{"id":2057,"date":"2005-09-27T00:00:00","date_gmt":"2005-09-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2057"},"modified":"2005-09-27T00:00:00","modified_gmt":"2005-09-26T22:00:00","slug":"2057","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/09\/27\/2057\/","title":{"rendered":"Centrozoon &#8211; Never Trust The Way You Are"},"content":{"rendered":"<p>En 1998, deux Allemands r\u00e9pondant aux noms de Markus Reuter et Bernhard W\u00f6stheinrich d\u00e9cident de fonder Centrozoon, projet fond\u00e9 sur l\u2019improvisation et l\u2019exp\u00e9rimentation texturale. Le duo \u00e9volue de cette mani\u00e8re, en enregistrant en studio et en live, avant d\u2019int\u00e9grer en 2000 un chanteur anglais, Tim Bowness, d\u00e9j\u00e0 bien connu de nos services, pour la belle voix dont il fait preuve au sein de No-Man. Apr\u00e8s la sortie de divers singles, le groupe sort <i>Never Trust the Way You Are<\/i> en 2004, fruit de cette collaboration.<\/p>\n<p>  Le groupe a clairement fait le choix de cr\u00e9er une musique hybride, oscillant entre la musique \u00ab pop \u00bb gr\u00e2ce des formats de chansons adapt\u00e9s et des structures naturellement m\u00e9morisables et dissociables, et le cot\u00e9 exp\u00e9rimental du progressif, avec des couleurs sonores \u00e9lectroniques et des loops synth\u00e9tiques renforc\u00e9es par des nappes hypnotiques.<br \/>  Concr\u00e8tement, Centrozoon est le parfait exemple du groupe qui a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas faire comme les autres. Musicalement ouvert au XXI\u00e8me si\u00e8cle par son affection pour l\u2019\u00e9lectronique et ses ambiances galactiques, le trio offre cependant la possibilit\u00e9 \u00e0 chaque auditeur de rentrer dans sa musique gr\u00e2ce \u00e0 une voix particuli\u00e8re, douce et planante. Parfois tr\u00e8s suave et pure, elle agace cependant par sa lin\u00e9arit\u00e9 robotique. Pour donner une id\u00e9e plus pr\u00e9cise, l\u2019ombre de Depeche Mode plane sur le groupe, tout comme celle de King Crimson derni\u00e8re mouture (participation de Pat Mastelotto). Aussi envo\u00fbtant que le premier et moins complexe que le second, Centrozoon parvient tout de m\u00eame \u00e0 rester original &#8211; mais peu \u00e9volutif &#8211; tout au long de ce disque de quarante-six minutes. Plusieurs morceaux se d\u00e9tachent, soit par leur m\u00e9lodie (\u00ab Ten versions of America \u00bb), leur rythme entra\u00eenant \u00ab Carpet Demon \u00bb ou les deux \u00e0 la fois, comme sur le sublime \u00ab Little Boy Smile \u00bb. <br \/>  Une production neutre sert parfaitement l\u2019ensemble. Les \u00e9quilibres entre les <i>beats<\/i>, la guitare Warr et les nappes sont respect\u00e9s, pour mettre en avant la voix de Bowness. <\/p>\n<p>   La nouveaut\u00e9 qu\u2019apporte Centrozoon \u00e0 la mouvance progressive, qui a tendance \u00e0 se reposer sur des acquis sans vouloir trop les bousculer, semble \u00e9vidente. Les compositions prouvent que ces hommes ont une d\u00e9marche originale et d\u00e9montrent qu\u2019un style peut \u00e9voluer. Il faudra pourtant donner un peu plus de peps en diversifiant les ambiances et les rythmes, pour \u00e9viter que l\u2019auditeur ne soit tent\u00e9 trop vite d\u2019appuyer sur la touche stop.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1998, deux Allemands r\u00e9pondant aux noms de Markus Reuter et Bernhard W\u00f6stheinrich d\u00e9cident de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2058,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2057"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2057"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2057\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2058"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2057"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2057"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2057"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}