{"id":2165,"date":"2008-10-16T00:00:00","date_gmt":"2008-10-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2165"},"modified":"2008-10-16T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-15T22:00:00","slug":"2165","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/10\/16\/2165\/","title":{"rendered":"Supersister &#8211; To the Highe$t Bidder (r\u00e9\u00e9d.)"},"content":{"rendered":"<p>Le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante-dix a permis de rassembler sous la m\u00eame banni\u00e8re des groupes de rock progressif. Supersister, groupe hollandais compos\u00e9 de quatre musiciens multi-instrumentistes, a su d\u00e9velopper cette p\u00e2te unique et propre au mouvement et, propuls\u00e9 par Polydor, sort ce nouvel album en 1971.br><br \/>  Tout commence pour le mieux avec \u00ab\u00a0A Girl Named You\u00a0\u00bb, le tube du groupe et s\u00fbrement le meilleur morceau de l\u2019album ! Un titre long et riche, tr\u00e8s progressif, sautillant, rythmiquement et m\u00e9lodiquement quasi parfait dans un esprit zappa\u00efen et un style incontestablement anglo-saxon. \u00ab\u00a0No Tree Will Grow\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Higher\u00a0\u00bb fonctionnent comme de petites ballades enivrantes et m\u00e9lancoliques. Tandis qu\u2019\u00ab Energy\u00a0\u00bb remet un peu d\u2019huile sur le feu avec ses quinze minutes d\u2019alternances entre exp\u00e9rimentations et m\u00e9lodies burlesques avec un Robert-Jan Stips imitant la voix d\u2019un gnome. La groupe su\u00e9dois Sinkadus ne renierait pas leurs origines avec ce morceau.<\/p>\n<p>  Supersister n\u2019a jamais obtenu la reconnaissance qu\u2019il aurait du recevoir. Cependant, si l\u2019on remet les choses dans leur contexte et malgr\u00e9 le talent et la cr\u00e9ativit\u00e9 ind\u00e9niables qu\u2019on se doit de leur accorder, il n\u2019a malheureusement rien invent\u00e9 en termes de \u00ab\u00a0progressif\u00a0\u00bb. En 1971, Jethro Tull, Genesis, ELP, Frank Zappa ou encore Egg, groupes stylistiquement proches, en sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 leur deuxi\u00e8me voire leur quatri\u00e8me album. Cependant, et l\u00e0 r\u00e9side l\u2019int\u00e9r\u00eat, il est sans aucun doute pr\u00e9curseur de l\u2019\u00e9cole Canterbury avec Soft Machine, Caravan et la pr\u00e9dominance des claviers. Et c\u2019est cette diff\u00e9rence qui a s\u00fbrement fait que le groupe a navigu\u00e9 parall\u00e8lement dans les m\u00eames eaux que les autres sans jamais se retrouver sur le m\u00eame quai.<\/p>\n<p>  Quoi qu\u2019il en soit, Supersister signe avec cet album un tr\u00e8s bon moment de musique qu\u2019il est encore tr\u00e8s agr\u00e9able d\u2019\u00e9couter de nos jours. De plus, dans cette version remasteris\u00e9e d\u2019excellente facture, deux faces B augmentent consid\u00e9rablement l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019objet, avec \u00ab\u00a0Missing Link\u00a0\u00bb un morceau instrumental dot\u00e9 de <i>riffs<\/i> fortement appuy\u00e9s proche du hard rock. Mais le clou du spectacle est l\u2019incontournable \u00ab\u00a0The Groupies of the Band\u00a0\u00bb qui fait penser \u00e0 une chanson de spot publicitaire vantant les m\u00e9rites d\u2019un papier toilette comme aurait pu le faire Zappa. La structure est monstrueuse d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 avec la m\u00e9lodie de \u00ab\u00a0Fr\u00e8re Jacques\u00a0\u00bb d\u00e9sarticul\u00e9e en toile de fond \u00e0 d\u00e9nicher. Un r\u00e9gal !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante-dix a permis de rassembler sous la m\u00eame banni\u00e8re des groupes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2166,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2165"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2165\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2166"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}