{"id":2091,"date":"2007-07-01T00:00:00","date_gmt":"2007-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2091"},"modified":"2007-07-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-30T22:00:00","slug":"2091","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/07\/01\/2091\/","title":{"rendered":"Beardfish &#8211; Sleeping In Traffic : part one"},"content":{"rendered":"<p>Les jeunes su\u00e9dois de Beardfish n\u2019ont pas mis longtemps d\u2019une part pour faire parler d\u2019eux, d\u2019autre part pour signer chez les sp\u00e9cialistes du rock progressif, \u00e0 croire qu\u2019Inside Out veut r\u00e9cup\u00e9rer tous les bons groupes du genre ! Apr\u00e8s le remarqu\u00e9 <i>The Sane Day<\/i>, double cd aux allures de gros tiroir \u00e0 bonnes id\u00e9es, <i>Sleeping In Traffic : Part One<\/i> nous rappelle \u00e0 l\u2019ordre et relance un nouveau concept album pour le moins ambitieux <i>a priori<\/i>, tout du moins dans la d\u00e9marche !<\/p>\n<p>  Ce qui est \u00e9patant avec Beardfish, c\u2019est avant tout la fra\u00eecheur des compositions et en m\u00eame temps la sonorit\u00e9 de l\u2019ensemble en total anachronisme avec ce qui se fait en ce moment. Les instruments \u00ab vintage \u00bb font figure de justification \u00e0 un rock progressif des ann\u00e9es 70 bien ficel\u00e9, rappelant tour \u00e0 tour Genesis (le riff d\u2019introduction du magnifique \u00ab  Harmony \u00bb) ou m\u00eame Gentle Giant (\u00ab The Ungoldly Slob \u00bb). Mais la simple diff\u00e9rence est que l\u2019emballage, la production donc, est elle moderne, propre, chaude et soign\u00e9e ; dans la lign\u00e9e des jeunes de Liquid Scarlet sans le c\u00f4t\u00e9 \u00ab vintage \u00bb \u00e0 tout prix. <\/p>\n<p>  Il ne faut pas plusieurs \u00e9coutes pour rentrer tr\u00e8s vite dans l\u2019atmosph\u00e8re d\u00e9licate de cet album. La mani\u00e8re de faire de ces musiciens est int\u00e9ressante, car ils n\u2019accablent pas l\u2019auditeur de trop grands d\u00e9lires instrumentaux, se concentrant avant tout sur la bonne digestion de longues plages musicales, \u00e0 l\u2019instar du morceau \u00ab Roulette \u00bb totalisant les douze minutes. Les m\u00e9lodies sont soign\u00e9es, originales et d\u00e9velopp\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 souligner l\u2019effort de chaque instrument. Les refrains sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement afin d\u2019installer un c\u00f4t\u00e9 \u00ab chanson pop \u00bb avec l\u2019approche du rock progressif dans les d\u00e9veloppements, les riffs et les sonorit\u00e9s..<br \/>  La voix suave de Rikard Sj\u00f6blom apporte une dimension \u00e9motionnelle tr\u00e8s forte en plus de la seule musique d\u00e9j\u00e0 expressive. Ce chanteur\/guitariste\/compositeur \u00e0 un timbre de voix particulier, d\u2019un autre temps, qu\u2019il ma\u00eetrise avec talent. Les autres musiciens ne sont pas en reste, proposant irr\u00e9m\u00e9diablement des parties diff\u00e9rentes, se superposant habilement. L\u2019histoire quant \u00e0 elle reste obscure sans les textes mais ne g\u00e2che en rien l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 la musique. <\/p>\n<p>                     Beardfish signe ici un bel album, plein de charme et de douceur. Il manque de ce fait un peu de prises de risque musicales \u00e0 notre go\u00fbt. Cependant, ce qui est fait est de qualit\u00e9 et on ne pourra leur reprocher d\u2019apporter un coup de jeune dans un univers domin\u00e9 par les Flower Kings. La fin de <i>Sleeping Traffic : Part One<\/i> et son envol\u00e9e lancinante laisse pr\u00e9sager le meilleur pour la suite. Du fait que l\u2019on attend justement une suite, il faudra que le r\u00e9sultat soit aussi bon mais pas identique, ou meilleur et l\u00e0, Beardfish aura rempli son contrat en s\u2019imposant comme une des figures incontournables de la sc\u00e8ne  rock progressive actuelle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les jeunes su\u00e9dois de Beardfish n\u2019ont pas mis longtemps d\u2019une part pour faire parler d\u2019eux,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2092,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2091"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2091"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2091\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2092"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2091"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2091"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2091"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}