{"id":2083,"date":"2003-03-11T00:00:00","date_gmt":"2003-03-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2083"},"modified":"2003-03-11T00:00:00","modified_gmt":"2003-03-10T22:00:00","slug":"2083","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/03\/11\/2083\/","title":{"rendered":"Karnataka &#8211; Delicate Flame of Desire"},"content":{"rendered":"<p>Sextuor anglais form\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, Karnataka a d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son actif deux albums dont le dernier en date, <i>The Storm<\/i>, fut chroniqu\u00e9 dans nos pages il y a deux ans. Le groupe, gravitant autour de la chanteuse Rachel Jones, b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une notori\u00e9t\u00e9 assez importante en Grande Bretagne, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une pr\u00e9sence soutenue sur les sc\u00e8nes du pays, et revient aujourd\u2019hui avec <i>Delicate Flame of Desire<\/i>. <\/p>\n<p> Sur ce disque, Karnataka fait la preuve d\u2019une notable \u00e9volution, dans le style comme dans le son. Tout d\u2019abord, si l\u2019on retrouve ce progressif l\u00e9ger et aux relents n\u00e9o, l\u2019aspect pop cher aux Anglais est d\u00e9sormais plus pr\u00e9sent, avec des refrains accrocheurs, rappelant presque The Corrs (\u00ab The right time \u00bb). Attention toutefois : les morceaux restent assez longs, et l\u2019instrumentation riche, sans jamais tomber dans le d\u00e9monstratif, avec un recours moins r\u00e9curent au folk. Dernier point d\u2019importance, le chant profond de Rachel, et en particulier les voix doubl\u00e9es et les ch\u0153urs assur\u00e9s par la fl\u00fbtiste Anne-Sophie font irr\u00e9sistiblement penser \u00e0 Elizabeth Fraser, des tr\u00e8s estim\u00e9s Cocteau Twins (l\u2019encha\u00eenement \u00ab After the rain \u00bb \/ \u00ab Strange Behaviour \u00bb). Musicalement, le groupe se pla\u00eet \u00e0 cr\u00e9er une musique atmosph\u00e9rique, \u00e0 mi-chemin entre Marillion ann\u00e9es 90 et une pointe de Porcupine Tree, voire de Mostly Autumn quand le groupe se laisse aller \u00e0 sa tendance folk. Le son est quant \u00e0 lui l\u2019un des ind\u00e9niables atouts de ce disque : parfaitement \u00e9quilibr\u00e9 et dynamique (mention particuli\u00e8re \u00e0 cette basse tout en rondeur), avec notamment un enchev\u00eatrement entre voix et claviers sans faille. Le mastering aux studios Abbey Road a d\u00fb aider \u00e0 obtenir ce remarquable r\u00e9sultat. <\/p>\n<p> Aux rangs des reproches, on pourra noter une certaine lin\u00e9arit\u00e9 dans les morceaux, tant il est vrai que Karnataka a compos\u00e9 une alchimie particuli\u00e8re, mais qu\u2019il s\u2019y tient sans trop se remettre en question. Le groupe emploie souvent certains gimmicks n\u00e9o-progressif, flirtant parfois avec la romance \u00e0 l\u2019eau de rose (\u00ab The Right Time \u00bb). Une pointe de modernit\u00e9 ou plus de prise de risque n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 superflus, mais l\u2019auditeur sensible \u00e0 des groupes comme le Marillion de Hogarth, les Cocteau Twins et d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la pop sophistiqu\u00e9e, adh\u00e9rera sans doute \u00e0 cette \u0153uvre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sextuor anglais form\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, Karnataka a d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son actif&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2084,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2083"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2083"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2083\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}