{"id":2123,"date":"2008-05-19T00:00:00","date_gmt":"2008-05-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2123"},"modified":"2008-05-19T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-18T22:00:00","slug":"2123","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/05\/19\/2123\/","title":{"rendered":"Zero Hour &#8211; Dark Deceiver"},"content":{"rendered":"<p>A l\u2019heure o\u00f9 le metal progressif n\u2019est plus qu\u2019un vague souvenir des ann\u00e9es 90, certains irr\u00e9ductibles continuent \u00e0 tenir haut le flambeau, en d\u00e9montrant ainsi que ce genre n\u2019est pas seulement une suite de trois malheureux riffs heavy metal agr\u00e9ment\u00e9e d\u2019un solo de guitare\/synth\u00e9s au milieu. Trop de formations paradent en pr\u00e9tendant remettre au go\u00fbt du jour un semblant de metal progressif mais ils se fourvoient. Il faut donc les arr\u00eater au plus vite ou leur faire \u00e9couter ce nouvel album de Zero Hour au titre pourtant douteux : <i>Dark Deceiver<\/i>.<\/p>\n<p>  On les croyait perdus au plus profond des abysses intersid\u00e9rales \u00e0 la sortie de leur troisi\u00e8me album <i>A Fragile Mind<\/i>. Comment les talentueux membres de cette formation am\u00e9ricaine pouvaient enfanter ce disque aussi insignifiant que maladroit apr\u00e8s un chef d\u2019\u0153uvre tel que leur second et pr\u00e9c\u00e9dent album : <i>The Towers of Avarice<\/i> ? Certaines excuses telles que le d\u00e9part de leur fantastique chanteur Eric Rosvolt ou une pr\u00e9cipitation dans l\u2019\u00e9criture suite \u00e0 des pressions de la maison de disque pourraient en \u00eatre la cause \u2026 quatre ann\u00e9es d\u2019attente pourtant. Le nouveau chanteur Fred Marshall ne convenant pas, il fallait le remplacer au plus vite et c\u2019est en la personne de Chris Salinas que le miracle se produit. En 2006,  <i>Spec of Pictures Burnt Beyond<\/i> reprend les choses un peu plus s\u00e9rieusement et laisse entrevoir un retour gagnant.<\/p>\n<p> L\u2019attente en valait la chandelle car ce nouvel album, <i>Dark Deceiver<\/i>, marque \u00e0 nouveau un tournant dans la carri\u00e8re des californiens. Leur metal progressif a pris de l\u2019\u00e9paisseur par la guitare gonfl\u00e9e de Jasun Tipton, plus tranchante et plus agressive. Il en d\u00e9coule un l\u00e9ger esprit thrash de la fin des ann\u00e9es 80. Totalement d\u00e9complex\u00e9, Zero Hour affirme davantage sa technicit\u00e9 et une folie rappelant parfois Spastic Ink. Il suffit d\u2019\u00e9couter les parties de basse hallucinantes du fr\u00e8re jumeau de Jasun, Troy Tiptun (\u00ab Tendonitis \u00bb). Les riffs tournant sur eux-m\u00eames avec la petite croche suppl\u00e9mentaire en fin de seconde tourne sont devenus une marque de fabrique reconnaissable entre mille. Et le quatuor en use et abuse jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement. Parfois prodigieusement amen\u00e9s, parfois plus conventionnels, ils peuvent provoquer chez l\u2019auditeur des signes de fatigue par leurs r\u00e9p\u00e9titions outrageuses. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, les parties vocales de Chris Salinas font tout oublier, l\u2019ancien chanteur de Power of Omens apporte son grain de folie avec sa panoplie de chanteur de heavy metal. On retrouve chez lui certaines intonations de Geoff Tate (Queensr\u00ffche), avec son ambitus d\u00e9mesur\u00e9 passant du grave au suraigu en un rien de temps, et les effets de post production sur les fins de phrase. Son timbre m\u00e9lodramatique comble le d\u00e9ficit m\u00e9lodique assum\u00e9 du groupe. A la batterie, Mike Guy joue son r\u00f4le de stabilisateur mais sans prise de risque. Enfin, l\u2019ensemble des compositions baigne dans une  production sombre,  lourde et oppressante qui manque un peu de simplicit\u00e9, parfois m\u00eame de subtilit\u00e9\u2026 affaire de go\u00fbt.<\/p>\n<p>  Zero Hour remet donc les pendules \u00e0 z\u00e9ro, et leur <i>Dark Deceiver<\/i> nous fait oublier les deux disques pr\u00e9c\u00e9dents en moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour le dire. Puissance, technique et originalit\u00e9 d\u2019approche dans la construction des morceaux et la d\u00e9construction des riffs rendent ce disque vraiment passionnant. Seul petite ombre au tableau, il manque \u00e0 cette nouvelle mouture l\u2019\u00e9motion, celle qui donnait des frissons sur <i>The Towers of Avarice<\/i>. A \u00eatre parfois trop froide et trop calcul\u00e9e, la musique de Zero Hour pourrait en faire fuir certains.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019heure o\u00f9 le metal progressif n\u2019est plus qu\u2019un vague souvenir des ann\u00e9es 90, certains&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2124,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2123"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2123"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2123\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2124"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2123"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2123"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2123"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}