{"id":20804,"date":"2020-02-26T00:00:00","date_gmt":"2020-02-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/17296\/Dream Theater"},"modified":"2020-02-26T00:00:00","modified_gmt":"2020-02-25T22:00:00","slug":"20804","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2020\/02\/26\/20804\/","title":{"rendered":"Dream Theater &#8211; Seine From A Memory"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>En ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2020, le retour de Dream Theater en Europe constitue une sacr\u00e9e entr\u00e9e en mati\u00e8re de concerts. Leur passage \u00e0 la Seine Musicale a \u00e9t\u00e9 scrut\u00e9 \u00e0 la loupe, avec en point d\u2019orgue, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de <em>Scenes From A Memory <\/em> interpr\u00e9t\u00e9e pour les vingt ans de l\u2019album.<\/strong><br \/><br \/> La Seine Musicale est bien pleine ce soir. Il para\u00eet clair qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir, cette salle accueillera davantage d\u2019artistes de renom. Mais ne parlons pas des autres, le ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie, ce soir, c\u2019est Dream Theater, fort de son dernier album <em>Distance Over Time<\/em>. C\u2019est d\u2019ailleurs avec \u00ab\u00a0Untethered Angel\u00a0\u00bb qui ouvre le bal, que se pr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 un lot de sceptiques, car d\u00e8s les premi\u00e8res paroles chant\u00e9es par James LaBrie, on se rend compte de suite que le Canadien est \u00e0 la peine. Pour beaucoup, la soir\u00e9e va \u00eatre longue. Tr\u00e8s longue, surtout \u00e0 l\u2019intro d\u2019\u00ab\u00a0A Nightmare To Remember\u00a0\u00bb toujours aussi indigeste, qui voit Jordan Rudess sortir de sa zone avec son clavier portable en forme de\u2026 couteau de boucherie qu\u2019on croirait tout droit sorti de <em>Dexter<\/em> ou <em>Mad Max : Fury Road<\/em>. John Myung, visiblement, ne vieillit pas et Mike Mangini fait penser \u00e0 un nageur en train de se noyer tellement ses cymbales sont hautes. Point non n\u00e9gligeable, le son est d\u2019une pr\u00e9cision remarquable, m\u00eame si John Petrucci se retrouve de temps en temps haut dans le mix. <br \/><br \/> Vous l\u2019aurez devin\u00e9, la part belle est logiquement faite \u00e0 <em>Distance Over Time<\/em> avec \u00ab\u00a0Paralyzed\u00a0\u00bb et l\u2019excellent \u00ab\u00a0Barstool Warrior\u00a0\u00bb, malheureusement massacr\u00e9 par James LaBrie qui tente vraiment de tout faire pour ne pas sonner \u00e0 la limite de l\u2019insupportable et il faut au moins lui accorder ce cr\u00e9dit. Retour \u00e0 <em>Systematic Chaos<\/em> avec \u00ab\u00a0In The Presence Of The Enemies part.1\u00a0\u00bb, avant de revenir au dernier n\u00e9 avec \u00ab\u00a0Pale Blue Dot\u00a0\u00bb pr\u00e9lude \u00e0 une entracte de vingt minutes au cours de laquelle on retrouve d\u2019anciens membres de Progressia, comme Julien Monsenego, Charlotte Meyer ou encore Greg Filibert, ainsi que des confr\u00e8res et n\u00e9anmoins amis de Your Majesty, ancien fan club officiel fran\u00e7ais du groupe dont son p\u00e8re spirituel fondateur est St\u00e9phane Auzilleau. <br \/><br \/> Mais tr\u00eave de bavardage, vingt minutes \u00e0 parler \u00e7a passe tr\u00e8s vite. Il est d\u00e9j\u00e0 grand temps de passer au plat de r\u00e9sistance de ce soir, auquel beaucoup ont d\u00e9j\u00e0 go\u00fbt\u00e9 le 7 avril 2000. C\u2019est avec une introduction anim\u00e9e style Marvel que les premi\u00e8res secondes de la pendule r\u00e9sonnent dans l\u2019enceinte de la Seine Musicale, pr\u00e9lude \u00e0 \u00ab\u00a0Regression\u00a0\u00bb puis \u00ab\u00a0Overture 1928 \u00a0\u00bb. Le calme avant la temp\u00eate qui pouvait s\u2019annoncer ravageuse pour les oreilles. Quid de James LaBrie compte tenu de son premier set plus que faible ? Etonnamment, le Canadien s\u2019en sort plut\u00f4t bien. Soyons clair, ce n\u2019est plus le James LaBrie des tourn\u00e9es <em>Awake, Falling Into Infinity<\/em> ou <em>Scenes From A Memory<\/em>, mais force est de constater que l\u2019entracte lui a fait le plus grand bien. Ses comp\u00e8res ne sont pas en reste, t\u00e9moin \u00ab\u00a0Fatal Tragedy\u00a0\u00bb tellurique \u00e0 souhait, litt\u00e9ralement implacable. Implacable, \u00ab\u00a0Beyond This Life\u00a0\u00bb le fut aussi avant de laisser place \u00e0 la limpidit\u00e9 de \u00ab\u00a0Through Her Eyes \u00a0\u00bb qui tombe \u00e0 point nomm\u00e9 pour faire redescendre la temp\u00e9rature. Une constante cependant, les yeux sont souvent riv\u00e9s sur Rabbi John Petrucci litt\u00e9ralement omnipr\u00e9sent tant par son jeu de guitare que par sa pr\u00e9sence physique qui en impose. Avant d\u2019encha\u00eener avec \u00ab\u00a0Home \u00a0\u00bb James LaBrie questionne la salle afin de savoir combien dans l\u2019auditoire \u00e9taient pr\u00e9sents au Z\u00e9nith, il y a vingt ans lors de la premi\u00e8re tourn\u00e9e. De nombreuses mains se lev\u00e8rent motivant suffisamment le chanteur pour reprendre les d\u00e9bats. Bien qu\u2019incontournable \u00ab\u00a0Home\u00a0\u00bb constitue pour beaucoup un paradoxe et un sujet de d\u00e9bat passionn\u00e9 et passionnant. Certains adorent ce titre tandis que d\u2019autres le conspuent. Forc\u00e9ment certains ont donc trouv\u00e9 longues les douze minutes du titre. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, \u00ab\u00a0The Dance Of Eternity\u00a0\u00bb arrive avec l\u2019effet d\u2019une bourrasque et n\u2019a clairement de danse que le nom. Les 6:15 minutes de fr\u00e9n\u00e9sie musicale et, pour le coup, rythmique de ce titre permettent \u00e0 Mike Mangini de se d\u00e9cha\u00eener. Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que le bougre en a bien profit\u00e9 parce que le vent a tourn\u00e9 sur \u00ab\u00a0One Last Time\u00a0\u00bb et qu\u2019il lui fallut attendre la toute fin de \u00ab\u00a0Finally Free\u00a0\u00bb pour l\u00e2cher encore quelques descentes bien senties. Oh, on allait oublier \u00ab\u00a0The Spirit Carries On\u00a0\u00bb lumineux \u00e0 souhait. Ne vous y trompez pas, l\u2019adjectif lumineux est ici appropri\u00e9 car toute la Seine Musicale a sorti son t\u00e9l\u00e9phone sur injonction de James LaBrie, mais il s\u2019applique aussi au solo de John Petrucci qui fait toujours son effet vingt ans apr\u00e8s. En parlant d\u2019effet, \u00ab\u00a0Finally Free\u00a0\u00bb n\u2019est pas mal non plus dans son genre, avec sa lente mont\u00e9e en puissance avant de voir Mike Mangini faire des moulins avec ses bras fa\u00e7on l\u2019Animal du <em>Muppet Show<\/em>. Quel final, mais on se dit que les New-Yorkais ont forc\u00e9ment un dernier petit quelque chose sous le coude pour le rappel. Et c\u2019est \u00e0 un choix surprenant, \u00ab\u00a0At Wit\u2019s End\u00a0\u00bb, que revient la t\u00e2che de clore une soir\u00e9e, disons le franchement, mi-figue mi-raisin, imputable \u00e0 un James LaBrie malheureusement inconstant, sujet \u00e0 nombreuses discussions dans les trav\u00e9es de la salle \u00e0 la sortie du concert et malgr\u00e9 de nombreux fans ravis d\u2019avoir pu se d\u00e9lecter en int\u00e9gralit\u00e9 du chef d\u2019\u0153uvre qu\u2019est <em>Scenes From A Memory<\/em>. <br \/><br \/><\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/17296\/Dream Theater\" alt=\"\" data-id=\"20806\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/17296\/Dream Theater\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=20806\" class=\"wp-image-20806\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":9,"featured_media":20805,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20804"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20804"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20804\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20805"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20804"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20804"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20804"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}