{"id":2167,"date":"2008-10-22T00:00:00","date_gmt":"2008-10-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2167"},"modified":"2008-10-22T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-21T22:00:00","slug":"2167","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/10\/22\/2167\/","title":{"rendered":"Beat Circus &#8211; Dreamland"},"content":{"rendered":"<p>Comme si toutes les horloges de Boston s\u2019\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es de tourner vers la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle, la sc\u00e8ne musicale post cabaret men\u00e9e de front par The Dresden Dolls, Reverend Glasseye et HUMANWINE ne saurait aujourd\u2019hui compter sans Beat Circus, le groupe de Brian Carpenter, multi-instrumentiste et personnage d\u00e9cal\u00e9 voire \u00e9nigmatique. <i>Dreamland<\/i> est le second album du collectif comprenant une base de neuf musiciens rejointe par divers invit\u00e9s tout au long des quarante-cinq minutes de musique. Celui-ci est en r\u00e9alit\u00e9 la premi\u00e8re partie de \u00ab\u00a0Weird American Gothic\u00a0\u00bb, une trilogie (150 pages de partitions) bas\u00e9e sur le parc d\u2019attractions de Coney Island aux Etats-Unis nomm\u00e9 Dreamland et de ces gens \u00e9tranges et surr\u00e9alistes qui le fr\u00e9quentent et le peuplent.<\/p>\n<p>  Dans cet univers \u00ab\u00a0americana-cabaret-manouche-contemporain\u00a0\u00bb, la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 joue un r\u00f4le consid\u00e9rable pour cr\u00e9er un climat excentrique \u00e0 la Danny Elfman (\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9trange No\u00ebl de Mr Jack\u00a0\u00bb sans les sons de synth\u00e9tiseurs) ou \u00e0 la sauce <i>Freakshow<\/i> de The Residents. En effet, l\u2019instrumentarium est hallucinant, totalement diff\u00e9rent de celui d\u2019un groupe de rock classique\u00a0: le banjo rempla\u00e7ant la guitare, les casseroles et autres cuill\u00e8res la batterie, l\u2019accord\u00e9on, l\u2019harmonica, l\u2019orgue \u00e0 pompe et la harpe les claviers et la basse transcend\u00e9e par le tuba, le trombone et les saxophones. Cela ne serait rien sans le violon, l\u2019alto et le violoncelle empruntant leur aura aux m\u00e9lodies slaves. Toute cette machinerie contribue \u00e0 la beaut\u00e9 d\u2019une musique savamment \u00e9crite et de morceaux chant\u00e9s qui s\u2019entrem\u00ealent \u00e0 de courts instrumentaux, faisant ainsi d\u00e9filer de petites sc\u00e8nes correspondant aux personnages. De l\u2019introduction \u00ab\u00a0Gyp the Blood\u00a0\u00bb et sa m\u00e9lodie fantomatique d\u2019entr\u00e9e en mati\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 la conclusion de l&rsquo;album, Beat Circus attire les foules en d\u00e9composant les \u00e9poques musicales et stylistiques sans jamais perdre le cadre de son r\u00e9cit.<\/p>\n<p>  C\u2019est donc le sentiment d\u2019une orchestration et d\u2019une \u00e9criture d\u2019une extr\u00eame qualit\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Frank Zappa qui fait figure ici, et d\u2019une musique pr\u00e9sentant toutes les caract\u00e9ristiques de celle d\u2019un bon film. Piquant, inconventionnel, impressionniste, <i>Dreamland<\/i> d\u00e9voile les premi\u00e8res lignes d\u2019une histoire \u00e0 compl\u00e9ter. Le talent de Brian Carpenter n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer mais bien \u00e0 maintenir pour les deux prochains volets de cette trilogie aux multiples facettes. Bravo\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme si toutes les horloges de Boston s\u2019\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es de tourner vers la fin du&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2168,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2167"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2167"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2167\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2168"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2167"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2167"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2167"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}