{"id":2107,"date":"2003-03-08T00:00:00","date_gmt":"2003-03-07T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2107"},"modified":"2003-03-08T00:00:00","modified_gmt":"2003-03-07T22:00:00","slug":"2107","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/03\/08\/2107\/","title":{"rendered":"Glass Hammer &#8211; Lex Rex"},"content":{"rendered":"<p>Attention, gros calibre ! Glass Hammer est entr\u00e9 dans la cour des grands du progressif actuel, et compte bien y rester. Certes, le groupe existe depuis des ann\u00e9es et, avec <i>Chronometree<\/i> et son concept album inspir\u00e9 du <i>Seigneur des Anneaux<\/i>, il s\u2019\u00e9tait taill\u00e9 une solide r\u00e9putation. Mais avec <i>Lex Rex<\/i>, Glass Hammer franchit un pallier pour devenir l\u2019un des gardiens du progressif \u00ab \u00e0 l\u2019ancienne \u00bb. <\/p>\n<p> En effet, les r\u00e9f\u00e9rences fusent \u00e0 l\u2019\u00e9coute de cette \u0153uvre : des claviers &#8211; particuli\u00e8rement mis en avant &#8211; \u00e0 la Genesis p\u00e9riode 1973, voire \u00e0 la ELP, une basse qui claque comme celle de Chris Squire (Yes), et un chant assez proche de celui de Trent Gardner (en moins irritant et plus vari\u00e9, heureusement). Des r\u00e9f\u00e9rences plut\u00f4t flatteuses, donc. Le lecteur l\u2019aura compris, pas une once de modernit\u00e9 sur <i>Lex Rex<\/i>, ce qui le r\u00e9serve \u00e0 un public d\u2019amateurs. Pour ceux-l\u00e0, c\u2019est un achat qui s\u2019impose car, \u00e0 l\u2019instar de groupes tels que Spock\u2019s Beard (en moins pop) ou Transatlantic (en moins foisonnant), on a parfois le sentiment d\u2019\u00e9couter un grand classique des seventies, sentiment renforc\u00e9 par le recours constant \u00e0 des sons d\u2019un autre \u00e2ge (les claviers et autres mellotrons en particulier) et \u00e0 des ch\u0153urs comme on en entend peu aujourd\u2019hui. GH se rapproche de ce que l\u2019ancien groupe de Neal Morse a pu produire sur ses deux premiers albums, avec de multiples m\u00e9lodies, des compositions \u00e0 tiroirs et un zeste de folie dans l\u2019interpr\u00e9tation. <br \/>Ainsi, \u00ab Tales of the great war \u00bb et plus encore \u00ab One King \u00bb (v\u00e9ritable pot-pourri de r\u00e9f\u00e9rences explicites, comme cette guitare \u00e0 la Steve Howe d\u2019entr\u00e9e de jeu) nous abreuvent de riffs de claviers, de soli de guitares triomphants et de voix en canons. Toujours dans la tradition, les morceaux \u00e9piques alternent avec quelques courtes transitions d\u2019inspiration classique. L\u2019\u0153uvre force d\u2019autant plus le respect que la quasi-int\u00e9gralit\u00e9 du disque a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e et enregistr\u00e9e par deux amoureux du progressif, Fred Schendel et Steve Babb, sans que l\u2019on puisse se douter que l\u2019effectif soit aussi r\u00e9duit, m\u00eame s\u2019il est renforc\u00e9 par des choristes et des guitaristes tels que Bjorn Lynne. La section rythmique, en particulier, est au rendez-vous, avec un groove souvent imparable. <\/p>\n<p> Le niveau des compositions, tr\u00e8s impressionnant sur la premi\u00e8re moiti\u00e9 du disque, a toutefois tendance \u00e0 s\u2019affaiblir un peu par la suite, bien qu\u2019il enterre toujours la majorit\u00e9 de la concurrence. Si les deux anciens groupes de Neal Morse d\u00e9cidaient de c\u00e9der leur titre de roi du progressif pur et dur, Glass Hammer pourrait se l\u2019octroyer, pour notre plus grand plaisir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attention, gros calibre ! 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