{"id":2159,"date":"2008-10-11T00:00:00","date_gmt":"2008-10-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2159"},"modified":"2008-10-11T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-10T22:00:00","slug":"2159","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/10\/11\/2159\/","title":{"rendered":"Hamster Theatre &#8211; The Public Execution of Mister Personality"},"content":{"rendered":"<p>Thinking Plague a fourni depuis quelques ann\u00e9es les meilleurs musiciens du RIO : 5UU\u2019s de Dave Kerman et Bob Drake, David Shamrock de Sleepytime Gorilla Museum, et depuis 1993 Dave Willey dans Hamster Theatre avec ses deux comparses de Thinking Plague : Mark Harris et Mike Johnson ! Autrement dit, le concept Hamster Theatre ne sort pas de la t\u00eate de n\u2019importe qui, ni de nulle part. <i>The Public Execution of Mister Personality<\/i> : un second album au titre \u00e9vocateur apr\u00e8s <i> Carnival Detournement<\/i> sorti en 2001, accompagn\u00e9 d\u2019un disque en concert intitul\u00e9 <i>Quasi Day Room<\/i>, qui fait suite au <i>Siege on Hamburger City<\/i> paru en 1998.<\/p>\n<p>  Le titre de la premi\u00e8re production de Hamster Theatre r\u00e9sonne toujours comme la formule la plus appropri\u00e9e pour d\u00e9crire la musique du groupe am\u00e9ricain. En cr\u00e9ant une confusion g\u00e9n\u00e9rale des genres et en annihilant toute forme stylistique et structurelle, Willey et son groupe r\u00e9ussissent \u00e0 cr\u00e9er une chim\u00e8re \u00e0 plusieurs visages, sans que celle-ci ne soit paradoxalement effrayante. La musique parvient \u00e0 garder un sens de la m\u00e9lodie riche et inspir\u00e9e m\u00eame au sein d&rsquo;instants \u00e9nigmatiques cotoyant certains passages abstraits et qui ne correspondent qu\u2019\u00e0 des d\u00e9veloppements non improvis\u00e9s d\u2019ambiance bruitiste. Chaque moment est r\u00e9fl\u00e9chi et apporte un attrait d\u2019autant plus grand aux morceaux. <\/p>\n<p>  L\u2019ombre d\u2019Henry Cow et d\u2019Univers Zero se laisse entrevoir dans ce Rock in Opposition distingu\u00e9. En revanche, il ne serait pas juste d\u2019associer le groupe \u00e0 la musique des Balkans \u00e0 cause d\u2019un accord\u00e9on tr\u00e8s pr\u00e9sent et de quelques touches de clarinettes. Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019un habillage mais d\u2019une texture sonore ajout\u00e9e \u00e0 un ensemble, qui remplace en quelque sorte une ligne de chant, donnant \u00e0 ce groupe instrumental sa si forte personnalit\u00e9.<\/p>\n<p>  D&rsquo;excellente qualit\u00e9, les morceaux se succ\u00e8dent en des climax diff\u00e9rents tout en conservant une unit\u00e9 d\u2019\u00e9criture, savante sans jamais tomber dans le \u00ab compliqu\u00e9 pour faire compliqu\u00e9 \u00bb. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ce groupe r\u00e9side dans la force qu\u2019il a de ma\u00eetriser une forme moderne et originale du rock.<\/p>\n<p>  A une production quasi parfaite s&rsquo;ajoute une rigueur musicale qui contraint les ing\u00e9nieurs du son Dave Willey et Jon Stubbs \u00e0 garder un certain naturel dans les sonorit\u00e9s des instruments dits \u00e0 vent (trombones, saxophones, clarinettes et fl\u00fbtes) mais aussi pour l\u2019accord\u00e9on, la mandoline, le banjo et le marimba, sans compter diverses percussions ! <\/p>\n<p>  Cuneiform Records nous gratifie \u00e9galement du fameux disques bonus d&rsquo;un concert de Seattle d&rsquo;ao\u00fbt 2002 nomm\u00e9 <i>Quasi Day Room<\/i>. Des titres du premier album combin\u00e9s \u00e0 d\u2019autres compositions inconnues \u00e9maillent le show \u00e0 l&rsquo;enregistrement qui laisse pantois et dont la qualit\u00e9 des interpr\u00e9tations donne le ton, tant par la justesse de chaque note que de l\u2019improvisation \u00e7\u00e0 et l\u00e0. Tous les petits bruits et d\u00e9tails sont restitu\u00e9s, tout autant que les applaudissements des quelques spectateurs r\u00e9unis pour l\u2019occasion. On s\u2019y croirait. <\/p>\n<p>  Bien que le disque principal ne dure que quarante-cinq petites minutes, celles-ci sont tellement fra\u00eeches et r\u00e9jouissantes qu&rsquo;il serait difficile de s&rsquo;en plaindre. Hamster Theatre offre un album riche, accessible \u00e0 un large public tout en restant \u00e9videmment en marge du rock classique. Son aspect \u00ab guignolesque \u00bb et \u00ab fanfare \u00bb traduit le plaisir qu\u2019ont les musiciens de marier la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 au s\u00e9rieux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Thinking Plague a fourni depuis quelques ann\u00e9es les meilleurs musiciens du RIO : 5UU\u2019s de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2160,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2159"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2159"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2159\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2160"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2159"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2159"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2159"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}