{"id":2117,"date":"2008-04-25T00:00:00","date_gmt":"2008-04-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2117"},"modified":"2008-04-25T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-24T22:00:00","slug":"2117","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/25\/2117\/","title":{"rendered":"Bury Your Dead &#8211; Bury Your Dead"},"content":{"rendered":"<p>Ces Am\u00e9ricains du Massachusetts se rappellent \u00e0 notre bon souvenir puisqu\u2019en 2004, les affreux jojos avaient eu par exemple la sympathique id\u00e9e de nommer les morceaux de leur deuxi\u00e8me album <i>Cover Your Tracks<\/i> par des titres de films avec Tom Cruise ! En 2006, ils nous avaient \u00e9galement assomm\u00e9 avec un <i>Beauty and the Breakdown<\/i> lin\u00e9aire mais tr\u00e8s efficace. Bury Your Dead passe la troisi\u00e8me et souhaite \u00e0 pr\u00e9sent s\u2019extirper du domaine moins restreint dans lequel ils officiaient, un hard-core efficace mais basique se rapprochant de Hatebreed. Avec ce nouvel album \u00e9ponyme,  le groupe se refait une beaut\u00e9 pour un style ma\u00eetris\u00e9, \u00e9tudi\u00e9 et s\u00e9rieusement affirm\u00e9. <\/p>\n<p>  Attention, ce disque peut avoir raison de votre platine \u00e0 force de tourner \u00e0 en br\u00fbler le plastique ! La b\u00eate poss\u00e8de les composantes essentielles du metal : des structures simples, des riffs tr\u00e8s rythmiques aux lourds relents de grosses guitares satur\u00e9es, rappelant avec parcimonie Meshuggah, le tout m\u00eal\u00e9 habilement d\u2019une musique industrielle \u00e0 la Fear Factory p\u00e9riode <i>Digimortal<\/i> (\u00ab Womb Disease \u00bb), sans pourtant utiliser de claviers et autres machines. C\u2019est brutal, sombre et malsain, tout en jouant sur la corde sensible par l\u2019entremise de passages m\u00e9lodiques \u00e9pisodiques, aussi surprenants soit-ils d\u2019interventions minimes et efficaces (\u00ab Fool\u2019s Gold \u00bb). Le chant rauque de Myke, d\u2019une f\u00e9rocit\u00e9 sans \u00e9gal, repousse les assauts de centaines de zombies. Chaque cri est d\u2019une pr\u00e9cision telle qu\u2019il en esquisse une note. Les guitares de Slim et Eric s\u2019embo\u00eetent avec justesse bien qu\u2019elles ne se scindent que trop peu. La section rythmique compos\u00e9e de Bubble \u00e0 la basse et de Mark \u00e0 la batterie \u00ab m\u00e9canique \u00bb est quant \u00e0 elle irr\u00e9prochable, posant une assise et une fermet\u00e9 dans les appuis, qu\u2019un rugbyman ne d\u00e9mentirait pas dans une m\u00eal\u00e9e. Pr\u00eat \u00e0 prendre aux tripes (\u00ab Sympathy Orchestra \u00bb, \u00ab Fever Dreams \u00bb), cet album ne serait rien sans cette production monstrueuse taill\u00e9e dans le roc le plus \u00e9pais, qui permet au groupe de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une personnalit\u00e9 en sus consid\u00e9rable \u00e0 l\u2019ensemble. Les instruments mix\u00e9s tr\u00e8s en avant donne ainsi une impression de projection dynamique.<\/p>\n<p>  Si Bury Your Dead n\u2019\u00e9blouit pas par une technique superflue, sa capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9coiffer et \u00e0 avoir su \u00e9voluer consid\u00e9rablement m\u00e9rite le respect. De quoi enterrer ses morts une seconde fois. La formation atteint un niveau brillant dans la composition de \u00ab chansons metal \u00bb. La sc\u00e8ne am\u00e9ricaine d\u00e9voile ainsi des facettes insoup\u00e7onn\u00e9es toujours plus talentueuses les unes que les autres, qui savent int\u00e9grer avec fra\u00eecheur les influences de leurs coll\u00e8gues nord europ\u00e9ens. Bury Your Dead en devient une des r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces Am\u00e9ricains du Massachusetts se rappellent \u00e0 notre bon souvenir puisqu\u2019en 2004, les affreux jojos&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2118,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2117"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2117\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}