{"id":2129,"date":"2008-06-24T00:00:00","date_gmt":"2008-06-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2129"},"modified":"2008-06-24T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-23T22:00:00","slug":"2129","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/06\/24\/2129\/","title":{"rendered":"Division By Zero &#8211; Tyranny of Therapy"},"content":{"rendered":"<p>A l\u2019instar de Riverside, Division By Zero est un de ces nouveaux groupes polonais \u00e9mergents qui connaissent un certain succ\u00e8s ces derniers temps. Apr\u00e8s deux <i>EP<\/i> autoproduits, <i>Code of Soul<\/i> (2004) et <i>Out of Body Experience<\/i> (2005), il est temps pour ce groupe apparemment prometteur puisque d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9 au ProgPower Europe 2008, de sortir enfin son premier album <i>Tyranny of Therapy<\/i> chez Insanity Records, label polonais de metal progressif qui sort coup sur coup Votum, Newbreed, Perihellium ou encore Symphony.<\/p>\n<p>  <i>Tyranny of Therapy<\/i> pr\u00e9sente tous les aspects de l\u2019album conceptuel avec une histoire en toile de fond. L\u2019introduction \u00ab\u00a0Evening\u00a0\u00bb en t\u00e9moigne, des voix et des bruits de pas se m\u00ealent. L\u2019ambiance y est sombre et angoissante et lorsque la voix particuli\u00e8re de Slawek Wierny se d\u00e9double en chant clair (viril avec tr\u00e8s peu d\u2019accent) \/ growl (f\u00e9roce \u00e0 la limite du <i>black metal<\/i>), l\u2019impression de schizophr\u00e9nie se fait sentir (voir la pochette). Et d\u2019ailleurs durant toute la dur\u00e9e du disque l\u2019ambivalence des atmosph\u00e8res est d\u00e9coiffante, entre m\u00e9lodies et t\u00e9n\u00e8bres, comme l\u2019avait si bien fait Evergrey sur leur second album <i>Solitude.Dominante.Tragedy<\/i> (1999).<\/p>\n<p> Division By Zero d\u00e9grossit le genre en incorporant ce qu\u2019il faut de technique dans le jeu des instruments mais aussi dans les structures complexes. Rappelant parfois le premier album d\u2019Event <i>Electric Skies<\/i> (1998) ou le troisi\u00e8me d\u2019Ivanohe <i>Polarized<\/i> (1997), les cinq musiciens synth\u00e9tisent les influences comme pour s\u2019enrichir d\u2019\u00e9l\u00e9ments constitutifs.  Le dosage est fin, jamais \u00e9touffant ou trop d\u00e9monstratif. Les guitares sont lourdes et pr\u00e9cises \u00e0 la fois.  Leszek Trela assure un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans l\u2019\u00e9volution des morceaux, employant avec talent groove et efficacit\u00e9, tout comme la remarquable section rythmique compos\u00e9e de Mariusz Pretkiewicz \u00e0 la batterie et de Michal Wieczorek \u00e0 la basse. Robert Gajgier aux claviers n\u2019est pas en reste, jouant la carte de l\u2019\u00e9l\u00e9gance entre textures profondes et m\u00e9lodies subtiles. La production amplifie la qualit\u00e9 des compositions comme la sublime \u00ab\u00a0Your Salvation\u00a0\u00bb ou l\u2019\u00e9nergique \u00ab\u00a0Self Control\u00a0\u00bb gr\u00e2ce \u00e0 un son massif et puissant, parfois agressif, mettant ainsi encore plus en valeur les aptitudes instrumentales de chaque musicien.<\/p>\n<p>   Division By Zero s\u2019est pr\u00e9serv\u00e9 de voler vilement des plans \u00e0 Dream Theater ou \u00e0 d\u2019autres et r\u00e9ussit le pari de se d\u00e9tacher d\u2019un metal progressif convenu et imitatif. Il manque tr\u00e8s peu de chose, comme le nombre de morceaux au compteur (seulement cinq r\u00e9els sur les huit pistes que contient le disque, ce qui est horriblement peu) pour que Division By Zero devienne une figure incontournable du renouveau d\u2019un genre qui peine \u00e0 retrouver ses marques et ses lettres de noblesse. Un groupe \u00e0 suivre de tr\u00e8s pr\u00e8s dans les mois \u00e0 venir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019instar de Riverside, Division By Zero est un de ces nouveaux groupes polonais \u00e9mergents&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2130,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2129"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2129"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2129\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2130"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}