{"id":2193,"date":"2009-02-04T00:00:00","date_gmt":"2009-02-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2193"},"modified":"2009-02-04T00:00:00","modified_gmt":"2009-02-03T22:00:00","slug":"2193","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/02\/04\/2193\/","title":{"rendered":"Yugen &#8211; Plays Leddi : Uova Fatali"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019id\u00e9e m\u00eame de combiner le rock \u00e0 la musique classique contemporaine r\u00e9v\u00e8le une dimension contre laquelle aucun genre ou style ne peut rivaliser. Deux forces se fusionnent dans un m\u00e9lange \u00e9lectrique et acoustique. Plusieurs modes de jeu, des exp\u00e9rimentations \u00e0 foisons, des combinaisons d\u2019instruments parfois compl\u00e8tement oppos\u00e9s, une complexit\u00e9 d\u2019\u00e9criture puis de mise en valeur, avec toutes les contraintes que cela entra\u00eene. Alors bien \u00e9videmment, la recette qui se nomme Rock in Opposition depuis presque trente-cinq ans n\u2019est pas donn\u00e9e \u00e0 tout le monde. Pourtant, quelques groupes ont su d\u00e9velopper cette musique : Univers Zero, Finnegans Wake, Art Zoyd et m\u00eame Frank Zappa d\u2019une certaine mani\u00e8re, pour ne citer qu\u2019eux.<br \/><br \/> S\u2019ajoute plus r\u00e9cemment \u00e0 la liste Y\u00fcgen, un groupe italien qui s\u2019est r\u00e9appropri\u00e9 de mani\u00e8re magistrale ce style si riche et avant-gardiste avec un premier album <em>Labirinto d\u2019Acqua<\/em> en 2006. Ils nous reviennent toujours aussi nombreux, neuf au total sans compter les intervenants, avec ce nouvel album intitul\u00e9 en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0les \u0153ufs fatals\u00a0\u00bb, ayant bien \u00e9videmment attis\u00e9 la curiosit\u00e9 de Progressia. Et il s\u2019av\u00e8re qu\u2019un peu \u00e0 la mani\u00e8re de leurs compatriotes de Z\u00fc qui invitent sur chacun de leurs albums des artistes diff\u00e9rents afin d\u2019exp\u00e9rimenter de nouveaux sons et de nouvelles formules, et ainsi interagir avec une oreille externe de la leur, Y\u00fcgen, qui avait tout compos\u00e9 seul jusqu\u2019\u00e0 maintenant, a d\u00e9cid\u00e9 de jouer la musique que Tommaso Leddi a compos\u00e9 pour eux. Le concept appara\u00eet comme des plus originaux et  aventureux. L\u2019exercice est \u00e9videmment tr\u00e8s difficile compte tenu de la complexit\u00e9 qu\u2019engage une telle musique. <br \/><br \/> Apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes, il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, quelque chose a chang\u00e9, ce qui n\u2019a rien de bien \u00e9tonnant : o\u00f9 est donc pass\u00e9e la magie Y\u00fcgen ? Les premiers morceaux sont caricaturaux, presque imitatifs d\u2019un folklore  guinguette \u00e0 l\u2019italienne du d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle, avec pourtant la touche du groupe et le haut niveau instrumental que les partitions complexes exigent. Ces derni\u00e8res sont suivies \u00e0 la lettre, desservant l\u2019\u00e9nergie et la spontan\u00e9it\u00e9. Prenant le pas au fur \u00e0 mesure sur le rock, le \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb s\u2019impose de mani\u00e8re bancale jusqu\u2019\u00e0 la suite \u00e9ponyme en cinq parties \u00ab\u00a0Uova Fatali\u00a0\u00bb. Cette derni\u00e8re tr\u00e8s homog\u00e8ne et brillante rattrape haut la main l\u2019exigu\u00eft\u00e9 toute relative et mal assum\u00e9e des morceaux pr\u00e9c\u00e9dents qui se contentent de reproduire froidement, mais non sans professionnalisme, le \u00ab\u00a0texte\u00a0\u00bb impos\u00e9.<br \/><br \/> Bizarre de repr\u00e9senter des coqs sur une pochette lorsque l\u2019on veut parler d\u2019\u0153ufs ! Et non au point de leur lancer des tomates, certains titres sonnent basse-cour. Loin s\u2019en faut l\u2019originalit\u00e9 et la qualit\u00e9 intrins\u00e8que de ce groupe, malgr\u00e9 quelques points faibles et une appropriation des morceaux mal sentie, peut-\u00eatre un peu aussi la faute de Leddi qui n\u2019a pas su mettre plus avant le potentiel du groupe, <em>Uova Fatali<\/em> d\u00e9\u00e7oit quelque peu. Tout est relatif\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019id\u00e9e m\u00eame de combiner le rock \u00e0 la musique classique contemporaine r\u00e9v\u00e8le une dimension contre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2194,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2193"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2193"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2193\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2194"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2193"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2193"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2193"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}