{"id":2049,"date":"2005-07-17T00:00:00","date_gmt":"2005-07-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2049"},"modified":"2005-07-17T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-16T22:00:00","slug":"2049","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/07\/17\/2049\/","title":{"rendered":"D\u00e9sAccordes &#8211; In C (Terry Riley)"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9sAccordes est un ensemble constitu\u00e9 d\u2019une vingtaine de guitares et basses \u00e9lectriques \u00ab au service de l\u2019\u00e9criture, de l\u2019improvisation et de l\u2019exploration sonore sur les cordes \u00bb. Sous la houlette d\u2019Erik Baron, bassiste de son \u00e9tat et officiant dans le c\u00e9l\u00e8bre groupe de musique nouvelle Art Zoyd, la formation enregistre en 2005 <i>In C<\/i>, une pi\u00e8ce \u00e9crite en 1964 par le compositeur am\u00e9ricain Terry Riley.<\/p>\n<p>   Le but ici n\u2019est pas de remettre en cause le bien fond\u00e9, ni la qualit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre de Terry Riley, qui est sans aucun doute la pierre angulaire de la musique r\u00e9p\u00e9titive, celle qui lan\u00e7a le mouvement minimaliste \u00e0 la suite de LaMonte Young, mais bien de mettre en relief le travail op\u00e9r\u00e9 par Erik Baron sur <i>In C<\/i>.<br \/> Enti\u00e8rement arrang\u00e9e par ses soins, cette \u0153uvre \u00e0 la base con\u00e7ue pour instruments acoustiques, prend de l\u2019ampleur et de l\u2019\u00e9nergie gr\u00e2ce aux sonorit\u00e9s plus affirm\u00e9es des instruments \u00e9lectriques. L\u2019id\u00e9e ne manque pas de pertinence, collant parfaitement avec la formation de base de D\u00e9sAccordes dans l\u2019utilisation des cordophones, et l\u2019apport d\u2019instruments \u00e0 cordes acoustiques (guitares classiques, harpe et violoncelles) et percussions \u00e0 la formation d\u2019origine, donne une couleur  chaleureuse et personnelle qui lisse le c\u00f4t\u00e9 rigide de l\u2019univers des cordes.<\/p>\n<p> Le principe de la partition de Terry Riley est de r\u00e9p\u00e9ter cinquante-trois motifs, chaque interpr\u00e8te ayant la libert\u00e9 de choisir le nombre de r\u00e9p\u00e9titions avant de passer au motif suivant. Pas de r\u00e8gles de r\u00e9p\u00e9titions donc. Exercice complexe alors, le r\u00e9sultant devant \u00eatre vivant et en constante transformation. Les polyphonies et polyrythmies ressortent habilement et il serait int\u00e9ressant de conna\u00eetre la mani\u00e8re de travailler d\u2019Erik Baron.<\/p>\n<p> Surprise en s\u2019apercevant que le monde du progressif rejoint celui de la musique contemporaine : Thierry Jardinier, l\u2019ancien clavi\u00e9riste de Pseu est aux percussions, Eric Rebeyrol de Minimum Vital y joue de la basse, et Philippe Cauvin, d\u2019Uppsala, est \u00e0 la guitare classique. Et effectivement, un passage un peu plus \u00e9lectrique que les autres au milieu du disque est assez caract\u00e9risique du genre.<\/p>\n<p>   Apr\u00e8s <i>[Cordeyades]<\/i> en 2003, D\u00e9sAccordes propose un travail d\u2019arrangement sur une oeuvre incontournable de la musique r\u00e9p\u00e9titive minimaliste, remise au go\u00fbt du jour. Le r\u00e9sultat est de qualit\u00e9, rendant parfaitement la tonicit\u00e9 et les transformations successives de l\u2019oeuvre, gr\u00e2ce \u00e0 une production nette mais l\u00e9g\u00e8rement trop compress\u00e9e. L\u2019ambiance ent\u00eatante et paradoxalement m\u00e9lodique demeurent les points essentiels de ce deuxi\u00e8me album.  Le r\u00e9sultat se r\u00e9v\u00e8le int\u00e9ressant au final, mais appelle une r\u00e9serve : si une relecture peut s\u2019av\u00e9rer heureuse \u2013 et c\u2019est le cas ici &#8211; un travail de cr\u00e9ation totale l\u2019emportera toujours.<\/p>\n<p>   <i>NB : La notation concerne le travail r\u00e9alis\u00e9 sur l\u2019\u0153uvre et non pas l\u2019\u0153uvre en elle-m\u00eame.<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sAccordes est un ensemble constitu\u00e9 d\u2019une vingtaine de guitares et basses \u00e9lectriques \u00ab au service&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2050,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2049"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2049"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2049\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2050"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2049"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2049"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2049"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}