;Dreamer\u2019s Ball&nbsp;\u00bb au heavy \u00ab&nbsp;Fat Bottomed girls&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Dead on Time&nbsp;\u00bb, Queen s\u2019attaque \u00e0 une multitude de styles. 1978 marque les premiers concerts de Queen en France avec des passages par Paris et Lyon. Pourquoi tant d\u2019attente pour le public Fran\u00e7ais ? Selon le groupe lui m\u00eame, les ventes n\u2019\u00e9taient jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pas \u00e9normes et une tourn\u00e9e fran\u00e7aise financi\u00e8rement risqu\u00e9e. La sortie pleine de succ\u00e8s du <i>single<\/i> \u00ab&nbsp;We Will Rock You&nbsp;\u00bb \/ \u00ab&nbsp;We Are The Champions&nbsp;\u00bb change la donne et d\u00e9cide le groupe \u00e0 venir sur notre territoire durant la tourn\u00e9e promotionnelle de <i>Jazz<\/i>. C\u2019est d\u2019ailleurs lors de celle-ci que Queen enregistre son premier album en public appel\u00e9 sans aucune pr\u00e9tention <i>Live Killers<\/i>. Avec ce double LP, Queen montre une fois pour toute qu\u2019il est un groupe de sc\u00e8ne capable v\u00e9ritablement de jouer avec le public. M\u00eame si Roger Taylor avoue ne pas aimer le son de ce live et qu\u2019il fut fait \u00e0 la va vite, cela n\u2019emp\u00eache pas le disque de cartonner. Il est \u00e0 noter qu\u2019en 1979 May, Taylor, Deacon et Mercury sont \u00e9lus par le fameux Guinness Book comme les dirigeants d\u2019entreprise les mieux pay\u00e9s avec Queen Production. <br \/><br \/> <\/p>            <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><strong><font  color=\"#cc0066\"><u>2. 1980-2003<\/u><\/font><\/strong><\/p>       <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p2_img1.jpg\" width=\"160\" height=\"161\" align=\"right\" border=\"1\">1980 est une grande ann\u00e9e pour Queen, plac\u00e9e sous le signe de la nouveaut\u00e9. Les quatre gar\u00e7ons s\u2019essaient en effet \u00e0 la musique de long m\u00e9trage, et c&rsquo;est pour <i>Flash Gordon<\/i>, v\u00e9ritable navet dans lequel jouaient pourtant Timothy Dalton et Ornella Muti, que Sa Majest\u00e9 enregistre sa premi\u00e8re bande originale de film. Le tout est en grande partie chaperonn\u00e9 par Brian May. <br \/> La grande nouveaut\u00e9 r\u00e9side en fait dans l\u2019utilisation, pour la premi\u00e8re fois, de synth\u00e9tiseurs, alors que le groupe mettait jusque l\u00e0 un point d&rsquo;honneur \u00e0 s&rsquo;en passer. \u00ab&nbsp;C\u2019est un film de S.F., il faut donc des sons nouveaux, et puis, de toutes mani\u00e8res, quelque soit l\u2019instrument utilis\u00e9, c\u2019est l\u2019homme qui reste aux commandes et l\u2019esprit du groupe demeure&nbsp;\u00bb, dixit Brian May. Malheureusement, les ventes de la B.O. sont \u00e0 l\u2019image du succ\u00e8s du film : quasiment confidentielles. <br \/><br \/>  Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, le groupe se remet au travail. Le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 voit la cons\u00e9cration du disco, et les quatre gar\u00e7ons continuent donc d\u2019utiliser le synth\u00e9tiseur. De quoi d\u00e9go\u00fbter les rockers purs et durs qui attendent avec l&rsquo;album \u00e0 venir de Queen, le sauveur potentiel du genre. La surprise est donc de taille lors de la sortie de <i>The Game<\/i>, dont le tube \u00ab&nbsp;Another One Bites The Dust&nbsp;\u00bb est la r\u00e9ponse de John Deacon au \u00ab&nbsp;Freak&nbsp;\u00bb de Chic. Ce titre constitue d&rsquo;ailleurs le premier tube \u00ab&nbsp;blanc&nbsp;\u00bb de la communaut\u00e9 noire am\u00e9ricaine. Si ce disque choque pour le moins certains fans, le quatuor n\u2019y renie pas pour autant ses origines rock, et se permet m\u00eame de donner sa propre d\u00e9finition du rockabilly avec le single \u00ab&nbsp;Crazy Little Thing Called Love&nbsp;\u00bb. Malgr\u00e9 un son r\u00e9solument moderne, r\u00e9sultant d\u2019une collaboration avec Reinhold Mack, <i>The Game<\/i> d\u00e9clenche tant bien que mal l\u2019enthousiasme des fans. M\u00eame les purs et durs finissent par se rallier \u00e0 la cause, et <i>The Game<\/i> se vend aussi bien que <i>A Night At The Opera<\/i> en son temps. <br \/> Queen s\u2019offre une cerise sur le g\u00e2teau de ces dix ann\u00e9es de r\u00e9ussite, en forme d&rsquo;un <i>Greatest Hits<\/i> qui, comme son nom l\u2019indique, regroupe les tubes du groupe et fait son effet en touchant un public de plus en plus large. Cette compilation reste \u00e0 ce jour le disque le plus vendu du groupe, et a vol\u00e9 en t\u00eate des <i>charts<\/i> anglais durant plusieurs mois. <br \/> Fid\u00e8le \u00e0 sa coutume, le groupe entame une tourn\u00e9e mondiale pour promouvoir l\u2019album, et Queen s\u2019envole pour la premi\u00e8re fois en Am\u00e9rique du Sud, avec les tourn\u00e9es <i>South America Bites Dust<\/i> et <i>Gluttons For Punishment<\/i>, visitant les plus grands stades du monde. Roger Taylor : \u00ab&nbsp;Vous rendez-vous compte ? Les stades l\u00e0-bas rassemblent environ 200 000 personnes : en une semaine de travail nous avons jou\u00e9 devant presque un million de personnes, c\u2019est vachement rentable comme semaine non ? (rires).&nbsp;\u00bb <br \/> Devant ce succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal, le concert du Morumbi Stadium est diffus\u00e9 en simultan\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et suivi par 35 millions de spectateurs en Am\u00e9rique Latine. A la fin de cette tourn\u00e9e pleine de succ\u00e8s, Queen songe fortement \u00e0 revenir, mais la guerre des Malouines entre l\u2019Argentine et la Grande-Bretagne change la donne. La tourn\u00e9e planifi\u00e9e en 1983 ne verra  jamais le jour, et Queen ne reviendra plus en Am\u00e9rique du Sud qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;exceptionnelle occasion du festival \u00ab&nbsp;Rock In Rio&nbsp;\u00bb. <br \/><br \/>  En 1982, Queen s\u2019en retourne en studio pour accoucher de <i>Hot Space<\/i>, un album pour le moins innovant dans la carri\u00e8re de la formation britannique : on y d\u00e9couvre des boites \u00e0 rythmes ainsi qu\u2019une incursion dans le reggae ! Mais le v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat de ce disque est le titre \u00ab&nbsp;Under Pressure&nbsp;\u00bb, sur lequel un certain David Bowie vient pousser la chansonnette, et qui fait un carton dans les <i>charts<\/i> ! \u00ab&nbsp;J\u2019\u00e9tais \u00e0 Montreux et j\u2019ai appris que Queen y \u00e9tait \u00e9galement pour enregistrer son prochain album aux Mountain Studios. Je suis donc all\u00e9 les voir, nous avons jamm\u00e9 et il en est ressorti ce titre.&nbsp;\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 David Bowie. \u00ab&nbsp;Ce titre fut cr\u00e9dit\u00e9 Queen &#038; David Bowie, mais ce sont surtout David et Freddie qui l\u2019ont \u00e9crit : la ligne de basse vient de David et la m\u00e9lodie de Freddie.&nbsp;\u00bb, dixit John Deacon. Bowie n&rsquo;a jamais jou\u00e9 la chanson en <i>live<\/i> avant la mort de Mercury, contrairement \u00e0 Queen. En effet, \u00e9ternel insatisfait, Mercury estimait que la chanson n\u2019\u00e9tait pas suffisamment achev\u00e9e (rappelons qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crite en une nuit !). Mais apr\u00e8s 1991, Bowie l&rsquo;int\u00e9gra \u00e0 ses <i>set lists<\/i>, en m\u00e9moire \u00e0 Freddie. <br \/> 1982 voit une nouvelle tourn\u00e9e mondiale, dont t\u00e9moigne le fabuleux concert r\u00e9cemment sorti en DVD, <i>Live at the Bowl<\/i>. C\u2019est aussi l&rsquo;occasion de la derni\u00e8re tourn\u00e9e am\u00e9ricaine de Queen. En effet, le groupe et son manager Jim Beach estiment qu\u2019Electra, leur maison de disques am\u00e9ricaine, ne fait pas son travail correctement et n\u2019assure pas la promotion comme il en \u00e9tait convenu par contrat. Ils prennent donc la d\u00e9cision de ne pas revenir en Am\u00e9rique sans une nouvelle maison de disques, chose qui ne sera faite qu\u2019en 1991 avec Hollywood Records (groupe Disney). Mais h\u00e9las, comme chacun sait, il est alors trop tard. Ce boycott a gravement nui \u00e0 l\u2019image de Queen aux Etats-Unis, et le groupe y perd des fans. <br \/> Roger Taylor profite de l\u2019ann\u00e9e 1982 pour sortir son premier album <i>Fun In Space<\/i>, qui re\u00e7oit un accueil plut\u00f4t mitig\u00e9. Il n\u2019en est cependant pas \u00e0 son coup d\u2019essai puisqu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 le premier membre du groupe \u00e0 sortir un disque en solo, le <i>single<\/i> \u00ab&nbsp;I Wanna Testify&nbsp;\u00bb \/ \u00ab&nbsp;Turn On The TV&nbsp;\u00bb, sorti en 1977. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p2_img2.jpg\" width=\"160\" height=\"161\" align=\"left\" border=\"1\">En 1983, c&rsquo;est au tour de Brian May de s\u2019offrir une petite parenth\u00e8se avec le <i>StarFleet Project<\/i>, o\u00f9 il r\u00e9unit Jeff Beck et Eddie Van Halen. Apr\u00e8s cette r\u00e9cr\u00e9ation, May rejoint ses comp\u00e8res en studio pour travailler \u00e0 la composition de prochain disque de Queen, <i>The Works<\/i>, s\u00e9rieusement attendu au tournant apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9trange <i>Hot Space<\/i>.<br \/> Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de ce dernier, la tension est mont\u00e9e au sein du groupe. Roger Taylor et Brian May en ont assez des sons \u00e9tranges et du style trop \u00ab&nbsp;cool&nbsp;\u00bb du dernier album, et veulent revenir \u00e0 une musique plus heavy. Ainsi, en 1984, la Reine fait \u00e0 nouveau parler d\u2019elle avec son nouveau single, \u00ab&nbsp;Radio GaGa&nbsp;\u00bb. Les fans croient d\u2019abord \u00e0 une plaisanterie de mauvais go\u00fbt mais se laissent une fois de plus prendre au jeu. Roger Taylor raconte que ce titre est venu de son fils, \u00e2g\u00e9 de deux ans, qui lui disait en lui montrant du doigt le poste de radio : \u00ab&nbsp;radio caca&nbsp;\u00bb. Le clip accompagnant le single est un petit bijou artistique, rendant hommage \u00e0 <i>Metropolis<\/i>, le classique de Fritz Lang sorti en 1934, et coloris\u00e9 par Giorgio Moroder en 1984. Notons \u00e0 ce propos la participation de Freddie Mercury sur la bande originale de la nouvelle version du film, avec le titre \u00ab&nbsp;Love Kills&nbsp;\u00bb. <br \/> 1984 voit aussi la sortie du deuxi\u00e8me album solo de Roger Taylor, <i>Strange Frontier<\/i>, tr\u00e8s influenc\u00e9 par le style de Bruce Springsteen. <br \/> <i>The Works<\/i> arrive finalement dans les bacs des disquaires, et ravive la flamme des fans d\u00e9\u00e7us par <i>Hot Space<\/i>. Outre \u00ab&nbsp;Radio GaGa&nbsp;\u00bb, l&rsquo;album contient des tubes en puissance tels que \u00ab&nbsp;I Want To Break Free&nbsp;\u00bb (dont le clip est une parodie du soap op\u00e9ra britannique <i>Coronation Street<\/i>, v\u00e9ritable institution en Angleterre) ou \u00ab&nbsp;Hammer To Fall&nbsp;\u00bb, qui deviendront des classiques en concert. C\u2019est aussi l\u2019occasion de d\u00e9couvrir une facette plus lyrique de Freddie Mercury qui signe sur ce disque, avec \u00ab&nbsp;It\u2019s A Hard Life&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Keep Open The Windows&nbsp;\u00bb, deux de ses plus belles compositions, sur lesquelles il met en avant son c\u00f4t\u00e9 th\u00e9\u00e2tral. <br \/> La tourn\u00e9e qui suit est un v\u00e9ritable triomphe mais il y a une ombre au tableau : le groupe accepte de donner des concerts \u00e0 Sun City, en Afrique du Sud, alors en plein Apartheid. Il n\u2019en faut pas moins pour que les membres du groupe soient tax\u00e9s de racisme par l\u2019Union des artistes en Angleterre. Malgr\u00e9 des communiqu\u00e9s de presse d\u00e9clarant qu\u2019ils ne font que r\u00e9pondre aux demandes incessantes des fans sud-africains dont le pays est boycott\u00e9 par la plupart des artistes, et essayer par leur pr\u00e9sence d\u2019apporter leur soutien \u00e0 la lutte anti-raciste,  cela ne suffit pas et Queen se trouve inscrit sur la liste noire de l\u2019ONU. <br \/><br \/>  Heureusement, en 1985, Queen est invit\u00e9 au <i>Live Aid<\/i> organis\u00e9 par Bob Geldof, pour une performance d\u2019anthologie aux cot\u00e9s de U2, Black Sabbath reform\u00e9 dans son <i>line-up<\/i> originel pour l\u2019occasion, et Led Zeppelin avec Jason Bonham et Phil Collins \u00e0 la batterie. Queen joue vingt minutes et, par ailleurs, on dit couramment que ce fut l\u2019une de leurs plus belles prestations <i>live<\/i>. <br \/> C&rsquo;est, soit dit en passant, \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de ce concert que l&rsquo;on comprend pourquoi John Deacon ne chante jamais sur les disques de Queen. Il suffit de pr\u00eater attention \u00e0 l&rsquo;un des refrains de \u00ab&nbsp;Hammer To Fall&nbsp;\u00bb : John y fait les ch\u0153urs, mais le micro, habituellement ferm\u00e9, est ouvert par erreur, et l\u2019on comprend tr\u00e8s vite la gravit\u00e9 de la chose !<br \/> La tourn\u00e9e qui suit <i>The Works<\/i> passe par toute l\u2019Europe et le Japon en 1985. Et, sans que personne ne le sache, c&rsquo;est l\u00e0 aussi la derni\u00e8re fois que le public nippon voit Queen sur les planches. Le groupe participe cette m\u00eame ann\u00e9e au Festival \u00ab&nbsp;Rock In Rio&nbsp;\u00bb, o\u00f9 il casse la baraque avec une affluence record de 250\u2019000 personnes !<br \/> Courant 1985, Freddie Mercury prend le temps de s\u2019exiler \u00e0 Munich, son berceau de l\u2019\u00e9poque, pour finir un projet qui lui tient \u00e0 c\u0153ur, son premier album solo. \u00ab&nbsp;Je joue avec des musiciens allemands, c\u2019est une autre approche, c\u2019est bien de jouer avec d\u2019autres personnes&nbsp;\u00bb, d\u00e9clare Freddie Mercury. <i>Mr. Bad Guy<\/i> sort en 1985 mais n&rsquo;obtient pas le succ\u00e8s escompt\u00e9. <br \/><br \/>  D\u00e9but 1986, en pleine phase d\u2019\u00e9criture, le quatuor est approch\u00e9 par le cin\u00e9aste Russell Mulcahy, qui demande \u00e0 Queen de bien vouloir lui offrir une composition pour son prochain film, <i>Highlander<\/i>. Un seul titre aurait suffi pour faire la joie de Mulcahy, mais la Reine \u00ab&nbsp;offre&nbsp;\u00bb finalement pas moins de six titres, qui finiront sur la bande originale d\u2019<i>Highlander<\/i>. Le film est un succ\u00e8s et l\u2019album <i>A Kind Of Magic<\/i> un v\u00e9ritable carton. Ne comportant que des tubes, il contient cinq <i>singles<\/i> parmi lesquels le sublime \u00ab&nbsp;Who Wants To Live Forever&nbsp;\u00bb. Brian May : \u00ab&nbsp;<i>A Kind Of Magic<\/i> n\u2019est pas seulement la bande originale du film, c\u2019est aussi un v\u00e9ritable album de Queen et les titres b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;arrangements diff\u00e9rents pour le film et pour l\u2019album, et il y a \u00e9galement des titres in\u00e9dits.&nbsp;\u00bb Il faut aussi noter que le titre \u00ab&nbsp;One Vision&nbsp;\u00bb, qui ouvre l\u2019album, figure sur la bande originale d&rsquo;un autre film, <i>Iron Eagle<\/i>.  Tous ces <i>singles<\/i> font l\u2019objet de vid\u00e9os tourn\u00e9es par Russel Mulcahy, ainsi que Rudi Dolezal et Hannes Rosacher, plus connus sous le nom des Torpedo Twins. De l\u2019avant-gardiste \u00ab&nbsp;A Kind Of Magic&nbsp;\u00bb au religieux \u00ab&nbsp;Who Wants To Live Forever&nbsp;\u00bb, ces clips font le bonheur des cha\u00eenes musicales !<br \/> La tourn\u00e9e <i>The Magic Tour<\/i> d\u00e9passe toutes les attentes. Cependant, elle n&rsquo;est qu\u2019europ\u00e9enne, Mercury ne souhaitant pas partir trop longtemps en tourn\u00e9e. En effet, entre deux shows, des disputes \u00e9clatent et il laisse entendre que se sera la derni\u00e8re fois qu\u2019il monte sur les planches. Selon Brian May, \u00ab&nbsp;une fois, j\u2019ai entendu Freddie se disputer avec John, disant que tout ceci n\u2019avait plus trop d\u2019importance, car de toute mani\u00e8re, il comptait bien arr\u00eater les tourn\u00e9es. J\u2019en ai eu froid dans le dos, mais je me suis dit que ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un coup de col\u00e8re, et que tout redeviendrait normal avec un peu de temps.&nbsp;\u00bb. Cependant, Queen remplit les stades et grandes salles europ\u00e9ennes, et c&rsquo;est le premier groupe d&rsquo;importance qui passe le rideau de fer, en allant jouer au Nepstadium de Budapest, en Hongrie. Ce concert est disponible en vid\u00e9o. <br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p2_img3.jpg\" width=\"159\" height=\"180\" align=\"right\" border=\"1\">Le point d\u2019orgue de cette tourn\u00e9e a lieu au Wembley Stadium, o\u00f9 deux soirs d\u2019affil\u00e9e, Queen joue \u00e0 guichets ferm\u00e9s. Ces concerts sont immortalis\u00e9s par le c\u00e9l\u00e8bre <i>Live At Wembley<\/i>, et sont bien s\u00fbr suivis d\u2019une <i>after party<\/i> \u00e0 la Mercury, f\u00eates toujours tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9es. Ian Crichton, le bassiste de Saga, \u00e0 qui l\u2019on demanda une fois quel \u00e9tait son meilleur souvenir musical, r\u00e9pondit : \u00ab&nbsp;Une f\u00eate chez Freddie Mercury\u2026&nbsp;\u00bb <br \/> Personne ne sait alors que c&rsquo;est h\u00e9las la derni\u00e8re tourn\u00e9e de Queen. Elle s&rsquo;ach\u00e8ve \u00e0 Knebworth Park, concert non planifi\u00e9 au d\u00e9part mais ajout\u00e9 apr\u00e8s le succ\u00e8s de Wembley. 120\u2019000 personnes assistent ce soir-l\u00e0 au dernier concert de la Reine, une affluence record en Angleterre pour un concert payant. <br \/><br \/>  En 1987, le groupe se repose et chacun vaque \u00e0 des projets personnels. C\u2019est ainsi que Roger Taylor, \u00e0 qui la sc\u00e8ne manque, cr\u00e9e The Cross, sort l&rsquo;album <i>Shove It<\/i> et part en tourn\u00e9e. John Deacon signe pour la premi\u00e8re fois en dehors de Queen un titre, avec le groupe The Immortals, pour le film <i>Biggles<\/i>, mais ne fera jamais d\u2019album. Brian May, lui, en profite pour s\u2019occuper un peu de sa famille, et commence \u00e0 composer en vue d\u2019un album solo. Quant \u00e0 Freddie Mercury, c\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019il fait la rencontre de Montserrat Caball\u00e9. Il compose pour elle le titre d\u2019ouverture des Jeux Olympiques de 1992 en Espagne, \u00ab&nbsp;Barcelona&nbsp;\u00bb. Mais cela ne suffit pas \u00e0 la cantatrice, qui lui demande un album entier. C\u2019est un Freddie Mercury hilare qui d\u00e9clare : \u00ab&nbsp;Combien de titres met-on sur un album de rock ?&nbsp;\u00bb, me demande-t-elle. \u00ab&nbsp;Huit ou neuf&nbsp;\u00bb, dis-je. \u00ab&nbsp;Bien, bien&#8230; Ecrivez-moi donc neuf chansons, disons pour&#8230; demain !&nbsp;\u00bb. Sort ainsi en 1987 <i>Barcelona<\/i>, un album magnifique o\u00f9 l\u2019on peut se rendre compte de la qualit\u00e9 exceptionnelle de la voix de \u00ab&nbsp;la diva du rock&nbsp;\u00bb. Chanter aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019une cantatrice sans avoir l&rsquo;air ridicule n\u2019est certes pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde !<br \/><br \/>  En 1989, apr\u00e8s un hiatus de trois ans, Queen sort <i>The Miracle<\/i> qui, comme ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, contient son lot de tubes plan\u00e9taires, dont \u00ab&nbsp;I Want It All&nbsp;\u00bb, qui sert de fond sonore \u00e0 une campagne publicitaire de la marque automobile Seat. Tr\u00e8s ax\u00e9 sur la guitare, ce disque pr\u00e9sente une nouvelle particularit\u00e9 : tous le titres sont sign\u00e9s Queen, et non plus par un musicien individuellement. Brian May revient sur ce fait : \u00ab&nbsp;Nous avons pris une d\u00e9cision tr\u00e8s importante concernant ce disque, et peut \u00eatre aurions-nous d\u00fb faire ainsi il y a des ann\u00e9es. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 que tous les titres seraient sign\u00e9s par Queen et non de mani\u00e8re individuelle. Cela n\u2019a fait que nous rapprocher davantage&nbsp;\u00bb. La v\u00e9ritable raison est en fait bien diff\u00e9rente : en cas de disparition de l\u2019un des membres du groupes, cette nouvelle modalit\u00e9 permettrait aux autres musiciens de b\u00e9n\u00e9ficier de droits sur l&rsquo;ensemble des titres. Pr\u00e9sage ? C\u2019est en tous cas \u00e0 cette \u00e9poque que Mercury confie \u00e0 ses vieux compagnons le terrible secret qu\u2019il porte en lui depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 : sa s\u00e9ropositivit\u00e9. Tout le monde s&rsquo;accorde alors sur la n\u00e9cessit\u00e9 de garder le secret, jusqu\u2019au jour o\u00f9 Freddie d\u00e9cidera du contraire. <br \/> Cinq vid\u00e9os sont tourn\u00e9es pour mettre en avant les <i>singles<\/i> de l\u2019album, et les fans se montrent enthousiastes, sp\u00e9culant sur une nouvelle tourn\u00e9e. Or, \u00e0 la surprise g\u00e9n\u00e9rale, le groupe annonce qu\u2019il ne tournera pas pour promouvoir <i>The Miracle<\/i>. Surgissent alors les rumeurs sur la sant\u00e9 de Mercury : on le dit tr\u00e8s malade. Mais le groupe reste impassible et silencieux. <br \/><br \/>  En 1991, EMI annonce la sortie d\u2019un nouvel album de Queen, <i>Innuendo<\/i>, enregistr\u00e9 \u00e0 Montreux o\u00f9 vit d\u00e9sormais Freddie Mercury. L\u00e0 encore, le public est au rendez-vous, et certains crient m\u00eame au g\u00e9nie \u00e0 l\u2019\u00e9coute du titre \u00e9ponyme, sur lequel Steve Howe (Yes) fait une apparition \u00e0 la guitare flamenco, et que certains qualifient de \u00ab&nbsp;Bohemian Rhapsody&nbsp;\u00bb des ann\u00e9es 1990. Roger Taylor est, lui aussi, dithyrambique \u00e0 ce propos : \u00ab&nbsp;<i>Innuendo<\/i> est un titre tr\u00e8s anglais. Pour moi, c\u2019est la rencontre entre Oscar Wilde et Led Zeppelin&nbsp;\u00bb. Le clip illustrant le <i>single<\/i> est, une fois de plus, un petit bijou : il reprend de nombreux extraits des clips de Queen, et les quatre membres du groupe y sont repr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re diff\u00e9rente : Freddie Mercury est ainsi croqu\u00e9 \u00e0 la L\u00e9onard de Vinci, Roger Taylor appara\u00eet \u00e0 la mani\u00e8re de Jackson Pollock, Brian May est repr\u00e9sent\u00e9 par des gravures victoriennes et enfin John Deacon est associ\u00e9 \u00e0 Picasso. La vid\u00e9o de \u00ab&nbsp;These Are The Days Of Our Lives&nbsp;\u00bb, beaucoup plus sobre, est le th\u00e9\u00e2tre de la derni\u00e8re apparition de la diva Mercury car les fans ne s\u2019y trompent pas : <i>Innuendo<\/i> est le chant du cygne de Freddie Mercury, qui annonce officiellement le 23 novembre 1991 qu\u2019il est atteint du sida. Il d\u00e9c\u00e8de le lendemain, des suites d\u2019une broncho-pneumonie d\u00e9clench\u00e9e par cette maladie. De nombreuses c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s se rendent \u00e0 ses fun\u00e9railles : David Bowie, George Michael, Mick Jagger, Elton John, Liza Minelli, Liz Taylor&#8230; autant de noms prestigieux pour saluer un grand monsieur du rock. <br \/> Ce destin tragique a pour effet inattendu de doper les ventes d\u2019albums, notamment celles du <i>Greatest Hits II<\/i>, sorti peu de temps avant le d\u00e9c\u00e8s de Mercury. D\u00e8s sa mort, les hommages pleuvent, en provenance du monde entier, et le domicile de Freddie au 1st Logan Place \u00e0 Londres, devient un lieu de p\u00e8lerinage, puisque Mercury n\u2019a pas de tombe, ses cendres \u00e9tant conserv\u00e9es par sa m\u00e8re. Les fans du monde entier s\u2019y rendent, afin d\u2019y laisser un message, une bougie ou une rose\u2026<br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p2_img4.jpg\" width=\"130\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Cependant, May, Taylor et Deacon se disent que la disparition de leur charismatique meneur peut servir \u00e0 sensibiliser les gens au probl\u00e8me du sida, et annoncent un <i>Freddie Mercury tribute Concert<\/i>, au cours duquel Queen se produira avec des invit\u00e9s prestigieux, et dont les recettes seront revers\u00e9es au Mercury Phoenix Trust. Le 20 avril 1992, 72\u2019000 personnes investissent le Wembley Stadium pour un concert en deux parties. La premi\u00e8re est consacr\u00e9e \u00e0 des groupes qui ont fait le d\u00e9placement pour la cause : Metallica, Extreme, Def Leppard, Bob Geldof, Guns\u2019n\u2019Roses, U2 (qui prend part \u00e0 la f\u00eate via satellite en direct de Sacramento en Californie, pendant son Achtung Baby Tour !), et m\u00eame Spinal Tap, le vrai-faux groupe. Puis Liz Taylor fait un discours sur les dangers du sida, avant de laisser la sc\u00e8ne \u00e0 May, Taylor et Deacon, accompagn\u00e9s tout au long de la soir\u00e9e par Roger Daltrey, Elton John, David Bowie, Tony Iommi, Zucchero, Seal, Paul Young ou George Michael. L\u2019\u00e9motion est \u00e0 son comble lorsque ce dernier interpr\u00e8te d\u2019une main de ma\u00eetre \u00ab&nbsp;Somebody To Love&nbsp;\u00bb. Le message passe et cette soir\u00e9e est un succ\u00e8s pour la pr\u00e9vention contre le sida.  <\/p>              <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><strong><font  color=\"#cc0066\"><u>3. Les ann\u00e9es post Mercury<\/u><\/font><\/strong><\/p>       <p class=\"dateconcert\" align=\"justify\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p3_img1.jpg\" width=\"154\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Un an apr\u00e8s le <i>Freddie Mercury Tribute<\/i>, Brian May part en tourn\u00e9e pour promouvoir son album solo <i>Back To The Light<\/i>. Comme son nom l\u2019indique, cet album est une sorte de lib\u00e9ration pour le guitariste, qui \u00ab&nbsp;revient \u00e0 la lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb. En effet, outre le d\u00e9c\u00e8s de son ami Freddie, Brian a d\u00fb faire face en peu de temps \u00e0 un divorce, ainsi qu\u2019\u00e0 la disparition de son p\u00e8re avec qui il \u00e9tait tr\u00e8s proche. <br \/> Brian part alors en tourn\u00e9e avec un groupe de musiciens prestigieux, dont Neil Murray et feu Cozy Powell (tous deux ex-Black Sabbath). Il se permet m\u00eame de croiser le manche avec Joe Satriani, Steve Vai, et Nuno Bettencourt lors d\u2019un concert donn\u00e9 dans le cadre de l\u2019Exposition universelle de S\u00e9ville, puis d\u2019accompagner les Guns n\u2019Roses sur la tourn\u00e9e <i>Use Your Illusion<\/i>. <br \/> Pendant ce temps, Roger Taylor continue sa carri\u00e8re solo avec The Cross, sans pour autant rencontrer le m\u00eame succ\u00e8s que son acolyte. Quant \u00e0 John Deacon, il ne souhaite plus continuer l\u2019aventure sans son comp\u00e8re disparu et d\u00e9cide de go\u00fbter \u00e0 une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e avec son \u00e9pouse Veronica et leurs six enfants. Encore aujourd\u2019hui, John n\u2019arrive pas \u00e0 r\u00e9aliser que le groupe a tenu pr\u00e8s de vingt ans en haut de l\u2019affiche. <br \/> En 1994, Roger sort son troisi\u00e8me album solo, <i>Happiness<\/i>, qui re\u00e7oit un bon accueil de la part des fans de Queen. Il part ensuite en tourn\u00e9e, essentiellement en Angleterre et en Allemagne. <br \/><br \/>  En 1995, d\u2019insistantes rumeurs font \u00e9tat d\u2019un album compos\u00e9 d\u2019in\u00e9dits, enregistr\u00e9s pendant les sessions d\u2019<i>Innuendo<\/i>. Cette information est finalement confirm\u00e9e par May et Taylor qui annoncent lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse qu\u2019un nouveau disque de Queen, symboliquement titr\u00e9 <i>Made In Heaven<\/i>, verra le jour \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e. Brian May pr\u00e9cise que ces titres ont \u00e9t\u00e9 mis en bo\u00eete lors des sessions d\u2019enregistrement d\u2019<i>Innuendo<\/i>, sous l\u2019impulsion d\u2019un Freddie Mercury de plus en plus affaibli, qui exigeait de ses comp\u00e8res qu\u2019ils le poussent dans ses derniers retranchements.<br \/> D\u00e8s lors, de nouvelles rumeurs annon\u00e7ant que Queen pourrait se remettre \u00e0 tourner en compagnie d\u2019un nouveau vocaliste surgissent, et le nom de George Michael est fr\u00e9quemment cit\u00e9. Roger Taylor s\u2019empresse de couper court \u00e0 la rumeur : d\u2019apr\u00e8s lui, \u00ab&nbsp;ce serait tout simplement ridicule de continuer \u00e0 tourner sous le nom de Queen sans Freddie&nbsp;\u00bb. Toutefois, May et Taylor multiplient durant cette p\u00e9riode les projets parall\u00e8les en compagnie d\u2019autres musiciens. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/queen\/queen_p3_img2.jpg\" width=\"122\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">1997 voit la sortie d\u2019un EP contenant un nouveau titre, \u00ab&nbsp;No One But You&nbsp;\u00bb. John Deacon y joue pour la derni\u00e8re fois en compagnie de ses comp\u00e8res, laissant pour de bon sa carri\u00e8re musicale derri\u00e8re lui, m\u00eame si cette retraite n\u2019est pas encore officielle \u00e0 cette \u00e9poque. <br \/> Le morceau appara\u00eet ainsi sur <i>Queen Rocks<\/i>, une nouvelle compilation pour le moins douteuse sans autre int\u00e9r\u00eat que la pr\u00e9sence de cette nouvelle chanson. Les fans ne sont pas dupes, et les ventes ne d\u00e9collent pas. <br \/> Au m\u00eame moment, May et Taylor refont parler d\u2019eux en solo avec leurs albums respectifs <i>Another World<\/i> et <i>Electric Fire<\/i>. May s\u2019entoure sur son disque d\u2019invit\u00e9s prestigieux comme le batteur Taylor Hawkins (Foo Fighters), ou encore Jeff Beck avec lequel il croise le manche sur \u00ab&nbsp;The Guv\u2019nor&nbsp;\u00bb. Aux albums succ\u00e8dent les tourn\u00e9es. Celle de Roger est quasi confidentielle car cantonn\u00e9e aux Royaume-Uni ; Brian, en revanche, s\u2019offre une tourn\u00e9e europ\u00e9enne. Il passe notamment \u00e0 la Cigale puis au R\u00e9servoir de Paris, pour un concert priv\u00e9 organis\u00e9 par RTL2. <br \/><br \/>   Les rumeurs concernant l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un rempla\u00e7ant au poste de chanteur persistent, les noms de Robbie Williams ou de Justin Hawkins de The Darkness revenant le plus fr\u00e9quemment. Toutes ces rumeurs sont d\u00e9menties par May et Taylor. Deacon qualifiera m\u00eame la reprise de \u00ab&nbsp;We Are The Champions&nbsp;\u00bb par Robbie Williams de <i>rubbish<\/i>, ne faisant pas honneur \u00e0 Freddie Mercury.<br \/> May et Taylor se plongent alors dans la promotion de la com\u00e9die musicale \u00ab&nbsp;We Will Rock You&nbsp;\u00bb, lanc\u00e9e en 2002. L\u2019histoire de celle-ci se passe dans un futur o\u00f9 toutes les formes de musique sont proscrites, sauf celles pr\u00e9\u00e9crites et programm\u00e9es par une compagnie monopolisant le march\u00e9. Ce projet divise quelques peu les fans : certains y voient un magnifique hommage, d\u2019autres un moyen de leur soutirer de l\u2019argent\u2026 On penchera plut\u00f4t pour la premi\u00e8re option, le projet \u00e9tant bien plus int\u00e9ressant que les nombreux hommages symphoniques ou encore techno inondant le march\u00e9. <br \/> Malgr\u00e9 tout, ce spectacle est un \u00e9norme succ\u00e8s en Angleterre, en Espagne, en Australie et en Russie, o\u00f9 les musiciens jouent pour la toute premi\u00e8re fois et o\u00f9 une f\u00eate est donn\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion du lancement de la com\u00e9die musicale. Le spectacle sera m\u00eame jou\u00e9 \u00e0 Las Vegas. Inutile cependant de dire que le France est encore une fois laiss\u00e9e pour compte&#8230;<br \/> Malgr\u00e9 les r\u00e9actions vari\u00e9es qu\u2019elle suscite, cette com\u00e9die musicale ne ternit en rien l\u2019image de Queen, qui s\u2019impose de plus en plus comme une pierre angulaire du rock. Et l\u2019histoire du groupe ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0 : les increvables Brian May et Roger Taylor vont repartir en tourn\u00e9e avec le chanteur Paul Rodgers, sous le nom de \u00ab&nbsp;Queen + Paul Rodgers&nbsp;\u00bb. <\/p> &nbsp;","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DOSSIER : Queen L\u2019impensable s\u2019est enfin produit : Queen est remont\u00e9 sur sc\u00e8ne. 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