{"id":2109,"date":"2003-02-17T00:00:00","date_gmt":"2003-02-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2109"},"modified":"2003-02-17T00:00:00","modified_gmt":"2003-02-16T22:00:00","slug":"2109","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/02\/17\/2109\/","title":{"rendered":"Sotos &#8211; Platypus"},"content":{"rendered":"<p>Collectif bordelais d\u00e9j\u00e0 auteur d\u2019un premier album sorti chez Gazul en 1999, Sotos joue une musique complexe empruntant autant \u00e0 King Crimson pour les m\u00e9lodies tordues et l\u2019\u00e9nergie qu\u2019\u00e0 la musique de chambre : une section de cordes mise tr\u00e8s en avant fait sans aucun doute l\u2019une de ses originalit\u00e9s. Bref, Sotos pourrait \u00eatre un croisement d\u2019Univers Zero et de Nebelnest, \u00e0 ceci pr\u00e8s que leur talent oblige \u00e0 d\u00e9passer ce descriptif r\u00e9ducteur. <\/p>\n<p> Suivre Sotos tout au long de ce <i>Platypus<\/i>, compos\u00e9 de deux pi\u00e8ces dont la premi\u00e8re est sous-divis\u00e9e en sept parties, n\u2019est pas chose ais\u00e9e : le mot compromission n\u2019appartient visiblement pas au vocabulaire des Bordelais, mais l\u2019un des plaisirs du disque est aussi de l\u2019apprivoiser. <br \/> \u00ab Malstrom \u00bb, morceau de quarante minutes, ouvre le disque. On sent d\u00e8s ce moment la volont\u00e9 de Sotos de partir d\u2019une base donn\u00e9e (une m\u00e9lodie aux cordes ou \u00e0 la guitare, ou encore une rythmique de basse sur laquelle chaque instrument se greffe progressivement) pour la d\u00e9velopper et toujours mieux la d\u00e9pecer, puis enfin passer \u00e0 autre chose. C\u2019est bien simple, cela ne s\u2019arr\u00eate jamais ! Sotos est ind\u00e9niablement dou\u00e9 et ose une totale absence de restrictions et de formatage. Ainsi passe t-on d\u2019un silence quasi-total, mettant en relief chaque son, \u00e0 une avalanche de notes pos\u00e9es sur une section rythmique de haute vol\u00e9e. A ce titre, soulignons la superbe production de Bob Drake, qui avait d\u00e9j\u00e0 fait merveille avec Nebelnest et offre \u00e0 Sotos un son de pr\u00e9cision. <br \/> <i>Wu<\/i>, titre d\u2019un seul tenant histoire de vous perdre encore plus, ne dure quant \u00e0 lui qu\u2019une trentaine de minutes mais cache bien son jeu. Les neuf premi\u00e8res minutes sont quasi silencieuses, \u00e0 peine entrecoup\u00e9es de tr\u00e8s peu de m\u00e9lodies ou m\u00eame de sons pour se raccrocher. Puis suit le meilleur du disque, une lente mont\u00e9e en puissance, qui d\u00e9marre \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019Univers Zero ( \u00abH\u00e9r\u00e9sie\u00bb), lentement et sombrement. Les cordes et la batterie acc\u00e9l\u00e8rent, dans une ambiance fi\u00e9vreuse proche des premiers Anekdoten. Les dix derni\u00e8res minutes, port\u00e9es par des riffs telluriques, peuvent mettre \u00e0 terre n\u2019importe quel amateur de musique \u00ab extr\u00eame \u00bb (noisy ou metal) pour s\u2019achever dans le calme, enfin. <\/p>\n<p> Cette audace nous embarrasse : est-ce du jazz rock, du rock in opposition, du progressif, de la musique de chambre\u2026 ? Une seule certitude : Sotos joue une musique r\u00e9solument contemporaine et se place avec <i>Platypus<\/i> au centre de la carte du progressif et des musiques nouvelles de notre pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Collectif bordelais d\u00e9j\u00e0 auteur d\u2019un premier album sorti chez Gazul en 1999, Sotos joue une&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2110,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2109"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2109"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2109\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2110"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}