{"id":2097,"date":"2007-09-17T00:00:00","date_gmt":"2007-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2097"},"modified":"2007-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-16T22:00:00","slug":"2097","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/09\/17\/2097\/","title":{"rendered":"Lazuli &#8211; En avant doute \u2026"},"content":{"rendered":"<p>Si leur deuxi\u00e8me album <i>Amn\u00e9sie<\/i> est pass\u00e9 inaper\u00e7u dans la sph\u00e8re progressive \u00e0 sa sortie en 2004, <i>En avant doute \u2026<\/i> a quant \u00e0 lui fait sensation un peu partout d\u2019abord en France mais aussi en Allemagne ou aux Pays-Bas, o\u00f9 ils sont tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s et sollicit\u00e9s. Et pour cause, Lazuli est sans conteste l\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations fran\u00e7aises de ces derniers mois, probablement gr\u00e2ce \u00e0 des prestations sc\u00e9niques superbes et une musique douce, intelligente et originale.  Les gardois affichent des attributs cons\u00e9quents : six musiciens et un instrumentarium audacieux et atypique. Alors\u2026 en avant toute ! pour une chronique d\u2019<i>En avant doute<\/i> !<\/p>\n<p>  Lazuli est \u00e0 la base un groupe de \u00ab&nbsp;world music&nbsp;\u00bb qui, avec le remplacement d\u2019une guitare acoustique par une guitare \u00e9lectrique s\u2019est lentement dirig\u00e9, inconsciemment, vers une musique, qui par la force des choses se retrouve catalogu\u00e9e comme progressive. Il n\u2019en reste pas moins que Lazuli est atypique dans ce mouvement et dans la sph\u00e8re musicale en g\u00e9n\u00e9ral.<br \/> En effet, lorsqu\u2019un groupe se compose d\u2019un guitariste\/chanteur (Dominique L\u00e9onetti), d\u2019une guitare \u00e9lectrique (G\u00e9d\u00e9ric Byar), d\u2019un marimba et d\u2019un vibraphone (Fr\u00e9d\u00e9ric Juan), de percussions (Yohan Sim\u00e9on), d\u2019une guitare Warr (Sylvain Bayol) et d\u2019une L\u00e9ode, cet instrument hybride unique au monde (Claude L\u00e9onetti), on ne peut que parler d\u2019atypie. La musique qui en d\u00e9coule est elle toute aussi surprenante.<br \/> Douce et voluptueuse dans les m\u00e9lodies, puissante par le m\u00e9lange des instruments dans les sonorit\u00e9s, captivante et onirique par les textes en fran\u00e7ais soign\u00e9s et la voix d\u00e9licate de Dominique, v\u00e9ritable ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie, la musique de Lazuli transporte litt\u00e9ralement. Le format court des neufs chansons qui composent le disque est ancr\u00e9 dans un sch\u00e9ma tel que celui de la vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, avec couplet\/refrain se succ\u00e9dant et des arrangements hautement travaill\u00e9s. La progression des morceaux se fait du calme vers le soutenu, sans jamais perdre le fil de la chanson ou changer d\u2019univers. Chaque morceau porte en lui un caract\u00e8re propre qui fait de l\u2019album un disque unique et incomparable, m\u00eame si quelques moments peuvent rappeler tel ou tel artiste.<br \/> La L\u00e9ode apporte une dimension extraordinaire par sa fluidit\u00e9 et la diversit\u00e9 de ses sons, se fondant dans n\u2019importe quelle atmosph\u00e8re. Dans la mesure o\u00f9 il est le seul \u00e0 en jouer, Claude L\u00e9onetti se permet de se laisser beaucoup d\u2019espace, pour notre plus grand plaisir d\u2019ailleurs. Les soli lui reviennent donc tandis que la Warr de Sylvain et les percussions de Yohan tiennent le r\u00f4le de conducteurs de locomotive. La guitare de G\u00e9d\u00e9ric et les instruments \u00e0 lames de bois ou de m\u00e9tal de Fr\u00e9d\u00e9ric apportent de petits d\u00e9tails harmoniques et m\u00e9lodiques subtils ajoutant \u00e0 l\u2019ambiance. Chaque musicien est mis \u00e0 \u00e9chelle \u00e9gale, insufflant alors sa touche personnelle \u00e0 l\u2019architecture des morceaux.<\/p>\n<p>  Question production, il n\u2019y pas grand-chose \u00e0 dire, le travail maison est tr\u00e8s honorable et permet de distinguer chaque instrument \u00e0 sa juste valeur dans un espace restreint, le rendu \u00e9tant resserr\u00e9, confin\u00e9. La profondeur se retrouvera plus facilement dans la voix mise en avant, force motrice du groupe. La Warr a du mal \u00e0 ressortir comme telle passant plus facilement si on ne le sait pas pour une simple basse, ce qui est peut-\u00eatre voulu. Tr\u00e8s personnelle et \u00e0 la fois conventionnelle, la production enchante et r\u00e9ussit le pari de l\u2019efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>  Le DVD accompagnant l\u2019album renferme quant \u00e0 lui tout ce qu\u2019un fan appr\u00e9ciant particuli\u00e8rement un groupe peut esp\u00e9rer recevoir ! Six chansons en concert au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Od\u00e9on de N\u00eemes, le vid\u00e9o clip de <i>Le repas de l\u2019ogre<\/i>, une galerie photo, un \u00ab&nbsp;behind the scene&nbsp;\u00bb de quarante minutes ni plus ni moins, o\u00f9 l\u2019on appr\u00e9ciera l\u2019humour des comp\u00e8res et la petite histoire de la L\u00e9ode par son concepteur (c\u2019est pour cela qu\u2019il n\u2019y a en pas dans cette chronique, laissant ainsi la possibilit\u00e9 au lecteur de le d\u00e9couvrir par lui-m\u00eame). Un joli bonus qui ne se regardera pas qu\u2019une fois en fin de compte.<\/p>\n<p>   En d\u00e9finitive, <i>En avant doute\u2026<\/i> est un album irr\u00e9sistible par la force qu\u2019il d\u00e9gage. Un souffle nouveau en opposition aux redondances du rock progressif na\u00eet de ces neuf titres. Nulles d\u00e9monstrations ici, juste l\u2019originalit\u00e9 et les talents d\u2019\u00e9criture et d\u2019arrangement de ces six musiciens. Le seul regret \u00e0 formuler est que le disque ne se prolonge pas plus longtemps, seule la touche \u00ab&nbsp;repeat&nbsp;\u00bb de la platine cd permettra le frisson, encore et encore\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si leur deuxi\u00e8me album Amn\u00e9sie est pass\u00e9 inaper\u00e7u dans la sph\u00e8re progressive \u00e0 sa sortie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2098,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2097"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2097\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}