{"id":2087,"date":"2009-06-05T00:00:00","date_gmt":"2009-06-04T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2087"},"modified":"2009-06-05T00:00:00","modified_gmt":"2009-06-04T22:00:00","slug":"2087","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/06\/05\/2087\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9d\u00e9ric Norel &#8211; Dreamseekers"},"content":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 son exp\u00e9rience dans la composition de musiques de film et de th\u00e9\u00e2tre ainsi que de nombreuses collaborations (Louis Sclavis, Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne, M\u00e9d\u00e9ric Collignon&#8230;), Fr\u00e9d\u00e9ric Norel n&rsquo;a jamais enregistr\u00e9 d&rsquo;album \u00e0 son nom. Ce <i>Dreamseekers<\/i> pr\u00e9sente un musicien plein de ressources et d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;une grande maturit\u00e9. Le ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie joue du violon, ce qui est finalement assez rare pour \u00eatre signal\u00e9, les \u00ab&nbsp;premiers r\u00f4les&nbsp;\u00bb dans le jazz \u00e9tant plus facilement donn\u00e9s aux pianos et autres saxophones. On est cependant loin de St\u00e9phane Grappelli ou Didier Lockwood. Ici, la priorit\u00e9 est laiss\u00e9e aux ambiances, \u00e0 toutes ces riches atmosph\u00e8res qui, mises bout \u00e0 bout, s&rsquo;apparentent \u00e0 un v\u00e9ritable voyage. Une instrumentation inhabituelle est l\u00e0 pour appuyer ces propos : pas de batterie, mais des discussions crois\u00e9es entre le violon et la clarinette notamment (tenue par Jean-Marc Foltz), qui mettent en lumi\u00e8re des timbres \u00e9tonnement compl\u00e9mentaires. A ce titre, le final de \u00ab&nbsp;Naissances&nbsp;\u00bb constitue un des sommets insoup\u00e7onn\u00e9s de <i>Dreamseekers<\/i>. <\/p>\n<p>  Fr\u00e9d\u00e9ric Norel montre \u00e0 quel point des th\u00e8mes simples peuvent prendre leur envol sans esbroufe. L&rsquo;aspect m\u00e9lodique est toujours privil\u00e9gi\u00e9 mais ce c\u00f4t\u00e9 conventionnel est directement remis en cause par la singularit\u00e9 des arrangements. Si certains reprocheront un manque de \u00ab&nbsp;folie&nbsp;\u00bb, ces paradoxes accentuent, sans exc\u00e8s, l&rsquo;attachement que provoque le disque. Ce type de proc\u00e9d\u00e9 permet au quintette d&rsquo;intensifier toutes ses sonorit\u00e9s.  \u00ab&nbsp;Nuit apr\u00e8s nuit&nbsp;\u00bb, par exemple, confronte l&rsquo;auditeur \u00e0 un climat d\u00e9sol\u00e9. L&rsquo;aspect \u00e9pur\u00e9 de l&rsquo;ensemble et surtout le soin apport\u00e9 \u00e0 la production permettent \u00e0 ce disque de se d\u00e9marquer. Alors que les nappes de synth\u00e9s auraient pu tendre vers la facilit\u00e9, le clavi\u00e9riste Benjamin Moussay livre un discours toujours limpide et efficace. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un jazz pr\u00e9f\u00e9rant les lignes tr\u00e8s travaill\u00e9es aux improvisations herm\u00e9tiques. M\u00eame si la forme diff\u00e8re, la d\u00e9marche de Sophia Domancich n&rsquo;est pas tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e, notamment pour ce qui est de l&rsquo;importance de la composition et du travail harmonique. Chaque d\u00e9tail semble avoir \u00e9t\u00e9 longuement pes\u00e9, ce qui explique l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un album qui n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;un nombre incalculable d&rsquo;\u00e9coutes pour vous donner le sourire. Bref, du jazz serein et lumineux, id\u00e9al pour cette p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 son exp\u00e9rience dans la composition de musiques de film et de th\u00e9\u00e2tre ainsi que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":2088,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2087"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2087"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2087\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2087"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2087"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2087"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}